Vagabondages

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jeudi 9 mai 2013

Réseaux internationaux de bibliothécaires

Bibliothécaires de tous pays, unissez-vous !
Il existe plusieurs réseaux internationaux de bibliothécaires et ces derniers se sont organisés au niveau national et international depuis plusieurs dizaines d'année, ne serait-ce par le biais des associations internationales comme l'IFLA, l'AIFBD ou d'initiatives comme Bibliothécaires sans frontières.

1. Vice-Versa : un programme d'échanges entre bibliothécaires francophones

J'ai déjà abordé sur ce blog la question de la mobilité internationale des personnels de bibliothèques, que ce soit par le biais de programmes européens (dont le célèbre Erasmus) ou par le biais d'échanges professionnels comme c'est le cas depuis 2006 avec ViceVersa, un programme francophone d'échanges professionnels en bibliothéconomie et sciences de l'information mis sur pied par l'Association internationale francophone des bibliothécaires et documentalistes (AIFBD). Pour rappel,

L’objectif général du programme ViceVersa est de favoriser la coopération et l’échange de compétences en bibliothéconomie, documentation et sciences de l’information dans le monde francophone. Le moyen retenu en ce sens consiste à permettre chaque année à un certain nombre de professionnels francophones de réaliser un échange en milieu de travail.

Le programme est ici décrit dans un document de présentation (pdf). L'inscription à l'AIFBD donne ainsi accès à une base de données permettant la recherche et la consultation de l’ensemble des fiches des autres candidats. Et le rôle de l'association s'arrête là. A charge pour le candidat d'obtenir l’autorisation de son organisation de participer à un échange professionnel en milieu de travail, trouver ce professionnel avec qui organiser un échange, faire approuver par son organisation le choix du professionnel avec qui l’échange aura lieu et prévoir les termes de l’échange (durée et dates, rémunération, logement, horaire de travail, etc.

 

Ce genre de programme existe depuis plusieurs années dans le monde anglophone où le programme LIBEX organise de la même manière des échanges entre professionnels membres du CILIP. En fait, il est quand même possible de participer au programme sans être membre du CILIP, mais en ce cas, l'échange ne pourra être possible qu'avec un collègue anglais et donc une bibliothèque du Royaume-Uni. Encore une fois, le rôle de l'association se résume à mettre les professionnels en contact. Elle n'organise pas les échanges directement. 

2. L'International Librarians Network : le meetic de la bibliothéconomie

Un autre programme d'échanges et de collaborations vient de se monter : l'International Librarians Network. Il s'agit là plutôt de réseautage international cherchant à mettre des professionnels en contact où qu'ils soient dans le monde. Une espèce de Meetic de la bibliothéconomie en quelque sorte. Les candidats remplissent des formulaires (on aime les formulaires en bibliothèque, n'est-ce pas ?) indiquant qui ils sont, ce sur quoi ils travaillent, le type d'établissement, et des informations sur le partenaire recherché et un coordinateur suit les développements et facilite les échanges pendant six mois. 

Le programme est dans sa phase de lancement. Il espère accueillir pas moins d'une centaine de participants (actuellement, 92 candidats issus de 20 pays différents se sont inscrits) pour une ouverture complète et officielle prévue en septembre 2013. Bien sûr, ces derniers sont essentiellement issus de pays anglo-saxons (État-Unis et Australie) mais il recherche activement d'autres collègues qui pourraient faire office de coordinateur (d'où un appel à participation lancé ce mois-ci)

Le programme dispose de son propre compte twitter : @InterLibNet.

L'idée est aussi de profiter des connaissances d'un "mentor", une notion très répandue dans les pays anglo-saxon, soit une personne qui suit notre travail personnel, vers laquelle on peut aisément se retourner en cas de problème ou de questionnement. Le CILIP d'ailleurs propose un programme de "mentorship" où des professionnels se proposent comme mentor pour aider les collègues.

3. ILIG : un site de couchsurfing entre professionnels

Parce que nos collègues d'outre-Manche semblent particulièrement concernés par le sujet, un groupe nommé International Library and Information Group au sein du CILIP s'intéresse plus particulièrement à faciliter les échanges internationaux. Il organise des séminaires, des rencontres informelles entre ses membres, des stages, une liste de diffusion et une large présence sur les réseaux sociaux (Facebook, Twitter et YouTube).

