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Bibliothèques - réflexions

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mercredi 5 décembre 2007

Recycler ses vieux annuaires


Nous avons reçu à la maison la semaine dernière les traditionnels autant qu'inutiles annuaires de la Poste. Alors que je regardais ces étranges objets issus du fin fonds des âges, à l'ère du tout numérique et de l'écologie triomphante, je me demandais ce que j'allais bien pouvoir faire de ces épais volumes. Déjà, quatre annuaires des années précédentes prennent la poussière au fond d'un placard tout protégés de leur emballage plastique.

Hélène Blowers, du blog LibraryBytes, a la réponse à cette question cruciales qui propose tout simplement de les recycler en meubles. Elle rapporte en cela l'initiative de la bibliothèque pour enfant ImaginOn qui a lancé il y a quelques mois un appel pour récupérer de vieux annuaires et se proposait de les recycler lors d'une activité avec les enfants.

Bon, certes, ce n'est pas forcément très confortable, mais au moins l'idée a-t-elle le mérite de mêler l'utile et ... l'utile :) :  créer une activité, sensibiliser à l'écologie et au recyclage, créer des meubles sympas et pas chers, permettre une meilleure appropriation du lieu par les enfants.

Plus de photos sur le set FlickR du projet.

mardi 4 décembre 2007

Meebo dans l'Opac


Meebo est un logiciel de messagerie instantanée. En fait, plus encore, Meebo vous permet d'accéder à cinq logiciels de messagerie instantée (AIM, Yahoo!, MSN, Google Talk, ICQ et Jabber) à partir  de n'importe où sans rien installer. Tout se passe via votre navigateur. Vous pouvez ainsi discuter avec vos contacts et vos amis en toute liberté.

Pourquoi j'en parle ici ? Parce que David Lee King, sur son blog, rapporte qu'il a installé un widget Meebo dans son Opac. L'idée est simple : lorsque des requêtes sont infructueuses à partir du catalogue, et qu'un usager ne trouve rien, une fenêtre s'ouvre qui propose à l'usager de contacter un bibliothécaire via messagerie instantanée ou par téléphone (ils proposent également un numéro de téléphone au cas où l'usager préférerait appeler).

mercredi 21 novembre 2007

Le bibliothécariat (2) : travaux et fonctions, administrateurs, conditions de travail

Suite et fin de la lecture de l'ouvrage Le bibliothécariat de Raymond Tanghe. Raymond Tanghe, avais-je omis de préciser, était alors directeur adjoint de la Bibliothèque nationale de Canada.

5. Travaux et fonctions

Dans son ouvrage, Raymond Tanghe tente de dresser un portrait d’ensemble des fonctions afférentes au métier de bibliothécaire.

 Il traite ainsi d’abord des services internes, expliquant qu’ils visent à constituer les collections, et détaille ce que sont acquisitions, cataloguement, classification et dépouillement de revues.

 Ensuite, il aborde les services publics qui mettent les collections à la disposition des usagers et détaille les services de consultation, de circulation (dont bibliobus : souvent le bibliobus est accueilli comme la manne dans le désert et le bibliothécaire a le sentiment de faire œuvre d’éducateur et dispensateur de joie), d’orientation des lectures et d’aide aux chercheurs. Dans ces deux derniers cas, l’auteur examine deux aspects du travail de bibliothécaire : la fonction éducative et la fonction adjuvante.

La fonction éducative

 La fonction éducative consiste à développer les facultés intellectuelles et morales des usagers. Il s’agit avec les enfants « d’encourager le goût de la lecture, mais sans permettre qu’elle empiète sur les devoirs ». Il y a aussi le choix de la lecture et c’est l’occasion de parler de pédagogie dans le cadre de bibliothèques scolaires et du rôle « beaucoup moins facile » du bibliothécaire auprès des adolescents, posant la question : « sans l’appui des cadres scolaires comment, d’un rebelle en puissance, se faire un ami ? ». La difficulté réside en effet dans le refus d’un emprunt que le jeune ne doit pas lire « ne pas opposer un refus sans avoir au préalable tenté de le dissuader ; préférer le ton léger de la camaraderie à l’homélie ; expliquer en quoi le livre ne convient pas ; démontrer la validité des raisons et se montrer ferme ». A contrario, il y a la joie profonde d’initier au beau, le plaisir de communiquer la culture acquise et l’excusable sentiment de fierté éprouvé en constatant les progrès accomplis.

Pour les adultes, la fonction éducative se déroule plus sur un plan de collaboration, ignorer les incurables mécontents (le bibliothécaire n’a pas à jouer les psychiatres) et noter les observations judicieuses et pertinentes.

Bien souvent la fonction éducative du bibliothécaire consiste à prêcher d’exemple. Il lui faut les qualités d’un bon diplomate, donc de l’entregent ; il doit distinguer l’hurluberlu dont il est vain de tenter l’éducation, du lecteur intelligent aux idées par trop arrêtées ; le curieux qui ne demande qu’à s’instruire, de celui qui dévore des bouquins sans les assimiler ; le chronophage (pour reprendre le néologisme d’André Maurois), qui fait perdre votre temps à raconter ses petites histoires, de l’être désemparé qui a besoin d’un conseil, d’un charitablecoup d’épaule pour le remettre sur la voie. Le bon bibliothécaire sait d’instinct à qui il peut rendre service et comment, et il agit en conséquence.

