Vagabondages

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jeudi 3 avril 2008

Proposer un fil RSS sur son site web


On m'a demandé comment générer des flux RSS à partir de la page d'actualité de son propre site internet.
Pour ce faire, il existe plusieurs solutions :

1°) Cette fonctionnalité existe déjà

Il est possible que votre site internet propose déjà cette fonctionnalité. C'est le cas évidemment des blogs, de certains wiki, notamment pour le suivi des modifications, mais aussi c'est le cas de certains portails et CMS. Dans cette hypothèse, l’outil de publication crée automatiquement un fichier ".rdf"ou ".xml", qui contient la description du flux RSS. Il suffit alors de signaler ce flux avec l’icône orange correspondante.

A ce moment, il ne faut pas oublier d’indiquer dans le code html de la page d’accueil du site que ce dernier propose un flux RSS, ce qui permettra aux moteurs de recherche d’indexer le fil par "découverte automatique de flux". Cela permettra l'apparition de l'icône RSS dans la barre de navigation de Firefox par exemple.

Pour ce faire, la page d’accueil du site doit comporter cette ligne dans l’en-tête :

Entre les balises <head> et </head>
<link rel="alternate" type="application/rss+xml"
title="RSS" href="http://votre_site/votre.fil">

2°) Générer un flux manuellement

Si votre site ne génère pas de flux tout seul, vous avez la possibilité d'en rédiger un vous-même, manuellement. Mais cela demande de créer une page XML avec les bonnes balises dans les bonnes configurations et le bon ordre. Vous trouverez par exemple un tutoriel ici : http://www.technick.fr/webmaster/installer_flux_rss.htm .

Cette possibilité en revanche risque de se montrer peu pratique et fatiguante car il vous faudra intervenir sur le fil RSS à chaque fois que vous aurez une nouveauté à signaler sur votre site, l'ajout des items demeurant manuel également.

3°) Générer un flux RSS automatiquement

C’est la meilleure solution évidemment. Mais, pour générer des flux RSS automatiquement, il convient d’avoir des pages web bien structurées, en titres, sous-titres... Si tel est le cas, il est possible d’utiliser des logiciels de type : WotWoz, Feed43, Ponyfish, Feedity

Dans le cas contraire, il faudrait mettre en place une petite base de données contenant les informations à inclure dans le fil RSS, un export dynamique de ces données au format XML adéquat, et une petite interface de saisie.

4°) Valider le flux RSS

Une fois le tout installé, il convient de tester la validité du flux.

Le validateur de fils RSS le plus connu et le plus simple d’utilisation est sans doute Feedvalidator.org. Cet outil indique de suite le nombre d’erreurs, leur type et la façon de les corriger. Vous pouvez faire de même avec Snyke qui vous permettra quant à lui de vérifier l’apparence de votre fil RSS tel qu’il apparaîtra dans les agrégateurs des internautes.

mardi 1 avril 2008

Vidéo sur le web social


Via Le bibliothécaire errant : une vidéo de présentation sur le web social : "mass innovation comes from communities"

lundi 31 mars 2008

cartographie sémantique de la blogosphère

Sur son blog, Hubert Wassner, prof à l'ESIEA, nous propose une cartographie sémantique de la blogosphère francophone, fondée sur les 100 premiers résultats du classement WIKIO. On retrouve notamment cités les blogs de Nicolas Morin, Bibliobsession ou Olivier Ertzscheid.


Les connexions ne sont pas une matérialisation des liens hypertextes, comme dans la Blogopole de RTGI. Ils reflètent la distance lexicale entre les blogs. Du coup, la méthode regroupe des blogs qui sont monothématiques et créé des ensemble high-tech ou politique, par exemple. Dans un commentaire, Hubert Wassner explique :

A quoi ça sert ?
Déjà regrouper automatiquement (je rappelle qu'il s'agit d'une production logicielle) est très utile : Par exemple je pourrais automatiquement conseiller une entreprise voulant faire une campagne de pub virale pour une nouvelle casserole. Il m'est facile d'identifier les blogs de cuisine et ceux qui y sont connexe. Dit autrement, cela me permet d'explorer la blogosphère alors que, à priori, je ne la connais(sait) pas... Plus étonnant encore, dans la mesure ou cela est automatique je pourrais même le réaliser dans une langue que je ne connais pas ...! (il suffit de changer de langue dans la requête de moteur de recherche)

Autre utilité ?
Identifier un blog : imaginons que je connaisse les blogs de Affrodance et Transnet, mais ne connaisse pas "technologie du langage". Et bien je pourrais me dire qu'il ressemble un peu au deux...
Cela peut etre utile pour faire de la recommandation ("vous aimez ce blog/livre/disque/artiste/... , vous aimerez probablement aussi ceux-là.)

