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Bibliothèques - réflexions

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vendredi 22 avril 2011

Numériser les archives étudiantes

Un article intéressant a paru récemment sur le blog Wired Campus, hébergé par The Chronicles of Higher Education. Il évoque la numérisation des archives estudiantines, et plus précisément, les journaux associatifs.

C'est une façon de garder la mémoire de l'institution, de donner de la visibilité à la vie étudiante, d'impliquer ces usagers dans la vie de leur établissement et dans les projets de numérisation qu'il peut mettre en œuvre. Cela peut même faire l'objet d'un travail étudiant et donc demander pour l'établissement finalement peu de ressources pour créer in fine une collection unique dans la bibliothèque numérique. 

Ce projet a été mené à la bibliothèque universitaire de Drake, à l'Iowa, qui vient de numériser ainsi une revue étudiante qui existe depuis 1884. Et c'est justement l'ancienneté de la revue qui permet ce travail de numérisation, ne serait-ce pour des questions de droit.

Il n'empêche, je demeure persuadé que toutes les productions étudiantes mériteraient d'être ainsi conservées et traitée. Je me souviens, jeune étudiant de licence de Lettres modernes -mention documentation bien sûr- avoir rejoint l'association étudiante de l'UFR dans laquelle mes camarades écrivaient des articles. Que sont devenus ces numéros à la parution irrégulière, je me le demande ? Je doute qu'il y ait jamais eu un quelconque dépôt or je suis certain que ce genre de production pourrait intéresser étudiants ou chercheurs plus tard. Evidemment une mise à disposition devient délicate, notamment pour des questions de droit d'auteur -on ne met pas en ligne comme cela n'importe quel document sans l'accord des auteurs- mais la numérisation devrait permettre a minima une meilleure conservation en attendant de retrouver les droits nécessaires.

Une recherche peut-être facilitée aujourd'hui par les réseaux sociaux.

mercredi 6 avril 2011

La "disruption" en bibliothèque

La Disruption est un concept issu du marketing publicitaire fondé sur la notion de rupture, en l'occurence, rupture avec l'image conventionnelle véhiculée par la marque pour la diriger vers une vision espérée (cf. ce pdf proposant des exemples pour les collectivités).

Dans le schéma suivant, volontairement réduit -je vous engage à cliquer sur l'image pour accéder au billet original-, vous sont proposées des sources actives de discontinuité. En l'occurrence, une liste de services externes proposés à nos usagers qui vont venir concurrencer nos propres services et auprès desquels ces derniers peuvent paraître, disons, moins attrayants.

"This image is not meant to be comprehensive, just a proof of concept."

Oui, nos services rencontrent une concurrence forte mais cela ne veut pas dire que nos services sont pour autant condamnés. Bien au contraire, aurais-je envie de préciser. Il s'agit bien plutôt, en effet, d'utiliser, d'intégrer, de digérer cette offre et de ne pas tant la considérer comme un menace que comme un complément ou comme une aide.

La rupture constatée entre notre OPAC et les services web doit être pour nous l'occasion justement d'une rupture de paradigme et d'un changement d'image. L'occasion de disséminer la bibliothèque et de nous renouveler pour aller à l'encontre non pas seulement des usages que de nos usagers.

vendredi 1 avril 2011

Mobile Google

Lu sur ServicesMobiles.fr la prégnance de l'internet mobile pour Google et notamment les services de géolocalisation.

Au cours d'une conférence donnée sur le sujet, Marissa Mayer, vice président consumer products pour Google, a en effet montré l'importance grandissante de ce genre de services pour les utilisateurs de mobile. Elle a notamment eut cette phrase, expliquant que "le téléphone mobile fonctionne véritablement comme un curseur qui relie les mondes physique et numérique".

