Vagabondages

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

Bibliothèques - ressources

Fil des billets - Fil des commentaires

jeudi 22 juillet 2010

Compétences pour les professeurs (documentalistes)

Le JORF n°0164 du 18 juillet 2010 publie un Arrêté du 12 mai 2010 portant définition des compétences à acquérir par les professeurs, documentalistes et conseillers principaux d'éducation pour l'exercice de leur métier (NOR: MENH1012598A). Ce texte précise dans son annexe, dix compétences professionnelles jugées indispensables à acquérir au cours de la formation :

  1. Agir en fonctionnaire de l'État et de façon éthique et responsable
  2. Maîtriser la langue française pour enseigner et communiquer
  3. Maîtriser les disciplines et avoir une bonne culture générale
  4. Concevoir et mettre en œuvre son enseignement
  5. Organiser le travail de la classe
  6. Prendre en compte la diversité des élèves
  7. Évaluer les élèves
  8. Maîtriser les technologies de l'information et de la communication
  9. Travailler en équipe et coopérer avec les parents et les partenaires de l'école
  10. Se former et innover

Comme le titre de l'arrêté l'indique, ces compétences sont aussi destinées aux professeurs documentalistes . Ces compétences quant à elles, fournissent également une feuille de route pour la formation des personnels puisqu'elles seront évaluées au plus tard au moment de la titularisation. Pour chacune, de fait, sont précisées après un bref développement, les "Connaissances" (Le professeur connaît), "Capacités" (le professeur est capable de) et "Attitudes" (la compétence conduit le professeur à) que la compétence implique pour le futur personnel de l'État.

Je suppose que cette liste cherche à redonner une certaine unité et harmonie aux différents cursus de formation des enseignants depuis la masterisation voulue par le gouvernement. Ainsi évalués selon une échelle commune, la République pourra toujours viser un niveau commun et égal entre ses personnels enseignants.


mercredi 21 juillet 2010

Devenir bibliothécaire d'Etat.

Une semaine législation. C'est fou comme les textes paraissent à l'aune des vacances et moments -apparemment mais pas effectivement- de moindre activité.

En l'occurrence, deux textes ont été publiés ces dernières semaines dans le BOESR, le bulletin officiel du ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, concernant les bibliothécaires d'État. Le premier concerne le concours lui-même, tandis que le second évoque les modalités de la formation initiale.

I. Concours de recrutement de bibliothécaires 

Modalités d'organisation du concours externe et du concours interne
arrêté du 11-6-2010 (NOR > ESRH1000233A)

Un arrêté vient donc d'être publié dans le BOESR n°28 du 15 juillet 2010 modifiant le concours de recrutement des bibliothécaires d'État. Si l'on compare avec les modalités précédentes (arrêté du 30 avril 2004) les changement sont les suivants :

1. Pour le concours externe :

  1. admissibilité
  • la note de synthèse devient unique (disparition des thèmes Lettres, Sciences Humaines, Juridiques etc.) Elle passe à une durée de 4h au lieu de 3h.
  • L'épreuve de composition ne change pas sinon en durée qui se déroule également sur 4h au lieu de 3h.
  1. admission
  • Comme pour le concours de conservateur apparaît une nouvelle épreuve orale : l'entretien de motivation.

    a) Entretien avec le jury sur la motivation professionnelle, débutant par le commentaire d'un texte tiré au sort au début de l'épreuve et relatif à une situation professionnelle (préparation : trente minutes, durée de l'épreuve : trente minutes dont commentaire : dix minutes maximum, entretien : vingt minutes minimum ; coefficient 3)

    Auparavant, cet genre de questions se mêlait à l'épreuve de culture générale alors que dorénavant, il s'agit de deux épreuves distinctes censées permettre d'évaluer au mieux les motivations des candidats. Cette épreuve comme l'épreuve de culture générale est de coefficient 3.
  • L'épreuve orale de langue passe, elle, à un coefficient 2. Elle devient facultative et cette fois l'utilisation d'un dictionnaire unilingue est autorisée pour la préparation de la traduction.
2. Pour le concours interne :

  1. Admissibilité
  • Les épreuves écrites du concours interne changent complètement. En lieu d'une note de synthèse et d'une "Réponse à une question relative à la gestion des bibliothèques", les candidats devront travailler sur une étude de cas.
    Étude de cas dont le programme figure en annexe 1 du présent arrêté, portant sur les aspects de la gestion d'une bibliothèque ou d'un réseau documentaire, à partir d'un dossier de douze pages maximum présentant le cas à étudier (durée : quatre heures ; coefficient 4).
    Toute note inférieure à 5 à cette épreuve est éliminatoire.
    Ce genre d'épreuve n'ayant pas encore été proposé, il devrait poser quelques incertitudes pour la préparation, la première année. Le programme est large, tout en demeurant centré sur le monde des bibliothèques évidemment, et donc avec une finalité pratique.
    Programme de l'épreuve d'étude de cas du concours interne de recrutement de bibliothécaires
    - Les bibliothèques et leurs tutelles : organisation, mission et rôle
    - Les politiques documentaires locales et nationales, réseaux documentaires et collections
    - Rôle des bibliothèques dans la diffusion du livre et de l'information
    - Économie du livre et de l'information, notions sur le droit de l'information
    - Publics et services : accès des publics à l'information et aux documents, rôle des technologies de l'information et de la communication
    - Statuts et organisation des fonctions publiques, en particulier droits et obligations des fonctionnaires
  1. Admission
  • L'épreuve orale de culture générale demeure, mais se voit également doublée d'une épreuve de motivation professionnelle pour la préparation de laquelle il est demandé aux candidats de préparer un dossier de reconnaissance des acquis de son expérience professionnelle : 