Pas de contexte trop contraignant cette fois, cependant, puisqu'il s'agit simplement d'organiser l'hébergement de collègues qui viendraient visiter sa ville ou sa région pendant un jour ou deux. Une façon plus souple et informelle de faire des rencontres, partager des expériences et de contribuer à renforcer les liens internationaux entre professionnels des bibliothèques et de la documentation.

Le CILIP pour ce faire propose un formulaire d'inscription (en tant qu'hôte), un guide de conduite également pour les hôtes et signale ensuite tous les lieux de couchage potentiels sur une carte. Deux collègues français se sont déjà inscrits. Nul doute qu'avec le Congrès de l'IFLA 2014, ce site devrait connaître un intérêt certain.

mardi 7 mai 2013

Histoires de distributeurs automatiques de livres

Je vous signale un article très intéressant sur les distributeurs automatique de livres rédigé par John Geoghegan et paru sur The blog, du Huff Post. Sincèrement, je ne sais pas vraiment quoi penser de ce genre de machines. Elles me paraissent d'une horreur sans nom (comment proposer un livre comme on vend des bonbons ou des cigarettes ?) et, en même temps, permettent à leur façon de diffuser la littérature...

Quoiqu'il en soit, l'article nous informe que le premier distributeur est apparu en Angleterre en 1822, inventée par un certain Richard Carlile. ce libraire, désireux de vendre des titres séditieux comme Le siècle de la raison de Thomas Paine (un traité déiste qui critique notamment la religion institutionnalisée), eut en effet l'idée de créer une machine permettant de distribuer et vendre des titres polémiques tout en évitant au libraire une probable arrestation puisqu'il n'y avait plus de contact entre lui et ses clients. On ne sait pas bien comment le distributeur fonctionnait, mais cela n'a pas empêché les autorités de l'époque de condamner Carlile pour vente de "documents blasphématoires". 

1. Jusqu'au milieu des années '50 : Penguincubator et Book-o-mat

Le Penguincubator

Ce n'est que plus d'un siècle plus tard, en 1937 à Londres selon l'article, qu'est apparu le Penguincubator. Imaginé par le fondateur des éditions Pinguin, Allen Lane, cette machine proposait des ouvrages de littérature classique pour le prix d'un paquet de cigarettes.



A l'époque, vendre de la littérature n'était déjà pas très bien vue et en France, l'arrivée du livre de poche quelques décennies plus tard sera l'enjeu d'un vaste débat de légitimité culturelle (lire ici l’étude que lui a consacré Bertrand Legendre et voir là un reportage au salon du livre de 1964) alors les vendre dans un distributeur automatique. On frôlait l'anarchie, une volonté délibérée de déstabiliser l'industrie du livre. Mais sur le site des édition Pinguin, on trouve cette anecdote concernant la création de la machine : 

De retour d'un week-end où il rendait visite à Agatha Christie dans le Devon, Allen Lane se retrouva dans la gare d'Exeter à la recherche d'une de ses boutiques pour y trouver de quoi lire sur le trajet du retour. Stupéfié par les titres proposés, il décida qu'une fiction contemporaine de bonne qualité devait être accessibles à un prix attractif, non seulement dans les librairies traditionnelles mais également sur les quais de gares, les vendeurs de tabacs ou les chaînes de magasins.

Apparemment, une machine fut ainsi installée près de la gare de Charing Cross à Londres, à la consternation des libraires locaux, mais il faut convenir qu'elle ne fut jamais distribuée à grande échelle et n'eut pas d'impact retentissant sur le marché. 

Le Book-O-Mat

Deux machine portent le nom de Book-o-mat : d'abord, en Juin 1947, la revue Popular Science évoque une nouvelle machine capable de proposer une cinquantaine de livres, vendus un quarter (25 cents). Tandis que deux ans plus tard, c'est la société Rock-Ola Manufacturing Corporation, connue pour ses bandits manchots et autres juke-box qui investit le marché.

2. Aujourd'hui : Novel Idea et Readomatic

Bien sûr, c'est surtout en Asie qu'on trouve aujourd'hui ce genre d'appareil. Une demi-douzaine d'entreprises chinoises ont investi le marché tandis qu'au Japon, un pays où l'on trouve des distributeurs automatiques pour à peu près tout et n'importe quoi, depuis la canette de bière au magasine porno, se vendent des titres de livres et de mangas au format de poches et épais comme des annuaire.

