Vagabondages

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jeudi 28 août 2014

Fragments d'IFLA

Après l’IFLA Camp, le congrès de l’IFLA lui-même. Mon congrès de l’IFLA plus précisément, tant je suppose que chacun des 4.000 participants (hey, 3.500 au congrès de Paris en 1989 !) a vécu cette expérience différemment et tout autant intensément.

Je suppose que les compte-rendus vont pleuvoir, du coup, je vais concentrer celui-ci sur mon vécu plus qu'un résumé du congrès.


1. Le volontariat

Ma présence au Congrès fut possible grâce au volontariat, soit la possibilité de participer au congrès en échange d'heures de services pour aider à l'organisation, le bon fonctionnement du congrès, l'orientation et l'accueil des congressistes. Des fonctions agréables même si souvent prenantes et aux horaires parfois improbables : se lever à 5h30 pour partir à 6h et être présent sur les lieux du congrès à 7h, un dimanche de surcroît, c’est tester loin la raison de service –surtout quand on s’est couché tard la veille.

Mais être volontaire, c’est d’abord faire partie d’une grande famille, rencontrer des collègues de France et d’ailleurs, parfois venant de sa propre ville aussi, et échanger sur le devenir d’une part, les travaux d’autre part des uns et des autres. C'est également revoir des amis avec grand plaisir, passer simplement du temps avec eux, faire des sorties, partager des expériences, rire, se sentir complice et proche.

Être volontaire, c’est courir partout. Parcourir le Centre de long en large et de haut en bas, résoudre des problèmes informatiques, des problèmes de photocopies, ou de bouteilles d’eau manquantes.  Pour ma part, ce fut également refouler le traiteur aux portes du Salon des exposants pour défaut de badge ou le Chef de la sécurité (l’un comme l’autre ont pu accéder au salon et tout à bien fini heureusement). Aider des collègues handicapés à se diriger vers le micro pour poser leur question, vérifier les bonbonnes d’eau, prendre les congressistes en photos, avec leur tablette, avec leur smartphone, avec leur appareil, et encore, et encore, et encore…  Faciliter l’orientation des congressistes, se battre avec un vocabulaire anglais pourtant su mais qui ne voulait pas sortir sinon forcément après que la personne se soit éloignée. Bref, un sentiment diffus et plaisant d’être utile.

Ce fut aussi profiter pleinement de l'ambiance du Congrès. Sourire et essayer de faire naître un sourire sur les visages des collègues du monde entier. Avoir le plaisir de renseigner et d'accompagner. Aider une congressiste à retrouver son appareil photo et être couvert d’applaudissements fort peu mérités. Donner l’occasion à un vieux professeur américain de parler en français pour son plus grand plaisir et ne plus arriver à arrêter son bavardage. C'est une fatigue sourde parce que continue, mais qui en devient familière, et le sentiment du travail bien fait. Ce sont les applaudissements des congressistes à la cérémonie de fermeture… Beaucoup de souvenirs, d'images, de sensations.

L’équipe réseaux sociaux documentait ces instants via la page officielle Facebook, un compte Twitter résumé en un StorIfla, une sorte de reportage au jour le jour du congrès et de ses coulisses.

Très concrètement, être volontaire ce fut donc en ce qui me concerne le contrôle des badges à l’entrée des salles, la distribution des sacoches et de leurs badges aux congressistes nouvellement arrivés et inscrits, la distribution de casques de traduction, l’assistance aux intervenants durant les conférences, l’assistance aux traducteurs, la vérification des bonbonnes d’eau, l'orientation de congressistes. Des activités variées qui m’ont permis de rencontrer et de discuter des collègues étrangers et de participer à quelques réunions et sessions. 

2. Business Meetings et Sessions

Avec un tel rassemblement de professionnels, il n’est pas surprenant que l’IFLA soit surtout l’occasion de nombre de réunions de travail.De réunions officieuses, organisées dans l'ombre du Congrès profitant de la présence des différents partenaires et participants, et de réunions officielles bien sûr, inscrites dans le programme, celles des différentes divisions, sections et groupes d’intérêts spéciaux qui structurent l’association.

Pour ma part, j’ai pu assister à la première réunion de la section Education and Training : cette réunion organisée le samedi 16 août a lancé des groupes de travail dont les premières conclusions furent discutées lors d’une seconde réunion prévue le mercredi 20. Cette section, qui fêtait ses 40 ans le lundi 18 au cours d’une journée extraordinaire à l’enssib, suivait un déroulement et un ordre du jour bien structuré et organisé : introduction, rapports des responsables de groupe, projets, conférences à venir, ce dans les deux prochaines années. En 2016 par exemple, la section prévoie de travailler sur le e-learning.