Enfin, ex officio, le bibliothécaire doit suivre les programmes culturels de sa ville, lui faire honneur et apporter sa contribution aux démonstrations collectives, propager l’amour de sa patrie, montrer en exemple les grands citoyens du passé.

La fonction adjuvante

La fonction adjuvante est celle qui fait concourir le bibliothécaire aux recherches et aux travaux de spécialistes. Son rôle ne s’arrête en effet pas à l’analyse et au classement des documents reçus, mais il s'agit également pour lui d’augmenter les collections en conséquence, de proposer des bibliographies aux chercheurs notamment via des services de références. Une fonction qui s’est développée autant dans les bibliothèques d’entreprises que dans les bibliothèques scientifiques où ce qui est demandé consiste de plus en plus souvent à fournir rapidement un renseignement, une date, une formule « à l’état pur », dégagé de la littérature et les bibliothécaires deviennent des « spécialistes de l’information » ou des « documentalistes ». Mais revenant sur cette distinction, l’auteur explique :

 Avant de se diviser en passant à travers le prisme, la lumière est une. Nous croyons que le bibliothécariat possède l’organe uniqued’une profession homogène, malgré les modalités des services que ses membres sont appelés à rendre, tout comme l’ingénieur peut être spécialisé en génie minier, électrique, militaire, maritime, etc., selon les études qu’il a faites, mais tous les ingénieurs ont une même formation de base et ont souvent appris dans les mêmes écoles, les techniques spéciales qui les différencient.

Il confirme cependant que la fonction d’aider les chercheurs n’est pas une sinécure qui ne savent pas toujours exactement ce qu’ils désirent ni ce qui peut les aider et ajoute qu’il appartient aux étudiants qui se destinent à travailler dans des bibliothèques spécialisées de chercher à suivre des cours dans les universités des enseignements, cours qui ne saurait se donner dans les écoles de bibliothéconomie, l’expérience complétant cette formation trop sommaire. Par enseignement spécialisé, on entend enseignement scientifique, mais également littéraire ou juridique, l'occasion pour l'auteur d'évoquer l'ensemble de ces bibliothèques spécialisées, les bibliothèques nationales et de louer les outils proposés comme le catalogue collectif précisant, in fine :

Il semble que la fonction adjuvante soit ici exercée par les biblitohèques ; en réalité, il y eu pour constituer, accroître et exploiter ces collections, des générations de bibliothécaires qui se sont succédé et l'usager d'aujourd'hui bénéficie de leur oeuvre.

6. Le rôle des administrateurs

L’administration des bibliothèques se fait par le bibliothécaire en chef, appelé aussi conservateur ou directeur. Ses fonctions concernent

  • le recrutement, la promotion et la direction du personnel ;
  • l’établissement du budget et l’emploi des fonds ;
  • l’aménagement et l’utilisation des meubles et immeubles ;
  • l’orientation des collections ;
  • l’élaboration et l’application des règlements de la bibliothèque ;
  • les relations avec l’extérieur.

 Le personnel : L’administrateur évalue et définit les devoirs de chacun et les fait connaître aux intéressés. Le recrutement se fait généralement par concours en présence ou non du chef de service, sachant que « les tentatives de débauchage par surenchère clandestine sont contraires à l’éthique professionnelle ».

Le bibliothécaire en chef doit encourager le personnel à poursuivre des études, à s’améliorer dans le but d’obtenir des promotions, promotions qui doivent être présidées par un esprit de justice selon l’intérêt de la bibliothèque.

Travaillant avec des êtres complexes, sensibles, exposés à la fatigue nerveuse, le directeur se doit de tenter de dissiper et d’éliminer les causes de conflit et d’encourager l’esprit de corps et la camaraderie parmi le personnel. Les qualités d’un bon administrateur « se révèlent à la moindre occasion : décision, esprit de suite, justice, fermeté et foi rayonnante ».

 Le budget :Administrer, c’est prévoir. Il s’agit pour l’administrateur de soumettre ses prévisions, les justifier, les faire approuver et lorsque les crédits sont votés, de veiller à faire cadrer les dépenses avec les sommes appropriées à chaque article du budget (salaires, acahts, fournitures, équipements, assurances, entretiens…)

 Les locaux :Trouver des locaux, de l’espace, reste le cauchemar des bibliothécaires tous débordés par me raz  de marée de l’édition contemporaine. Prévoir, ici, c’est penser cinq, dix ans d’avance. Le bibliothécaire doit élaborer des plans et les faire accepter par les architectes, évitant au possible les frontons grecs et les escaliers monumentaux. Il doit se tenir au courant des standards de superficie nécessaire par lecteur pour aborder l’architecte bien armé et défendre les intérêts des personnels et des usagers. Il doit également se tenir au courant de ce qui se fait en matière de mobilier.