Voir l'explication de l'un des concepteurs. Vous trouverez aussi une rapide introduction au sujet ainsi qu'à la méthode utilisée sur le premier article sur le sujet, proposé par Hubert Wessner.

mardi 11 mars 2008

Et de trois !

Joyeux anniversaire Vagabondages !

Et je dirai même plus : joyeux anniversaire... en retard :) Le blog "Vagabondages" est en effet né le 22 février 2005. Il a donc fêté cette année ses trois ans.

Auteur : Myrtille chessa, sur un site de coloriage pour enfants

Cette année, plutôt que d'évoquer les étranges statistiques que révèlent parfois nos logiciels (je ne comprends par exemple pas pourquoi mes billets apparaissent principalement lus entre minuit et une heure du matin, c'est l'heure de passage des robots ?), j'ai eu l'idée de faire une revue des sites possédant presque le même nom que le mien. En même temps, question méthodologie, c'est pas trop difficile, il suffit de taper le nom du blog dans quelques moteurs de recherche :)

Dans Google, le premier lien qui revient avec ce terme de recherche est www.vagabondages.com, un site de regroupement de professionnels proposant des circuits de randonnées. Mon blog apparaît en seconde position, ce qui est déjà pas mal. Sur DogPile, un métamoteur qui interroge à la fois Google, Yahoo, Live Search (MSN) et AskJeeve, c'est quand même le blog qui apparaît en premier. Yatta !

Alors quels homonymes ?

  • Vagabondages.com, donc, est un site de professionnels proposant des circuits de randonnées et de vacances plus actives (mais non motorisées au su des lieux visités).  Tous ces professionnels sont signataires d'une "charte vagabondages" dans laquelle ils s'engagent à proposer des séjours de qualité et respecter l'environnement.
  • Vagabondages.net, quant à lui renvoie vers un site promotionnel pour un film d'art et d'essai racontant les "aventures rocambolesques de Sansa à travers le monde", sortie en 2004 à ce qu'il semble.


  • Vagabondages.fr quant à lui est le site d'une structure culturelle basée à Caluire et Cuire, dans l'agglomération de Lyon, et destinée à promouvoir le théâtre contemporain. Ils essaient de créer des spectacles à partir de textes contemporains et les présenter au public, d'animer des ateliers théâtre pour enfants, adolescents, adultes et seniors, proposer des sorties culturelles aux enfants et aux personnes âgées, partager des moments exceptionnels à l’occasion d’événements autour du théâtre contemporain.

Après cette rapide revue, revenons au blog. Vagabondages.org est un blog abordant des questions autour du monde des bibliothèques, des sciences de l'information. On y parle outils de publication, réseaux sociaux, univers virtuels, bibliothèques bien sûr et à travers elles, toujours même si en filigrane, services au public, qui sont le coeur de notre métier. J'essaie d'y écrire des articles de fonds, plus ou moins bien tant il est vrai que l'écriture dans un blog a ses propres exigences. J'essaie d'être plus léger également. Il ne s'agit pas de me prendre la tête pour alimenter ce qui demeure avant tout un loisir, même si sur une thématique professionnelle. Je l'alimente de ma veille personnelle, issue de stratégies de veille claires et définies comme de trouvailles que je glanes sur internet. Et si maintenant il suit peu ou prou une ligne éditoriale implicite, ce blog garde une marge de manoeuvre propre sur laquelle je n'ai pas toujours prise. J'aime l'idée qu'il y ait un ton qui définisse mon blog et je crois que cette tonalité vient également de la liberté et du plaisir que je prends à l'alimenter.

Quoiqu'il en soit, il était temps que je récupère le nom de domaine en .org, puisque les autres ont déjà été pris. Celui-ci, je le garde, et pour encore de nombreuses autres années je l'espère.