J’ai également assisté à la première réunion du groupe d’intérêt spécial Services to LGBTQ users, formé en 2013 à Singapour. La réunion rassemblait presque autant de participants (une trentaine) mais s’est déroulée de manière un peu moins cadrée. Les collègues ne se connaissant pas, la dynamique de la réunion était moins importante au début. Ce fut néanmoins l’occasion de faire le point sur la vie du groupe, sur la toute proche conférence organisée « Adressing the silence: how libraries can serve their lgbtq users », les projets à venir (organisation de la prochaine conférence au Cap, mise en perspective de la déclaration de Lyon avec les objectifs du groupe, rédaction d’un Plan d’action pour les années à venir…) et découverte des actions des différents membres, dont une présentation de la commission Légothèque de l’AbF.

Parmi les sessions et conférences, j’ai pu assister à –outre celle réservée aux nouveaux participants et les cérémonies d’ouverture et de fermeture- une session de la section Literacy and reading organisée sous forme de mini-ateliers : ainsi, au lieu de faire se succéder les intervenants à la tribune, la section a-t-elle préféré les répartir dans une dizaine de tables où chacun pouvait présenter son projet à et répondre aux questions d’une dizaine de congressistes. Tous les quarts d’heures, les congressistes changeaient de table et de projet. Une formule censée faciliter les échanges avec la salle. J’ai pu sinon assister à une partie de session sur les « hot topics in academics libraries », sur « Libraries in the political process: benefits and risks of political visibility » (dont les interventions sont aussi traduites en français) et sur « New technologies, information, users and libraries: Looking into the future ». Notez bien que le texte de la plupart des interventions est accessible en ligne au niveau du programme du congrès, une mine des plus riches quelque soit votre intérêt professionnel.

J’essaierai de revenir sur ces sujets plus spécifiquement dans d'autres billets.

Pour aller plus loin : 

lundi 25 août 2014

That was IFLA Camp

Le congrès de l'IFLA vient de se terminer. Comme quelque 297 autres collègues francophones -et non uniquement français- je faisais parti des volontaires cette année. L'occasion de revenir sur cette expérience en quelques billets.

À commencer par l'IFLACamp.



Les jeudi 14 et vendredi 15 août se tenait à l'enssib le 3e IFLA Camp. Une non-conférence proposée par le Groupe d'intérêt spécial des Nouveaux professionnels (i.e. à la fois jeunes ou récents dans la profession) dont le but essentiel est de faciliter les échanges, créer du réseau et porter la voix des professionnels : jeunes professionnels, échanges entre jeunes professionnels et autres en poste. Nombres sont les associations professionnelles nationales d'ailleurs qui proposent des groupes ou des branches de jeunes professionnels (cf aussi cette liste de comptes twitter).

Mais avant, deux points de vocabulaires :

Cette "unconference" fait partie des congrès et réunions satellites. Ainsi, autour du congrès de l'IFLA sont organisés des réunions à une distance de 3h maximum du Lieu du congrès. Cette année, il y en a eut à Birmingham, Paris, Strasbourg, Genève, Francfort ou encore Turin. La réunion de l'AIFBD se déroulait à Limoges. Les membres appartenant à une section ou un groupe d'intérêt spécial organisent ainsi une ou deux journées de conférences avant ou après l'IFLA afin de profiter de ce rassemblement exceptionnel de professionnels et d'aborder des thématiques peut-être plus spécifiques ou pointues qu'au cours du congrès principal.

Autre précision, le travail de l'IFLA se divise en six programme stratégiques et cinq divisions. Ces dernières se subdivisent elles-même en section, groupes de travail officiels et reconnus et groupes d'intérêts spéciaux, devant encore faire leurs preuves auxquels appartient encore le groupe des Nouveaux professionnels. En tant que GIS, ce dernier a quatre ans pour faire ses preuves, attirer du monde lors de conférences et de sessions et montrer par-là un intérêt pour les thématiques professionnelles qu'il porte. Vous en trouverez la liste et la composition sur le site internet de l'association. La réunion satellite des Nouveaux Professionnels s'appelle l'IFLACamp, l'un des outils du groupe parmi l'organisation de webinars (regardez aussi celui-ci ! ). Après Helsinki et Singapour, Lyon dessine la troisième année d'existence du groupe.

L'IFLA Camp

L'IFLA Camp regroupe donc de jeunes professionnels. Il y avait entre 20 et 30 présents sur une soixantaine d'inscrits, mais je concède avoir raté une demi-journée d'ateliers, devant assister à la formation réservée aux volontaires. Le nombre d'inscrits est moindre qu'attendu mais ce n'est pas si surprenant. L'inscription étant libre et gratuite, il est probable que certains collègues aient prévu de venir et reporté leurs projets suite à l'imminence du Congrès IFLA.

