Vagabondages

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

Bibliothèques - ressources

Fil des billets

jeudi 30 janvier 2014

Des moocs pour les bibliothécaires

On finit par savoir ce dont il s'agit. J'en ai déjà parlé sur ce blog et d'autres se sont emparé de cette nouvelle mode pour l'approfondir ou la critiquer. Il n'empêche que les cours en ligne ouverts massivement (MOOCs) forment actuellement une tendance non négligeable de la formation à distance.

Je ne reviendrai pas sur l'intérêt pour une bibliothèque de s'intéresser à ce genre d'évolution pédagogique, ni sur les implications que cela présuppose ou sur la façon dont elle pourrait répondre aux besoins informationnelles de stagiaires distants. Il s'agit là d'enjeux importants qui mobilisent notamment nos collègues outre-atlantiques.

Ce qui m'intéresse aujourd'hui est plus la façon dont les professionnels peuvent s'emparer de ces outils au titre de la formation professionnelle continue, outre l'intérêt d'explorer ces outils et de comprendre comment ils fonctionnent.

Dans cette optique, je vois trois intérêts à suivre ce genre de cours universitaire gratuit en ligne.

1. Élargir ses compétences

Le premier usage est purement professionnel : vous êtes responsable de collections mais pas forcément spécialiste du domaine que vous suivez. Les cours en ligne vont vous permettre d'explorer un peu plus ces domaines dont vous entendez parler à longueur de journée. Dans cette optique, la plateforme France Université Numérique recense une trentaine de cours à distance en français sur des domaines aussi variés que l'environnement, le droit, le numérique, le management et la gestion de projet, les relations internationales, la santé, les sciences ou les sciences humaines et sociales. Souvent, il s'agit de "principes", d' "éléments", d'un "abc" ou d'une "introduction"... c'est à dire d'un premier niveau d'informations accessible au plus grand nombre.

Bien sûr, si vous êtes anglophone, vous aurez tout intérêt à compulser les multiples établissements qui proposent des cours en ligne qu'il s'agisse du MIT et de Harvard via la plateforme EdX, de la plateforme Coursera qui regroupe une soixantaine d'universités (Colombia, Toronto, Washington, mais aussi Amsterdam, Barcelone, Centrale Paris, Normale Sup', Lausanne, Genève...), des vidéos pédagogiques de la Khan Academy (quelques vidéos en français), ou des cours de la codacademy pour apprendre à coder de manière interactive (même si c'est toujours plus fun d'apprendre à coder en jouant).

2. Comprendre son environnement

Un deuxième niveau ne porte pas directement sur votre quotidien mais doit pouvoir vous donner des clefs pour mieux comprendre ce dernier, l'environnement, les évolutions sociales. Un mooc sur la fabrication numérique par exemple peut donner des clefs pour mieux appréhender ces évolutions technologiques qu'on voit émerger peu à peu dans ces objets que sont les fablabs et autres makerspaces. Outre-atlantique, on propose de la même façon un cours intitulé Social issues through the comic books, (organisé par Canvas network et qui débute le 10 mars 2014).

3. Des Moocs bibliothéco-centrés

Enfin, le dernier niveau porte bien sûr sur des considérations strictement professionnelles et bibliothéconomiques. Honnêtement, il n'en existe pas tant que cela, et aucun en français à ma connaissance, mais en fouillant un peu il est possible de trouver une liste de formations susceptibles de vous intéresser. Ainsi ces derniers mois, Marlène Delhaye a-t-elle suivi le cours The Hyperlinked Library proposé par la San José State University. Elle revient dessus dans un billet éclairant qui n'élude pas les contraintes qu'un tel suivi impose, notamment en terme de charge de travail.  Cet été, Hortensius a, quant à lui, suivi un autre cours proposé cette fois par l'université de Syracuse à New York et intitulé : The new librarianship. Il nous en propose également un retour sur son blog.

D'autres Moocs se sont tenus sur nos thèmes professionnels (par exemple Information literacy for art and design students, par l' Association of Independent Colleges of Art and Design, qui se tenait cet automne 2013) ou sont organisés actuellement (Teaching library research strategies par le réseau CANVAS ouvert le 27 janvier 2014).

Néanmoins, si la formule vous tente et que vous souhaitez tenter l'expérience, et en attendant que d'aucuns, francophones, soient signalés, vous trouverez les cours suivants :

  • Communication :
Library Advocacy Unshushed: Values, evidence, action par l'Université de Toronto, débute le 24 février 2014

The course will include:

  • Values and transformative impacts of libraries and librarianship.
  • Research on current perceptions of libraries and librarians.
  • Role of relationships in advocacy.
  • Principles of influence and their impact on advocacy.
  • Strategic thinking and planning in advocacy.
  • Effective communication: messages, messengers, and timing.
  • Recherche d'information / Formation des usagers
Digital Literacies I, par la San Diego State University, débute le 24 février 2014
Reading for Understanding: Literacy for Learning in the 21st Century, par West Ed, débute le 10 février 2014
Google Ninja (utilisation avancée du moteur), par le réseau CANVAS. Débute le 10 mars 2014

Cela ne vous donne pas envie de participer ?

mardi 28 janvier 2014

BibApps : plateforme collaborative d'applithécaires jeunesses

Dans la majorité des formations professionnelles est rappelée l'importance de la mobilité dans les pratiques informationnelles et de loisirs de nos usagers. Ces derniers n'hésitent plus à faire des recherches à partir de leur smartphone, à parcourir leur mur Facebook dans le bus ou regarder une vidéo dans le train.