Vous n'êtes pas d'accord avec moi ?

jeudi 28 février 2008

Et demain ?

Ce n'est vraiment pas facile de bloguer tous les jours, n'est-ce pas ?

Le strip du jour est une pensée issue du comic blaugh. Vous pouvez cliquer sur l'image


vendredi 31 août 2007

Blogday 2007


Blog Day 2007

Pour faire original aujourd'hui, j'ai décidé de participer de nouveau au Blogday ou "Jour des blogs". Le principe en est simple : il s'agit de faire découvrir 5 blogs que je lis et qui selon moi valent le détour. D'où le slogan nullissime ^^ :

Are you a blogger? Are you ready to be part of something big?
Do you want to leave a mark on the face of the earth?

Je vais essayer de faire un peu le tour de ce que je lis en vous présentant des blogs très différents les uns des autres et que certains connaissent déjà probablement. Vous aurez ainsi un aperçu des différentes facettes qui m'intéressent en ce moment (un aperçu parce que cinq blog, c'est vraiment peu). Je vais juste essayer de ne proposer que des blogs francophones :)

1. Un blog sur Second Life
En direct de Second Life:Le blog du créateur de la bibliothèque francophone sur Second Life, Hugobiwan Zolnir.



2. Un blog sur le monde universitaire
Le blog de Bernard Rentier, le recteur de l'université de liège, est un des rares blogs de responsables universitaires francophones. Il est riche de réflexions très intéressantes sur la recherche notamment ou sur l'Open Access.

3. Un blog sur l'écriture numérique< br />Sur Cluster21, NouveauLivrActu est un blog qui essaie de faire le point sur le livre, l'édition et la presse à l'ère du numérique : e-ink, e-paper, e-book, Second Life....



4. Un blog de bibliothécaire
Bibliothèque = public est le blog de JC Brochard qui travaille sur les services au public, notamment la formation et l'information des usagers dans une université de l'est de la France. Voilà qui nous change des blogs traitant du numérique et de l'informatique documentaire :)

5. Un blog dessiné
Le Webcomic de Maliki est l'un des meilleurs BDblog francophone de la blogosphère, avec celui de Boulet. Il raconte les heurs et malheurs de la jeune Maliki, graphiste pour le compte d'une société d'édition de comics et de jeux, pour le plus grand bonheur de tous. A ne pas lire au travail, vous risqueriez d'attirer l'attention de vos collègues de bureau en essayant de vous empêcher d'éclater de rire.



Comme je n'y résiste pas, allez découvrir aussi les blogs :
  • Toujours Plus, de Manuel Canevet sur le monde universitaire,
  • CultureLibre.ca d'Olivier Charbonneau sur le droit dans le monde des bibliothèques,
  • le blog du GroupeReflect sur le monde du 2.0,
  • Publius qui propose des analyses sur l'Union Européenne,
  • celui, engagé, de ProChoix, de la revue du même nom,
  • Trendsnow toujours à la pointe des dernières nouveauté en mode et design,
  • le BDblog de Tibo un jeune illustrateur marseillais,
  • le blog de l'auteure de bandes dessinées Algésiras, Tout est calme. Elle y parle de ses lectures, de son quotidien d'auteur, de son travail, de ses passions,...
  •  ...
Avec tout ça, vous avez de quoi faire ce week-end.

lundi 27 août 2007

De retour de vacances

Bonjour à toutes et tous,

Voilà une semaine que nous avons repris le travail et je consens enfin à revenir vers le blog. J'ai essayé cet été de faire une coupure nette et franche, ce qui évidemment a laissé le temps à mon agrégateur de jouer les Wapol et s'empiffrer de manière inconsidérée. Une telle obésité était prévue néanmoins, même si je comptais sur les beaux jours et les vacances pour réduire l'afflux de nouveaux billets. Je prendrais mon temps pour lire ces informations au fil des semaiens à venir, hélas déjà bien chargées par ailleurs.

Ce qui n'était pas prévu en revanche est l'invasion de SPAM dont Vagabondages a été l'objet : me voici avec près de 115.000 messages à supprimer et après une semaine de nettoyage, je passe difficilement en dessous de la part des 100.000. Je viens de demander de l'aide à mon hébergeur dans cette tâche afin de voir s'il n'est pas possible d'automatiser la suppression des messages postérieurs au... disons... 15 juillet. J'attends donc leur réponse. Et si vous avez laissé des commentaires cet été à cette adresse, je crains qu'ils ne soient pas conservés.