En soi, la formule est simple : après un rapide tour de table, les participants proposent des thématiques de travail autour desquelles ils échangent lors des sessions d'ateliers suivantes. Un bilan des discussions est proposé en fin de journée. La liste de l'ensemble des thèmes abordés lors de ce 'camp est accessible en ligne sur le site du groupe. Une souplesse voulue censée favoriser l'implication des participants, et permettre d'aborder un large ensemble de thématiques professionnelles. Pour accompagner les discussions, les responsables créaient des pages sur un PAD permettant à chacun de proposer un compte-rendu et de documenter en direct les discussions afin de conserver traces des échanges et des liens évoqués, pour plus tard.


L'idée de ces ateliers est bonne : la forme d'ateliers, entre petits groupes, est profitable et plus efficace que la participation à des conférences magistrales. Il y a cependant eut quelques temps d'hésitation au moment de se répartir dans les ateliers et cette répartition ne fut pas toujours aisée : il s'en est trouvé sans participant tandis que d'autres rassemblaient nombre de collègues. Je pense que la répartition dans les différents carrel de l'école, c'est à dire sans visibilité sur la répartition dans les différents groupes, n'a pas facilité cette dernière.

Les échanges ne durent que 45 minutes (en réalité souvent plus) et leur qualité dépend évidemment beaucoup des participants, de leurs apports et de leurs réflexions personnelles. Je n'en ai pas non plus toujours bien cerné le but : dans l'un des ateliers, l'animatrice attendait clairement une réponse à ses questions, dans un autre il s'agissait plus d'échanges de pratiques et de pistes de réflexion. Mais probablement cette liberté est-elle voulue et liée à la souplesse attendue dans l'organisation. Du coup, les retours en fin de journée m'ont paru également inégaux, assez logiquement.

Quels apports ?

Sur la forme, l'idée des thématiques décidées le matin semble bonne ; afin d'améliorer ces premiers échanges, il aurait peut-être fallu demander par mail aux participants de réfléchir en amont à des thématiques à proposer. Cela pourrait aussi renforcer l'implication des participants et réduire le nombre d'absences. Le premier jour fut effectivement un peu laborieux à ce sujet. De même, la composition des ateliers aurait mérité d'être mieux suivie de manière à ne pas laisser des groupes trop hétérogènes se constituer.
Sur le fond, les attentes des participants étaient vraiment différents et, s'il est intéressant d'échanger autour de sujet dont ce n'est pas sa spécialité, cela limite quand même l'expertise et les discussions. Pourquoi pas se donner un fil rouge afin d'orienter les discussions ou laisser une part de discussion programmée et une part libre ?

L'un des principaux apports de cet IflaCamp demeure bien évidemment l'échange avec les collègues, comme à peu près toujours dans le cadre de congrès professionnels. Ce fut en ce qui me concerne l'occasion de découverte de pratiques de collègues scandinaves, allemand et américains, l'occasion de discuter, d'étoffer son réseau, des contacts que j'espère faire fructifier par la suite.

You will get the chance to learn from each other, empower yourself, and make lots of new friends at IFLAcamp! affirme le site.



Les photos appartiennent à Sébastien Wilke, co-convenor du groupe et disponibles sous licences CC.



Pour aller plus loin :

mardi 29 juillet 2014

Infographies bibliothécocentrées des années 30 et 40


Dans les années 30 et 40, une agence de comm'  Peabody Visual Aids réalisait déjà des infographies pour aider les futurs bibliothécaires à mieux appréhender leur métier.

Cette série de 28 posters, comme nous l'explique Bookpatrol, a été réalisée sous l'oeil attentif de Ruby Ethel Cundiff et était destinée à de futurs bibliothécaires scolaires, l'équivalent peu ou prou de nos professeurs documentalistes, ou au moins à apprendre aux futurs enseignants à bien utiliser la bibliothèque, pour le George Peabody College for Teachers. Ils furent retrouvé en 2003 par Char Booth dans une pile de papiers destinés à être détruits et furent numérisés en haute-définition par Gabriel Jaramillo pour la bibliothèque numérique du Claremont Colleges. Ces images sont encore accessibles sur le profil FlickR de Char Booth : Bibliovox.

On y trouve un arbre des savoirs, un schéma pour utiliser le cardex, une image pour apprendre à utiliser l'index de l'encyclépie, plusieurs guides pour faire des recherches (dans la poésie, les périodiques, le who's who)...

Toutes les images sur le compte FlickR BiblioVox et sur

mardi 22 juillet 2014

Un défi pour la lecture en 3D au Royaume-Uni

Outre-manche existe un organisme apparemment privé dont la mission est "to give everyone an equal chance in life by helping people become confident and enthusiastic readers" (donner à tous les mêmes chances de réussite dans la vie en aidant les gens à devenir des lecteurs confiants et enthousiastes) la Reading Agency.

