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Bibliothèques - réflexions

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dimanche 21 juin 2009

bibliothèques estivales

"Si tu ne viens pas à la bibliothèque c'est la bibliothèque qui viendra à toi."

Je relai ici deux projets intéressants d'animations estivales proposées par des bibliothèques.

1°) Bibliothèques de rue à Nanterre

La première est l'initiative du réseau de bibliothèques de Nanterre qui, comme chaque année, profite des beaux jours pour investir les rues de la ville à l'occasion d'une opération « Bibliothèques de rue ».

Dans quatre quartiers de la ville, les bibliothécaires sortent des caisses de livres pour les installer en plein air, sur des tapis près des aires de jeux. Les enfants, les jeunes et leurs parents peuvent ainsi profiter de moments de détente et de plaisirs autour des livres. Et même si ces ouvrages ne peuvent être empruntés, les médiathèques restent ouvertes tout l'été.

D’autre part, une « espace lecture » s’installe également au Palais des sports. Les jeunes de 10 à 14 ans accueillis dans le cadre du « Pôle Animation » pourront eux aussi profiter de l’été pour découvrir le plaisir de se plonger dans des livres, bandes dessinées, mangas, livres jeux, livres de photos, documentaires, textes courts, revues…

Une initiative qui n'est pas sans rappeler, dans un autre registre, les projets bibliothèque de rue et internet de rue de l'association ATD Quart Monde. Un autre registre puisqu'il s'agissait pour l'association de s'adresser aux enfants de milieux défavorisés et à leurs familles tandis que le réseau des médiathèques de Nanterre ne semble pas privilégier cette population mais plutôt mettre en avant la lecture détente dans des lieux ouverts. 

Je trouve ce genre d'initiatives vraiment intéressantes.


image prise sur le site municiaple de la ville de Liège :




2°) BU-Plage à Angers

Le deuxième exemple que je voulais citer est celui de la bibliothèque universitaire d'Angers qui organise cette année une opération "BU-plage".

En soi, l'initiative n'est pas neuve et j'ai souvenir de plusieurs bibliothèques ayant organisé ce genre de paquets surprise pour une occasion spéciale (la fermeture d'un établissement le temps qu'ouvre la nouvelle médiathèque) ou pour les vacances d'été. Il me semble d'ailleurs que c'est le cas par exemple à la bibliothèque municipale de Grenoble.

Ce qui l'est plus, surprenant, est que l'initiative vienne d'une bibliothèque universitaire que l'on verrait plus dans un registre d'aide au travail, de soutien à la recherche plus que d'une lecture loisir. Ce n'est cependant pas la ligne qu'a adopté le SCD d'Angers qui se place avec la même conviction sur ces deux fronts et démontre avec brio qu'ils ne sont pas aussi antinomiques qu'on pourrait le croire, leur politique culturelle, le BUA'bloc mis en place en sont quelques exemples.

Pour revenir à cette opération donc, le conservateur Daniel Bourrion explique :

Nous proposons donc à nos usagers, en cette fin d’année universitaire, 84 kits-été constitués selon un principe très simple : nous avons demandé aux personnels volontaires de la Bu de construire, autour des thématiques qu’ils inventeraient, des regroupements (5 documents maxi) de romans et/ou BD.

Les paquets sont fermés. L'emprunteur n'en connaît pas le contenu a priori sinon le titre thématique (mais du coup, comment se fait l'emprunt des exemplaires ? Le bibliothécaire à la banque ouvre le paquet et se cache du lecteur ?). Ce que je trouve vraiment intéressant comme initiative également est que ces sachets comportent des petits plus, ce que D. Bourrion appelle les éléments essentiels de l’été et qui rappellent aussi discrètement qu'impérativement que ce n'est pas parce qu'il fait bon et chaud qu'il faut arrêter de se protéger. Les sachets proposent donc des trucs pour sentir bons, des miniatures de crème solaire et surtout des préservatifs. Que voilà une excellente idée ! Le tout pour une somme minime puisque ces items ont été offerts par la médecine préventive de l'université et des pharmacies locales.

Du coup, 84 kits peuvent paraître peu mais il sera intéressant à la rentrée de se pencher sur les retours d'une telle opération. A cette fin, ont été glissés également au fond des sacs de petits questionnaires pour avoir un retour qualitatif de la part des principaux intéressés.