En attendant, voilà donc les affaires qui reprennent. Pour l'occasion, je vais essayer de proposer une série régulière. Je voudrais en effet revenir plus régulièrement sur le Second Life des bibliothécaires et vous faire part des derniers travaux et dernières réflexions sur le sujet. Je me suis inscrit en ce sens à une liste de diffusion et essaierais de vous faire part de ce qu'il s'y dit. Je dois néanmoins concéder n'être pas retourné dans ce monde virtuel depuis plusieurs mois et avoir plus parcouru que lu les derniers messages de cette famuese ML, mais je continue de penser qu'il y a quelque chose à faire de ce côté ou du moins, qu'une veille même d'un oeil distrait, n'est pas inintéressante. J'essaierais donc de poster un message sur SecondLife au moins une fois par semaine, mettons tous les lundi par exemple et nous verrons alors s'il y a matière à discussion ou si cette belle initiative se meurt d'elle-même (soit par manque de sujets, soit par manque d'entrain de ma part).

lundi 9 juillet 2007

Podcast sur les aspects juridiques des blogs


Michèle Battisti, déléguée permanente au droit de l'information auprès de l'Association des professionnels de l'information et de la documentation,  nous informe que le site de l'ADBS propose une interview de Cédric Manara, professeur associé à l'EDHEC Business School en podcast sur les aspects juridiques des blogs.

Cédric Manara aborde les contraintes imposées par les hébergeurs et des responsabilités respectives, les questions liées au droit d'auteur, au droit à l'image (pour les personnes, pour les biens ou plus exactement pour les propriétaires des biens...), le respect des données personnels. il rappelle également que demeurent interdits tous injures, propos racistes, homophobe, incitation à la haine, etc... dans le corps du texte comme dans le commentaire. De même, un hyperlien ne peut être fait n'importe comment (vers la page intéressante, la page d'accueil, un document ?) et encore moins sans la permission du propriétaire du site lié. Il termine enfin sur les droits et devoirs des salariés et des fonctionnaires blogueurs.

L'interview, d'une durée de 17'43'' et disponible en ligne à l'adresse : http://www.adbs.fr/site/publications/droit_info/blog.php, est menée par Michèle Battisti avec Olivier Blondeau à la technique et proposée sous licence Creative Commons - Paternité-Pas d'utilisation commerciale - Pas de modification.

vendredi 1 juin 2007

Retour sur l'enquête sur la BBS francophone


Retour sur l'enquête de la biblioblogosphère francophone. A la fin de leur très intéressant travail sur les usages et les pratiques de la BBS, PascalK et dbourrion proposent quelques pistes de réflexion. Je vais essayer d'y revenir et de donner mon avis sur chacun :

• Une fédération de blogs se partageant les thématiques pourrait éviter la redondance qui finit par lasser et appauvrir la BBS touchée alors par le syndrome du perroquet

Cette première proposition de mutualisation des pratiques n'est pas neuve. PascalK en avait déjà fait part en février dernier dans son "appel aux biblio-watchers" dans lequel il appelait à créer un blog de mutualisation, orienté il est vrai vers la BBS anglophone. L'organisation du premier BiblioCamp en mars dernier allait aussi dans ce sens, du moins en partie, puisqu'il se voulait une "rencontre pour construire un projet coopératif entre biblioblogueurs francophones". Mais si la biblioblogosphère francophone semble s'organiser et se formaliser (liste sur Bibliopédia, réseau social sur Ning), si même des initiatives émergent pour améliorer la lecture de cette biblioblogosphère à l'instar d'agrégateurs tels que Biblioblogs ou Biblioflux, du Bibliobuzz, encore, initié conjointement par Bibliopédia et le Blog du BBF qui sélectionne les billets jugés intéressants, ou enfin les moteurs FrancoDoc, Biblioblogosphère sur le même modèle que le LisZen américain pour retrouver les sujets, il reste que nous sommes là encore du côté de l'appropriation de l'outil et des informations et pas de celui de la production, ce qu'appellent les auteurs de l'enquète.