    En vue de cette épreuve, le candidat établit un dossier de reconnaissance des acquis de son expérience professionnelle comportant les rubriques mentionnées en annexe 2 du présent arrêté qu'il remet au service organisateur à une date fixée dans l'arrêté d'ouverture du concours. Le dossier de reconnaissance des acquis de l'expérience professionnelle ainsi que le guide d'aide au remplissage sont disponibles sur le site internet du ministère. Le dossier est transmis au jury par le service gestionnaire du concours après l'établissement de la liste d'admissibilité.

    Ce dossier identifie le candidat, précise sa situation actuelle et présente, outre la formation professionnelle de l'agent, dans un rapport d'activité les éléments qui constituent, selon [lui], les acquis de [son] expérience professionnelle et [ses] atouts au regard des connaissances, compétences et aptitudes recherchées (1 à 2 pages dactylographiées maximum). Un peu comme un rapport d'activité pour une demande de promotion en quelque sorte.

II. Modalité de la formation initiale des bibliothécaires d'État stagiaires

Contenu et modalités d'organisation de la formation
arrêté du 11-5-2010 (NOR > ESRH1000189A)

La formation initiale des bibliothécaires stagiaires évolue également. L'arrêté concernant le contenu et les modalités d'organisation de la formation  est paru au BOESR du 17 juin. Le statut particulier de ces personnels est décrit dans un décret de 1992 : le Décret n°92-29 du 9 janvier 1992 portant statut particulier du corps des bibliothécaires. Et ce nouvel arrêté abroge le précédent arrêté du 16 mars 1993 fixant le contenu et les modalités d'organisation de la formation des bibliothécaires stagiaires.

Le précédent arrêté était très détaillé. Il précisait le programme de formation, les volumes horaires et les modalités de contrôles de connaissances. La formation durait un an de cours, travaux dirigés et travaux pratiques en plus de stages dans l'établissement d'affectation et hors de l'établissement d'affectation. Pour rappel, en effet, les bibliothécaires stagiaires au contraire des conservateurs stagiaires sont préaffectés dans un établissement avant leur venue à l'école.

Le nouvel arrêté est beaucoup plus sobre qui précise en une seule ligne

Cette formation est dispensée durant les six premiers mois de l'année de stage pour tous les bibliothécaires recrutés par la voie des concours prévus à l'article 4 du décret n° 92-29 du 9 janvier 1992 susvisé.

Ceci dit, si la formation à l'école ne dure que six mois, les élèves stagiaires passent la fin de leur année de stage dans un établissement d'affectation au directeur duquel il aura été transmis une appréciation qualitative sur la façon dont le stagiaire a suivi la formation. C'est ce directeur alors qui devrait se prononcer sur la titularisation ou non de l'élève.

La formation ainsi réduite doit cependant satisfaire le programme suivant décrit en annexe :

Connaissance de l'environnement des bibliothèques
Modules
- Présentation des enjeux du secteur par des professionnels
- Présentation de bibliothèques représentatives
- Anglais professionnel
Bibliothéconomie
Modules
Services au public
- Typologie
- Publics
- Services traditionnels et innovants
- Évaluation des services au public
Collections
- Histoires et actualité de la production et des supports documentaires
- Constitution des collections et politique documentaire
Information
Modules
Informatique
- Environnements
- Réseaux et internet
- Bureautique
Traitement de l'information
- Traitement documentaire
- Gestion informatisée des bibliothèques
- Internet et traitement de l'information
- Les enjeux de la numérisation
Recherche d'information
- Méthodologie
- Sources spécialisées
- Diffusion, valorisation des résultats
Mise en situation professionnelle
Modules
Management
- Gestion d'un service
- Conduite et évaluation de projet
Dossier synthétique d'observation et d'analyse réalisé dans un établissement
Précisons que cet arrêté est applicable aux stagiaires recrutés par la voie des concours dont les épreuves se dérouleront à compter du 1er janvier 2011, soit à partir de la rentrée de l'automne 2011. A partir de cette date, il devrait y avoir un concours par an (et non plus un tous les deux ans, avec la stagiairisation des lauréats retenus sur liste complémentaires l'année suivant le concours).

mardi 20 juillet 2010

Día Nacional del Bibliotecario en México

“El bibliotecario de hoy vive una constante evolución que contempla los dominios de la información, las tecnologías, la comunicación y la administración”. EUROREFERENTIEL I&D



L'info est partie d'un tweet. Un inconnu qui cite un billet de ce blog, la curiosité de découvrir de qui il s'agit (un collègue mexicain) et le fait de tomber sur ce tweet :

RT @GSLogicos: Día Nacional del Bibliotecario en México. ¡Felicitamos a todos los bibliotecarios!

Du coup, je suis allé voir sur le grand méchant Google (oui oui, tout le monde le conspue mais tout le monde l'utilise quand même évidemment) et je suis tombé sur le site de l'AMBAC : l'association des bibliothécaires méxicains (Asociación Mexicana de Bibliotecarios) créée en 1924.