Bien sûr, les professionnels que nous sommes réfléchissons à la question, et notamment à la façon de répondre à ces nouvelles pratiques, à ces nouveaux supports d'information, sur le prêt de tablettes, sur le contenu qu'elles peuvent véhiculer, sur les modalités d'accompagnement et de médiation. 

L'une des premières questions, lorsqu'on parle de contenu, qui émerge concerne les applications. Comment ne serait-ce que suivre la production phénoménale d'application fictionnelle, documentaire, ludique (parfois les trois à la fois), qui plus est évoluant dans les systèmes fermés que sont les stores, ces magasins d'applications en ligne dédié à une plateforme et un système d'exploitation ?

Pour répondre à ces questions, la Petite Bibliothèque Ronde vient d'ouvrir une plateforme collaborative de partage d'applications jeunesse : BibApps. Ces dernières sont classées en quatre catégories : Jeux - Histoire - Hybride - Documentaire, et son niveau d'accessibilité : à partir de 4 ans, de 6 ans, de 8 ans, de 10 ans ou de 12 ans et en direction de publics spécifiques. Chaque application est alors expliquée et décortiquée, donnant des pistes pour mettre en œuvre des animations ou pour travailler avec les enfants et, à l'ouverture du site, plus de 30 médiations étaient partagées autour de 24 applications. 

La plateforme se veut collaborative : les collègues qui actuellement font de la veille autour des applications jeunesse sont invités à venir déposer leurs coups de cœurs et renseigner les animations qu'ils mettent en place en se créant un compte utilisateur. 

L'idée me semble bonne. J'espère qu'elle séduira les collègues et qu'elle facilitera le partage d'information et d'expérience pour la mise en œuvre d'animation avec des tablettes pour les plus jeunes dans les bibliothèques. Mine de rien la carte signalant le prêt de tablettes et de liseuse en bibliothèque commence à être bien fournie, et si on ajoute l'ensemble des établissements qui ne prêtent pas et ne proposent qu'une consultation sur place, voire ceux qui ont des appareils sans trop savoir qu'en faire pour le moment, il me semble que les bibliothèques ont largement pris conscience de l'importance de ces nouveaux supports.

jeudi 23 janvier 2014

Participer à l'IFLA

C'est dès ce début d'année qu'il faut se pencher sur le prochain congrès de l'IFLA, prévu à Lyon du 16 au 22 août. Dès ce début d'année, parce qu'on déjà été lancés les appels à contribution pour les différentes sessions de l'événement.

1. Appels à contribution pour le Congrès

Pour rappel, et comme je l'expliquais sur le blog de la commission Légothèque de l'AbF, l’IFLA fonctionne en différents groupes de travail appelés Special Interest Groups (SIG) soutenus et affiliés à différentes sections qui elles-mêmes appartiennent à une division. Par exemple, les SIG « Nouveaux professionnels » ou « Web sémantique » sont affiliés respectivement aux sections « Gestion des associations professionnelles » et « Technologies de l’information » des divisions "soutien à la profession" et "Services en bibliothèque". L'ensemble de ces subdivisions est accessible en ligne sur le site officiel de l'association internationale.

Chacun de ces groupes, chacune de ces sections peut alors proposer une conférence à l'occasion du congrès annuel ou, dit autrement, ce sont les groupes qui composent l'IFLA qui en créé le contenu, de préférence en fonction du thème général retenu : cette année "Bibliothèques, Citoyenneté, Société : une confluence vers la connaissance". Comme le souligne la dernière lettre d'information du congrès lyonnais, sur l'ensemble de la semaine, ce sont en tout plus de 70 sessions différentes, soit plus de 400 communications, qui s’intéresseront à tous les types de bibliothèques, tous les types de publics et tous les services.

Ce peut donc être l'occasion de participer, de proposer des retours d'expérience, un état de réflexion, bref de répondre à l'un de ces appels à communication dont vous trouverez la liste sur le site officiel en anglais du congrès, avec les dates limite de dépôt. Les interventions peuvent être faites en français, qui demeure l'une des langues officielles de l'IFLA (avec l'allemand, l'anglais, l'arabe, le chinois, l'espagnol et le russe). Ce peut-être simplement l'occasion de balayer les sujets retenus afin de se faire une idée des thèmes qui seront abordés.