En Occident, une entreprise irlandaise a fait une tentative en installant des Distributeur Novel Idea notamment dans l'aéroport d'Heathrow à Londres, mais fit faillite en 2010.

Mais d'autres distributeurs automatiques ont été remarqués, par le New York Times dans une station de métro barcelonaise en 2008, ou l'année dernière à l'aéroport de Stockholm.

3. Et en bibliothèques ?

Ce genre de distributeurs commence à essaimer... jusque dans les bibliothèques. C'est le cas, aux États-Unis notamment où la bibliothèque publique de Fullerton (dans le réseau des bibliothèques d'Orange County, en Californie) a récemment installé un distributeur automatique (description du projet, en pdf et diaporama) près d'une gare ferroviaire. Bien sûr, il n'est plus question ici de vendre des livres mais bien de les prêter, et les possesseurs d'une carte de bibliothèque peuvent repartir avec l'un des 500 titres de bestsellers de la machine. A rendre ensuite à la bibliothèque locale, donc. 

Outre en Californie (qui accueille des distributeurs de ce genre depuis 2007 à la bibliothèque d'État de Californie et dans quatre autres établissements du réseau), de nombreuses autres bibliothèques se sont équipées de distributeurs de livres. C'est le cas notamment :

En Angleterre :

  • à Warwickshire en Angleterre (mais avec la crise outre-manche et les objectifs annoncé d'améliorations du services et d'usages plus efficace des crédits, cette installation à un goût amère),
  • à la bibliothèque publique d'Edmunton
  • la bibliothèque de Newcastle,

Au Canada :

  • la bibliothèque d'Ottawa
  • la bibliothèque de Toronto l'envisageait un temps

La bibliothèque d'État du Queensland, en Australie, a d'ailleurs publié un rapport sur l'usage de distributeurs de livres en bibliothèques (pdf).

Le rapport explique que ces machines ont trois avantages majeurs :

  1. délivrer des livres à n'importe quelle heure du jour et de la nuit surtout
  2. disséminer la présence de la bibliothèque dans des lieux très fréquentés et donc toucher des non-usagers (dans les centres commerciaux, les aéroports, les cinémas) ou des usagers empêchés (les hôpitaux, les maisons de retraites...)
  3. rendre les services rapidement adaptables (on peut les déplacer rapidement en fonction des besoins ou de l'usage)

En outre, ces machines peuvent servir de plusieurs façons :

  • un distributeur pour le prêt (uniquement) de documents
  • une délivrance différée pour des documents qui n'ont pas à être en accès libre. Certaines machines permettent de stocker des documents et de les prêter comme d'accepter le retour de manière automatisée.
  • Une "annexe" : la bibliothèque est installé dans des quartiers éloignée et sert de point lecture pour les habitants. Les usagers peuvent emprunter les 400 livres proposés, attendre qu'ils soient changés ou faire des réservations via le logiciel intégré. la machine fait des emprunts et des retours. (exemple de la bibliothèque de Shenzhen, en Chine)

4. Vendre et faire découvrir

Le plus souvent, on trouve plutôt des titres de bestsellers dans ces machines. Il s'agit d'attirer le chaland et de proposer des titres susceptibles de vite l'intéresser. Le plus souvent mais pas toujours.

L'an dernier, la "patte de singe", une librairie de Toronto a mis en place une machine appelée BIBLIO-MAT. La nouveauté de ce distributeur réside dans les titres délivrés : en échange de deux dollars canadiens, la machine vous propose deux titres d'occasion choisis aléatoirement. Vous ne pouvez ainsi jamais savoir ce sur quoi vous allez réellement tomber. Un concept qui ferait fureur également dans les bibliothèques :



Cliquez sur l'image pour voir une vidéo.

Pour aller plus loin :

jeudi 18 avril 2013

Statistiques de pénétration et d'usages des terminaux mobiles

En mettant à jour un diaporama sur les terminaux mobiles en bibliothèques (plutôt que de redéposer un nouveau fichier, j'ai simplement uploader la nouvelle version en écrasant l'ancienne mais, du coup, l'adresse n'est plus bonne) j'ai été confronté à la recherche de statistiques récentes et fiables.