La Asociación Mexicana de Bibliotecarios, Asociación Civil, (AMBAC) es la agrupación de bibliotecarios más antigua de nuestro país. Fundada en 1924 con el nombre de Asociación de Bibliotecarios Mexicanos, en 1965 adquirió su nombre actual y la calidad de asociación civil. Tiene cobertura nacional y cumple con los siguientes objetivos: Mejoramiento profesional de sus socios, promoción y fomento de las bibliotecas, el servicio bibliotecario y la biblioteconomía. La AMBAC mantiene relaciones con numerosas asociaciones profesionales, y muchos de sus socios pertenecen a una o más de ellas.

Parmi les actualités du site je trouve alors en effet que ce 20 juillet est considéré comme Jour national du bibliothécaire (et pas de la bibliothèque). Non seulement c'est sérieux, mais il y a même un décret qui le stipule, accessible sur le site du Sénat méxicain, ce depuis le 06 avril 2004. 

Pour fêter l'évènement, un colloque de deux jours est organisé dans la ville de Mexico qui aborde des questions autour de l'identité du métier et de la formations des professionnels (lundi 19) et aujourd'hui des thèmes autour des liens entre le bibliothécaire et la société, abordant entre autres la représentation du bibliothécaire, une loi sur les bibliothèques, une pour le droit d'auteur, une pour le développement de la lecture. Ce colloque est proposé par l'ENBA, école nationale de bibliothéconomlie et d'archivistique, un peu l'équivalent de l'enssib.

Une conférence semble également prévue à Guadalajara, proposée par la section des Bibliothèques publiques de l'AMBAC mais je n'ai pas trouvé de thème.

L'occasion de remarquer au passage que l'AMBAC propose aussi un congrès début mai appelé "Journées méxicaines de la bibliothéconomie" dont le 41e opus portait sur le thème : EL PASADO COMO PRÓLOGO: EL FUTURO COMO DESAFÍO. Tout un programme.

Bon alors, l'idée est sympa. C'est pour quand notre journée française du bibliothécaire ? Ok, ça fait (encore) un peu corporatiste d'une part et d'autre part les événements de ce genre (colloques sur la formation ou le métier plus généralement) ne sont pas si rares dans l'hexagone, il n'empêche, je trouverai cela rigolo.

vendredi 9 juillet 2010

Valses présidentielles

Non, non, pas de remaniement ici. Il s'agit de se faire l'écho de changements à la tête d'associations et organismes professionnels, et il semble que 2010 soit un grand cru. déjà en janvier dernier, l'ABF ouvrait la marche. C'est le cas également, plus récemment de l'ADBGV ou de LIBER.

1. ADBGV

L'association des directeurs de bibliothèques de grandes villes (ADBGV) a réuni son assemblée générale début juin à la Médiathèque d'agglomération Emile-Zola de Montpellier, le président jusqu'alors étant M. Gudin de Vallerin, directeur du réseau montpellierain. A cette occasion, le conseil d'administration de l'association a été renouvelé comme suit :

  • Président : André-Pierre SYREN, Directeur des Bibliothèques-Médiathèques de Metz
  • Vices-présidents : Gilles GUDIN DE VALLERIN ; Françoise HECQUARD, Directrice du réseau des bibliothèques de Rouen
  • Secrétaires : Nathalie ERNY, Directrice de la médiathèque municipale de Hyère ; Esther HERANZ (adjointe) Directrice de la MPU et des bibliothèques municipales de Valence
  • Trésoriers :  Erick SURGET Directeur de la médiathèque de Niort et du secteur communautaire ; Catherine BONY (adjointe), Directeur des bibliothèques de Blois-Agglopolys
Je trouve bizarre cependant les dates qui sont affichées sur le site. Ce dernier affiche que M. Gudin de Vallerin est vice-président depuis 2008, alors qu'il vient juste de quitter la présidence.

2. LIBER

J'ai reçu récemment, via LinkedIn, un communiqué faisant état de changements au sein de l'association LIBER. L'association aurait en effet, au cours d'une assemblée générale qui s'est tenue à Aarhus le 1er juillet dernier, changé de présidence.

Le nouveau bureau se voit constitué ainsi

  • Président :  Dr Paul AYRIS, UCL (University College London),
  • Vice-Président : Ms Kristiina HORMIA-POUTANEN, Bibliothèque nationale de Finlande
  • Trésorier : Dr Bas SAVENIJE, Bibliothèque nationale des Pays-Bas


Précisons au passage que sont élus de nouveaux "Board Members", membres du bureau exécutifs, parmi lesquels le français Julien Roche, directeur du SCD de l'Université Lille 1, dont l'arrivée compense le départ de François Cavalier. Julien Roche pilotera également le pôle Organisation and Human Resources au sein de ce bureau exécutif. 

3. enssib

L'école nationale des Sciences de l'information et des bibliothèques a réuni son Conseil d'administration le 22 juin dernier. Ce dernier s'est prononcé entre autre sur la reconduction d'Anne-Marie BERTRAND, dont le mandat de direction arrive à échéance en septembre prochain. D'après le site de l'enssib, le conseil émet un avis favorable pour un nouveau mandat de cinq ans, cet avis valant recommandation au ministère chargée de cette nomination.