Quelques uns des thèmes abordés :

  • Access to law at the digital cross roads: Innovative solutions to complex challenges
  • Building a global network: International librarianship at the confluence of cultures, practices, and standards
  • Cloud services for libraries - safety, security and flexibility
  • Digital preservation of eBooks: Best practice in libraries
  • It's public knowledge: information specialists defining and delivering health literacy
  • Knowledge in the Digital Age - Libraries and librarians are managing the digital transformation
  • Librarians as change agents: finding, using and managing data for social change
  • Libraries as Modern Towers of Babel
  • Transmedia as a cultural approach for children and young adults
  • New technologies, information, users and libraries: Looking into the future
  • User and Interface Challenges Related to Audiovisual and Multimedia Access

2. Pensez également aux conférences satellites

Le congrès est aussi l'occasion pour les différents groupes et sections de se retrouver. Ils organisent des réunions de travail et proposent des journées d'études spécialisées, souvent juste avant ou juste après l'événement officiel, ce dans une zone géographique relativement proche pour permettre aux membres de ces groupes de rejoindre aisément le lieu du congrès. Cette année, près de 25 colloques sont ainsi organisés en marge des conférences lyonnaises, sur des thèmes librement choisis par les groupes et les sections.

On retrouvera ainsi par exemple deux jours sur les bibliothèques parlementaires à l'Assemblée Nationale, une intervention sur le futur des bibliothèques publiques dans un monde numérique à la bibliothèque municipale de Birmingham, des interventions sur l'histoire de la bibliothéconomie à l'enssib, une journée sur RDA à la Deutsche Nationalbibliothek de Francfort, deux jours sur la francophonie et le marketing à la Bfm de Limoges, deux jours sur des questions éthiques dans la société de l'information à Genève, une journée sur le Linked data à la BnF, d'autres interventions sur l'identité professionnelle et la prégnance de la technologie à Turin... Autant de conférences annexes qui ont tout autant besoin d'intervenants et auxquelles il apparaît intéressant de jeter un oeil.

Encore une fois, vous trouverez tous les appels à contributions en ligne, sur le site officiel, avec les dates limite de dépôt. 

3. Proposer un poster scientifique

Notons enfin que, tous les ans, une présentation de posters est organisée pendant quelques jours au sein du congrès.

C'est là l'occasion rêvée pour les participants de présenter leur établissement, un projet qui leur tient à cœur ou un travail pour lequel ils aimeraient avoir un retour des collègues, sans pour autant entrer dans le cadre peut-être plus lourd d'une conférence. Le poster regroupe des images, schémas, bribes de texte et fait le tour du sujet en question. Bien sûr, il se doit d'être vivant, éloquent et de préférence en lien avec le thème général du congrès.

jeudi 19 septembre 2013

Minecraft à la bibliothèque

Décidément, l'univers virtuel est le thème de cette rentrée.

Connaissez-vous Minecraft ?

Minecraft est un jeu de construction virtuel, un univers vidéoludique qui propose aux joueurs de construire leur environnement en ligne, seul ou de manière coopérative, en empilant des briques dont vous pouvez modifier la texture. Vous pouvez casser des briques, les ajouter dans votre inventaire, en fabriquer d'autres... tout suit ce parti pris graphique qui fait penser aux premiers âges du jeu vidéo, jusqu'aux personnages, animaux et monstres.

Le jeu en lui-même a été développé par un programmeur suédois, Marcus Persson, et son entreprise Mojang. Il est sorti en novembre 2011 après plusieurs versions de tests et a rapidement connu un succès important.  On peut acquérir une licence individuelle qui permet de se créer autant de compte qu'on veut, ce qui permet de faire jouer plusieurs joueurs à la fois, chacun dans sa partie. Si vous voulez en revanche organiser des sessions où plusieurs joueurs se rencontrent et interagissent, il vous faudra alors plusieurs licences. En septembre 2013, Minecraft revendiquait pas moins de 33 million d'utilisateurs.

Le but du jeu est d'explorer le monde, construire son environnement, survivre aux monstres qui peuvent surgir. Dans le mode survie, vous devez parcourir la carte pour récolter les blocs et les matériaux dont vous avez besoin en combattant des monstres et faisant attention à votre barre de vie. Dans sa version plus créative, vous pouvez vous déplacer en volant et accéder directement aux matériaux et à la plupart des objets du jeu pour vous permettre de vous concentrer sur l'aspect construction sans craindre de blessures par des ennemis. Deux modes finalement complémentaires (jeu d'aventure ou jeu de construction).

Quel intérêt pour les bibliothécaires ? 

De plus en plus de bibliothèques s'intéressent à ce jeu qui permet de solliciter l'imagination des adolescents (et des plus grands). Dans un billet datant de juillet 2013, Mica Meerbach recense une soixantaine de bibliothèques américaines qui se sont intéressées au jeu et l'ont proposé à l'occasion d'un événement (ici un concours de constructions expliqué pas à pas dans sa mise en œuvre) ou d'une offre de service pérenne, à l'exemple de la Darien Public Library qui a acheté son propre serveur Minecraft (avec vidéo tutorielles et albums de photos Flickr).