Le constat de départ est sans appel en ce qui concerne Google Map :

  • 40% de l'utilisation de Google Maps est mobile
  • Il y a plus de 150 millions d'utilisateurs de Google Maps pour mobile
  • Plus de 35 millions de miles sont produit par jour en utilisant Google Maps Navigation, ce qui fait 12 billion de miles par an. (j'avoue que cette dernière donnée me laisse dubitatif)
Du coup, Google se dit qu'il y a là un filon à exploiter et propose deux autres services basés sur la géolocalisation :
  • Google Place lancé en novembre dernier et qui propose aux utilisateurs de déposer des recommendations sur les lieux qu'ils fréquentent (3 millions dévaluations à ce jour)
  • La "découverte contextuelle" proposera des réponses subjectives et localisées en fonctions de ces mêmes recommendations. ServicesMobiles.fr nous explique ainsi :

    "Par exemple, si votre téléphone sait que vous êtes dans un magasin de crème glacée, et Google Hotspot a beaucoup de commentaires sur cette boutique, vous pouvez rechercher un terme comme «quel type de crème glacée que je devrais acheter" et le système pourra vous dire "essayer de la vanille mexicaine avec des fraises."

Bref, ce qu'il convient de retenir est la place grandissante de l'internet mobile et notamment un recours aux informations pratiques, immédiatement utiles. Si vous êtes en train de réfléchir à un site pour mobile, gardez cela en tête : proposez de la géolocalisation pour permettre à vos étudiants de se repérer sur le campus (avec description et horaires, actualités des bâtiments par exemple) ou à vos usagers de retrouver la bibliothèque sur le campus toujours ou dans la ville. Et au-delà, proposez des itinéraires pour rejoindre tel lieu, tel partenaire culturel.

Faire en sorte que son site, son application soit essentielle.

lundi 21 février 2011

Géolocalisation et bibliothèque

Je suis assez intéressé par les applications mobiles. Certains billets ici publiés le montrent aisément. Je me renseigne sur les applications en elles-mêmes, aux ressources disponibles sur mobile, aux services proposés.

Pourtant, il y a une fonctionnalité relativement spécifique aux terminaux mobiles qui me laisse encore interrogateur : la géolocalisation.

1. Se géolocaliser avec Foursquare.

La géolocalisation ou géoréférencement est un procédé permettant de positionner un objet (une personne, une information...) sur un plan ou une carte à l'aide de ses coordonnées géographiques, me dit Wikipédia et l'un des chantres de ce processus -comme Twitter est devenu le hérault du microblogging, serait Foursquare.

Foursquare est un site de géoréférencement devenu tendance. En moins de 2 ans, selon le site Editoile, cette application est devenue l’outil de géolocalisation tendance. Rien que pour 2010, dans le monde, 381 576 305 check-ins géolocalisés et plus de 5 millions d’utilisateurs ont été comptabilisés, soit une croissance de 3 400 %. (Voir l’infographie statistique publiée par Foursquare).

L'idée paraît simple : grâce à l'application, les utilisateurs ont la possibilité d’indiquer leur emplacement précis en s’enregistrant (check-in) dans des lieux précis comme un bar, un cinéma, une gare, un magasin, etc. Lorsqu'ils y sont, ils peuvent dire ce qu'ils y font, annoncer qu'ils participent à une conférence par exemple, et voir quels autres utilisateurs enregistrés participent.

La force de Foursquare est qu'il rend l'expérience ludique : à chaque enregistrement, l'utilisateur gagne des points qui lui rapportent des badges (liste des 180 badges), parfois difficiles à obtenir. Voire, on peut même devenir le maire (Mayor) virtuel d’un endroit en étant celui qui s'est le plus enregistré dans cet endroit. Une course alors pour l'obtention du titre peut se jouer entre les usagers.

L'intérêt pour une marque est d'utiliser le côté ludique du jeu pour générer du trafic. Foursquare l'a compris qui pousse dans ce sens : depuis le début de l'année, en effet, le site a ouvert Foursquare for Business, une extension permettant aux entreprises et particulièrement aux commerces de personnaliser leur espaces virtuels sur la plate-forme (logo, descriptif, contact, badges personnalisés), jusqu'à présenter une page dédiée, à l'instar des fans pages de Facebook. 

Ceci étant, Foursquare n'est pas le seul service de géolocalisation existant et il convient probablement de jeter un œil sur quelques autres. FlickR ou Facebook ont ainsi ouvert leur propre service de géolocalisation permettant soit de localiser le lieu sur la photo dans le cadre de FlickR, soit de d'annoncer où on se trouve soi-même dans le second cadre.