Qui a dit qu'on ne bougeait pas dans les bibliothèques ? 

mercredi 16 juin 2010

Applications iPhones utiles aux bibliothèques

Sur son blog iLibrarian, Ellyssa Kroski nous propose une série de trois billets listant des applications utiles aux bibliothèques :

Le premier billet présente des sites de bibliothèques accessibles à partir d'un iPhone, disons d'un mobile de manière plus générale sachant qu'Ellyssa renvoie à chaque fois vers le lien iTunes où télécharger l'application en question. dans cette première liste, les applications de bibliothèques sont présentées et commentées, copies d'écrans à l'appui ce qui lui permet de mettre en valeurs et de lister les services proposés, qui une visite de la bibliothèque en vidéo, qui un mash-up avec Gmap pour retrouver les annexes, qui présente un catalogue ou le service de QR. Il set à noter la particularité des bibliothèques de l 'Université de Duke qui ne propose pas une application en soi mais des services accessibles à partir de l'application de la la tutelle, de l'Université elle-même. 

Site mobile de l'Université d'Urbana-Champaign

Le second billet liste cette fois des applications de fournisseurs et l'on trouve là quelques propositions de catalogues en ligne (Airpac, SirsiDynix...) ou de fournisseurs de bases de données (ArXiv, Social Science Research Network...) Il en manque (notamment Nature, Pubmed, ACS, mais les commentaires sont là pour justement compléter cette première liste.

Application WorldCat pour mobiles


Le troisième billet propose cette fois des liste d'applications relatives aux livres, notamment des biblitohèques de livres électroniques. On y trouve des applications connues comme Stanza, Bookshelf, Kindle for iPhone, mais également des appli permettant de trouver des ouvrages près de chez-soi comme LocalBooks, Redlazer ou Bookzee.

Bookzee permet de retrouver les bibliothèques près de soi.

lundi 14 juin 2010

Proposer une version mobile de son site internet

A signaler cette liste de sites permettant de proposer une version mobile de son site internet, devenue incontournable afin d'éviter les temps de chargement ou la confusion née du changement de la taille de l'écran.Attention, il semble qu'il s'agisse plutôt de recréer un site plutôt que de convertir un existant.

84% of Americans currently own a mobile phone. Sadly, there are no figures showing how many of these devices are ageing bricks without internet capabilities, but you can bet that, within a few years, the majority of mobile phone users will be able to browse the internet, wherever they are.

Le site liste une dizaine d'outils pour ce faire, gratuits et payants avec une rapide description de chacun : MoFuse ,Mippin,Mobilize by Mippin, Wirenode,2ergo, Zinadoo, Winksit, MobiSiteGalore, mobiReady, Google Mobile Optimizer . Les commentaires permettent de découvrir d'autres outils dont le plugin Wordpress WP-Touc, le site Unity Mobile ou skeeble (qui lui serait un convertisseur de contenu).

Tous les liens sont accessible sur le billet original.

jeudi 10 juin 2010

Bibliothèques numériques au Sénégal et le projet SIST

Dans mon agrégateur il y a Senbibdoc.

Senbibdoc est le blog professionnel d'Antonin Benoît Diouf, conservateur à la bibliothèque centrale de l'Université Gaston Berger (compte Facebook) de Saint-Louis au Sénégal, qui fête cette année ses vingt ans où il exerce la responsabilité de Chef du service acquisitions-traitement. Ce genre de blog professionnel francophone venant d'Afrique est suffisamment notable pour être signalé mais en l'occurence je voulais m'appuyer sur la dernière note parue qui essaie de faire le point sur "quelques bibliothèques numériques sénégalaises.

L'auteur y présente six bibliothèques numériques qui sont autant d'entrepôts institutionnel  d'archives ouvertes pour les chercheurs. Des réalisations qui s'appuient sur des des logiciels libres (Greenstone et DSpace), le tout regroupé au sein d'un Portail national "Système d’information scientifique et technique (SIST)", un projet de coopération du ministère français des Affaires étrangères lancé en 2003 dans douze pays qui vise à désenclaver la recherche africaine, à promouvoir une dynamique de l’expertise et à mettre la science africaine au service du développement durable :

SIST se décline en trois volets :

  • la mise en place d’un système d’information dans chaque pays partenaire du projet,
  • la création de réseaux d’expertise sur des thèmes prioritaires,
  • la formations et transferts d’expertise.

Ce portail s’adresse aux chercheurs, aux laboratoires, aux enseignants et aux universités et favorise l’accès aux informations produites en Afrique et sur les autres continents, la diffusion de leurs recherches, la constitution d’équipes scientifiques sur des thématiques communes.

lundi 17 mai 2010

Représentations de l'homosexualité dans les bibliothèques municipales françaises.

Nous sommes aujourd'hui le 17 mai. Depuis 2005, cette date se veut la "journée internationale de lutte contre l'homophobie et la transphobie". Auparavant d'autres actions locales existaient : l'association des Flamands Roses organise à Lille une journée de lutte contre l'homophobie dès 1999, tandis qu'au Québec, une journée nationale de lutte contre l'homophobie est proposée pour la première fois le 4 juin 2003. C'est d'ailleurs suite à cette journée nationale québécoise que l'universitaire français Louis-Georges Tin propose la mise en place d'une journée au niveau internationale. Dès mai 2005 de nombreuses manifestations sont ainsi organisées dans plusieurs pays du monde, y compris des pays qui voient pour la première fois l'organisation d'événements à thématique LGBT comme le Congo, la Chine ou la Bulgarie.

La date du 17 mai proposée par Louis-Georges Tin est importante et emblématique. Elle vise en effet à rappeler et commémorer le jour où l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a retiré l’homosexualité de la liste des maladies mentales, mettant fin à plus d’un siècle d’homophobie médicale.