L'idée d'un blog coopératif qui aurait pu être une première option ne me plaît pas trop, notamment parce que bloguer est,d'abord, selon moi, une pratique personnelle et qu'un blog coopératif demanderait beaucoup plus d'investissement qu'un blog personnel. Celle d'une fédération me laisse un peu dubitatif.  Serait-ce limiter la portée de chaque blog à la thématique attibuée ou lui donner la primeur de l'information le concernant ? Je crois plus en une sorte d'auto-régulation et si quelques messages se retrouvent d'un blog à l'autre, si plusieurs blogueurs ont estimé important d'aborder tel sujet, peut-être est-ce le signe que ce sujet est d'autant plus intéressant et important. Un travail coopératif serait probablement un plus. Je ne sais pas vraiment qu'elle forme cela peut prendre.


• De nouveaux blogs pourraient apparaître, traitant de domaines encore laissés en friches dans la BBS (à grands traits, tout ce qui relève du quotidien des bibliothèques, moins les thématiques technologiques)

On l'espère. Je pense que ce serait bien que de nouveaux blogs surgissent, et notamment sur des domaines qui ne sont pas encore beaucoup abordés pour le moment dans la BBS. Je pense au blog Bibliothèque-Public sur les services, par exemple. Les premiers biblioblogueurs se sont intéressés à ce nouvel outil parce qu'ils étaient sensibilisés à l'informatique, à la documentation numérique dans leurs établissements. Maintenant que le phénomène a pris plus d'ampleur, s'est peu ou prou répandu, on devrait voir émerger de nouveaux auteurs animés d'autres préoccupations. Marlène et Nicolas évoquaient comment thèmes possibles :
  • les bibliothèques comme bâtiments ;
  • l’évaluation des personnels, sujet pourtant d’actualité dans la période considérée et qui suscite dans la profession de vifs débats, en particulier dans la fonction publique d’État : ces débats ne sont pas relayés par les biblioblogs ;
  • plus généralement, tout ce qui concerne les ressources humaines ;
  • la gestion des collections et les politiques documentaires, à l’exception de quelques réflexions éparses, sur les collections électroniques pour l’essentiel ;
  • les questions budgétaires : la période considérée était aussi celle où les budgets de l’année 2007 étaient décidés. Pourtant, à lire les biblioblogs, on a le sentiment que les bibliothèques, et les bibliothécaires, n’ont que très peu de rapports avec l’argent ;
  • les rapports de la bibliothèque avec son environnement institutionnel : le ministère, l’université, la ville, les bibliothèques voisines.
Les ressources humaines, les questions budgétaires, le rapport avec la tutelle sont des sujets délicats. Qu'on ne vienne pas me taxer d'hypocrisie, il est délicat de parler de la situation des agents ou de sa tutelle parce que cela fait entrer dans le blog une entité extérieure qui peut avoir son mot à dire. Les questions budgétaires aussi relèvent d'une certaine discrétion, même si là c'est moins évident. Disons que c'est la pratique qui le veut et que ce n'est pas à un agent de discuter de ce genre d'informations a priori confidentielles mais plutôt directement son institution. En revanche, je verrais bien des blogs aborder les questions de politique documentaire, de gestion des collection (avec les arcanes de la gestion des périodiques, je crois qu'il y a de quoi faire) ou du bâtiment-bibliothèque, même si -ou surtout parce que- sur ce dernier point, à dire vrai, il existe peu de littérature.

• Des pépinières de blogs pourraient être mises en place, typiquement à l’ENSSIB et dans les écoles et universités préparant aux métiers de l’information documentaire, pour familiariser les futurs professionnels avec ces outils, leur apprendre à s’en servir, et élargir le nombre de voix qui chuchotent sur la BBS.

Il me semble que c'est déjà le cas. L'EBD (ex : "sur le pont") et divers cursus universitaires (exemple : numerimaud) demandent à leurs élèves d'ouvrir des blogs. Mais le plus souvent, ces exervices sont abandonnés peu de temps après la sortie de l'école. Inciter par le biais scolaire est intéressant, notamment en ce qu'il permet de démystifier l'outil et peut créer une pratique (Bibliothèques 2.0 était à ce titre un blog scolaire puisque créé dans le cadre d'un stage, pourtant son auteur a souhaité le faire perdurer). L'essai est donc important, intéressant, formateur, mais il ne prend donc sa pleine mesure je pense que s'il est transformé.