Pour ce faire, l'agence organise de nombreux événements destinés aux enfants, aux adolescents et aux adultes, depuis le défi sur Twitter, l'organisation de conférences, d'animations, une participation à la nuit mondiale du livre (l'occasion de faire une distribution de livres géantes), le montage d'ateliers de formations, le lancement de recherche sur les pratiques de lectures etc où participent des célébrités et des auteurs de livres pour la jeunesse notamment comme Eoin Colfer. Des activités largement relayées et proposées avec les bibliothèques du pays.

Un programme spécifique, construit conjointement par la Society of chief librarians et cette Reading Agency, appelé the Universal Reading Offer, est même proposé pour valoriser et souligner l'importance des bibliothèques dans la lutte contre illettrisme et le soutien aux communautés desservies. On y trouve un tableau des actions proposées, des éléments stratégiques pour aider les établissements, des sources chiffrées sur l'impact des bibliothèques dans la société ; autant d'éléments cruciaux en ces temps de crise et de fermetures.

Mais parmi les actions proposées par cette agence se trouve surtout le Summer Reading Challenge. Un matériel ludique censé accompagner les plus jeunes et leur donner envie de lire les albums proposés. Ce défi a été lancé le samedi 19 juillet dernier sur le thème du labyrinthe et des créatures fantastiques. Les enfants peuvent alors s'inscrire en ligne ou dans leur bibliothèque, trouver un livre via le générateur proposé (il faut en lire six pour remplir le défi) et coller des autocollants sur le poster qui leur a été remis.

Cette année, cependant, ce défi se pare de réalité augmentée histoire de donner une tonalité magique, interactive à l'événement. Via une application spécifique à télécharger dans son appareil mobile (document d'accompagnement), il est possible de faire s'animer les créatures magiques. Des cartes représentant ces dernières peuvent être cachées dans la bibliothèque, provoquant ainsi une sorte de chasse aux trésors, chaque carte renvoyant vers du contenu en ligne, sous forme de jeux ou de petite animation (une version papier de la chasse aux trésors et de ses jeux est prévue pour les enfants qui ne pourraient avoir accès à un dispositif mobile). Au fur et à mesure de ses lectures et de sa quête, l'enfant pourra débloquer les créatures et en apprendre plus sur chacune au sein de la ménagerie de son application.

Pour aller plus loin :

mardi 27 mai 2014

Et les petits poneys, ils lisent quoi ?

J'aime beaucoup l'initiative suivante de certains de nos collègues américains pour faire de la prescription sans le montrer.

YALSA (Young Adult Library Services Association) est la branche de l'association des bibliothèques américaines consacrée aux publics jeunes et adolescents.

Parmi les nombreuses activités du groupe, ce dernier anime notamment un blog de littérature alimenté par des professionnels et des étudiants intitulé sobrement : The Hub.

The mission of The Hub: Your Connection to Teen Reads is to provide a one-stop-shop for finding information about teen reads, including recommendations for great teen reads, information about YALSA lists and awards, book trailers and other book-related videos, and best of the best lists.

L'idée est bien sûr de promouvoir la littérature de jeunesse, les titres coup de cœurs ou récompensés par un prix décerné par l'association, et d'aborder tout sujet en rapport avec la littérature et ses auteurs. Les billets sont placés sous licence Creative Commons, les auteurs doivent être membre de l'association et, surtout, ne peuvent contribuer plus de deux ans afin de garder une certaine fraicheur dans l'écriture.

En fait de littérature, le blog évoque également de la culture des adolescents et n'hésite pas à évoquer d'autres domaines. C'est le cas de l'un des dernier billets qui part des personnages d'un dessin animé à la mode en ce moment : le reboot des Mon Petit Poney : friendship is magic sur nos écrans (Gulli et tiji) depuis 2010.

De manière inattendue, cette nouvelle version semble trouver une audience bien plus large que le public des plus jeunes auquel elle est initialement destinée, notamment auprès des 15-35 ans, un peu à la manière d'autres dessins animés à succès autant suivis par des adultes que des enfants : les supers nanas ou le fameux Bob l'éponge. Les détournements sur DeviantArt sont aussi nombreux que réussis et impressionnants. 

Dans le billet donc, l'idée est de repartir de ces personnages, somme toute fortement reconnaissables et caractérisés (couleur, symbole, personnalité avec leurs qualités et leurs défauts) afin de proposer ce que tout bon bibliothécaire ferait : une sélection d'ouvrages que ces Poneys pourraient aimer lire. What would they read ? n'est autre qu'un travail classique de prescription, mais qui part des personnages adorés par les plus jeunes pour les amener à découvrir de nouveaux titres.

Ainsi, le héros de la saison 1 est un vrai rat de bibliothèque : Twilight Sparkle. Cette dernière (puisque ce sont essentiellement des poneys filles) est une grande travailleuse, qui passe ses journées à lire au point d'être complètement isolée et que la Princesse l'oblige à se rendre à Ponyville afin d'y découvrir les vertus de l'amitié. Comme il s'agit d'une licorne, elle possède également des pouvoirs magiques. La réponse à ses problèmes réside donc dans un savant équilibre entre la pratique de la magie, ses recherches et l'amitié. 