Je voudrais à mon tour évoquer cette journée et en profiter pour signaler cette réponse que notre service de référence en ligne a proposé, il y a plusieurs mois, à la question suivante : Je suis bibliothécaire portugais et je prépare un master sur la diversité sexuelle, notamment le groupe GLBT (gays, lesbiennes, bisexuelles et trangenders) dans les collections des bibliothèques municipales au Portugal. Je veux savoir s'il existe une censure dans la sélections des documents de ce type, quelles sont les critères de sélection des documents, s'il y a des sections concernés par les publiques GLBT, etc. Pouvez-vous me dire s'il existe des études ou articles sur ce sujet là en France ou dans d'autres pays francophones ? Merci bien.

La réponse est en ligne, mais on ne m'en voudra pas de la retranscrire dans ces pages.

N'hésitez pas à apporter des compléments en commentaires :

Réponse : Vous cherchez à connaître la représentativité des collections à thématiques LGBT (lesbiennes, gays, bisexuelles et transgenres) dans les bibliothèques municipales françaises.

1. Mission des bibliothèques et déontologie professionnelle

Il n'y a pas de loi sur les bibliothèques en France décrivant a priori le fonctionnement d'un établissement tel qu'il devrait être ou pas. La constitution des collections se fonde alors sur une littérature professionnelle abondante et sur quelques textes fondamentaux comme :
- le « Manifeste des bibliothèques publiques de l'IFLA/Unesco » (1994),
- le « Manifeste de l'IFLA sur la bibliothèque multiculturelle » (2006)
ou deux textes français :
- la « Charte des bibliothèques » adoptée en 1991 par le Conseil Supérieur des Bibliothèques (une instance aujourd'hui disparue) et
- le « Code de déontologie du bibliothécaire », adopté lors du conseil national de l'Association des bibliothécaires français le 23 mars 2003.

Ces textes fondamentaux affirment tous la nécessité pour les bibliothèques de proposer des collections plurielles, accessibles et de répondre aux besoins de tous.

Le Manifeste des bibliothèques publiques affirme ainsi que les bibliothèques ont notamment pour mission d'encourager le dialogue interculturel, de favoriser la diversité culturelle (point 7) et d'assurer l'accès de la population à toutes sortes d'informations communautaires (point 9).

La Charte des bibliothèques adoptée en 1991 par le Conseil Supérieur des bibliothèques stipule également dans son article 7 que :
« Les collections des bibliothèques des collectivités publiques doivent être représentatives, chacune à son niveau ou dans sa spécialité, de l'ensemble des connaissances, des courants d'opinion et des productions éditoriales. Elles doivent répondre aux intérêts de tous les membres de la collectivité à desservir et de tous les courants d'opinion, dans le respect de la Constitution et des lois. Elles doivent être régulièrement renouvelées et actualisées. »

Enfin, le code de déontologie du bibliothécaire affirme quant à lui que :
« Le bibliothécaire favorise la réflexion de chacun par la constitution de collections répondant à des critères d'objectivité, d'impartialité, de pluralité d'opinion. Dans ce sens, il s'engage dans ses fonctions à :
- Ne pratiquer aucune censure, garantir le pluralisme et l'encyclopédisme intellectuel des collections ;
-Offrir aux usagers l'ensemble des documents nécessaires à sa compréhension autonome des débats publics, de l'actualité, des grandes questions historiques et philosophiques
- Appliquer les dispositions législatives et réglementaires concernant les collections, ainsi que les décisions de la justice, sans se substituer à celle-ci, notamment celles qui interdisent la promotion de toute discrimination et de toute violence (?) »

2. Les collections LGBT au sein des bibliothèques municipales françaises

De ces documents, on peut conclure que les thématiques d'orientations sexuelles et d'identité de genre sont présentes ou doivent être abordées dans les collections des bibliothèques municipales françaises. Il ne devrait pas y avoir de censure a priori de ce type de documents, même si évidemment, ce genre de document n'est pas traité de façon identique dans tous les établissements.

De fait, le traitement des ouvrages LGBT en France est assez inégal. Il va dépendre de la taille de l'établissement, de son budget et de la politique d'acquisition adoptée. A notre connaissance, aucune étude n'a été réalisée en France pour connaître précisément la représentation ou l'importance des collections LGBT dans les bibliothèques françaises.

En France, peu de bibliothèques possèdent des sections spécifiquement dédiées aux thématiques LGBT, notamment parce que la production en ce domaine est elle-même relativement récente. Il s'agit le plus souvent de fonds d'archives privées comme c'est le cas du fonds de l'Académie Gay & Lesbienne (http://www.archiveshomo.info/).

Le Catalogue Collectif français, CCfr (http://ccfr.bnf.fr/portailccfr/servlet/LoginServlet), qui recense entre autres les fonds spécifiques des bibliothèques, évoque cependant le fonds « Lesbia » dans la bibliothèque Marguerite Durand, dédiée aux études et documents sur les femmes (http://www.paris.fr/portail/Culture/Portal.lut?page=equipment&template=equipment.template.popup&document_equipment_id=1756).

Par ailleurs, depuis 2001, un projet, mené par la mairie de Paris, est en cours : proposer un fonds dédié dans une des bibliothèques du réseau, alimenté d'archives LGBT. Mais il n'a guère avancé depuis.