Voici les sites que j'ai consulté :

1. Statistiques mondiales

Pour trouver des statistiques mondiales, on peut consulter des sites de consultants qui proposent des études comparées. On trouve ainsi des sites spécialisés comme :

auxquels on peut ajouter les sites plus généralistes (mais indispensables et synthétiques) :

2. En France

En France, les principales sources d'information sont :

  • Médiamétrie (pour les usages) :  "L'internet Global"
  • ARCEP (pour la pénétration des mobiles et la couverture du réseaux)

Mais des entreprises proposent également des données qui intéressent les usages mobiles français :

Des dossiers journalistiques :

auxquels on peut ajouter les études internationales qui proposent des données françaises :

mardi 16 avril 2013

Six compétences incontournables sur les médias sociaux

Début mars, sur ParisTech Review est paru un article intéressant sur les six compétences incontournable que "tout dirigeant doit maîtriser" sur les médias sociaux.

Publié initialement dans le McKinsey Quarterly par les dirigeants de General Electrics et partant du principe que la maîtrise des médias sociaux organisationnels procure un avantage concurrentiel non négligeable, les auteurs de l'article propose une série de six compétences clefs aujourd'hui que devraient acquérir tout responsable d'entreprise, pour nous responsable d'équipement et de projets. Cette liste a notamment émergés d'entretiens avec plusieurs responsables et cadres de l'entreprise au cours desquels ces derniers "ont décrit une vaste palette d’efforts visant à renforcer les compétences personnelles, expérimenter des techniques, investir dans de nouveaux outils, développer la participation des employés et enfin remanier les structures organisationnelles et leur gouvernance afin de mieux saisir des opportunités sociales émergentes".

D'après ce graphique, donc, le responsable se doit de savoir créer du contenu attrayant (producteur), exploiter la dynamique de diffusion (distributeur) et bien gérer le trop plein de communication de façon à faire sens (destinataire). Vis à vis de leurs agents, ils doivent savoir mettre en œuvre la stratégie appropriée (conseiller et maître d’œuvre), mettre en œuvre une infrastructure organisationnelle et technique adaptée à leur structure (architecte) et savoir repérer les tendances et les innovations qui lui permettront de prendre l'avantage (analyste).

vendredi 12 avril 2013

Versu la plateforme de Storytelling imaginée par les créateurs de Second Life

Les créateurs de second Life, Linden Lab, viennent d'ouvrir une nouvelle plateforme de StoryTelling appelée Versu.

Plus précisément, il s'agit de proposer une application  d'histoires courtes dans lesquelles les lecteurs peuvent incarner plusieurs personnage différents, avec chacun leurs pensées et réactions propres face aux événements. Une sorte de livre dont on est le héros amélioré où la personnalité des protagonistes se construit au fur et à mesure des choix du lecteur. A totu moment, le lecteur peut décider d'intervenir ou de ne rien faire, ce qui va influer également sur l'attitude des autres personnages dans l'histoire.

Les possibilités développées deviennent impressionnantes. On peut lire l'histoire du côté d'un protagoniste, puis en suivant le point de vue d'un second, ou refaire la même histoire en suivant des choix différents.

Versu commence lentement. Actuellement, seules quatre histoires sont disponibles, en anglais bien sûr. Deux histoires d'une durée de 30 à 45 minutes, deux histoires d'une durée de 5 à 10 minutes, histoire de se familiariser avec l'interface je suppose. De même, cette application est uniquement disponible dans l'AppStore d'Apple mais des versions pour Kindle et Android devraient bientôt suivre comme l'explique la créatrice Emily Short sur son blog.

Linden Lab essuie pas mal de difficultés depuis que la mode des univers virtuels a passé et l'entreprise qui a restreint les possibilités d'interactions dans son univers et relevé les tarifs de locations de ses îles. La concurrence également d'autres univers virtuels payants et libres (OSgrid, Kitely, Inworldz, FrancoGrid...) n'a probablement pas aidé ce développement mais l'entreprise américaine n'a pas réussi à profiter de cette émulation et voit son monde se tarir peu à peu, d'où des recherches actives de reconversion comme ce projet parmi d'autres. J'essaierai de revenir sur ce que devient SL dix ans après sa création.


jeudi 21 mars 2013

Où trouver l'information professionnelle sur le site du MESR ?

L'ancien site documentaire des bibliothèques de l'enseignement supérieur : https://www.sup.adc.education.fr/bib/ n'est plus disponible depuis ce début d'année 2013. Je suppose que le Ministère est en train de refondre ce site, de façon à proposer un espace actualisé dédié à l'information scientifique et technique et au réseau documentaire au sein du MESR. Du moins je l'espère car c'était bien pratique d'avoir tous les liens afférents à la profession rassemblés au sein d'un même portail.