• En même temps, et dans une logique inverse, la BBS est-elle en passe de souffrir d’obésité avec une floraison de (trop nombreux ?) blogs ?

Je me suis posé la question. Au début, il était facile de suivre l'évolution de la BBS. On aggrégait tous les nouveaux blogs qui s'ouvraient. Mais maintenant, cela devient difficile. D'autant que les blogs intéressants débordent de la seule sphère bibliothéconomique mais peuvent appartenir aux sciences de l'information, au monde du livre (librairie, édition...). C'est pour cela que des outils comme BiblioFlux sont intéressant et font gagner du temps. En même temps, lorsqu'on se rend compte qu'au bout de trois semaines l'agrégateur déborde de nouveaux billets, il devietn tout aussi désespérant de les ouvrir tous. On passe à côté de certaines infos, on lit en diagonale (et PascalK ne dira pas le contraire :p) et par moments la veille ne resemble plus à rien. Trop d'information tue l'information.

Cependant, je serais d'avis que c'est un phénomène passager. A savoir que les blogs, et partant les biblioblogs, sont à l'heure actuelle à la mode. J'estime cependant que ce phénomène va se régulariser. Nous avons déjà assisté à la fermeture de certains d'entre eux. Enfin, je ne pense pas que ce soit vraiment l'obésité qui est à craindre. Qu'il y ait toujours plus de blogs qui s'ouvrent est une bonne chose en soi. Néanmoins, il faudrait qu'il y ait un peu plus de diversité. Et là, on rejoint les considérations précédentes.

• Les institutions pourraient créer leurs blogs dans lesquels, en particulier, pourraient apparaître les retours d’expériences du quotidien. Bien entendu, la condition sine qua non de la réussite et de la crédibilité de ce types de blogs est une parole libre et assumée laissée aux rédacteurs qui en ont la charge de ces blogs.

Oui. Une condition qui n'est pas aussi facile à mettre en place que cela le semble. De manière générale, les institutions sont très jalouses de la visibilité qu'elles offrent et des moyens de communication mis en place. Souvent, ce poste de chargé de communication est un poste stratégique parce qu'il y a de gros enjeux derrière. Avouer des faiblesses, des erreurs, si cela peut aider des professionnels et des non-professionnels n'est pas forcément viable d'un point de vue institutionnel. On marche là sur des oeufs.Ceci dit, et ainsi que le faisait remarquer Lully, je trouve également que ce pourrait être vraiment intéressant d'avoir ce genre de démarche de la part d'un établissement.


Conclusion, si j'ai bien lu :

il faut plus de biblioblogs, sur les différents aspects de la profession, y compris et surtout quotidiens. Ces blogs pourraient être initiés pendant les études des futurs professionnels et regroupés au sein d'un projet mutualiste afin d'en faciliter la consultation.

mercredi 30 mai 2007

débats de biblioblogueurs anonymes



Je parcours mon biblioblogroll et je tombe sur un sujet récurrent quant aux contenus des biblioblogs. Il y a bien sûr la dernière enquête de Bibliothèques 2.0 (pdf disponible) mais il y a surtout, je pense, les messages de Nicolas Morin et Marlène Delhaye à propos de la parution de leur article dans le dernier numéro du BBF. Dans ce dernier, nos chers collègues écrivent, à propos notamment de l’anonymat :

"[...] En forçant le trait, on pourrait décrire le cheminement suivant : un bibliothécaire veut écrire un blog, prend un pseudonyme pour pouvoir écrire sans se mettre en porte-à-faux par rapport à ses collègues ou à sa hiérarchie. Lesquels, il n’est pas naïf, finiront par savoir qu’il tient un blog, ce qui l’amène à ajouter l’autocensure à l’anonymat : il ne parlera pas de ce qui pourrait fâcher (les statuts, la gestion des collections, la gestion au jour le jour de sa bibliothèque, etc.). Dès lors, de quoi parler? De Google.