Il faut néanmoins évoquer le portail thématique « Point G » : http://www.bm-lyon.fr/lepointg/. « Centre de ressources sur le Genre » de la Bibliothèque municipale de Lyon (BmL), il a pour objectif de rassembler un ensemble documentaire ciblé sur les questions d'identité de genre et d'orientation sexuelle.

3. Homosexualité et censure

Les cas de censure connus concernant les documents LGBT sont relativement rares et concernent le plus souvent des ouvrages pour la jeunesse. En effet, tout écrit « de nature à démoraliser l'enfance ou la jeunesse », formule suffisamment vague pour pouvoir être réinterprétée contre les ouvrages à thématique LGBT est interdit par la loi française de 1949 sur les publications destinées à la jeunesse.

Dans les années 1985-86, puis en 1998, des campagnes contre les bibliothèques de Paris menées par Marie-Claude Monchaux et Solange Marchal, élues parisiennes, dénonçaient ainsi des écrits pour la jeunesse « délibérément conçus pour influencer leur vision de la société selon les conceptions d'une minorité douloureusement perturbée dans son mode de vie et socialement puissante », peut-on lire dans le document d'accompagnement des Relais pour la vie, qui n'hésitent pas, pour le bien-fondé de leur démonstration, à amalgamer homosexualité et pédophilie (source : Véronique Soulé dans le Bulletin des bibliothèques de France, cf. infra).

En 2005, la pédiatre Edwige Antier commente la présence, dans une bibliothèque municipale, d'un livre pour enfants présentant une famille homoparentale, «Jean a deux mamans» en des termes très durs : l'homoparentalité est, à ses yeux, un «fait marginal» qui «véhicule, dans ce sens, des antivaleurs»: «les idées marginales doivent être le choix des parents, en aucun cas celui d'une bibliothèque municipale ou d'une mairie.» La pédiatre, par ailleurs conseillère municipale de la ville de Paris, s'inquiète notamment des conséquences de la lecture de tels livres sur le développement des enfants.

Ceci dit, ces campagnes n'ont pas eu de réelles répercussions sur les collections des bibliothèques, les associations professionnelles ayant réagi pour soutenir la diversité et la pluralité des collections. Il n'en a pas été de même pour une censure émanant de la tutelle elle-même, comme ce fut le cas lorsque des municipalités ont été remportées, en France, par le parti d'extrême-droite Front National (municipalités d'Orange, Marignane, Toulon, Vitrolles) où des cas de censure ont été déclarés même si ils ne portaient pas spécifiquement sur les collections LGBT.

4. Bibliographie

A. Textes fondamentaux :

RÉPUBLIQUE FRANÇAISE. Loi n°49-956 du 16 juillet 1949 sur les publications destinées à la jeunesse [en ligne], JORF du 19 juillet 1949. Disponible sur LégiFrance : http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000000878175&fastPos=1&fastReqId=558215806&categorieLien=cid&oldAction=rechTexte (Consulté le 07 décembre 2009)

IFLA/Unesco. Manifeste des bibliothèques publiques de l'IFLA/Unesco [en ligne]. Paris : Unesco, 1994. Disponible sur : http://www.enssib.fr/bibliotheque-numerique/notice-40695 (Consulté le 07 décembre 2009)

IFLA. Manifeste de l'IFLA sur la bibliothèque multiculturelle [en ligne]. La Haye : IFLA, 2006. Disponible sur : http://www.enssib.fr/bibliotheque-numerique/notice-40693 (Consulté le 07 décembre 2009)

CONSEIL SUPÉRIEUR DES BIBLIOTHÈQUES. Charte des bibliothèques [en ligne]. Paris : Conseil supérieur des bibliothèques, 1991. Disponible sur : http://www.enssib.fr/bibliotheque-numerique/notice-1974 (Consulté le 07 décembre 2009)

ASSOCIATION DES BIBLIOTHÉCAIRES FRANÇAIS. Code de déontologie du bibliothécaire [en ligne]. Paris : ABF, 2003. Disponible sur : http://www.enssib.fr/bibliotheque-numerique/notice-1989 (Consulté le 07 décembre 2009)

B. La censure en bibliothèque

SOULÉ Véronique. « Censures et autocensures » [en ligne], Bulletin des Bibliothèques de France, n° 3, p. 44-48, 1999. Disponible sur : http://bbf.enssib.fr/consulter/bbf-1999-03-0044-005 (Consulté le 07 décembre 2009)

CANAZZI Catherine. « Orange, la bibliothèque pervertie » [en ligne], Bulletin des Bibliothèques de France, n° 4, p. 8-9, 1997. Disponible sur : http://bbf.enssib.fr/consulter/bbf-1997-04-0008-001 (Consulté le 07 décembre 2009)

C. Les collections LGBT dans les Bibliothèques

REVENIN Régis. «Les études et recherches lesbiennes et gays en France (1970-2006)» [en ligne], in Genre & Histoire, n°1, 2007. Disponible sur : http://genrehistoire.revues.org/index219.html (Consulté le 07 décembre 2009)

TOMOLILLO Sylvie, AROT Dominique. «De la part maudite à la Part-Dieu. Le centre de ressources sur le genre à la BM de Lyon». in Bibliothèque(s), no. 41-42, pp. 46-49, 2008. ISSN 1632-9201 (Consulté le 07 décembre 2009)
Numéro entier consacré à la Censure en bibliothèque

MIGNEAULT Benoit. « Les collections gaies et lesbiennes dans les bibliothèques publiques : miroir de la société québécoise ? » in Documentation et bibliothèques, vol. 49, no. 1, pp. 31-39, 2003. ISSN 0315-2340
L'article fait le point sur les collections LGBT dans les bibliothèques québécoises, posant la question de la mise en place d'une section spécifiquement dédiée à ce public particulier.

vendredi 7 mai 2010

Devenir fonctionnaire européen

En France, pour devenir un personnel de bibliothèque, il faut être fonctionnaire. J'avais déjà rédigé un billet sur le sujet il y a quelques années. Mais saviez-vous que vous pouviez aussi passer d'autres concours, être toujours fonctionnaire non plus national mais européen ?