2. Et les bibliothèques ?


Badge "Bookworm" de Foursquare

Les services géolocalisés vont alors changer la façon dont nous nous adressons aux usagers. en multipliant les canaux et les façons de valoriser le bâtiment, nos services... L'idée, toujours, est de rendre la bibliothèque visible pour générer du trafic. 

La bibliothèque pourrait ainsi jouer avec ces services en créant une page institutionnelle, de la même façon qu'elle ouvre une fan page sur Facebook. Cette page peut générer des statistiques, voire annoncer des "promotions", signaler ses événements. Les collègues américains n'hésitent pas ainsi à récompenser leurs usagers qui sont devenus "maires" de la bibliothèque, ou plus largement les visiteurs les plus assidus. 

C'est amusant, mais selon moi peut-être pas encore suffisamment développé de ce côté de l'Atlantique pour être pertinent. Faut-il pour autant abandonner toute idée d'utiliser la géolocalisation ? Non, pas forcément.

On peut imaginer plusieurs autres scenarii. 

Par exemple, profiter des fonctionnalités de géolocalisation qui sont proposées dans d'autres services comme ceux d'application comme CultureClic ou Monument Tracker qui indique à un utilisateur où se trouve la bibliothèque la plus proche et le meilleur chemin pour s'y rendre. Il s'agit plutôt là de fonctionnalités de réalité augmentée mais il me semble qu'elles sont plus efficaces et pertinentes que le simple fait d'annoncer "J'y suis" pour une conférence, sur Foursquare.

Au sein même d'un bâtiment, serait-il sinon intéressant de proposer une fonctionnalité de ce genre pour permettre aux usagers de se retrouver dans l'immensité d'une bibliothèque nationale par exemple. Vous avez des idées ?

Sur ces sujets, voir aussi le diaporama enthousiaste du bibliothécaire américain Joe Murphy : Conference on Location-Based Services for Libraries

3. Une stratégie globale

Bien sûr, cela ne doit pas se faire à la volée mais participer d'un plan stratégique de présence sur les médias sociaux plus large.Une stratégie qui s'élabore notamment en réponse aux points suivants (Élodie Hennion, responsable partenariat de Viadeo)  :

- Définir ses objectifs, comprendre sa cible
- Comprendre les codes de chaque communauté
- Identifier les réseaux sociaux d’influence
- Choisir les bons médias sociaux, donner le bon message, sur le bon ton, au bon moment
- Attribuer toutes les ressources
- Fédérer la communauté autour de la marque
- Fédérer l’entreprise autour de la stratégie de l’entreprise sur les médias sociaux
- Disposer d’indicateurs permettant de connaître le retour sur engagement ou le retour sur investissement selon la stratégie choisie

Il s'agit là de point cités dans le cadre d'une présence d'entreprise, mais on doit pouvoir revenir sur ces questions dans le cadre d'une institution. Monter une politique éditoriale de présence sur les réseaux (notamment quel média, pour quoi faire, en direction de qui ? cf. le diaporama aussi de Kandb sur "communication et médiation" en bibliothèque) et, au delà, d'utilisation des médias sociaux est en effet primordial et essentiel, comme elle l'est dans le cadre de tout projet impliquant une partie communication et valorisation.

C'est un point qui me tient à cœur et sur lequel j'essaierai de revenir.

jeudi 10 février 2011

Jouer avec les OCR

Sur Read Write Web, se trouve un article expliquant comment la Bibliothèque nationale de Finlande a créé des mini-jeux afin d'inciter les usagers à corriger les éventuelles erreurs d'OCR liées aux projets de numérisation.

L'idée est simple : avec le projet Digitalkoot (Volontaires numériques) les usagers sont appelés à participer et remplir des microtaches, jouer à de mini-jeux afin d'améliorer le résultat de la numérisation en rendant plus récréative les travaux pénibles et répétitif de vérification des notices et des épreuves.