Cliquer pour accéder au site sur la Wayback Machine

On trouvait sur ce portail des dossiers thématiques, des informations professionnelles sur la filière (formations, concours, veille pro), des liens direct vers des ressources en ligne (le Sudoc, Calames, Repere, Formist, le BBF), vers les grands établissements que sont l'enssib, l'Abes, le CTLes ou encore le site du consortium COUPERIN ainsi que nombre d'informations relatives aux statistiques et aux données du MESR.

Bien sûr, la plupart de ces informations demeurent disponibles en ligne mais il est dommage de ne plus avoir de portail porté par le Ministère sur ces questions. Les informations relatives aux formations et concours des bibliothèques demeure toujours accessible en ligne ; le lien vers ASIBU (résultats de l'enquête ESGBU) par exemple semble accessible désormais à partir d'une page dédiée, depuis la rubrique "Évaluations et statistiques/les publications du MESR" ; le paysage documentaire dans l'Enseignement supérieur et la Recherche resurgit également à travers une page dédiée sur le nouveau site web, tel quel même si mis à jour en 2011. De fait, on retrouve nombre d'items au sein de la page "information scientifique et technique et réseaux documentaires" de la rubrique "sciences et société" sur le site du MESR (Accueil >  Recherche >  Présentation de la Recherche >  Sciences et société) mais je ne trouve pas ce chemin très intuitif ni vraiment simple.

En revanche, je n'ai pas retrouvé la liste des établissements sous la tutelle de la MISTRD, ni un endroit rassemblant les documents officiels concernant les biblitohèques (plan U3M, CR de réunion des directeurs, rapports) même si on les retrouve dans la collection "Rapports institutionnels" de la bibliothèque numérique de l'enssib.

Pour rappel, la Mission de l'information scientifique et technique et des réseaux documentaires (MISTRD) relève du service de la coordination stratégique et des territoires dirigé par Michel Marian (ancien responsable de la MISTRD). Ce service est commun entre deux directions du MESR, la direction générale pour l'enseignement supérieur et l'insertion professionnelle (DGESIP) et la direction générale de la recherche et de l'innovation (DGRI). Cf l'organigramme infra).

Actuellement, et depuis janvier 2013 si je ne m'abuse, le responsable de la MISTRD est M.Alain Colas.  Ses missions sont décrites comme de :
  • mettre en place un schéma national de la documentation scientifique ou bibliothèque scientifique numérique (B.S.N.) : rationaliser le coût des ressources électroniques;
  • piloter un plan national de numérisation ;
  • enrichir l’offre éditoriale française pour les étudiants ;
  • faire émerger et accompagner les réseaux thématiques et les structurations territoriales de l’I.S.T. : favoriser les cartes documentaires de site (dont la conservation partagée);
  • redéfinir, dans un dispositif cohérent, les missions et les compétences des grands opérateurs de l’IST, en liaison avec les établissements d’enseignement supérieur et les organismes ;
  • mettre en place des outils d’information sur l’IST et la documentation qui aident à la décision et orienter les dispositifs de formation.

mardi 19 mars 2013

IFLA Lyon 2014 !

Vous le savez peut-être, en tout cas, vous devriez en entendre beaucoup parler au fil des prochains mois, mais le congrès international de l'IFLA se tiendra en France, à Lyon, du 16 au 22 août 2014.

L'IFLA, c'est une Fédération internationale d'associations de bibliothèque et de bibliothécaires (International Federation of Library Associations and Institutions - IFLA) dont nous fêterons l'an prochain le 80ème anniversaire. Ses bureaux sont aujourd'hui situés dans les locaux de la bibliothèque royale des Pays-Bas à La Hague. En tant qu'organisation internationale indépendante, la fédération œuvre en faveur d'une valorisation des services de bibliothèque et des valeurs que celles-ci promeuvent : liberté d'information, droit de/à l'information ou encore accès égal à tous.