L'offre de service est alors plutôt large :

  • proposer aux joueurs de rejoindre le serveur de la bibliothèque (Mercer County Library) et partager un espace commun où rencontrer d'autres joueurs et évoluer, sous l'égide de la bibliothèque
  • organiser des ateliers de prises en main et de construction (Minecraft Club à la NYPL)
  • Lancer des concours de construction (mode créatif) : meilleure image, meilleure construction, meilleure architecture... (Baxter Memorial Library)
  • voire un "HungerCraft", sorte de mixte entre Minecraft et Hunger Games (mode survie)

L'occasion aussi de faire participer les jeunes dans la programmation de l'établissement. À la Ann Arbor Public Library, les joueurs ont été partie prenante du projet. Pas uniquement les jeunes d'ailleurs. Sur un serveur dédié, le mode créatif est utilisé pour reconstituer la ville de Ann Arbor telle qu'elle était en 1950, 1900 ou 1850. Un forum de discussion est proposé pour permettre les échanges entre les joueurs tandis que les participants au jeu de l'été (un jeu organisé tous les étés pour impliquer les habitants) pouvaient remplir des défis dans l'univers même du jeu. Cette utilisation, sous forme de reconstruction du passé, n'est pas sans rappeler des initiatives proposées dans Second Life par des collègues américains (reconstitution de maison d'écrivain, de monuments, voire ouverture d'îles qui vous immergent complètement dans un environnement donné pour des besoins historiques ou scientifiques...).

De leur côté, les professionnels ne chôment pas et, comme dans Second Life, on voit apparaître des reproduction de bibliothèques réelles (NYPL) ou imaginaires (bibliothèque de Poudlard). Vous trouverez ici un diaporama de quelques unes d'entre elles.

La bibliothèque municipal de Mattituck-Laurel, dans l'État de New-York a ainsi été complètement reconstitué dans le monde. Elle propose des liens vers le catalogue, et d'autres vers des jeux, des puzzles et autres activités pour les plus jeunes. Bien sûr, on retrouve des collègues en ligne pour faire aussi du renseignement.

Sur Actualitté, la médiathèque Louis Aragon de Martigues signalait en commentaire d'un article sur le sujet qu'un concours avait eu lieu dans son enceinte, visant à reproduire le plan de l'établissement dans le jeu Minecraft. Vous trouverez des images et un retour de l'événement sur leur site internet.

Comment faire ? 

Vous trouverez ci-après quelques retours d'expériences (en anglais) sur l'utilisation de Minecraft en bibliothèque :

Le second est un retour d'une petite bibliothèque sans grand budget ni beaucoup de postes libres.

D'abord pas forcément besoin de postes bien puissants. Minecraft existe aussi en version pocket pour les tablettes et pour la Xbox360 si vous possédez cette console. En mettant vos tablettes en réseau, vous pourrez ainsi faire jouer plusieurs jeunes avec une seule licence. Certes, c'est une version mobile donc limitée, mais c'est pour une première approche c'est pas mal (ou alors pour découvrir soi-même le monde avant d'être complètement dépassé par les jeunes).

Bien sûr, c'est le mode multijoueurs qui est plus intéressant, notamment en ce qu'il permet des interactions entre les joueurs et donc facilité la coopération et la constitution de communautés ludiques. Vous pouvez alors acquérir votre propre serveur si vous avez quelques connaissances dans le sujet ou faire héberger vos parties sur des serveurs tiers comme Minecraft Box, Servercraft, ou encore Redstone Host

La dernière solution, puisque nous sommes dans un cadre institutionnel, est d'acheter un espace sur MinecraftEdu. Cette version serveur éducation spécialement pensée pour les animations avec des groupes de jeunes permet d’avoir un contrôle plus fin sur la gestion du serveur, les options de la partie et d’attribuer des droits spécifiques à chaque joueur. Vous trouverez d'ailleurs sur ce site et le MinecraftWiki un grand nombre d'exemples d'activités à mettre en place. MinecraftEdu vous propose aussi un tutoriel pour bien prendre le monde en main et de nombreux conseils pour commencer. Pour les francophones, il existe d'autres wikis tout aussi intéressants.

Et en France alors ?

N'allez pas croire qu'il s'agit là encore d'une lubie américaine. En France, si une telle proposition vous intéresse, c'est auprès du groupe de l'AbF "Jeux vidéo en bibliothèque" que vous devez vous adresser. Ce dernier réfléchit à développer entre autres ce jeu dans les établissements hexagonaux.

Mais de nombreux établissements se sont déjà intéressés au jeu en lui-même, citons :

Des reproduction in world

Des ateliers de découvertes

  • À la Gaîté Lyrique de Paris, un atelier Minecraft a aussi été organisé en 2012
  • le réseau Médiatem de St Raphaël dans le Var qui vient d'organiser une animation, le 14 septembre dernier
  • la médiathèque d'Eperney proposait une découverte Minecraft en juillet 2013
  • la médiathèque d'Agneaux dans la Manche.
  • La médiathèque des Ulis propose un atelier cette année vendredi ou samedi après-midi.