"We have millions and millions of pages of historically and culturally valuable magazines, newspapers and journals online. The challenge is that the optical character recognition often contains errors and omissions, which hamper for example searches," says Kai Ekholm, Director of the National Library of Finland. "Manual correction is needed to weed out these mistakes so that the texts become machine readable, enabling scholars and archivists to search the material for the information they need."

Plusieurs jeux sont ainsi proposés grâce à un partenariat avec l'entreprise MicroTask.

Dans le jeu 'Chasse aux taupes' (Myyräjahti), deux taupes montrent au joueur deux mots différents et ce dernier doit défninr le plus rapidement possible s'ils sont ou non identiques. Il s'agit donc de retrouver des mots erronés dans les documents numérisés. Dans "le pont des taupes" (Myyräsilta), les joueurs doivent épeler correctement les mots apparaissant à l'écran. Chaque réponse juste aide les taupes à construire un pont par dessus une rivière. Bien sûr, ces réponses permettent également de vérifier la pertinence de l'OCR et donc de faciliter les recherches sur les documents.

Ca me fait penser à la "Fun theory", une théorie selon laquelle on peut changer les comportements des gens si on rends les actions plus amusantes (jeter les déchets à la bibliothèque, utiliser l'escalier plutôt que l'escalator...) une initiative mise en oeuvre notamment par Volkswagen.

mercredi 15 décembre 2010

Les jeunes ne savent pas utiliser le Web

Je reprends là le titre du billet de Brainsfeed qui signale un rapport du groupe CIBER pour le JISC et la British Library sur les évolutions de l'information sur le web et les compétences à acquérir pour la trouver.

The broad aims of the study are to gather and assess the available evidence to establish:

  • whether or not, as a result of the digital transition and the vast range of information resources being digitally created, young people, the `Google generation’, are searching for and researching content in new ways and whether this is likely to shape their future behaviour as mature researchers?
  • whether or not new ways of researching content will prove to be any different from the ways that existing researchers and scholars carry out their work?
  • to inform and stimulate discussion about the future of libraries in the internet era

Brainsfeed précise que, selon l'étude, finalement les digital natives ne seraient pas plus performants que les "anciens" sur le Web et que s'ils utilisaient plus facilement l'outil, ils manquent de visibilité périphérique et seraient très souvent mono-moteurs. rencontrant dès lors des difficultés de cette "génération Google" (i.e. née après 1993) pour comprendre et exprimer des besoins précis en information, elle aurait du mal à mettre en œuvre des stratégies de recherche efficaces.

Par extension, l'étude souligne le rôle des bibliothèques et pointe leur manque de visibilité et de reconnaissance, de "branding". Il propose également qu'elles s'appuient sur les réseaux sociaux largement utilisés par ces jeunes. Elles doivent mettre en place des formations pour acquérir ce genre de compétences informationnelles, et surtout des dispositifs d'évaluation des usages. Non seulement les mettre en place mais les prendre en compte et changer leurs politiques en fonction.



Information behaviour of the researcher of the future
http://bit.ly/16oT6s
Langue: anglais
Accès: gratuit

mercredi 24 novembre 2010

Connaître les besoins bibliographiques des chercheurs

Sur son blog collections 2.0, Steven Harris se demande comment récupérer les besoins de ressources de ses usagers, et notamment des enseignants-chercheurs. C'est un problème récurrent dans toute bibliothèque d'enseignement supérieur.

Steven Harris cependant propose une solution fondées sur les médias sociaux. Il explique :