 Politique d’acquisition :Il faut savoir choisir, refuser, émonder, mettre en réserve, au rebut suivant les cas les ouvrages et éviter toute politique omnivore. L’administrateur doit alors juger les points faibles des collections, selon les avis parfois des membres des facultés dans des bibliothèques scientifiques, voire tenter des expériences de coopération en matière d’acquisition, comme ce fut le cas aux Etats-Unis sous le nom de Farmington Plan.

Règlements : Les règlements concernent les personnels (horaires, discipline, congés, privilèges) et les usagers (heures d’ouvertures, inscriptions, sanctions…). Les règlements doivent être faits connus de tous et appliqués avec fermetés mais sans excessive rigueur. Ils sont approuvés par les autorités de la bibliothèque.

Il arrive cependant que ceux-la même qui les ont approuvés paraissent réfractaires à leur application comme c’est le cas par exemple des professeurs dans les universités.

Relations avec l’extérieur :Rencontrant souvent des personnages influents, le directeur doit pouvoir solliciter appui moral et générosité. Il est ambassadeur de l’institution qu’il représente et, à ce titre, doit savoir garder son rang. A travers réunions, congrès, en écrivant des articles, prenant part à des émissions éducatives, il étend son rayon d’action au-delà des murs de sa bibliothèque et prêche d’exemple. Ses assistants et autres bibliothécaires l’imiteront et ainsi se transmettra le flambeau.

 7. Salaire et conditions de travail

Les salaires sont encore très disparates et il est impossible d’en dresser un tableau d’ensemble.

Les bibliothèques sont ouvertes jusqu’à 80 heures par semaine sur cinq jours pour une durée hebdomadaire de travail de 35h à 40h. Les vacances varient de 15 à 20 jours ouvrables. Le chomage n’existe pas « pour un bibliothécaire compétent ». L’insécurité de l’emploi existe lorsque les employeurs discourent sur la justice sociale, au lieu de la pratiquer.

Les offres d’emploi paraissent dans des revues professionnelles et parviennent aux écoles de bibliothéconomie. Pour le recrutement, ce qui prime partout est une personnalité ouverte :

un bibliothécaire n’est pas seulement le détenteur d’un baccalauréat en bibliothéconomie ; c’est un être complexe qui, en plus de son savoir, devra mettre toutes ses qualités personnelles au service des autres.

... ce qui forme, vous en conviendrez, une jolie conclusion.

samedi 17 novembre 2007

Le bibliothécariat (1)

Je suis en train de lire un petit livre de Raymond Tanghe intitulé "le bibliothécariat". L'ouvrage, daté de 1962 et publié au Québec, veut dresser un portrait de la profession afin d'éclairer et attirer d'éventuels "aspirants-bibliothécaires" comme il le dit.

Le bibliothécariat, précise l'auteur, se veut un néologisme formé sur le même mode que notariat ou secrétariat pour désigner la fonction et la profession de bibliothécaire. Rien à voir avec le prolétariat donc (dommage, j'aimais bien une formule du genre : "Bibliothécaires de tous les pays, unissez-vous !" ^__^)

Le livre n'est pas bien long, à peine 118 pages, dans lesquelles il se propose de traiter :

  1. Le champ du bibliothécariat
  2. Aptitudes et Qualités recquises
  3. La formation de base
  4. La formation professionnelle
  5. Travaux et fonctions
  6. Le rôle des administrateurs
  7. Salaires et conditions de travail
  8. Projet de services collectifs à l'intention du Québec
1. Le champs d'action du bibliothécariat
Il s'agit là pour l'auteur de souligner l'importance de la profession liée à la multiplicité et l'expansion continuelle des connaissances humaines. On pourrait calquer la carte des progrès de la civilisation sur celle de la fondation des bibliothèques affirme-t-il. Le bibliothécaire fait face à la portée humaine et universelle de sa profession, lui laissant le choix de travailler partout dans le monde.

Expliquant la grande féminisation de la profession, Raymond Tanghe raconte que :

la prédominance des femmes dans la profession [...] tient à leur aptitude à exécuter des travaux minutieux, et au rythme du travail dans une bibliothèque qui convient à leur niveau de force, de résistance et de patience.  [...] Ce portrait  [de la bibliothécaire austère] n'avait rien pour rendre la profession attrayante : les hommes s'en détournaient d'autant plus que la prédominance des femmes avait pour effet de maintenir les salaire à un niveau très bas.

Il explique ensuite que la situation a changé avec l'arrivée d'un certain nombre de bibliothécaires dynamique et poursuit :

Une plus grande proportion d'hommes dans la profession remédierait sans doute à deux des causes qui aggravent la pénurie de personnel : l'absentéisme et l'abandon de la profession lors du mariage.

De toute façon, si les hommes ont plus souvent des postes de direction, c'est en raison de leur plus grande stabilité. Voilà qui est charmant...