Des animations plus poussées

  • La bibliothèque Annie Schwartz de Lyon 9e, en partenariat avec des élèves de 4e du collège Victor Schoelcher dans le quartier de la Duchère à Lyon ont utilisé le jeu de construction 3D Minecraft pour reconstituer une partie de l'univers d'un de leur roman préféré, Tobie Lolness de Timothée de Fombelle.
  • La médiathèque de Vaise, à Lyon, a proposé une animation "pictionary avec Minecraft" en juillet 2013
  • La médiathèque de Noisy-le-sec (cache google) a proposé un cycle de trois rendez-vous pour découvrir des crafts originaux et un atelier pour installer son propre serveur Minecraft en mai dernier (elle proposait un atelier découverte en octobre 2012)

Une mise à disposition des jeux

  • Sud-Ouest évoque une mise à disposition du jeu à la médiathèque de Gradignan cet été. 
  • En mars dernier, Minecraft et d'autres jeux vidéo étaient à l'honneur dans les médiathèques de Cergy et notamment dans la nouvelle médiathèque "Visages du Monde", à l'occasion de Cergy Play.
  • Médiathèque de Saint-Renan propose aussi de jouer sur place

ce à quoi on pourrait ajouter :

  • l'espace multimédia de Meudon qui proposait une soirée découverte en juin 2013
  • l'espace multimédia de Plouarzel qui a organisé un concours sur deux jours en avril 2013, avec différentes épreuves (Dé à coudre, arène, PVP, hunger game et survie)
  • Le cybercentre de Guérande qui a proposé une LAN Minecraft en juin 2013
  • Création d'un labyrinthe avec Minecraft à la cyberbase du Grand Nancy en juin 2013

Ca donne des idées, non ?

Voir aussi :

- Pinterest Minecraft in the library
- Minecraft in the classroom and library
- Attract teens to your library with Minecraft
- The wonderful virtual world of minecrraft and libraries

vendredi 6 septembre 2013

Ouverture de la bibliothèque de Birmingham

Vous souvenez-vous de la bibliothèque de Birmingham

Imaginée par le cabinet d'architectes néerlandais Mecanoo, cette bibliothèque avait fait parler d'elle en 2011 parce qu'elle proposait une méthode originale d'implication de ses usagers en recréant un établissement alors en construction entièrement dans l'Univers virtuel de Second Life. 

L'intérêt était multiple.

En premier lieu, il s'agissait de faire découvrir le futur établissement aux habitants de la ville en leur faisant découvrir dans une univers immersif, en trois dimension la bibliothèque, son agencement, les différentes sections. L'immeuble, reconstruit entièrement à partir des plans d'architecte pouvait en effet être visité dans ses moindre recoins (du moins les espaces publics) agissant ainsi comme une sorte de teaser pour les usagers.

Au-delà, il s'agissait également d'impliquer les usagers non pas dans la construction de l'établissement mais dans l'agencement même des espaces puisque il leur était proposer d'essayer plusieurs types de mobilier dans une zone et de laisser des commentaires sur le rendu d'une pièce via des boutons spécifiques. Les commentaires étaient alors automatiquement archivés dans une base de données et les parcours des visiteurs enregistrés pour connaître les parcours et les préférences de ces derniers.

Cette bibliothèque vient d'ouvrir. Vitrine majeure de la ville, ce qui est notable en période de crise notamment au Royaume-Uni, elle se veut un lieu de rassemblement, un "palace du peuple" selon les mots de l'architecte, mais surtout, une réponse à l'environnement mouvant dans lequel évoluent désormais nos établissements. Son slogan est "rewriting the book". 

La société Daden Limited à l'origine de cette transposition virtuelle a publié un article sur son site pour évoquer son rôle et la façon dont s'est déroulé le projet. Elle publie également quelques photos comparant la version virtuelle (à gauche) et la réelle. Vous trouverez ci-après une vue générale du bâtiment, une vue du foyer principal et une de l'escalator menant au premier étage. Vous trouverez également des vidéos en ligne du bâtiment en 3D.

Le responsable du projet affirme que la représentation en 3D a permis à l'équipe de la bibliothèque de mieux appréhender la dimension sociale du bâtiment, jusqu'à faire évoluer des dispositions spatiales initialement prévues ou de repenser la signalétique pour améliorer l'expérience usager.

Prouesse architecturale incluant des espaces innovants comme un studio d'enregistrement, une galerie d'art, des espaces pour les performances artistiques ; bibliothèque "verte" (le bâtiment émet peu de carbone, les services recyclent les matériaux usagés et mets des poubelles de tri à disposition des usagers, des terrasses avec plantes, fruits et légumes sont accessibles aux utilisateurs, toit végétal... la bibliothèque a d'ailleurs reçu un prix récompensant les bâtiments durables) ; espaces accessibles aux publics handicapés, notamment via l'installation de boucles magnétiques dans les zones d'orientation et l'auditorium ; pièces pour ranger les poussettes, changer les bébés et nourrir les nourrissons au sein ; nouveaux services mis en place (numérisation des collections, RFID, livres numériques), présences sur les réseaux sociaux (Facebook, Youtube, Twitter)... nul doute que cet établissement devrait attirer l'attention de la communauté professionnelle internationale en plus des curieux et des usagers.

Ça donne envie d'organiser un voyage d'étude en Angleterre, vous ne trouvez pas ?

jeudi 9 mai 2013

Réseaux internationaux de bibliothécaires

Bibliothécaires de tous pays, unissez-vous !
Il existe plusieurs réseaux internationaux de bibliothécaires et ces derniers se sont organisés au niveau national et international depuis plusieurs dizaines d'année, ne serait-ce par le biais des associations internationales comme l'IFLA, l'AIFBD ou d'initiatives comme Bibliothécaires sans frontières.