Est-ce un constat un peu triste sur les biblioblogueurs? Peut-être, mais pas seulement : c’est un constat un peu triste aussi sur la culture professionnelle des bibliothécaires français, dont on a le sentiment qu’ils n’ont pas l’habitude du débat, et qu’ils le craignent. Cette culture professionnelle « fermée », dont ils ont une conscience très claire quand on les interroge, incite finalement les blogueurs à se réfugier dans l’anonymat et les généralités. [...]"

Parler de Google, des nouvelles technologies « soûleraient » les lecteurs, ajoute Nicolas Morin dans son style un peu provocateur, qui préféreraient alors lire des billets plus en phase avec le travail quotidien, trouver des retours d’expériences… Mais parler de Google serait aussi une sorte de fuite en avant permettant d’éviter justement de parler de son institution pour les biblioblogueurs frileux à l’idée de quelques débats ou de redoutables foudres administratives… ce qu’ils concluent comme faisant partie intégrante de la culture professionnelle dite « fermée » de la bibliosphère hexagonale, ce que Jean-Michel Salaün appelle, dans un commentaire : « une pratique discutable du Web, une frilosité fonctionnaire et, peut-être, une bien mauvaise tendance franchouillarde ».

La question de l’anonymat

A titre personnel d’abord, puisque Vagabondages fait partie des 13 blogs étudiés et que j’ai effectivement répondu à l’enquête des auteurs, l’anonymat n’avait, à l’origine, rien à voir avec le côté professionnel du blog, ce dernier n’étant pas alors destiné à être un blog professionnel. Lully l’explique également dans un commentaire au billet de Nicolas Morin : « quand on créé un blog, on ignore encore ce qu’on va mettre dedans ». Je n’avais pas alors particulièrement envie qu’on me reconnaisse et je n’ai guère fait de publicité pour Vagabondages dans les listes de diffusion professionnelles à la manière d’un Bibliobsession par exemple.

Ensuite, lorsque le blog a commencé à être connu, il m'a semblé pertinent de garder l'anonymat, d'abord parce que j'étais connu sous mon pseudo, ensuite pour des raisons de confidentialité vis à vis de ma bibliothèque de rattachement. Je ne voulais pas qu’on puisse penser que j’écrivais au nom de mon institution ce qui n’était pas le cas, et puis ne pas évoquer cette bibliothèque me permettait d’éviter qu’on me reconnaisse. Le monde est petit.

L’anonymat, en outre, apparaissait, et apparaît, de plus en plus comme une simple façade. Je ne cache pas que je suis blogueur auprès de mes collègues et il n’est guère difficile de retrouver mon nom et ma fonction, donc mon établissement, ne serait-ce qu’en demandant. Mais justement, je ne souhaitais pas qu’ils apparaissent explicitement sur le blog. A dire vrai, je ne considère pas la question de l’anonymat comme primordiale. Dans un sens comme dans l’autre : je ne suis pas absolument attaché à mon anonymat comme je ne suis pas désireux de l’abandonner tout de suite.

Nicolas et Marlène considèrent que se mettre en avant est largement profitable pour la profession dans son ensemble et pour le blog en particulier, ne serait-ce parce que les billets ne seront plus reçus de la même manière : si j’avais écrit que j’étais bibliothécaire responsable des ressources numériques dans un SCD l’an dernier, mes billets sur les ressources numériques ou le wifi auraient rencontré une oreille plus attentive.

En même temps, en recoupant les diverses informations qui trainent sur ce blog et ailleurs, on sait que je suis un jeune homme, bibliothécaire de grade, en poste dans un établissement d’enseignement supérieur lyonnais et appelé Thomas. Il ne manque plus grand chose pour finir de dévoiler mon identité… Ah si, je pourrais ajouter que je travaille sur le numérique en bibliothèque et des projets de bibliothèque numérique ou de production de document. Mais peut-être manque-t-il simplement à Vagabondages un encart « Qui suis-je ? » regroupant ces informations…

Quid des billets légers, privés ? Les deux formes d’écrits, professionnels et privés, ne semblent pas incompatibles aux auteurs de l’article publié dans le BBF, pour peu qu'on ait pris la précaution de dire que le blog n'est pas un blog de l'établissement. Fondamentalement, je pense qu’ils ont raison et il ne s'agit certes pas de cacher sa vie privée même si c'est une chose de parler de sa vie privée à ses collègues et une autre de l'évoquer librement à des centaines d'inconnus et de fait mes réticences portent plus sur mon institution : suffit-il de dire qu'il ne s'agit pas d'un blog institutionnel pour ne pas impliquer quand même son institution à travers ses propos ? Je n'en suis pas certain ni complètement convaincu.