2. Aptitudes et Qualités recquises

En plus des qualités fondamentales telles que l'intelligence, l'intégrité, la persévérence, dites nécessaires partout, le bibliothécaire se doit de faire montre de :

  • Serviabilité (et avec le sourire, est-il précisé) à l'égard des lecteurs mais aussi de ses collègues et de sa hiérarchie
  • Ordre et méthode : où les individus par ailleurs charmants doués et intelligents qui ne savent pas maintenir l'ordre dans leurs affaires [...] sont la plaie des bibliothèques. Livre mal rangé, livre perdu, fiche mal classée, fiche fichue.
  • culte du livre : il ne s'agit pas de bibliolâtrie ni d'un attachement déraisonné à des pages imprimées mais le respect d'un témoin et d'un instrument de civilisation.
  • curiosité intellectuelle : afin de pouvoir répondre au mieux dans les domaines où il a des services à rendre
  • tolérance : afin de ne pas faire de remarque sur les desiderata des lecteurs, ceci cependant dans les limites de la morale. Bien conduit, avec nuance et doigté, avec jugement et compréhension, avec tolérance, ce dialogue [entre lecteur et bibliothécaire] est proprement de l'apostolat.
  • stabilité : Il ne faut pas que le bibliothécaire soit trop mobile mais plutôt qu'il approfondisse les connaissances du fonds de sa bibliothèque
L'auteur termine en précisant que le travail en bibliothèque ne convient ni à des dilettantes ni à des lymphatiques : Le bibliothécariat est une profession active, dynamique même ; c'est dans ce sens que le recrutement doit se faire dès l'entrée à l'école de bibliothéconomie.

3. La formation de base et la formation professionnelle

En gros, pour être bibliothécaire, il faut au moins avoir le baccalauréat, seul diplôme attestant d'un minimum de culture générale. Certes, la profession attire plus de littéraires que de scientifiques mais l'auteur explique cela en affirmant que (c'est beau ):

Il semble que de travailler dans une bibliothèque créé un climat d'intérêt général pour les choses de l'esprit et une soif de culture ; la lecture, source d'enrichissement et de lumière intérieure, estompe la trivialité, comble ce qui pourrait être creux, éclaire la grisaille des jours et peut aider à forger un instrument de progrès.

La bac privilégié semble être celui d'histoire de l'art cependant ou du moins un parcours classique d'humanités gréco-latines avec deux années de philosophie même si les options latin-langues vivantes ou sciences-langues vivantes sont reconnues. Ceci dit, Raymond Tanghe précise bien que :

Il n'est pas obligatoire que la formation du bibliothécaire soit "littéraire", comme on le croit généralement parce qu'il y a dans les annales de la profession de grands noms de poètes et d'écrivains. Il y a eut aussi des historiens, des théologiens, des philosophes et des biologistes ; il y a place pour des spécialistes en sciences politiques, en musiques, en beaux-arts. Mais en proposant le bibliothécariat aux étudiants amenés à bifurquer dans leurs études, entendons bien qu'il devront nécessairement prendre une formation en bibliothéconomie.

La formation professionnelle quant à elle se donne dans des écoles qui pour la plupart relèvent des universités (on sent là le contexte canadien). Les aides-bibliothécaires devraient alors apprendre la dactylo, la technique du prêt des livres, l'étude de la terminologie de la profession (en anglais et en français), des notions sur l'environnement des bibliothèques, sur la fabrication d'un livre, sur l'édition, des cours sur la reliure et la réparation d'un livre, la tenue d'un Kardex, la classification Dewey, la rédaction d'une fiche catalographique. Les bibliothécaires, en plus, devraient apprendre les systèmes de classification, la bibliographie analytique, le choix des livres, l'histoire du livre et des biblitohèque, les différentes sortes de bibliothèques, leur rôle et leur aministration, avec des stages pratiques in situ dans les divers services afin de se familiariser avec l'ensemble des processus et procédures employés.

Une fois dans la carrière, le bibliothécaire doit avoir à coeur de continuer à se perfectionner et notamment en étudiant les sciences de l'hommes afin de conseiller au mieux (i.e. de manière éclairée et affranchie des propagandes) ses concitoyens sur des questions qui concerne leur vie sociale, syndicale, voire politique. En second lieu, le bibliothécaire doit s'appliquer à développer une consicence de groupe, et de groupe professionnel :

Le bibliothécaire doit regarder comme nécessaire à son perfectionnement professionnel l'adhésion à une au moins des grandes associations de bibliothécaires, mais avec la détermination d'y jouer un rôle actif, non pas seulement en parlant ou intervenant dans les discussion lors des assemblées générales, mais en collaborant à la vie de l'association, en participant aux travaux des comités, en apportant sa contribution au bulletin, aux congrès, aux journées d'études. Servir ! Servir ! Servir ! Ce mot reviendra toujours associé à celui de bibliothécaire.


samedi 10 novembre 2007

Internet en bibliothèque



Cette photo a été prise dans la bibliothèque publique de San Clemente, au Canada. Elle montre une répartition originale des accès à internet. Les postes non filtrés font face au bureau de référence de sorte que les bibliothécaires peuvent discrètement vérifier le caractère licite des consultations.

vendredi 2 novembre 2007

RFID en bibliothèques

J’en avais déjà parlé, mais si vous lisez l’espagnol, n’hésitez pas à vous intéresser aux articles du « Profesional de la Informacion ». Le numéro de cet été (Julio-agosto 2007, Vol. 16, n°4) était dédié aux bibliothèques universitaires (sommaire en ligne).