1. Vice-Versa : un programme d'échanges entre bibliothécaires francophones

J'ai déjà abordé sur ce blog la question de la mobilité internationale des personnels de bibliothèques, que ce soit par le biais de programmes européens (dont le célèbre Erasmus) ou par le biais d'échanges professionnels comme c'est le cas depuis 2006 avec ViceVersa, un programme francophone d'échanges professionnels en bibliothéconomie et sciences de l'information mis sur pied par l'Association internationale francophone des bibliothécaires et documentalistes (AIFBD). Pour rappel,

L’objectif général du programme ViceVersa est de favoriser la coopération et l’échange de compétences en bibliothéconomie, documentation et sciences de l’information dans le monde francophone. Le moyen retenu en ce sens consiste à permettre chaque année à un certain nombre de professionnels francophones de réaliser un échange en milieu de travail.

Le programme est ici décrit dans un document de présentation (pdf). L'inscription à l'AIFBD donne ainsi accès à une base de données permettant la recherche et la consultation de l’ensemble des fiches des autres candidats. Et le rôle de l'association s'arrête là. A charge pour le candidat d'obtenir l’autorisation de son organisation de participer à un échange professionnel en milieu de travail, trouver ce professionnel avec qui organiser un échange, faire approuver par son organisation le choix du professionnel avec qui l’échange aura lieu et prévoir les termes de l’échange (durée et dates, rémunération, logement, horaire de travail, etc.

 

Ce genre de programme existe depuis plusieurs années dans le monde anglophone où le programme LIBEX organise de la même manière des échanges entre professionnels membres du CILIP. En fait, il est quand même possible de participer au programme sans être membre du CILIP, mais en ce cas, l'échange ne pourra être possible qu'avec un collègue anglais et donc une bibliothèque du Royaume-Uni. Encore une fois, le rôle de l'association se résume à mettre les professionnels en contact. Elle n'organise pas les échanges directement. 

2. L'International Librarians Network : le meetic de la bibliothéconomie

Un autre programme d'échanges et de collaborations vient de se monter : l'International Librarians Network. Il s'agit là plutôt de réseautage international cherchant à mettre des professionnels en contact où qu'ils soient dans le monde. Une espèce de Meetic de la bibliothéconomie en quelque sorte. Les candidats remplissent des formulaires (on aime les formulaires en bibliothèque, n'est-ce pas ?) indiquant qui ils sont, ce sur quoi ils travaillent, le type d'établissement, et des informations sur le partenaire recherché et un coordinateur suit les développements et facilite les échanges pendant six mois. 

Le programme est dans sa phase de lancement. Il espère accueillir pas moins d'une centaine de participants (actuellement, 92 candidats issus de 20 pays différents se sont inscrits) pour une ouverture complète et officielle prévue en septembre 2013. Bien sûr, ces derniers sont essentiellement issus de pays anglo-saxons (État-Unis et Australie) mais il recherche activement d'autres collègues qui pourraient faire office de coordinateur (d'où un appel à participation lancé ce mois-ci)

Le programme dispose de son propre compte twitter : @InterLibNet.

L'idée est aussi de profiter des connaissances d'un "mentor", une notion très répandue dans les pays anglo-saxon, soit une personne qui suit notre travail personnel, vers laquelle on peut aisément se retourner en cas de problème ou de questionnement. Le CILIP d'ailleurs propose un programme de "mentorship" où des professionnels se proposent comme mentor pour aider les collègues.

3. ILIG : un site de couchsurfing entre professionnels

Parce que nos collègues d'outre-Manche semblent particulièrement concernés par le sujet, un groupe nommé International Library and Information Group au sein du CILIP s'intéresse plus particulièrement à faciliter les échanges internationaux. Il organise des séminaires, des rencontres informelles entre ses membres, des stages, une liste de diffusion et une large présence sur les réseaux sociaux (Facebook, Twitter et YouTube).

Pas de contexte trop contraignant cette fois, cependant, puisqu'il s'agit simplement d'organiser l'hébergement de collègues qui viendraient visiter sa ville ou sa région pendant un jour ou deux. Une façon plus souple et informelle de faire des rencontres, partager des expériences et de contribuer à renforcer les liens internationaux entre professionnels des bibliothèques et de la documentation.

Le CILIP pour ce faire propose un formulaire d'inscription (en tant qu'hôte), un guide de conduite également pour les hôtes et signale ensuite tous les lieux de couchage potentiels sur une carte. Deux collègues français se sont déjà inscrits. Nul doute qu'avec le Congrès de l'IFLA 2014, ce site devrait connaître un intérêt certain.

jeudi 21 mars 2013

Où trouver l'information professionnelle sur le site du MESR ?

L'ancien site documentaire des bibliothèques de l'enseignement supérieur : https://www.sup.adc.education.fr/bib/ n'est plus disponible depuis ce début d'année 2013. Je suppose que le Ministère est en train de refondre ce site, de façon à proposer un espace actualisé dédié à l'information scientifique et technique et au réseau documentaire au sein du MESR. Du moins je l'espère car c'était bien pratique d'avoir tous les liens afférents à la profession rassemblés au sein d'un même portail.