Encore une initiative à suivre...


Et vous, dans votre bibliothèque, vous faites quoi ?

jeudi 18 juin 2009

Amnistie à la BAnQ

La BAnq, ou Bibliothèque et Archives nationales du Québec, est une vaste institution culturelle qui regroupe la Grande Bibliothèque, le Centre de conservation et neuf centres d'archives (Montréal, Québec, Gatineau, Rimouski, Rouyn-Noranda, Saguenay, Sept-Iles, Sherbrooke et Trois-Rivières). Elle a pour mission d'acquérir, de conserver et de diffuser le patrimoine documentaire publié, archivistique et audiovisuel du Québec ou relatif au Québec.

En mai dernier, donc, pendant une semaine, la Grande Bibliothèque a lancé une vaste opération d'amnistie envers les usagers qui rapporteraient des documents qu'ils auraient oubliés de rendre. Les amendes ont donc été effacées des comptes abonnés, à la condition cependant du bon état des documents retournés.

Le communiqué de presse explique ainsi cette démarche :

Le but de cette initiative exceptionnelle, qui coincide avec le 4e anniversaire de l'ouverture de la Grande Bibliothèque, est double. D'abord, l'amnistie permettra à BAnQ de récupérer des documents sortis de ses collections depuis un certain temps; de plus, elle donnera la possibilité aux usagers de retrouver leurs privilèges d'abonnés et de jouir pleinement des richesses que leur offre la Grande Bibliothèque.

Une façon enfin de faire revenir des usages qui n'osaient plus venir. Je trouve pour ma part l'opération intéressante et certainement fructueuse. On pourrait réflechir à la mettre en place également dans nos établissements. Une façon simple de récupérer les documents tout en faisant de la communication autour de la bibliothèque.

Rappelons au passage que la Bibliothèque et Archives nationales du Québec sera, du 19 au 21 juin 2009, l'invitée d'honneur du Salon international du livre ancien et de l'estampe qui, pour la deuxième fois, se tiendra sous les verrières rénovées du Grand Palais, à Paris.


Mise à jour : Nicolas Dickner sur son site "Hors Champs" annonce une initiative toute aussi originale dans le réseau des bibliothèques publiques de San Francisco : une amnistie permanente pour les usagers qui justifient leur retard de manière créative. Du genre “des extraterrestres m’ont kidnappé durant 3 semaines afin de me soumettre à des expériences sensorielles.”, précise-t-il. J'adore cette idée ^^

Ceci dit, ces excuses ne sont acceptées que pour les amendes de moins de 5 dollars.

vendredi 29 mai 2009

Des sciences de l'information et des bibliothèques

D'après la revue "American Libraries", une école en Sciences de l'information, de la communication et des bibliothèques américaine aurait abandonné le mot "bibliothèque" de son nom.

The Rutgers University Board of Governors approved a resolution April 2 removing the words “library studies” from the name of the School of Communication, Information, and Library Studies. Effective July 1, its name will be the School of Communication and Information.

D'après les membres de la faculté, cette évolution reflèterait l'évolution du département et des enseignements précisant que, même si les cours sur la bibliothéconomie est toujours présente, elle paraît moins importante que la communication et les sciences de l'information.

il est intéressant de noter également l'opoosition qui s'est manifesté à une telle décision : l'association des bibliothécaires du New jersey, en effet, aurait ainsi manifesté son refus au motif que la part "Bibliothèques" de l'enseignement risquait d'en pâtir et surtout qu'une telle disparition risquait de nuire aux étudiants, futurs bibliothécaires, qui risquaient de se sentir exclu de la communauté professionnelle.

“There is a community identification with libraries and librarians and by removing this from the name of the institution, you’re breaking it,” said Rutgers alumnus Maurice Freedman, a library consultant and former American Library Association president. “Alumni that feel alienated and disconnected are not going to be opening their checkbooks as readily as they would with a name they know and accept.”