Dans l’ensemble, il s’agit pour la revue ibérique de souligner les transformations que rencontre la bibliothèque universitaire liées au processus de Bologne et à la mondialisation des universités. On parle alors d’impact des bibliothèques dans leur environnement, de formation des usagers, de démarche qualité, de planifications… On parle de nouvelles technologies, d’arrivée du web 2.0, des opacs ou de la RFID… On parle enfin, ou plutôt on ne parle plus de bibliothèques universitaires. En Espagne, en effet, celles-ci ont été remplacées par des CRAI : centro de recursos para el aprendizaje y la investigacion ou centres de ressources pour l’apprentissage et la recherche.

Je reviendrais sur ce dernier point dans un autre billet car il me semble assez intéressant et révélateur d’une tendance lourde en ce moment un peu partout en Europe. Un autre article d’ailleurs évoque les fameux Learning centers mis en place dans les années ’90 au Royaume-Uni. Un autre billet, car je veux ici parler et retranscrire l’article sur la RFID (d'où le titre).

GOMEZ-GOMEZ, Alberto, ENA-RODRIGUEZ, Borja, PRIORE, Paolo. “RFID en la gestión y mantenimiento de bibliotecas” in El profesional de la información, 2007, juillet-août, v. 16, n. 4, pp. 319-328. disponible en ligne [sur abonnement] : http://elprofesionaldelainformacion.metapress.com/link.asp?id=m271031704t26253

Abstract:

Radio frequency identification (RFID) is an emergent technology that is currently growing in importance. Companies can improve inventory control and track their products by gathering data from RFID labels on the products. Most of the applications for libraries use RFID of 13.56MHz or less, following ISO standards 15693 and 18000-3. The components and operation of an RFID system are described and applications in diverse sectors are noted, particularly with respect to libraries. A general RFID implementation model for a library is presented and practical applications currently in use are described, along with the benefits that result.

Première remarque, l’article a été coécrit par deux professeur de gestion en entreprise et un ingénieur en télécommunication ; du coup, ce dernier s’attarde pas mal sur les aspects techniques de la mise en place. Le papier en lui-même propose une première partie sur la technologie RFID (systèmes, étiquettes, lecteurs), puis une seconde sur les applications techniques, possibles et réalisées en bibliothèques.

La technologie RFID

Le système d'identification à haute-fréquence se compose d’un lecteur (transmetteur/récepteur + codoficateur) qui lit et écrit des données et d’un transponder (étiquette de radio-fréquence) située dans l’objet que l’on veut identifier. Les deux dipositifs communiquent entre eux. Je passe sur les aspects électriques, disons juste que la portée, la vitesse et le protocole de transmission dépendent de l’étiquette et de la fréquence choisie.

Les étiquettes sont de deux sortes, les « passives » qui ne fonctionnent qu’à proximité d’un lecteur et ne sont pas capables de générer des signaux de forte intensité et qui sont plus adaptées aux produits dont le mouvement est constant et contrôlé, et les « actives » qui disposent d’un système d’alimentation interne, plus puissantes et plus chères et dont l’usage est plus adapté à des processus dynamiques, où l’interrogation de bases de données est nécessaire.

Les lecteurs sont chargés de détecter les étiquettes présentes dans leur champ d’action. Un lecteur doit être capable de conditionner le signal reçu, de détecter et de corriger les erreurs. Enfin, la majorité d’entre eux peut communiquer avec un ordinateur, voire un téléphone mobile ou un PDA.

Je passe sur les usages en entreprises pour m’attarder sur

La RFID et les bibliothèques

La première bibliothèque à employer de la RFID fut la Farmington Community Library dans le Michigan, en 1999. En plus d’améliorer les opérations de prêt et de retour, de faciliter le rangement des ouvrages et d’alléger la charge de travail des bibliothécaires, les systèmes de RFID promettent de fournir un meilleur contrôle face au vol et aux ouvrages non rendus. Toutefois, il convient de souligner que dans l'actuel état de développement de la technologie, son introduction dans les bibliothèques rencotnre plusieurs problèmes non encore résolus. Parmi les plus importants, on peut souligner le manque de contrôle devant le caractère privé des données, l'absence de standards et le coût, tant des dispositifs comme du développement de systèmes RFID.