Drapeaux européens, commission européenne, Bruxelles /
source : Xavier Häpe sur FlickR sous licence BY-NC

Les institutions européennes emploient différentes catégories de personnel et, comme pour l'administration française, vous pouvez devenir fonctionnaire titulaire, agent temporaire (non-fonctionnaire) ou contractuel. Je vais me concentrer ce soir sur les fonctionnaires titulaires.

1. fonctionnaires européens

Les fonctionnaires européens donc peuvent avoir deux statut : administrateur (AD) ou assistant (AST). Voici ce qu'en dit le site de l'EPSO, l'Office européen de sélection du personnel, un organisme européen créé en 2003 pour fournir un service professionnel de sélection du personnel pour le compte des institutions de l’Union européenne :

Les administrateurs élaborent les politiques, procèdent à la mise en œuvre de la législation européenne et exercent des activités d'analyse et de conseil. Un administrateur peut être amené à jouer un rôle clé dans les processus législatif et budgétaire de l'UE, à coordonner les grandes lignes politiques ou économiques des États membres, à participer à des négociations commerciales avec les pays tiers ou à représenter les institutions lors de conférences internationales. Il pourra également contrôler les flottes de pêche des États membres, élaborer ou gérer un programme spécifique de recherche scientifique, rédiger une décision de la Cour de justice des Communautés européennes ou du Médiateur européen, etc. Nous offrons des perspectives de carrières d'une grande diversité aux titulaires d'un diplôme universitaire (administration, droit, finance, économie, communication, sciences, etc.).

Les assistants ont généralement pour mission d'assister (secrétariat, tâches administratives et financières, communication, élaboration et mise en œuvre des politiques). Ils jouent également un rôle important dans la gestion interne des institutions, notamment dans les domaines budgétaire et financier, ainsi que dans la gestion du personnel, l'informatique et la documentation.

Quatre types de profils sont proposés dans les concours et, outre ces profils d'administrateurs et assistants, les concours proposent deux autres grands profils : ceux de linguistes (traducteurs et interprètes) et ceux de ce qu'ils appellent les "profils spécialisés" parmi lesquels on retrouve des chercheurs, inspecteurs nucléaires, infirmiers ou professionnels de l'information.

2. Conditions de recrutement

Sans surprise, pour postuler à un concours de recrutement afin de devenir fonctionnaire européen, le candidat doit :

  • être ressortissant d'un État membre de l’Union européenne;
  • jouir de tous ses droits civiques;
  • être en position régulière au regard de ses obligations militaires;
  • posséder une connaissance approfondie d'une des langues officielles de l'Union européenne et une connaissance satisfaisante d'une autre de ces langues.

En outre, les candidats doivent satisfaire aux exigences spécifiques précisées dans l'avis de concours en ce qui concerne les compétences et, le cas échéant, l'expérience professionnelle. Les exigences minimales en matière de formation varient selon le poste à pourvoir. En général, un diplôme universitaire de niveau BAC+3 (licence) ou BAC+4 (Maîtrise ou Master) est exigé pour les fonctions de niveau «administrateur». Une expérience professionnelle adéquate peut être requise dans certains cas. 

3. Les étapes des concours

Avant toute chose, vous trouverez en ligne un Guide applicable aux concours généraux (pdf) et une brochure explicative (pdf).

Depuis 2010, les concours ont changé et sont devenus plus rapides. La procédure comporte moins d'étapes tandis que les épreuves ont été revues qui évaluent les compétences et connaissances professionnelles spécifiques aux concours visé ainsi que des compétences dites de base (analyse et résolution de problèmes, communication, qualité et résultats, apprentissage et développement, hiérarchisation des priorités et organisation, persévérance et travail d'équipe - le guide ci-dessus explique en page 3 ce qui est entendu derrière ces fameuses compétences). La fonction d'administrateur requiert une compétence supplémentaire d'encadrement.

Le site de l"EPSO décrit ainsi le déroulement des opérations :

Les personnes souhaitant participer à une procédure de sélection doivent remplir un formulaire de candidature en ligne et le soumettre à EPSO avant la date de clôture des inscriptions. Ces candidatures ne doivent pas être considérées à la légère: remplir ne serait-ce que le formulaire d'inscription exige déjà un certain temps.

La nouvelle procédure de sélection comprendra deux étapes: les tests d'admission informatisés, organisés dans les États membres (et dans certains pays hors de l'UE), et la phase d'évaluation à Bruxelles. Le détail de chaque concours sera publié sur ce site web et au Journal officiel de l'Union européenne .

Les candidats réussissant la phase d'évaluation seront inscrits sur une «liste de réserve». Ce terme désigne une base de données accessible aux institutions européennes souhaitant recruter des collaborateurs qui ont réussi les procédures de sélection.