C'est vrai qu'un nom est important. Et peut-être effectivement encore plus au sein d'une communauté professionnelle aussi définie (ce qui demeure discutable par certains aspects ?) que la nôtre. Lorsqu'en 1990, l'ensb est devenue l'enssib, l'ajout de cette mention 'Sciences de l'information" n'est pas alors anodin. Que dirait-on alors si l'école ne devenait plus que enssi ? Je pense que ce ne sera pas pour tout de suite quoiqu'il en soit, l'école s'est fait une spécialité des sciences et de l'histoire des bibliothèques qu'il convient de mettre en avant et de souligner, mais la prégnance des sciences de l'information comme changement y compris dans les enseignements et au-delà au niveau de l'identité même du métier n'est pas à ignorer à l'heure où se multiplient fonctions et donc titres. Quant au lien entre sciences de l'information, de la communication et des bibliothèques, la discussion est toujours ouverte...


mercredi 25 mars 2009

Le devenir de la SDBIS

Je suppose que nombre de mes lecteurs est déjà au courant mais la semaine dernière a paru au Journal Officiel du 17 mars 2009 le Décret n°2009-293 du 16 mars 2009. Ce dernier modifie le décret n°2006-572 du 17 mai 2006 fixant l'organisation de l'administration centrale du ministère de l'éducation nationale, de l'enseignement supérieur et de la recherche. Dans le même Journal Officiel paraissait l'Arrêté du 16 mars 2009 modifiant l'arrêté du 17 mai 2006 fixant l'organisation de l'administration centrale du ministère de l'éducation nationale, de l'enseignement supérieur et de la recherche, et l'Arrêté du 16 mars 2009 portant création, organisation et fonctionnement d'un service à compétence nationale dénommé "Pôle de contractualisation et de financement des établissements de formation et de recherche" (un troisième arr^été évoque les modalité de prime liées au remaniement ou au départ des agents de ces services).

Cette avalanche de textes peut paraître compliquée mais il s'agit là d'officialiser la nouvelle réorganisation du Ministère (nouvel organigramme) annoncée il y a quelques mois et, en ce qui concerne le monde des bibliothèques, de textes essentiels annonçant et officialisant la disparition de la Sous-direction des bibliothèques et de l'information scientifique -dont le site existe toujours, pour l'instant- au profit d'une "Mission de l'information scientifique et technique et des réseaux documentaires".

Le communiqué du ministère précise que cette réorganisation "vise à recentrer le ministère sur ses fonctions-clés et à transférer certaines missions et compétences". Désormais, le ministère s'appuiera sur deux grandes directions :

  • la direction générale pour la recherche et l'innovation (DGRI) (organigramme) orientée vers les organismes de recherche et les entreprises, aura pour mission d'élaborer la stratégie nationale en matière de recherche et d'innovation, et d'en assurer la cohérence et la qualité.
  • la direction générale pour l'enseignement supérieur et l'insertion professionnelle (DGESIP)(organigramme) qui "élabore et met en œuvre la politique relative à l'ensemble des formations postérieures au baccalauréat, initiales et continues, relevant du ministre chargé de l'enseignement supérieur". Au sein de cette dernière on retrouve plusieurs nouveauté dont un "Pôle de contractualisation et de financement des établissements de formation et de recherche" chargé du processus de contractualisation avec les établissements d'enseignement supérieur et doté d'un conseil d'orientation ; autre nouveauté au sein d'un "Service de la stratégie de l’enseignement supérieur et de l’insertion professionnelle", on trouve une mission sur les ENS et une autre sur les Ecoles supérieures.

Concernant la politique documentaire, c'est bien cette dernière direction qui se voit, conjointement avec la direction générale pour la recherche et l'innovation, chargée d'élaborer les politiques documentaire et d'information scientifique et technique, ainsi que la politique de l'emploi scientifique, et d'assurer la cohérence du système d'information de l'enseignement supérieur et de la recherche.

En outre, trois services communs sont mutalisés entre ces deux missions :

On retrouve dans ce dernier service la fameuse "Mission de l'information scientifique et technique et des réseaux documentaires". Ce dernier en effet définit une politique intégrée de l'emploi scientifique et définit la politique de documentation et d'information scientifique et technique.

Apparemment, l'organisation effective de la nouvelle structure et la réinscription des missions de l'ancienne organisation (et donc de la SDBIS) est en cours de réflexion au ministère...

mardi 24 février 2009

Modifications des fonctions de directeur de SCD

Olivier Tacheau, directeur du SCD d'Angers, nous apprend sur son blog que :

Le décret 85-694 du 4 juillet 1985 relatif à la création des services communs de documentation (SCD) dans les universités et aux fonctions de leurs directeurs(trices) vient d’être modifié par le décret 2009-207 du 19 février 2009 (article 3).