Dans une bibliothèque, il faudrait d’abord étiqueter tous les types de documents (livres, revues, CDs…) Les étiquettes peuvent se coller sur une feuille de papier, elles ont une mémoire en lecture/écriture et font aussi fonction d’antivol. Quand elle est lue pour un prêt, la partie « antivol » se désactive. C’est un grand changement par rapport aux systèmes actuels où le mode d’identification et le système antivol sont séparés. Le système de prêt est formé d’un lecteur pour identifier l'usager, lequel dispose d'une carte, un lecteur RFID sur lequel se posent les livres et d’un écran tactile pour aider dans la procédure de prêt automatique. Les livres sont alors placés sous le lecteur et la carte de l’usager sous un scanner de code-barres ; L’étiquette est lue, ce qui désactive la fonction antivol et enregistre le prêt dans la base de données. Le retour peut se faire de la même façon. Pour mener à bien le récolement des ouvrages ou vérifier leur rangement, on peut utiliser des lecteurs portatifs. Le système derrière, en plus de recueillir et de visualiser des informations peut proposer d’autres données statistiques comme les heures et la quantité des prêts, des retours, la moyenne de livres prêtés par usager, la durée moyenne des prêts et des comparaisons entre le prêt automatique et le prêt assuré par le personnel.

dispositif 3M proposé par Libraryman

Concrètement ça donnerait : l’usager effectue la recherche d'un livre ou d’un article, avec l'aide ou non du personnel. Une fois qu'il a choisit un document, il va à l’automate de prêt et place sa carte de sous le lecteur de code à des barres ou de RFID, suivant le cas. L'ordinateur l'identifie et lui montre ses informations en cours (livres ou articles en prêt, date de retour, etc.). Si l’usager remplit toutes les conditions, il peut effectuer un prêt, et pour cela passe le livre sous le lecteur RFID, qui fournit l'information à la base de données et désactive le bit de sécurité. Au moment de quitter la bibliothèque, l’usager doit traverser les bornes antivol situées à la sortie qui activeraient une alarme au cas où le livre n'aurait pas été correctement emprunté. Pour rendre ses emprunts, l’usager passe ses ouvrages à l’automate de retour,  pour  mettre à jour ses données et faire apparaitre ses documents dans la base de données comme rendus.

En ce qui concerne le respect de la vie privée, le personnel doit s’assure de la confidentialité des données. Certaines personnes craignent que les étiquettes de leurs livres puissent être lues et divulguer ainsi leurs données (numéro de lecteurs, etc.). Ceci peut être évité en stockant ces données uniquement dans les cartes des usagers. Mais les principaux problèmes liés à la vie privée apparaissent quand on parle d’introduire des puces RFID sur la carte d’identité où résident des informations sensibles, ce qui est éloigné de l’usage possible en bibliothèque et relève plutôt des compétences du législateur.

from Doctor fun

Les avantages en revanche sont nombreux : dans la majorité des cas en bibliothèques on a employé des étiquettes de Haute Fréquence à 13.56 MHz, puisqu'on n'a pas besoin d'une grande portée de lecture et qu’il s’agit du standard le plus diffusé aujourd’hui. Les principaux standards de HF pour bibliothèques sont l'ISO15693 et l'ISO18000-3 (ISO, 2001). Les étiquettes sont passives parce que la quantité d'information nécessaire pour stocker les informations n'est pas très importante. Avec la RFID, on gagne du temps dans les processus de circulation du document (automatisation des tâches), au moment du récolement, le système détecte même les ouvrages qui sont mal rangés. Pour obtenir des statistiques fiables sur l'utilisation du lieu on peut installer des capteurs dans les points de lecture. Le coût peut être un obstacle mais il devrait être réduit au fur et à mesure de l’utilisation de la technologie, et au su des bénéfices engendré, il apparaît moindre.

Quelques bibliothèques qui ont adopté la RFID

Les étapes de mis en place sont :

  • Étiquetage des documents  
  • Installation des lecteurs, appareils de prêt et retour.
  • installation de logiciels adéquat pour la gestion, le contrôle et le maintien des données des usagers et de la localisation des livres, permettant l'acquisition de données en temps réel.
  • Mise en œuvre.

 Le tableau suivant donne une idée du temps nécessaire pour étiqueter tous les livres selon le nombre d’appareils dont on dispose :

 

temps nécessaire pour l'étiquetage des documents (en semaines)

Nº de stations

Nº de documents

50.000

250.000

500.000

750.000

1

10

50

100

150

2

5

25

50

75

3

3,5

17

34

51

4

2,5

12.5

25

37.5

5

2

10

20

30

6

1

5

10

15


Enfin, quelques exemples de bibliothèques ayant mis en place la RFID dans leurs établissement :
Biblioteca pública West Bloomfield Township : http://checkpointsystems.com/docs/cpt-west_bloomfield _library.pdf
Cerritos Library (California): http://checkpointsystems.com/docs/CPT-Cerritos.pdf
Biblioteca Colchester : http://www.intellident.co.uk/downloads/ColchesterCaseStudy.pdf
Centro de Humanidades y Ciencias Sociales de Madrid: el Ministerio de Educación yCiencia  : http://www.rfid-magazine.com/noticias/detalle.php?id=454

[pour des ressources en France et en français voir Bibliopédia : http://biblio.wikia.com/wiki/RFID et le gros dossier de l'ADDNB : http://addnb.fr/rubrique.php3?id_rubrique=50]