Idées pour rassembler les demandes d'acquisitions des enseignants chercheurs

  • Demandez si les enseignants utilisent Zotero pour gérer les références bibliographiques, notamment la version 2.0 qui permet de synchroniser plusieurs ordinateurs. Ils peuvent ensuite partager leur "bibliothèque" sur zotero.org (cf par exemple : http://www.zotero.org/srharris19/items). Ils doivent se créer un profil. S'ils se créent un profil public, et que vous connaissez le nom du compte, vous pouvez visiter le compte et voir les références enregistrées. Vous pouvez même suivre ce profil Zotero via un flux RSS de sorte que vous n'avez pas à en mémoriser l'URL.
  • Ensuite, ils peuvent créer un dossier ou une collection intitulée "requête pour la bibliothèque" ou quelque chose du genre. Vous pouvez ainsi connaître facilement leurs besoins sans que cela change rien à leur façon d'utiliser Zotero : lorsqu'ils trouvent des références bibliographiques pour la bibliothèque, ils n'ont qu'à les enregistrer dans Zotero. Vous les repérez dans la collection idoine et les commandez.
  • Bien sûr, une organisation similaire peut être mise en place avec d'autres outils comme deli.cio.us, Evernote, Springpad, Connotea, voire WorldCat local.

Le plus important dans cette approche est que rien ne change fondamentalement pour l'enseignant chercheurs qui utiliserait déjà ces outils au cours de ses travaux ou de sa veille. En effet, s'ils doivent s'arrêter dans leur activité pour envoyer un courriel, appeler ou remplir un formulaire, cela risque de s'avérer pour eux trop ennuyeux voire, précise Steven Harris, breaks their process and train of thought, rompre le fil de leur pensée, tandis que si les bibliothécaires peuvent capturer ce qu'ils font ou récupérer ce dont ils veulent sans paraître intrusif, ils auront plus de succès.

Bonne idée. Encore faut-il que ce public utilise ces nouveaux outils.

mercredi 3 novembre 2010

Ebook in libraries manifesto

Vous avez probablement suivi les différents démêlés entre bibliothécaires et éditeurs outre-manche à propos des livres numériques. 2010 manifestement aura été l'année charnière sur ce sujet y compris en France avec les récentes discussions autour de la loi sur le prix unique du livre numérique... de la même façon que l'année précédente mettait en valeur Twitter et celle encore d'avant Facebook. Et oui, bloguer aujourd'hui paraît so 2005.

Quoiqu'il en soit, Steven harris revenant sur cet incident qui empêche tout prêt à distance de livre numérique, présente sur son blog Collections 2.0 un "Ebook in libraries manifesto" que je vous laisse découvrir :

Thus, I find that I must present this as my EBOOKS IN LIBRARIES MANIFESTO:

  1. The digital nature of ebooks offers great benefits that publishers and libraries should learn to exploit together.
  2. Clinging to practices that held sway in the physical book environment will be counterproductive to ebook uptake.
  3. Libraries will be as important to the uptake of ebook technology as marketing campaigns by publishers.
  4. Libraries must be allowed to distribute ebooks electronically to widely dispersed users.
  5. Libraries must be allowed to circulate an ebook to multiple users at a time.
  6. Authorized library users must be allowed to download an ebook to the device of their choosing, without being required to visit a physical library.
  7. Libraries are willing to implement some limit on the length of use of the downloaded ebook (DRM if you will). The library would not be giving away ownership of ebook files. Let the library select a limit that is best for its user population.
  8. Libraries are willing to adopt different pricing models for innovative digital services. Certainly, a multi-user ebook will be priced differently than a single print book. But the cost cannot be a factor of the total user population. Total actual use is a more realistic gauge of price. Libraries are willing pay more for heavily used materials. In turn, we would like to pay nothing for unused materials. Let us abandon “just in case” costs and focus on actual use. Digital makes that possible.
  9. Certainly, the copy-ability of ebooks could be a threat to publisher profits, but it is unlikely that such copying will be from library collections.
  10. Librarians are not pirates.

mercredi 27 octobre 2010

Marketing des biblitohèques

Le marketing des bibliothèques (fiche pratique de l'enssib) est un concept qui fait encore peur, du moins de ce côté de l'Atlantique, même si on trouve plusieurs mémoires traitant de communication dans les travaux de l'école (Le Rôle stratégique de la communication externe en bibliothèque universitaire, les Bibliothèques troisième lieu, Service public et marketing,...) et alors que le dernier congrès de l'IFLA proposait une série de conférences sur le sujet (les diaporamas au moins sont accessibles !). .