Sont concernés en effet les articles 10, 12 et 16 du décret 85-694, l'article 16 reportant pour les directeurs des établissements interuniversitaires les dispositions de l'article 10 des directeurs de services universitaires. Pour comparer, vous trouverez ici la version initiale de l'article 10, valable du 29 mars 1991 au 22 février 2009.

A propos du décret initial de 1985, le récent rapport 2008-005 de l'IGB intitulé : "La fonction de direction des services communs de la documentation : évolutions récentes et perspectives / Rapport à Madame la ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche" précisait que:

Toujours en vigueur, le décret n° 85-694 du 4 juillet 1985 (modifié par le décret 91-320 du 27 mars 1991) avait deux objectifs principaux : faire du SCD un organe regroupant l’ensemble des bibliothèques de l’université ; en corollaire, intégrer pleinement le SCD dans le fonctionnement de l’université, ce qui passe à la fois par le renforcement du rôle du Président (qui donne son avis sur la nomination du directeur, qui a autorité directe sur le SCD, qui préside le conseil de la documentation, etc.) et par la participation active du directeur du SCD aux instances universitaires.

La Loi n° 2007-1199 du 10 août 2007, dite loi LRU, dans son titre II, article 6, alinéa 4 renforcait déjà le rôle du Président d'université puisqu'elle stipulait :

« Sous réserve des dispositions statutaires relatives à la première affectation des personnels recrutés par concours national d’agrégation de l’enseignement supérieur, aucune affectation ne peut être prononcée si le président émet un avis défavorable motivé. »

Cette précision soulignant la consultation impérative du Président d'université devrait être applicable pour les directeurs de SCD mais n'a pas encore été reportée sur le décret de 1985, du moins en tant que telle puisque l'article 9 rappelle néanmoins que la nomination se fait effectivement par le ministre après avis du président d'université, sans qu'il soit précisé pour autant si un avis favorable est nécessaire ou pas.

En ce qui concerne la participation active des directeurs de SCD aux instances universitaires, le nouveau décret 2009-207 revient justement sur ce point qui stipule désormais que le directeur peut être entendu, sur sa demande, par les instances délibérantes et consultatives de l'établissement sur toute question concernant la documentation. Alors certes, comme le rappelle M. Lecoq, inspecteur générale auteur du rapport suscité, les décrets de 1985 et 1991 n’ont pas été appliqués de façon uniforme et la réalité de la participation du directeur de SCD aux différentes instances universitaires se révèle très contrastée suivant les établissements. Mais il semble que la question est réglée par le bas en rendant cette participation tout bonnement facultative. On s'éloigne de l'esprit initial du décret.

M. Tacheau pointe également deux autres nouveautés, ou suppressions, tout aussi importantes et fondamentales : tout un paragraphe disparaît dans ce nouveau décret 2009-207 qui n'est pas sans conséquences ! Le paragraphe en question stipulait en effet que :

Par délégation du président de l'université, il [le directeur de SCD] exécute le budget propre du service commun de la documentation en qualité d'ordonnateur secondaire et dirige le personnel affecté au service commun de la documentation qu'il répartit entre les sections documentaires.

Le directeur de SCD n'a donc plus l'exécution budgétaire de son budget propre (ce qui potentiellement le relègue à un simple rôle d’exécution, écrit M. Tacheau) et il perd également la direction de son propre personnel, rien que ça.

Ces changements interviennent dans le cadre de la loi libertés et responsabilités des universités (LRU), en vigueur depuis le 11 août 2007, qui  prévoit notamment l'élargissement des responsabilités et compétences des établissements en matière de  gestion des ressources humaines, dont celle des personnels de bibliothèque, mais qui pourraient mener à une déprofessionnalisation de la fonction en mettant à la tête des SCD des enseignants-chercheurs par exemple.