Ceci étant rappelé, le collègue qui a écrit le billet explique que Twilight Sparkle devrait apprécier la trilogie de "La fille de braises et de ronces" de Rae Carson qui met en scène une jeune fille détentrice de pouvoirs et qui doit remplir sa destinée d'Elue dans un univers d'heroic-fantasy :

I think that Twilight Sparkle would enjoy The Girl of Fire and Thorns by Rae Carson (2012 Morris Award Finalist, 2012 Top Ten Best Fiction for Young Adults) which is the story of Elisa, a princess and the Chosen One.

Plusieurs titres sont ainsi passés en revue, en essayant de faire référence aux livres primés par YALSA ou d'autres prix de littérature jeunesse. Et l'on retrouve le même travail pour les autres personnages principaux de la série, la volontaire et rapide Rainbow dash, ou la fragile et (superficielle ?) Rarity. 

Plus tôt, en avril, le même travail avait été fait autour des personnages du film Captain America : winter soldier.

Une porte d'entrée donc que je trouve originale et amusante pour faire des propositions de lecture et amener les plus jeunes à se créer des parcours de lectures en fonction des personnages auxquels ils peuvent, ou non, s'identifier. 

mardi 6 mai 2014

Donner à montrer ses espaces

Un peu de mal à tenir mon billet hebdomadaire en ce moment.

En septembre dernier, je publiais un billet sur le marketing vidéo des bibliothèques où on découvrait que les collègues ne manquaient pas d'imagination quand il s'agissait de promouvoir leur établissement.

1. Une visite en 3D

Plus récemment, plusieurs vidéos de visites et de présentation des espaces de la bibliothèques ont alimenté ma veille. Ainsi, le service commun de la documentation propose-t-il une vidéo de la BU Proudhon toute en 3D. On se croirait presque dans Second Life (cf. la série de billets sur la bibliothèque de Birmingham en septembre 2013).

 

Je trouve en tout cas l'initiative intéressante. 

2. Visite par points d'intérêts

La deuxième vidéo de visite sur laquelle je suis tombé est celle de la BPI. Cette dernière propose une visite virtuelle à partir de point d'intérêts marqués qui permettent de naviguer dans les locaux. En maintenant le clic appuyé, il est possible, à partir d'un point d'intérêt de visualiser les espaces sur 360°. Je remarque au passage que l'espace ado a disparu au profit d'une expo apparemment. 

J'en profite pour rappeler que la bibliothèque propose aussi des parcours guidés en vidéo des espaces et des services accessibles aux aveugles et aux malvoyants grâce à une voix off qui décrit tout le parcours, aux sourds et malentendants grâce à une comédienne qui signe en LSF et à un sous-titrage...
BiblioSigne d'ailleurs dispose de sa propre chaîne YouTube où vous retrouverez, entre autres, les présentation de la médiathèque José Cabanis à Toulouse, de la bibliothèque de la Part-Dieu à Lyon, des Champs Libres à Rennes, de la BFM de Limoges ou encore de la médiathèque du Musée du Quai Branly

Pour information, l'enssib a aussi fait le choix de cette solution pour présenter ses propres locaux et sa bibliothèque.

3. Une visite de toute volée

Birmingham, toujours, fait parler d'elle. La semaine dernière, la bibliothèque a publié sur sa chaîne YouTube une vidéo de ses locaux réalisée à partir d'une caméra installée sur un drône. L'ensemble est parfaitement réalisé, magnifique d'un point de vue esthétique, mais finalement à mon sens un peu froid : aucun usager nul part. On a l'impression d'évoluer dans une maison de poupée. 

4. Lipdub et participation des usagers

Ces visites m'ont rappelé le lipdub de la médiathèque de Sancé publié en mai 2013 avec la participation d'usagers pour présenter les locaux et les services. 

Une initiative déjà utilisée par d'autres bibliothèques (Vaise à Lyon en 2009, Kateb Yacine à Grenoble en 2008, Rochechouart en 2012, médiathèque René Char (mais je ne sais pas d'où), en 2012, qui n'est pas un vrai lipdub, en un seul et même plan séquence mais qui n'en est pas moins réussi aussi).

jeudi 10 avril 2014

Littérature professionnelle populaire

Des collègues américains se sont amusés à détourner des couvertures de romans populaires. On y parle des lecteurs qui font du bruit, qui ne paient pas leurs amendes, des livres numériques, des plans d'urgence, de management, de budget, d'animation culturelle, de protection des libertés... Tout ce qui rythme la vie d'une bibliothèque.

Il y a ainsi une centaine de détournements, c'est drôle et bien amené.

Extraits :


 

mardi 8 avril 2014

Argumenter autour d'un fablab

Ceux qui s'intéressent aux fablabs et autres makerspaces connaissent certainement le réseau des YOUmedia.