C'est moins le cas aux États-Unis où les établissements, pouvant moins compter sur le soutien des tutelles, doivent impérativement mettre davantage en avant les services qu'elles offrent à la communauté. Ainsi récemment Librarian in Black a-t-elle mis en ligne sur son blog un diaporama listant 20 étapes nécessaires pour un bon marketing des bibliothèques :

  1. Être référencé dans les annuaires généralistes
  2. Être référencé dans les annuaires spécialisés
  3. Être référencé dans les moteurs de recherche
  4. Avoir une adresse internet qui identifie l'établissement
  5. Disséminer services et événements sur les sites et agendas locaux
  6. Plus généralement être présent sur ces sites locaux, notamment ceux des partenaires
  7. Apparaître dans Wikipédia
  8. Proposer plug-ins, widgets et applications mobiles pour interroger ses ressources
  9. Référencer ses blogs dans les moteurs de recherche de blogs
  10. Géolocaliser sa bibliothèque !
  11. Ouvrir des comptes sur différents sites de médias sociaux
  12. Ouvrir des comptes sur différents sites de réseaux sociaux
  13. Être référencé dans des annuaires de wifi gratuit
  14. Utiliser la messagerie instantanée
  15. Utiliser les textos pour renseigner les usagers ou leur permettre de nous poser des questions (text-a-librarian)
  16. Participer à des sites d'experts (notamment de questions-réponses)
  17. Proposer des flux RSS
  18. Participer à des univers virtuels
  19. Utiliser Twitter
  20. faciliter l'accès aux ressources audio et vidéo

Ce à quoi on pourrait ajouter : s'offrir des badges !

UPDATE du 28/10 : une autre présentation sur le sujet : Marketing Strategies for Your Library de Susan Geiger, une documentaliste dans un lycée (High School) américain.

vendredi 1 octobre 2010

Follow a library Day, oct 1st

Ce 1er octobre est déclaré le #followalibrary Day sur Twitter. Si si. L'initiative vient d'un groupe de professionnels de l'information néerlandais qui explique leur démarche de la façon suivante :

What would happen if each person on twitter would mention his or her favorite library there? One definite outcome would be: the enormous amount of positive attention to this great industry. And for this reason October 1 2010 has been declared the follow a library on twitter day.

Bien sûr, un compte twitter, en plus du blog, est associé à l'événement. il regroupe déjà plus de 1 400 followers, on peut supposer qu'une bonne part d'entre eux sont d'autres bibliothécaires et professionnels de l'information.

Alors quoi ? L'idée est de lancer un tweet ce premier octobre évoquant ou listant les comptes de bibliothèques que vous suivez. Un peu à la manière des follow friday, de ces listes de comptes que vous suivez et que vous souhaitez mettre en valeur, faire connaître à l'ensemble de vos abonnés. Seule contrainte, utiliser le hashtag #followalibrary pour permettre d'identifier rapidement ce dont il s'agit.

De manière plus sympathique, les organisateurs ont demandé aux participants de proposer des vidéos promotionnelles de leur compte twitter, pour se faire connaître et pour favoriser l'usage de twitter. Je trouve l'idée bonne : on n'insiste jamais assez sur le côté promotionnel de nos initiatives et services, du moins de ce côté de l'atlantique.

Sur son blog, David Lee King propose lui d'aller plus loin : d'abord, bien utiliser le hashtag et ensuite s'assurer que les followers d'une bibliothèque retweettent ces messages. Le but est effectivement de gagner plus de followers, de se faire connaître.Enfin, profiter de cet afflux de comptes pour demander aux gens pourquoi ils ont effectivement cité le compte de la bibliothèque et ce qu'ils souhaiteraient voir tweeté. Une sorte d'étude de public. La question en effet n'est pas tant de gagner de nombreux usagers ce jour, mais bien de les garder dès demain.

Allez, avant de finir, le blog Follow a library propose une liste des comptes de bibliothèques sur Twitter dans le monde. L'occasion de visiter d'autres comptes et de voir ce qui est fait ailleurs. Pour l'instant, en France, seules trois bibliothèques sont mentionnées : Toulouse, Brest, et la BnF via son projet "Voix ensevelies".

Qu'attendez-vous pour vous inscrire ?

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