Une affaire à suivre...

jeudi 15 janvier 2009

Etudes anglo-saxonnes sur les bibliothèques publiques

début 2008, Unison "The public service union", a publié une étude intitulée  Taking Stock: the future of our public library service (Unison, 2008). Le rapport souligne l'importance des bibliothèques publiques qu'il évoque notamment en terme de lien unique avec la communauté "priceless - if often underused - link with the community". Il appelle les autorités locales et l'Etat à suivre un plan de développement des des bibliothèques "to ensure its future success as an involved, relevant, imaginative, welcoming and valued public service in the 21st century" en cinq points :

  1. Adequate resources and funding for library services, staff and premises
  2. Empowerment of staff and communities to shape services together
  3. Partnership working between libraries and councils across the UK to share information and good practice
  4. Responsiveness to library users from all backgrounds
  5. Provision of staff training and professional development


Un second rapport nous est proposé par l'association professionnelle Scottish Library and Information Council. Il s'agit cette fois d'un plan d'amélioration de la qualité des services dans les bibliothèques écossaises : The Public Library Quality Improvement Matrix (PLQIM). Ce dernier, mis en place en 2007 pour proposer un outil afin de s'assurer que l'offre correspondait à la demande, liste des mesures tant quantitatives que qualitatives (source).

mardi 30 décembre 2008

Le congrès international des ludothèques

Je viens de découvrir que Paris avait accueilli du 13 au 17 octobre dernier, la 11e conférence internationale des ludothèques, ou Toy library chez nos voisins anglo-saxons.

LE 11ème CONGRÈS INTERNATIONAL DES LUDOTHÈQUES se déroulera du 13 au 17 octobre 2008 à la Cité des Sciences et de l'Industrie à Paris.

Organisé par l'ALF [Association des ludothèques françaises], en collaboration avec ITLA (International Toy Library Association), il aura pour thème « les jeux et jouets en ludothèques ».

Cette manifestation, qui se tiendra pour la première fois en France, réunira des ludothécaires du monde entier et des chercheurs intéressés par le jeu et les ludothèques.

Ce congrès marquera une étape importante dans la construction de l'identité de ces équipements culturels.

Le programme semble intéressant. Vous en aviez entendu parler ? Quelqu'un a des retours ? Un ateliers complet parlait des rapports entre ludothèques et livres, et bibliothèques. D'auters interventions ont porté sur les jeux vidéos, par exemple. Je serais vraiment curieux de savoir ce qui s'y est dit. Je pense qu'il devrait y avoir plus de passerelles entre nos deux univers fondamentalement poreux l'un envers l'autre. Après tout, que ce soit à travers un livre ou le jeu, ne sommes-nous pas simplement des passeurs d'histoires ?

lundi 22 décembre 2008

livres et consoles de jeux

Le mois dernier, Marlène évoquait l'utilisation de la console Wii pour lire des magazines. L'idée est simple : maintenant que les consoles de jeux devient de véritables media-centers avec disque dur intégré, haute capacité de stockage, lecteurs de médias audios, vidéos, accès à internet, pourquoi ne pas en profiter pour lire également les documents papiers qui se trouvent sur le web. Il s'agit en l'occurrence dans la démonstration, des magazines dont la lecture ne nécessite pas forcément une attention soutenue pendant une durée de temps relativement longue.

Ceci dit, une lecture plus longue se verra bloquée par l'intensité de lecture lumineuse de l'écran qui n'est vraiment pas adapté à ce genre d'usage. Mais l'idée mérite d'être creusée : pourquoi ne pas profiter de ce moyen pour naviguer sur le web, faire son shoping de livres électroniques et les télécharger enfin dans une console portable ?


D'ailleurs, saviez-vous que Nintendo vient de passer un accord avec l'éditeur Harper Collins afin de rendre disponible une centaine de titres de littérature classique (depuis Shakespeare à Dickens, en passant par les soeurs Brontë) sur la Nintendo DS ? Pour un coût de £20, et dès le 26 décembre en Angleterre, il suffira de tenir sa console verticalement, comme un livre, et les lecteurs pourront tourner les pages en faisant glisser le doigt sur l'écran tactile. Une politique que Nintendo veut dans le prolongement de ses jeux d'entrainement ("cerebral academy" etc.).