Tous les participants pourront, s'ils le souhaitent, recevoir une évaluation de leur performance.

Cette liste de réserve conserve les noms des participants pendant un an pour les profils les plus courants, jusqu'à l'organisation d'un prochain concours. En ce qui concerne les autres profils, la fréquence d'organisation devrait être de trois ans. 

Ainsi la première étape propose des tests d'admission informatisés (mode d'emploi en ligne). Ces derniers portent sur l'évaluation des compétences et évaluent les capacités cognitives (raisonnement verbal, numérique et abstrait) et la capacité de jugement dans des épreuves de mise en situation, ainsi que les compétences professionnelles et linguistiques, en fonction du profil recherché.

Dans la phase d'évaluation, l'accent est mis sur l'évaluation des compétences liées au poste plutôt que sur les connaissances théoriques. Sur la base d'un cadre de compétences étendu, des exercices seront sélectionnés pour évaluer les compétences souhaitées. Chaque compétence sera évaluée au moins deux fois. Cette phase comprendra une demi-journée ou une journée complète d'épreuves, selon le type de concours. Cette phase consiste en des tests écrit (étude de cas) et oraux (entretien structuré, exercice de groupe)

Bien sûr, vous devrez faire montre d'une maîtrise ou de la compréhension de plusieurs langues, les épreuves se déroulant dans la deuxième langue choisie (allemand, anglais ou français).

4. Les postes ouverts

Les postes ouverts au concours paraissent dans le Journal officiel de l'Union Européenne. Et c'est justement le cas de postes de bibliothécaires !

Au JO UE du 29 avril 2010 est paru l'ouverture du concours EPSO/AD/178/10 — Bibliothéconomie/Sciences de l'information annonçant l'ouverture de 19 postes de bibliothécaires, dont un de bibliothécaire-juriste. Le profil recherché est décrit en page 7sq qui précise :

De manière générale, les administrateurs dans le domaine de la bibliothéconomie/des sciences de l'information ont pour
fonction de gérer et de fournir des services d'information professionnels.
Il est important de souligner que ce concours ne vise pas à recruter des spécialistes des technologies de l'information (IT),
des archivistes ou des documentalistes/gestionnaires de documents.

Vous avez jusqu'au 28 mai pour vous décider.

CONCOURS GÉNÉRAL EPSO/AD/178-182/10

ADMINISTRATEURS dans les domaines suivants:

EPSO/AD/178/10 – Bibliothéconomie / Sciences de l'information
EPSO/AD/179/10 – Audiovisuel

Grade: AD 5

Date de publication: 29.04.2010

Date limite pour l'inscription électronique: 28.05.2010 à 12h00 (midi), heure de Bruxelles
Citoyens de l'UE 27

Alors, qui est tenté ?

lundi 19 avril 2010

Les réseaux sociaux et les bibliothèques

Le 09 avril dernier, je me trouvais à l'URFIST de Rennes pour animer un stage sur l'utilisation des réseaux sociaux en bibliothèque. A cette occasion, j'ai proposé trois diaporamas portant sur les réseaux sociaux en général, celle de Facebook et Twitter en bibliothèque.

Le premier diaporama est le plus important. C'est un travail que j'avais déjà proposé à Bordeaux l'automne dernier mais retravaillé et  mis à jour. Il revient sur ce qu'est un réseau social, son histoire, ses concepts. Il propose des exemple d'utilisation des réseaux sociaux à titre professionnel et institutionnel. Enfin, il insiste sur les limites des réseaux sociaux, notamment des questions autour de la gestion de l'identité numérique.

Les deux diaporama suivants s'attardent sur l'utilisation de réseaux sociaux spécifiques, Facebook et Twitter, en bibliothèque. Il s'agit alors de présenter le réseau social, rappeler son importance et les principales fonctionnalités puis de montrer quelques utilisations professionnelles de ses réseaux et terminer rapidement sur la marche à suivre. Pour les stagiaires rennais, j'ai développé un peu le diaporama Twitter ce week-end.

Ci après le déroulement de la journée. A ceci près que le programme a paru un peu ambitieux et que nous avons débordés de près de trois quart d'heure. Enfin, cela prouve aussi que les stagiaires étaient intéressés puisque nous avons pu avoir d'intéressants échanges sur toutes ces questions.

Réseaux sociaux : Panorama et usages informationnels

  • Contextes et Usages
    • De quoi parle-t-on ?
    • Les concepts des réseaux sociaux
    • Usages et usagers
  • Facebook en bibliothèque
    • Historique et statistiques
    • Principales fonctionnalités
    • Applications en bibliothèque
    • Comment faire
  • Pourquoi utiliser des réseaux sociaux en bibliothèque ?
    • Le développement d'internet
    • Vers une bibliothèque 2.0
    • Quels enjeux pour une bibliothèque ?
  • Exemples d'utilisations en bibliothèques
    • Usages individuels
    • Groupes professionnels
    • Usages institutionnels
  • Questions et limites
    • La question de la participation
    • Lire et publier sur le net
    • Gestion de l'identité numérique
  • Twitter en bibliothèque
    • De quoi parle-t-on ?
    • Objectifs et fonctionnalités
    • Applications en bibliothèques
    • Données juridiques et légales

N'hésitez pas si vous avez des commentaires à faire sur ces documents.

- page 1 de 10