Cliquer pour accéder au site sur la Wayback Machine

On trouvait sur ce portail des dossiers thématiques, des informations professionnelles sur la filière (formations, concours, veille pro), des liens direct vers des ressources en ligne (le Sudoc, Calames, Repere, Formist, le BBF), vers les grands établissements que sont l'enssib, l'Abes, le CTLes ou encore le site du consortium COUPERIN ainsi que nombre d'informations relatives aux statistiques et aux données du MESR.

Bien sûr, la plupart de ces informations demeurent disponibles en ligne mais il est dommage de ne plus avoir de portail porté par le Ministère sur ces questions. Les informations relatives aux formations et concours des bibliothèques demeure toujours accessible en ligne ; le lien vers ASIBU (résultats de l'enquête ESGBU) par exemple semble accessible désormais à partir d'une page dédiée, depuis la rubrique "Évaluations et statistiques/les publications du MESR" ; le paysage documentaire dans l'Enseignement supérieur et la Recherche resurgit également à travers une page dédiée sur le nouveau site web, tel quel même si mis à jour en 2011. De fait, on retrouve nombre d'items au sein de la page "information scientifique et technique et réseaux documentaires" de la rubrique "sciences et société" sur le site du MESR (Accueil >  Recherche >  Présentation de la Recherche >  Sciences et société) mais je ne trouve pas ce chemin très intuitif ni vraiment simple.

En revanche, je n'ai pas retrouvé la liste des établissements sous la tutelle de la MISTRD, ni un endroit rassemblant les documents officiels concernant les biblitohèques (plan U3M, CR de réunion des directeurs, rapports) même si on les retrouve dans la collection "Rapports institutionnels" de la bibliothèque numérique de l'enssib.

Pour rappel, la Mission de l'information scientifique et technique et des réseaux documentaires (MISTRD) relève du service de la coordination stratégique et des territoires dirigé par Michel Marian (ancien responsable de la MISTRD). Ce service est commun entre deux directions du MESR, la direction générale pour l'enseignement supérieur et l'insertion professionnelle (DGESIP) et la direction générale de la recherche et de l'innovation (DGRI). Cf l'organigramme infra).

Actuellement, et depuis janvier 2013 si je ne m'abuse, le responsable de la MISTRD est M.Alain Colas.  Ses missions sont décrites comme de :
  • mettre en place un schéma national de la documentation scientifique ou bibliothèque scientifique numérique (B.S.N.) : rationaliser le coût des ressources électroniques;
  • piloter un plan national de numérisation ;
  • enrichir l’offre éditoriale française pour les étudiants ;
  • faire émerger et accompagner les réseaux thématiques et les structurations territoriales de l’I.S.T. : favoriser les cartes documentaires de site (dont la conservation partagée);
  • redéfinir, dans un dispositif cohérent, les missions et les compétences des grands opérateurs de l’IST, en liaison avec les établissements d’enseignement supérieur et les organismes ;
  • mettre en place des outils d’information sur l’IST et la documentation qui aident à la décision et orienter les dispositifs de formation.

mardi 19 mars 2013

IFLA Lyon 2014 !

Vous le savez peut-être, en tout cas, vous devriez en entendre beaucoup parler au fil des prochains mois, mais le congrès international de l'IFLA se tiendra en France, à Lyon, du 16 au 22 août 2014.

L'IFLA, c'est une Fédération internationale d'associations de bibliothèque et de bibliothécaires (International Federation of Library Associations and Institutions - IFLA) dont nous fêterons l'an prochain le 80ème anniversaire. Ses bureaux sont aujourd'hui situés dans les locaux de la bibliothèque royale des Pays-Bas à La Hague. En tant qu'organisation internationale indépendante, la fédération œuvre en faveur d'une valorisation des services de bibliothèque et des valeurs que celles-ci promeuvent : liberté d'information, droit de/à l'information ou encore accès égal à tous.

La France n'avait pas accueilli de congrès de ce genre depuis 1989 et le Congrès de Paris. Il s'agit là vraiment d'une opportunité incroyable de rencontrer plus de 3.500 collègues de 130 nationalités différentes et d'assister pendant une semaine à plus de 600 communications dans vos différents domaines d'intérêt. Mais l'IFLA, ce sont aussi des réunions satellites organisées dans des villes situées à 3 heures de transport maximum, comme celui de l'Association internationale francophone des bibliothécaires et des documentalistes à Limoges tout de suite après le congrès de Lyon, mais également ceux des différentes divisions de la fédération qui profitent de la manifestation pour se rencontrer, comme le groupe des New profesionals, ou la section Rares books and manuscripts.

Le thème de ce congrès lyonnais tourne autour de la notion de confluence. Son slogan officiel est :"Bibliothèques, Citoyenneté, Société : une confluence vers la connaissance". Il s'agit donc de mettre en avant les notions de bibliothèque comme lieu de construction de la connaissance et de la citoyenneté, et de souligner l'importance de la communauté (confluer, créer ensemble). C'est aussi ce que symbolise le logo de l'événement où l'on devine la confluence du Rhône et de la Saône en cette bonne ville de Lyon sur fond noir. 