Certes, ce ne devrait pas se faire sans mal : l'écran est en réalité trop petit pour permettre l'affichage de plus d'une quinzaine de ligne et la lecture risque fort de pâtir de la nécessité de tourner trop souvent les pages. Par ailleurs, à moins d'être sur secteur, il est à craindre que les piles ne supportent pas une lecture un tant soit peu dans la durée. Le Kindle d'Amazon ou le Sony Reader ont encore de beaux jours devant eux, à moins que l'OmniGoogle ne pénètre aussi sur le marché in fine, maintenant qu'il a réglé le contentieux qui l'opposait aux éditeurs américains...


...


Et pendant que j'y suis, il semblerait qu'il existe une application pour les PocketPC : µbook. de quoi patienter quand il y a des retards de transports en commun le matin ou le soir sur le trajet du boulot.

mardi 16 décembre 2008

Ikodz

L'autre soir, en rentrant du sport, je suis tombé sur "La carte au trésor", cette émission qui fait courir des candidats dans les régions de France sous prétexte de quelques sous. L'émission s'est modernisée : les indices apparaissaient sous forme d'une sorte d'idéogramme, de code barre carré que les candidats lisent à partir de leur téléphone.

Et voilà que je retrouve ce même symbole quelques jours plus tard, sur un site proposant de recenser sur une même page l'ensemble de vos activités sur le net. Et le site de proclamer :

ikodz répond à la problématique suivante : Comment faire connaître facilement votre vie internet aux autres personnes que vous croisez dans un lieu ?
ikodz recense l'ensemble de votre vie sur internet. Une unique page contenant vos liens vers votre facebook, vos produits en vente sur eBay, votre MySpace, votre yahoo Messenger...
Un code graphique international ainsi qu'un numéro unique vous sont communiqués à la création de votre compte.
A l'aide de leur téléphone portable, les personnes peuvent flasher le code graphique de votre tee-shirt ou de votre carte de visite et ainsi avoir accès à votre vie Internet.

Alors quid ? Il vous est proposé de recenser sur une même page l'ensemble de votre activité sur internet (exemple de Styven Charton): Réseaux sociaux, Sites de partage, messagerie instantanée, univers virtuels, publications, livecasts, micro-publications, sites de rencontre, travail, autres moyens de communication ( téléphone fixe, téléphone mobile, site Web, etc. ), autres sites, soit à peu près l'ensemble des médias sociaux recensés par Fred Cavazza dans son panorama. Ce à quoi vous ajoutez des informations sur vous-même (sexe, âge, situation matrimoniale... et le moyen de vous contacter.

En soi, le principe me laisse franchement dubitatif. Je suppose qu'il pourrait être intéressant pour des entrepreneurs qui ont une forte présence sur internet, donc dans un cadre particulier de promotion en ligne, mais un tel affichage de ses données personnelles n'est pas sans éveiller une certaine dose de méfiance naturelle. Vous me direz, d'une part, l'usager choisit lui-même de remplir les réseaux sociaux auquel il appartient, c'est donc une démarche volontaire, et d'autre part il existe d'autres moyens de découvrir ce genre d'information (Spokeo, Pipl, etc.).

Reprenons l'idée d'un usage raisonné du service : nous aurions donc une même page recensant le blog de la bibliothèque, les pages wiki sur lesquelles elle apparaît, ses comptes FlickR, YouTube, son compte Meebo de référence en ligne, ses espaces MySpace et Facebook, son compte Twitter, sa présence sur Second Life... Et le tout réunit derrière un petit sigle, un code barre tribal que l'on pourra apposer sur les cartes de visite, sur les t-shirts promotionnels offerts aux ados du club lecture, des casquettes, des sacoches... (ces impressions sont payantes apparemment).

Bon, ça reste à voir. Disons que pourrait le faire, mais il faudrait d'abord que les bibliothèques françaises aient une présence numérique plus prégnante déjà.

lundi 15 décembre 2008

Podcast en Arizona

The University of Arizona

Depuis 2006, la School of Information Resources and Library Science de l'Université d'Arizona propose des podcasts et des vidéos des conférences, séminaires ou autres interventions proposées au sein de l'institution.

SIRLS records educational events, guest speakers and other kinds of live presentations in order to share them with students, faculty, alumni, staff and others in the SIRLS community who are unable to attend. These recordings, which may include audio or audio and video combined with supplementary presentation material, enrich the educational experience for SIRLS virtual students who are unable to attend programs in person.