Le premier de ces espaces de création destinés aux adolescents fut ouvert dès 2009 par le réseau des bibliothèques de Chicago et propose de nombreux outils de créations depuis les outils de montage au studio d'enregistrement. Cette même bibliothèque de Chicago qui, soit dit en passant, donne accès à une imprimante 3D (m'enfin, on trouve la même chose en France, à Quimperlé par exemple).

Je ne vais pas revenir sur ce que sont les fablabs ni sur leur intérêt en bibliothèque, de nombreux collègues s'y sont déjà essayé :



Ce qui m'intéresse est le discours qui a accompagné cette ouverture.

Dans la vidéo de présentation ci-dessus, la directrice de la bibliothèque explique :

YOUmedia is a concept that was brought to us by the MacArthur foundation. In 2008, they arrived with a lot of researchs that shows that in the 21st century, teens learn by making and doing, and it was their concept to take digital learning, digital media, mentors and an [archaist ?] librarian, and we brought books to the party as well, [voilà, here], and created this wonderful space.

(...) The books collection that is here gets the kids involved and they read, and then they go up and they do ; they create something with the digital media based on what they read : that's learning.

Comment donc explique-t-on la transformation de la bibliothèque, certes ouverte, certes troisième lieu et tout ce qu'on voudra, bref, comment explique-t-on l'arrivée des fablabs et des makerspaces dans les bibliothèques ? Comment explique-t-on que la bibliothèque va offrir soudainement un studio d'enregistrement, un hébergement de blog, un atelier de montage vidéo alors qu'elle est encore étroitement associée dans l'imaginaire collectif aux livres ?

Marie Dempsey, la directrice donc, y répond en replaçant le rôle et la mission des bibliothèques dans son axe de portail d'accès au savoir. La bibliothèque donne accès au savoir comme elle l'a toujours fait. Or les modes d'apprentissage ont changé : aujourd'hui les pratiques des usagers montrent que l'apprentissage passe surtout par le faire. Il devient donc dans la mission de la bibliothèque de répondre à cette évolution en proposant des espaces d'apprentissage par le faire. Ces espaces sont gérés par la bibliothèque mais, de même que les bibliothécaires n'ont pas toutes les connaissances et orientent les usagers vers les bons ouvrages, de même l'accompagnement des usagers dans la maîtrise de ces outils numériques passe par la présence de "mentors", des spécialistes du domaine.

Il me semble que c'est une approche très pertinente que de replacer ces étranges objets dans les missions générales de l'établissement. Un argumentaire qui parle également aux usagers et aux décideurs, je suppose, parce qu'il rétablit la bibliothèque dans un univers connu (le monde du livre et du savoir) pour s'en éloigner subtilement, à partir des pratiques, des besoins des usagers eux-mêmes. Je ne suis pas certain que parler de participation parle vraiment aux élus par exemple. That's learning, me semble donc une accroche plus efficace.

Peut-être plus également que l'autre argumentaire souvent employé.

Un makerspace, ce n'est pas seulement la mise à disposition d'outils. Derrière, surtout, se trouve toute une philosophie, des valeurs de créativité et de partage, rappellait Gaëlle Bergougnoux dans son article. Mary Dempsey les évoque d'ailleurs quand elle parle de fabrications à partir des lectures.

Mais encourager la créativité individuelle en soi n'est pas forcément comprise une mission évidente des bibliothèque, sauf si on la rapproche des missions culturelles et sociales. Une part belle faite à l'accès ouvert, au partage et à la capitalisation des connaissances qu'on retrouve d'ailleurs dans la charte des fablabs.

Partage et culture ouverte, des valeurs qu'on retrouve peut-être plus facilement pour accompagner la mise en place de laboratoires pour adultes (les Youmedia sont clairement destinés aux adolescents).

Quoiqu'il en soit, il semble important de se positionner sur le terrain de son interlocuteur, de partir de ses représentations pour expliquer où on veut aboutir, et de lui exposer comment ses objectifs à lui (sociaux pour un décideur, d'apprentissage pour un usager) peuvent être rempli par le nouvel espace ainsi créé.

mercredi 19 mars 2014

Ce qu'on devrait pouvoir faire dans une bibliothèque

Je reprends là le titre d'un billet paru récemment sur What's Next: Top Trends dans lequel l'auteur liste une quarantaine de choses qu'on devrait, selon lui, pouvoir faire dans une bibliothèque.

En soi, cette liste est assez intéressante à parcourir parce qu'elle trahit une certaine conception de la bibliothèque. On est là dans un modèle anglo-saxon, protestant si je puis dire, où la bibliothèque apparaît comme lieu ressource pour la communauté qu'elle dessert largement au delà de ses seules missions culturelles, au point que certains items nous paraissent complètement farfelus et inconcevable dans l'hexagone.