Voir aussi (toujours proposé dans l'article) :
  • Gartner consulting. Gartner high-lights key emerging technologies in 2005 hype cycle. http://www.gartner.com/press_releases/asset_1344 60_11.html
  • Kern, c. "Radio-frequency-identification for security and media circulation in libraries”. in: The electronic library, 2004, v. 22, n. 4, pp. 317-324
  • Libbenga, J. Vatican library adopts RFID, 2004. http://ww.theregister.co.uk/2004/07/09/vatican_library_rfid
  • Mccullough, J.  “Redesigning library applications for PDAs: ILS vendor perspective”. in: Library hi tech, 2003, n. 21, pp. 393-399.
  • singh, J.; Brar, N.; Fong, c. “The state of RFID applications in libraries”. in: Information technology and libraries, 2006, n. 25, pp. 24-32.
  • sue, K. “The implementation of the RFID system for improving customized service: the case of the National Library of Korea”. in: World library and information congress, 2006. http://www.ifla.org/IV/ifla72/papers/140-Kim-en.pdf
  • Wu, N. c.; Nystrom, M. A.; Lin, T. R.; yu, H. c. “Challenges to global RFID adoption”. En: Technovation, 2006, v. 26, n. 12, pp. 1.371-1.323.

mercredi 31 octobre 2007

Changement de programme pour le concours de conservateur 2008


Le site de l'enssib fait état de nouvelles modalités d'organisation des épreuves du concours interne et du concours externe de conservateur à partir de la session 2008.

Lire le nouvel arrêté : Arrêté du 5 octobre 2007

L'arrêté du 5 octobre 2007 fixant les nouvelles modalités d'organisation des épreuves du concours de conservateur d'état fait référence à un programme et à une bibliographie.

Ces modifications seront applicables aux concours dont la première épreuve se déroulera à compter du 1er janvier 2008.


Le nouveauté réside donc dans ce programme, décliné en quatre sections qui sont "Culture et société depuis le 19e en Europe", "La France dans le monde contemporain", "Organisations politiques et territoriales" et "Thématiques spécialisées" (où l'on retrouve la diffusion des connaissances, la société de l'information, l'histoire des médias, la propriété intellectuelle, industries culturelles). Ce changement impacte sur les épreuves de composition (admissibilité) et de conversation avec le jury (admission) qui auparavant portait officiellement sur "un sujet d'ordre général relatif à la vie intellectuelle (idées, sciences, lettres et arts)" [dixit le site de l'enssib].

Le programme devrait être "complété par des indications bibliographiques publiées au Bulletin officiel de l'éducation nationale", l'arrêté précise enfin que le programme de l'épreuve écrite de culture générale et de l'épreuve de conversation avec le jury sur une question de culture générale est publié au bulletin officiel de l'éducation nationale.

Première remarque d'un point de vue formel : les documents, programme et bibliographie, proposés par l'enssib ne comportent pas de logo ni d'indication de provenance ni de date. Du coup, je me pose des questions quant à leur provenance : sont-ce les programmes officiels ou des documents proposés par l'école ? Je penche pour la première proposition, néanmoins, il est dit qu'une publication au BO est prévue et si c'était le cas, nous aurions en plus les références de cette publication a minima.

Deuxième remarque : c'est quand même un changement important que de créer un programme. C'est à la fois une évolution rassurante (on sait plus à quoi s'attendre malgré la vastitude des thèmes évoqués) et contraignante. Je me demande aussi si ce mode ne va as favoriser des candidats sortant d'études et encore inscrits dans un processus de bachottage ou  que sais-je... Enfin, nous verrons bien.



Autres textes de références
:

Décret n° 92-26 du 9 janvier 1992 modifié par le décret n° 2001-946 du 11 octobre 2001, référence (RLR 626-1a).

dimanche 28 octobre 2007

Histoire des fournisseurs de SIGB


Les élèves de l'EBSI signalent un graphique fort intéressant de Marshall Breeding. Le graphique reprend et souligne les créations, acquisitions, fusions des entreprises créatrices de SIGB, avec leurs changements de noms éventuels.  

D'une manière générale, le site et le blog, Library Technology Guides :Key resources in the field of Library Automation, valent le coup d'oeil...

The Library Technology Guides website aims to provide comprehensive and objective information related to the field of library automation. This site has no affiliation with any library automation company. Whether you are in the process of selecting a library automation system, or just want to keep up with developments in the field, Library Technology Guides is the place to start.

samedi 14 juillet 2007

IFLA 2007 - Durban et Dakar

Vous le savez peut-être, ou pas, mais la conférence annuelle de la Fédération internationale des institutions et associations de bibliothécaires (IFLA) se tiendra cette année du 19 au 23 août à Durban, en Afrique du Sud, et aura pour thématique principale : "Libraries for the future: Progress, Development and Partnerships" soit : "Bibliothèques du futur, progrès, développement et partenariats".