J’aurais appelé cela respect envers son institution et liberté de ton mais il semble que ce soit plutôt un certain manque de courage de ma part face à d’une part mon institution et d’autre part la prise de parole, donc de risques, et l’ouverture de débats professionnels.

La question de la prise de parole et des débats

Bibliobsession dans un commentaire au message de Marlène revient sur cette question des débats, d’absence de débats plutôt, que PascalK appelle le caractère « lénifiant » de la biblioblogosphère francophone. Je suis un peu surpris à mon tour de tels propos.

Dans sa réponse, Bibliobsession explique que :

« si les "débats enragés" ne se passent pas dans cette sphère, c'est peut-être et il me semble que c'est le cas aussi en dehors de la biblioblogosphère, que les débats enragés se font rares sur le thème des bibliothèques en général. Nous ne sommes plus au temps de grands modèles qui s'affrontent ou d'écoles, mais au temps ou les professionnels de la lecture publique se posent des questions et cherchent des réponses adaptées à leurs contextes dans un monde complexe... »

J’entends là Nicolas rétorquer que c’est justement cela qu’il attend : découvrir ce que sont ces réponses adaptées à un contexte particulier. Du moins espéré-je ce qu’il attend car je ne vois pas l’intérêt de débattre pour le seul plaisir de débattre. Cependant, si les biblioblogs parlent beaucoup de web 2.0 n’est –ce pas aussi parce que leurs auteurs sont principalement des bibliothécaires chargés de ce genre de questions (ce que concède l’article d’ailleurs) ? Le récent blog Bibliothèque = public, animé par Jean-Christophe Brochard, chargé des services au public dans une bibliothèque universitaire, aborde justement d’autres questions que les toujours plus nombreuses bibliothèques européennes inféodées au grand méchant Google. Je pense qu’il doit en être de même avec les blogs de nos collègues discothécaires (XG blog -qui n’est pas uniquement un discoblog, discobloguons). A moins qu’il n’y ait pas encore assez de messages polémiques mais alors il faudra expliquer ce qui est vraiment attendu. Bibliobsession rappelle à ce titre combien la profession s’est mobilisée contre les DRM, mais il est vrai qu’il ne s’agit pas là d’un sujet interne, qui remet en question certains dogmes.

En fait, je serais d’avis de suivre Sophie lorsqu’elle écrit sur Desperate Librarian Housewife que les biblioblogs ont plus un rôle informationnel, faire découvrir ce qu’il se passe, les nouveautés et les questions que se posent les collègues, y compris les collègues américains, de servir d’aiguillon. Elle trouve que ce terme convient mieux que celui de débat plus approprié aux listes de discussions, ce que confirme Bruit et Chuchotements quand il affirme que « les blogs sont plus un espace d’incubation approximatif et au quotidien des recherches, des réflexions, des doutes ».

Lully pour finir fait deux remarques intéressantes. La première est une question regrettant l’absence de blogs professionnels tenus par des bibliothèques ou des institutions à destination des professionnels : Pourquoi ces problèmes professionnels ne sont-ils évoqués que sur des blogs perso ? :

« je ne vois pas ce qui empêche une bibliothèque de monter un blog à destination des autres bibliothèques, sur son travail interne, les choix qu’elle fait et les raisons de ses choix, etc. ».

La seconde est une liste d’autres questionnements qu’il faudrait se poser à propos des blogs :

« (…) il aurait surtout fallu insister sur la redondance des sujets, et la non-représentativité de la diversité des préoccupations des bibliothécaires (que vous mentionnez, mais vous n'appelez pas à une "mobilisation" des bloggeurs ou de ceux qui envisagent de le devenir) ».

En ce qui concerne ma propre pratique, je n’ai pas beaucoup rédigé de billets polémiques tout simplement parce que ce ne s’est pas présenté. Je ne suis pas certain non plus de me sentir biblioblogueur engagé – et par rapport à quoi ? – et ce n’était pas mon but en écrivant ici. Cela dit, une réflexion sur ses propres pratiques est toujours intéressante et bienvenue.



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