La France n'avait pas accueilli de congrès de ce genre depuis 1989 et le Congrès de Paris. Il s'agit là vraiment d'une opportunité incroyable de rencontrer plus de 3.500 collègues de 130 nationalités différentes et d'assister pendant une semaine à plus de 600 communications dans vos différents domaines d'intérêt. Mais l'IFLA, ce sont aussi des réunions satellites organisées dans des villes situées à 3 heures de transport maximum, comme celui de l'Association internationale francophone des bibliothécaires et des documentalistes à Limoges tout de suite après le congrès de Lyon, mais également ceux des différentes divisions de la fédération qui profitent de la manifestation pour se rencontrer, comme le groupe des New profesionals, ou la section Rares books and manuscripts.

Le thème de ce congrès lyonnais tourne autour de la notion de confluence. Son slogan officiel est :"Bibliothèques, Citoyenneté, Société : une confluence vers la connaissance". Il s'agit donc de mettre en avant les notions de bibliothèque comme lieu de construction de la connaissance et de la citoyenneté, et de souligner l'importance de la communauté (confluer, créer ensemble). C'est aussi ce que symbolise le logo de l'événement où l'on devine la confluence du Rhône et de la Saône en cette bonne ville de Lyon sur fond noir. 

Actuellement, la manifestation ne dispose pas encore d'un site internet, mais elle anime une page Facebook où sont rassemblées toutes les informations utiles et notamment une brochure de présentation (pdf).

Ne l'ignorons pas, assister à un congrès de cette taille est onéreux : entre 400 et 600 euros mais c'est à mettre en balance avec l'incroyable opportunité en laquelle l'événement consiste (une session en France tous les trente ans quand même et des possibilités d'échanges et de rencontres démultipliées) et il faut souligner également que des facilités de participation sont proposées aux collègues qui se proposeraient comme bénévoles ou comme volontaires. Ce volontariat consiste à donner un peu de son temps en échange d'une entrée offerte au congrès, ce pour des activités d'accueil, de tenues de stand, distribution de casques de traduction, de compte-rendu pour l'IFLA Express, de traduction etc.

En attendant, le Congrès lyonnais sera présenté au prochain congrès de l'Association des bibliothécaires de France qui se tiendra également à Lyon du 7 au 9 juin prochain sur le thème de "La bibliothèque, fabrique du citoyen" et au Congrès de l'IFLA 2013 prévu en août à Singapour.

Et si vous souhaitez apporter votre pierre à la communication autour de l'événement, pourquoi ne pas participer au Tour de France des bibliothèques, une représentation très visuelle et ludique pour promouvoir nos bibliothèques françaises en vue du congrès IFLA 2014 à l'exemple de la photo ci-dessous. Il suffit pour cela simplement de vous prendre en photo avec votre vélo devant votre bibliothèque préférée. Les photos seront ensuite imprimées et épinglées sur une carte de France, affichée lors des congrès de l'ABF 2013, de l'IFLA 2013 et bien sûr de l'IFLA 2014. N'hésitez pas à diffuser ce message autour de vous, sur vos pages facebook, sur twitter (#cyclobib)

mardi 12 mars 2013

La mallette du petit bibliothécaire

Sur son blog de créations, Mari Richards, présente -et vend accessoirement- une mallette pour jouer au bibliothécaire. Si vos enfants s'ennuient et en ont marre de jouer à la dinette, pourquoi ne pas leur offrir ce kit permettant, explique-t-elle, de rester en contact avec "de bons gros livres en papier qui respirent l'encre".

Comme vous le voyez ci-dessous, la mallette contient des fiches en carton pour y écrire la date de retour, des distinctions récompensant les meilleurs lecteurs, des cartes de lecteurs, un carnet où inscrire ses lectures, des autocollants, des pochettes pour ranger le tout et même des lettres de rappel.

C'est trop mignon :/

Je suis personnellement partagé entre l'amusement et la lassitude devant la représentation un peu datée du métier, mais je vais opter pour le premier. C'est un bon début quand on ne veut utiliser que du papier.

jeudi 7 mars 2013

Les chercheurs et leur environnement numérique

Une intéressante présentation de Joyce Seitzinger et Colin Warren sur les liens entre chercheurs et numérique. Plus exactement, il s'agit d'une formation donnée dans le cadre du  Graduate Certificate in Higher Education, de l'université Deakins.

Reprenant l'environnement numérique auquel peut être confronté le chercheur, les intervenants propose une progression à la découverte des outils numériques mis à sa disposition allant de la découverte d'outils permettant la gestion de son identité numérique à la mise en place d'outils de gestion de l'information, de sélection et de diffusion.