Quelques titres :

  • What is a Progressive Librarian? :
    "Feeney starts the panel with information on SRRT (ALA's Social Responsibilities Round Table) and TFOE (SRRT's Task Force on the Environment). She also discusses what a progressive librarian means. Wilding continues the discussion by providing background on SRRT and PLG. Mathiesen concludes the panel with ethical considerations for what progressivism means for a librarian. "
  • Suzanne Weisband (Arizona, Management Information Systems) - Challenges for Leading at a Distance :
    "The goal is to present new challenges facing leaders in this flatter, global, highly interconnected, world of work, and to suggest new ways of working at a distance"
  • Kathryn La Barre (Illinois, Library and Information Science) presents Bootstrapping facets by revisiting the heritage of early document retrieval systems :
    " Facets and facet analysis are an increasingly common part of the contemporary discourse surrounding access and discovery systems. These intuitively adaptable structures are often integrated into browsing and searching tools for e-commerce sites, digital museum portals, and online library catalogs. References to the heritage of early document retrieval systems, like the Universal Decimal Classification, and the indexing systems that were tested as part of the Cranfield studies, are rarely part of this discussion. This omission obscures the fact that facets as an information retrieval construct necessarily arise from practice, from observation, and from use. Robust and fully faceted information infrastructures require clearly articulated principles that are anchored in lessons drawn from the success and failures of early implementations."
  • Tony Doyle (CUNY, Hunter College Library) presents Privacy and Perfect Voyeurism :
    "We rightly assume that our lives will be better if certain information about ourselves remains private. In libraries, for example, a strong case can be made for confidentiality regarding both circulation records and the websites visited by patrons on library computers. But not all violations of privacy are wrong, as when a public health emergency requires access to confidential medical records. Suppose, however, that someone came to know every fact about you: your medical history, your spending habits, your reading habits, and your bedroom activities. Would this person be acting wrongly if he never used this information to harm you? I argue that he would not and thus that there is nothing inherently wrong with spying or voyeurism. "
  • Martin Frické (Arizona) presents DIKW: The Knowledge Pyramid :
    "Many theoreticians, in Computer Science, Management Information Systems and in Librarianship, see information in terms of a data-information-knowledge–wisdom (DIKW) hierarchy or pyramid. The questions of the paper are whether the DIKW pyramid is a useful and intellectually desirable construct to introduce, whether the views expressed about DIKW are true and have evidence in favor of them, and whether there are good reasons offered or sound assumptions made about DIKW. In brief, is DIKW an intellectually attractive prospect? "
  • Don Fallis (Arizona) presents The Epistemology of Wikipedia :
    "Wikipedia is having a huge impact on how a great many people gather information about the world. This talk will look at whether it is a good idea for people to use Wikipedia to try to acquire knowledge. While there are legitimate concerns about its reliability (since anyone can edit it), the empirical evidence suggests that Wikipedia is fairly reliable (especially compared to those information sources that are as easily accessible). In addition, I will argue that Wikipedia has a number of other virtues that outweigh any deficiency in terms of reliability. Even so, we should still be trying to identify changes (or alternatives) to Wikipedia that will yield even better consequences. And, toward that end, we still need a better understanding of why Wikipedia works as well as it does."
  • Kay Mathiesen - Group Rights to Control Information versus Individual Rights to Access Information :
    "Intellectual Freedom is the core value of the Library and Information Profession. As the American Library Association puts it, "In a free society individuals are free to determine for themselves what they wish to read." Recently, the Draft Protocols for Native American Archival Materials put forward a number of principles for Archives and Libraries that would restrict such access. According to the Protocols, "Native American and other Indigenous communities' knowledge can be collectively owned and access to some knowledge may be restricted as a privilege rather than a right." More broadly, Article 31 of the Draft Declaration the Rights of Indigenous Peoples states that, "Indigenous peoples have the right to maintain [and] control their cultural heritage, traditional knowledge and traditional cultural expressions." The intellectual freedom of individuals to access "what they wish to read" appears to be challenged by such claims to limit access to information based on group rights. This talk explores these possible value conflicts between indigenous people's rights to control their cultural information and the individual's rights to freely access information. Arguments for and against such group rights to control access to cultural information will be discussed and evaluated.. "

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