Actuellement, la manifestation ne dispose pas encore d'un site internet, mais elle anime une page Facebook où sont rassemblées toutes les informations utiles et notamment une brochure de présentation (pdf).

Ne l'ignorons pas, assister à un congrès de cette taille est onéreux : entre 400 et 600 euros mais c'est à mettre en balance avec l'incroyable opportunité en laquelle l'événement consiste (une session en France tous les trente ans quand même et des possibilités d'échanges et de rencontres démultipliées) et il faut souligner également que des facilités de participation sont proposées aux collègues qui se proposeraient comme bénévoles ou comme volontaires. Ce volontariat consiste à donner un peu de son temps en échange d'une entrée offerte au congrès, ce pour des activités d'accueil, de tenues de stand, distribution de casques de traduction, de compte-rendu pour l'IFLA Express, de traduction etc.

En attendant, le Congrès lyonnais sera présenté au prochain congrès de l'Association des bibliothécaires de France qui se tiendra également à Lyon du 7 au 9 juin prochain sur le thème de "La bibliothèque, fabrique du citoyen" et au Congrès de l'IFLA 2013 prévu en août à Singapour.

Et si vous souhaitez apporter votre pierre à la communication autour de l'événement, pourquoi ne pas participer au Tour de France des bibliothèques, une représentation très visuelle et ludique pour promouvoir nos bibliothèques françaises en vue du congrès IFLA 2014 à l'exemple de la photo ci-dessous. Il suffit pour cela simplement de vous prendre en photo avec votre vélo devant votre bibliothèque préférée. Les photos seront ensuite imprimées et épinglées sur une carte de France, affichée lors des congrès de l'ABF 2013, de l'IFLA 2013 et bien sûr de l'IFLA 2014. N'hésitez pas à diffuser ce message autour de vous, sur vos pages facebook, sur twitter (#cyclobib)

jeudi 7 mars 2013

Les chercheurs et leur environnement numérique

Une intéressante présentation de Joyce Seitzinger et Colin Warren sur les liens entre chercheurs et numérique. Plus exactement, il s'agit d'une formation donnée dans le cadre du  Graduate Certificate in Higher Education, de l'université Deakins.

Reprenant l'environnement numérique auquel peut être confronté le chercheur, les intervenants propose une progression à la découverte des outils numériques mis à sa disposition allant de la découverte d'outils permettant la gestion de son identité numérique à la mise en place d'outils de gestion de l'information, de sélection et de diffusion.

Parmi ces "7 Habits of Networked Academics", on trouve donc :
1. Gérer son identité numérique,
avec notamment une distinction intéressante entre digital visitors/digital residents, censée remplacer le couple maintenant controversé, du moins discuté de digital native/ddigital immigrants
2. Accroître son réseau,
où l'on parle de Personal Learning Environnement et ses liens avec les réseaux professionnels auxquels les chercheurs et les doctorants sont habitués. C'est un point qu'il me semble utile de souligner puisque cela fait plusieurs fois que je rencontre cette notion d'environnement personnel d'apprentissage, même si elle recouvre des acceptions et des domaines différents en fonction du contexte utilisé.




 
3. S'ouvrir aux applications mobiles
4. Le développement des outils d'apprentissages visuels (posters scientifiques, infographies, cartes heuristiques, instagram et pinterest...)
5. Les outils de curation qui permettent de filtrer les informations
6. Les outils de partage qui permettent de diffuser l'information.
7. la création d' "artefacts" numériques à partir de tout cela.


jeudi 21 février 2013

Des biblitohèques (américaines) sur Tumblr

Je connais peu de bibliothèques françaises sur Tumblr, ce site de blog hybrides entre courts billets et re-publication sauvage d'images. je m'étais déjà fait l'écho de quelques tumblr bibliotécocentrés, mais d'une manière générale, il ne me semble pas que les établissements hexagonaux se soient vraiment emparés de ce support.

C'est, en revanche, loin d'être le cas outre atlantique comme le montre cette liste impressionnantes de liens renvoyant vers des tumblrs de bibliothèques et d'archives

Parmi ces établissements, on trouve des tumblr pour les ados (et aussi), les enfants, des sites élaborés (la Chicago Public Library) à d'autres minimalistes (Columbia college library), de bibliothèques municipales (Darien Public Library) et universitaires (special collections - University of Iowa), d'associations professionnelle (ALA Washington office) et para-professionnelles (les amis de la bibliothèque).

Bon, à voir les exemples proposé, c'est quand même spécial Tumblr comme médium avec cette orientation forte sur l'image décalée. Il n'y a pas réellement d'usage professionnel si ce n'est les tumblr universitaires qui se servent du support pour présenter leurs collections. Le plus souvent, on se retrouve avec un grand fatras pas organisé d'images plus ou moins amusantes et, du coup, l'objectif de l'outil m'échappe un peu. A moins que ce ne soit justement d'adopter un regard décalé pour un public jeune, d'où les tumblr de section ados et jeunesse... Je suis encore un peu dubitatif.

- page 2 de 17 -