Parmi ces "7 Habits of Networked Academics", on trouve donc :
1. Gérer son identité numérique,
avec notamment une distinction intéressante entre digital visitors/digital residents, censée remplacer le couple maintenant controversé, du moins discuté de digital native/ddigital immigrants
2. Accroître son réseau,
où l'on parle de Personal Learning Environnement et ses liens avec les réseaux professionnels auxquels les chercheurs et les doctorants sont habitués. C'est un point qu'il me semble utile de souligner puisque cela fait plusieurs fois que je rencontre cette notion d'environnement personnel d'apprentissage, même si elle recouvre des acceptions et des domaines différents en fonction du contexte utilisé.




 
3. S'ouvrir aux applications mobiles
4. Le développement des outils d'apprentissages visuels (posters scientifiques, infographies, cartes heuristiques, instagram et pinterest...)
5. Les outils de curation qui permettent de filtrer les informations
6. Les outils de partage qui permettent de diffuser l'information.
7. la création d' "artefacts" numériques à partir de tout cela.


mardi 5 mars 2013

Ce qu'on n'apprend pas en école de sciences de l'information

Dans son blog "Letters to a young librarian", Jessica Olin, directrice de la bibliothèque universitaire de Robert H. Parker du Wesley College, dans le Delaware, écrivait fin octobre 2012 une liste de dix points auxquels l'école de formation des bibliothécaires ne préparait pas. Cette liste s'adresse aux bibliothécaires qui travaillent dans les services communs de la documentation (ou l'équivalent américain pour être plus exact).

Je ne traduis ici que les intitulés et vous renvoie vers le blog initial pour le riche développement de chaque item :

  1. Les étudiants ne sont pas comme vous au même âge [Undergraduate students are not you at that age]
  2. Chaque établissement ou université a sa propre façon de travailler avec ses bibliothécaires [Every college/university has its own way of treating librarians].
  3. Pour la plupart des étudiants, demander l'aide du bibliothécaire est une solution de dernier recours [For most students, asking a librarian for help is a last resort].
  4. "On a déjà essayé cette solution en 1987 et elle n'avait pas marché alors, donc elle ne marchera pas non plus aujourd'hui" ["We tried that before in 1987, and it didn't work then, so it won't work now"].
  5. Les étudiants ne savent pas s'orienter dans les rayonnages [Students don't know how to find a book in the stacks]. 
  6. Chaque bibliothèque développe ses collections de manière complètement différente [Collection development is done differently in every library]. 
  7. Le personnel de l'Université peut devenir votre meilleur ami comme votre pire ennemi [Members of the faculty can be your best friends, or your worst enemies]. 
  8. Le personnel de la bibliothèque n'a pas toujours son mot à dire sur l'occupation des locaux de la bibliothèque [The library (the department) is not always in charge of how the library (the space) is used]. 
  9. Il y aura des relations sexuelles dans les locaux [Sex will happen in your library].
  10. Vous allez passer bien plus de temps en réunions que vous ne l'imaginez [You will spend more time in meetings than you can imagine].

Ce billet était en fait un complément ou une réponse à un précédent billet, publié sur le même blog par Eric S. Riley responsable d'une bibliothèque du réseau de Washington D.C., et listant cette fois ces mêmes dix items adaptés aux bibliothèques municipales. Les items semblent alors un peu plus surprenants :

  1. Nettoyer les locaux [Janitorial Work] : entre le vomi du petit, les plantes renversées, les traces sur les murs, les toilettes bouchées...
  2. Les usagers avec des problèmes psychologiques [Mental Illness]
  3. Les usagers malades ou qui ont des problèmes de santé/ de propreté [Public Health]
  4. Les bénévoles dans les associations qui peuvent être vos fidèles alliés comme vos pires ennemis [Activism]
  5. Les petites plaintes du quotidien [Complaints] (l'ordi est trop lent, les enfants qui font du bruit...)
  6. Des amendes de retard exorbitantes [Exorbitant Fines]
  7. Des scènes de sexe [Sexual Situations]
  8. Le vandalisme [Vandalism]
  9. Des parents beaucoup trop laxistes ou à l'inverse qui battent presque leurs enfants [Parent/Child Discipline]
  10. De la violence [Violence]: guerre de gangs, empoignades, vols...
Et vous, qu'auriez-vous ajouté à cette liste ?


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