Les bibliothèques et le secteur de l'information doivent s'assurer que ses services correspondent aux besoins réels de ses clients.

Nous servons plusieurs mondes : éducation (enseignement et apprentissage : primaire, secondaire et tertiaire), recherche ; entreprises et intelligence économique ; formation des adultes et loisirs ; enfants ; distraction ; créativité ; développement politique ; etc.

Quel service peut apporter le secteur des bibliothèques et de l'information à ces différents mondes ? Les services à ces différents mondes sont-ils étanches et isolés les uns des autres ou doivent-ils se fertiliser les uns les autres ? Quelle relation doit-il y avoir entre ces différents mondes ? Quel rôle directeur et créatif peut jouer l'IFLA dans la communauté mondiale et quel impact peut avoir le secteur des bibliothèques et de l'information ?

Explorer les progrès et les nouveaux modèles de développement des bibliothèques dans les pays en développement. Former et construire des partenariats pour aider au développement ; accroître le niveau de la profession ; obtenir des financements ; entre nous et les utilisateurs.

Vous pourrez trouver le programme de ce 73e congrès en ligne. Certaines des interventions ou plutôt les textes des interventions sont d'ailleurs déjà en ligne, sous forme d'articles (ex : le service de livraison électronique sécurisé à l'INIST [pdf]).

L'idée de situer cette conférence en Afrique du Sud n'est pas anodine. En premier lieu, l'IFLA essaie de proposer des lieux différents et dans toutes les régions du globe. L'année dernière, la conférence se situait à Séoul, en Corée, et l'an prochain le congrès annuel se tiendra à Québec, au Canada. Le choix de l'Afrique est censé montrer symboliquement que les collègues et les problématiques de ce continent ne sont pas oubliés même si -assez paradoxalement, en en discutant avec des collègues, il semble qu'il devrait y avoir peu de collègues africains cette année, l'Afrique du sud étant un pays où la vie est relativement chère.

Pour préparer ce congrès annuel, un pré-congrès est organisé quelques jours plus tôt, du 14 au 16 août 2007 à Dakar, au Sénégal. Cette pré-conférence a pour thème : "Le management des technologies et des systèmes automatisés de bibliothèques dans les pays e voie de développement : logiciels libres vs options commerciales". Il est coordoné par Réjean Savard de l'Université de Montréal au Québec.

Le programme de cette avant-première est également d'ores et déjà disponible en ligne [pdf] et devrait proposer un tour d'horizon des logiciels libres, des études comparatives, des études de cas, un focus sur l'utilisation des nouvelles technologies pour le développement et notamment en Afrique.

Le thème de cette pré-conférence sera le management des technologies et des systèmes automatisés de bibliothèques dans le contexte des pays en développement, et à la lumière des développements récents concernant les logiciels libres et leurs applications, comme les nouveaux produits commerciaux. Les objectifs de la pré-conférence sont :

  • De réunir ensemble les praticiens, chercheurs, et enseignants en science de l’information tout comme les concepteurs et les fournisseurs de technologies, logiciels et autres produits qui peuvent être utiles aux bibliothèques et à leurs utilisateurs, afin d’échanger des informations et des idées;
  • De partager les expériences internationales touchant les différentes approches du management des technologies et des systèmes automatisés de gestion de bibliothèques dans le contexte des pays en développement;
  • De favoriser la mise en place de groupes d’étude sur ces questions parmi les professionnels de l’information africains des différentes communautés linguistiques;
  • D’explorer les possibilités pouvant être offertes par les programmes de base de l’IFLA pour aider les pays en développement à améliorer leur management des nouvelles technologies et des systèmes automatisés de gestion de bibliothèques. 

mercredi 11 juillet 2007

déclaration de politique générale

Il y a déjà deux semaines, notre premier ministre faisait une déclaration de politique générale. Pour celles et ceux qui auraient raté ce moment, l'intégralité du discours est évidemment disponible en ligne sur le site du premier ministre et certains autres commerciaux (mais avec des gras, et des photos donc plus facile à lire).

Je ne relèverai pas l'intégralité du discours mais m'octroie néanoins le loisir de citer un passage évoquant les bibliothèques universitaires dans les paragraphes évoquant la rénovation de l'Université française :

"Faire de nos universités des pôles d'excellence. Pour cela, leur gouvernance sera clarifiée et renforcée. Leur autonomie sera réelle. Leurs responsabilités financières et pédagogiques seront accrues. Elles disposeront librement de leur patrimoine. Cette réforme décisive s'accompagnera d'une concertation de fond, dès à présent engagée, sur les conditions de vie et de travail des étudiants. Il s'agit de lutter contre l'échec en première année de licence, de promouvoir l'excellence des Masters, d'assurer l'insertion professionnelle des étudiants, de mettre à niveau les infrastructures existantes, de créer des campus avec des logements, des installations sportives, des bibliothèques modernes ouvertes le soir et le dimanche comme il en existe dans tous les pays développés."

Je me disais bien aussi que si nos bibliothèques étaient fermées le dimanche, c'était parce que nous vivions dans un pays sous-développé...

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