La liste commence plutôt bien :

  1. Emprunter des livres (Borrow books)
  2. Lire des livres (Read books)
  3. Emprunter de la musique (Borrow music)
  4. Écouter de la musique (Listen to music)
  5. Emprunter des films (Borrow films)
  6. Regarder des films (Watch films)

Jusqu'ici pas de surprise.

  1. Emprunter des jouets (Borrow toys)
  2. Offrir des jouets (Donate toys)
  3. Jouer aux légos (Build Lego)

Nous avons des ludothèques. Je ne sais pas si des bibliothèques françaises proposent des jouets dans leurs collections, mais ce me paraît peu probable. Hors jeux vidéos.

Le jeu légo se rapproche des techniques utilisées par Biblio-remix pour repenser le modèle de bibliothèque. Et puis il faut l'avouer que les bibliothécaires aiment ce jeu, jusqu'à en emmener dans leur congrès annuel.

  1. Réserver une salle (Borrow a meeting room)

Ça, c'est bon, on le propose également.

C'est ensuite qu'arrivent des items un peu étranges pour nos pratiques françaises...

  1. Emprunter des habits, notamment des costumes pour les entretiens d'embauche (Borrow clothes (especially work clothes for interviews))
  2. Offrir de vieux vêtements (Donate unwanted clothes)
  3. Emprunter un animal (Borrow a pet)
  4. Emprunter un chauffage d'appoint (Borrow a heater)
  5. Emprunter un réfrigérateur (Borrow a fridge)
  6. Manger quelque chose, surtout si vous ne pouvez pas vous l'offrir par ailleurs (Eat a meal (especially if you can’t afford to eat))
  7. Utiliser la salle de bain (les toilettes ?) (Use the (very clean) bathroom)
  8. Faire un check-in santé (Have a health check)
  9. Utiliser un téléscope, la nuit oui (Use a telescope (yes, at night))

Il y a quand même de bonnes idées à côté d'autres, farfelues.

J'aime bien celle du prêt de costume par exemple, pour l'entretien d'embauche, même si je ne suis pas persuadé que ce soit à la bibliothèque de proposer cela. Pareil pour l'électroménager. Remarquez, on prête bien des outils outre-atlantique alors...

Je trouve l'idée du point santé un peu dangereuse à moins d'être bien encadrée, ce que propose d'ailleurs la bibliothèque municipale de Lyon avec son espace Cap'Culture santé. J'adore l'idée du téléscope (et donc oui, j'adore l'idée de la nocturne dans ce cadre). En revanche, je demeure un peu sceptique quant au prêt d'animaux.

On sait que des bibliothèques possèdent des mascottes, souvent des chats mais pas uniquement, parfois à but thérapeutique (même à l'université) ou pour encourager les enfants à lire. Mais de là à en autoriser l'emprunt ?

Ensuite, l'auteur repart vers des usages plus courants :

  1. Emprunter un ordinateur, une tablette, une liseuse (Borrow a computer, iPad, Kindle etc.)
  2. Emprunter un expert (Borrow an expert in something)
  3. S'asseoir tranquillement toute la journée sans qu'on vous demande de partir ou d'acheter quelque chose (Sit quietly all day without being asked to leave or buy something)
  4. Se protéger du froid, de la pluie, du soleil (Get out of the cold and wet (sun in Australia))
  5. Apprendre une autre langue (Learn a language)
  6. Apprendre à utiliser des outils technologiques (Learn how to use technology)
  7. Apprendre à lire (Learn to read)
  8. Écouter des histoires (Listen to stories)
  9. Poser des questions (Ask questions)
  10. Assister à un événement local (Attend a local event)
  11. Faire des recherches généalogiques (Look up your family history)
  12. Accéder à des services publics (Access government services)
  13. Peindre, dessiner (Paint or draw)

Tous ces usages existent déjà en bibliothèque, y compris l'emprunt de l'expert qu'il s'agisse du bibliothécaire ou par des échanges de savoirs et de savoirs-faire comme c'est le cas des ateliers cuisine Melting Popotes à Romans-sur-Isère (un point qu'il cite d'ailleurs et que je mets en .34) ou dans les projets de bibliothèques imaginés pour Lezoux et à Biblio-remix.

  1. Échanger du savoir, de l'information, de la connaissance (Exchange knowledge, information and wisdom)
  2. Échanger des recettes de cuisine (Exchange recipes)
  3. Jouer avec une imprimante 3D (Play with a 3D printer)

Je rajoute aussi l'imprimante 3D que je rapproche dans ce cadre des maker-space et donc de l'échange de savoir. De nombreuses bibliothèques dans le monde se sont déjà équipées (cf cette conférence à la BPI aussi).

À partir de là, l'auteur met l'accent sur de grandes orientations, des valeurs que portent aussi les bibliothèques au delà du rôle social qui était décrit plus haut : des valeurs autour de la liberté d'information par exemple ou de la construction de soi.

  1. Échanger des graines (Swap plant seeds)
  2. Photocopier ou scanner des documents (Photocopy or scan things)
  3. Accéder à de l'information payante, gratuitement (Gain access to pay-walled information – for free)

Je mets ici l'idée de la grainothèque puisqu'elle touche celle de biens communs dont se sont emparés les professionnels des bibliothèques, et qui est d'ailleurs en place grâce à l'association Graines de troc. La question de la photocopie, si elle est disponible dans de nombreux établissements rejoint aussi celle de la copie privée et, partant, celle des copy parties organisées dans plusieurs établissements de France.

Une autre valeur soulignée par l'auteur du billet est celle du partage, de l'échange et de la construction de soi.

  1. Se trouver soi-même (Find yourself)
  2. Se rendre meilleur (Improve yourself)
  3. Rencontrer de nouvelles personnes (Meet people)
  4. Engager la conversation avec des personnes qui vivent seules (Engage in conversation with people that live alone)

On se rapproche ici des travaux de la commission Légothèque de l'Association des bibliothécaires de France qui travaille justement sur la bibliothèque comme espace de construction de soi et de lutte contre les stéréotypes. Le blog de la commission renvoie vers de nombreux exemples de collections, d'animations proposées dans les établissements tandis que ses propres travaux visent à aider les collègues et enrichir la réflexion.

On se rapproche aussi de la plateforme "Bibliothèques dans la cité" ouverte par la BPI et dont le but est de recenser et d’échanger des pratiques à destination des publics exclus ou en difficulté dans les bibliothèques.

Et vous, vous y auriez ajouté quoi ?



mardi 18 mars 2014

Une étude sur l’offre de livres numériques en France

La société d'audit (et d'expertise comptable) KPMG vient de publier ce mois-ci une étude sur le développement de l’offre de livres numériques et son impact sur les comptes des éditeurs. L'étude ne porte donc pas sur la demande et les usages mais propose un regard du point de vue éditeur.

Elle vient compléter les récentes fiches sur le Marché du livre (dont la fiche 4 consacrée au livre numérique) publiées le mois dernier par le SNE et celles publiées récemment par l'Observatoire de l'économie du livre du Service du livre et de la lecture de la DGMIC.

1er baromètre KPMG de l’offre de livres numériques en France

Le document précise :

Sur la base d’un panel de 56 répondants classés notamment par niveau de CA et secteur éditorial, ce baromètre met en lumière les profils des éditeurs disposant ou non d’une offre de livres numériques, leurs difficultés, leurs réticences et aussi leurs facteurs clés de succès.

L'étude a été élaborée suite à une enquète menée de novembre 2013 à janvier 2014 et porte sur les réponses de 51 éditeurs indépendants et 5 groupes (sur 138 questionnaires envoyés) et à vocation, affirment-ils, à être reconduite tous les ans. Elle se subdivise en huit parties :

  1. un introduction méthodologique
  2. l'offre de livres numériques
  3. la commercialisation des livres numériques
  4. les techniques mises en places
  5. les aspects chiffrés : ventes de livres numériques
  6. les contrats numériques
  7. l'opinion des maisons d'édition
  8. KPMG en un regard.

Quelques conclusions relevées :

  • Toutes les grandes maisons et tous les secteurs éditoriaux proposent une offre numérique (en tête littérature, jeunesse et scolaire) 
  • Il s'agit pour les maisons d'édition surtout de toucher un public différent, puis de rééditer d'anciens titres (les ventes se font au titre d'ailleurs, avec un prix fixé comme une décôte du livre papier).
  • Le format adopté demeure majoritairement le ePub et le Pdf 
  • Le lancement d'offre a décollé à partir de 2009 et devraient se poursuivre dans le futur
  • les versions proposés demeurent semblables à la version papier, et ne sont donc pas enrichies (ajout de vidéo, de son, d'annexe, d'animation, d'applications...) ; une pratique encore surtout restreinte aux livres pratiques, touristiques et au scolaire.
  • Les publications exclusivement numériques portent quant à elles sur les nouveautés et, pour un tiers des répondants, sur des indisponibles.
  • Pour lutter contre le piratage, 71% des répondants utilise des DRM ou le Watermarking.
  • Le volume de vente demeure cependant encore faible, mais proportionnel à la taille de la maison d'édition
  • Les groupes privilégient les e-distributeurs tandis que les indépendants ont recours surtout aux plateformes d’intermédiation.
  • Les clients des maisons d'édition étant majoritairement Amazone, Apple, puis Kobo ou la Fnac. Google play ne semble pas décoller au niveau de ces titres. 
  • Les droits d’auteurs numériques sont négociés majoritairement en % du PPHT et en même temps que les droits papier.

Vous trouverez l'ensemble de ces conclusions et d'autres encore en ligne sur le site du cabinet.

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