Vagabondages

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mercredi 30 mai 2007

débats de biblioblogueurs anonymes



Je parcours mon biblioblogroll et je tombe sur un sujet récurrent quant aux contenus des biblioblogs. Il y a bien sûr la dernière enquête de Bibliothèques 2.0 (pdf disponible) mais il y a surtout, je pense, les messages de Nicolas Morin et Marlène Delhaye à propos de la parution de leur article dans le dernier numéro du BBF. Dans ce dernier, nos chers collègues écrivent, à propos notamment de l’anonymat :

"[...] En forçant le trait, on pourrait décrire le cheminement suivant : un bibliothécaire veut écrire un blog, prend un pseudonyme pour pouvoir écrire sans se mettre en porte-à-faux par rapport à ses collègues ou à sa hiérarchie. Lesquels, il n’est pas naïf, finiront par savoir qu’il tient un blog, ce qui l’amène à ajouter l’autocensure à l’anonymat : il ne parlera pas de ce qui pourrait fâcher (les statuts, la gestion des collections, la gestion au jour le jour de sa bibliothèque, etc.). Dès lors, de quoi parler? De Google.

Est-ce un constat un peu triste sur les biblioblogueurs? Peut-être, mais pas seulement : c’est un constat un peu triste aussi sur la culture professionnelle des bibliothécaires français, dont on a le sentiment qu’ils n’ont pas l’habitude du débat, et qu’ils le craignent. Cette culture professionnelle « fermée », dont ils ont une conscience très claire quand on les interroge, incite finalement les blogueurs à se réfugier dans l’anonymat et les généralités. [...]"

Parler de Google, des nouvelles technologies « soûleraient » les lecteurs, ajoute Nicolas Morin dans son style un peu provocateur, qui préféreraient alors lire des billets plus en phase avec le travail quotidien, trouver des retours d’expériences… Mais parler de Google serait aussi une sorte de fuite en avant permettant d’éviter justement de parler de son institution pour les biblioblogueurs frileux à l’idée de quelques débats ou de redoutables foudres administratives… ce qu’ils concluent comme faisant partie intégrante de la culture professionnelle dite « fermée » de la bibliosphère hexagonale, ce que Jean-Michel Salaün appelle, dans un commentaire : « une pratique discutable du Web, une frilosité fonctionnaire et, peut-être, une bien mauvaise tendance franchouillarde ».

La question de l’anonymat

A titre personnel d’abord, puisque Vagabondages fait partie des 13 blogs étudiés et que j’ai effectivement répondu à l’enquête des auteurs, l’anonymat n’avait, à l’origine, rien à voir avec le côté professionnel du blog, ce dernier n’étant pas alors destiné à être un blog professionnel. Lully l’explique également dans un commentaire au billet de Nicolas Morin : « quand on créé un blog, on ignore encore ce qu’on va mettre dedans ». Je n’avais pas alors particulièrement envie qu’on me reconnaisse et je n’ai guère fait de publicité pour Vagabondages dans les listes de diffusion professionnelles à la manière d’un Bibliobsession par exemple.

Ensuite, lorsque le blog a commencé à être connu, il m'a semblé pertinent de garder l'anonymat, d'abord parce que j'étais connu sous mon pseudo, ensuite pour des raisons de confidentialité vis à vis de ma bibliothèque de rattachement. Je ne voulais pas qu’on puisse penser que j’écrivais au nom de mon institution ce qui n’était pas le cas, et puis ne pas évoquer cette bibliothèque me permettait d’éviter qu’on me reconnaisse. Le monde est petit.

L’anonymat, en outre, apparaissait, et apparaît, de plus en plus comme une simple façade. Je ne cache pas que je suis blogueur auprès de mes collègues et il n’est guère difficile de retrouver mon nom et ma fonction, donc mon établissement, ne serait-ce qu’en demandant. Mais justement, je ne souhaitais pas qu’ils apparaissent explicitement sur le blog. A dire vrai, je ne considère pas la question de l’anonymat comme primordiale. Dans un sens comme dans l’autre : je ne suis pas absolument attaché à mon anonymat comme je ne suis pas désireux de l’abandonner tout de suite.

Nicolas et Marlène considèrent que se mettre en avant est largement profitable pour la profession dans son ensemble et pour le blog en particulier, ne serait-ce parce que les billets ne seront plus reçus de la même manière : si j’avais écrit que j’étais bibliothécaire responsable des ressources numériques dans un SCD l’an dernier, mes billets sur les ressources numériques ou le wifi auraient rencontré une oreille plus attentive.

En même temps, en recoupant les diverses informations qui trainent sur ce blog et ailleurs, on sait que je suis un jeune homme, bibliothécaire de grade, en poste dans un établissement d’enseignement supérieur lyonnais et appelé Thomas. Il ne manque plus grand chose pour finir de dévoiler mon identité… Ah si, je pourrais ajouter que je travaille sur le numérique en bibliothèque et des projets de bibliothèque numérique ou de production de document. Mais peut-être manque-t-il simplement à Vagabondages un encart « Qui suis-je ? » regroupant ces informations…

Quid des billets légers, privés ? Les deux formes d’écrits, professionnels et privés, ne semblent pas incompatibles aux auteurs de l’article publié dans le BBF, pour peu qu'on ait pris la précaution de dire que le blog n'est pas un blog de l'établissement. Fondamentalement, je pense qu’ils ont raison et il ne s'agit certes pas de cacher sa vie privée même si c'est une chose de parler de sa vie privée à ses collègues et une autre de l'évoquer librement à des centaines d'inconnus et de fait mes réticences portent plus sur mon institution : suffit-il de dire qu'il ne s'agit pas d'un blog institutionnel pour ne pas impliquer quand même son institution à travers ses propos ? Je n'en suis pas certain ni complètement convaincu.

J’aurais appelé cela respect envers son institution et liberté de ton mais il semble que ce soit plutôt un certain manque de courage de ma part face à d’une part mon institution et d’autre part la prise de parole, donc de risques, et l’ouverture de débats professionnels.

La question de la prise de parole et des débats

Bibliobsession dans un commentaire au message de Marlène revient sur cette question des débats, d’absence de débats plutôt, que PascalK appelle le caractère « lénifiant » de la biblioblogosphère francophone. Je suis un peu surpris à mon tour de tels propos.

Dans sa réponse, Bibliobsession explique que :

« si les "débats enragés" ne se passent pas dans cette sphère, c'est peut-être et il me semble que c'est le cas aussi en dehors de la biblioblogosphère, que les débats enragés se font rares sur le thème des bibliothèques en général. Nous ne sommes plus au temps de grands modèles qui s'affrontent ou d'écoles, mais au temps ou les professionnels de la lecture publique se posent des questions et cherchent des réponses adaptées à leurs contextes dans un monde complexe... »

J’entends là Nicolas rétorquer que c’est justement cela qu’il attend : découvrir ce que sont ces réponses adaptées à un contexte particulier. Du moins espéré-je ce qu’il attend car je ne vois pas l’intérêt de débattre pour le seul plaisir de débattre. Cependant, si les biblioblogs parlent beaucoup de web 2.0 n’est –ce pas aussi parce que leurs auteurs sont principalement des bibliothécaires chargés de ce genre de questions (ce que concède l’article d’ailleurs) ? Le récent blog Bibliothèque = public, animé par Jean-Christophe Brochard, chargé des services au public dans une bibliothèque universitaire, aborde justement d’autres questions que les toujours plus nombreuses bibliothèques européennes inféodées au grand méchant Google. Je pense qu’il doit en être de même avec les blogs de nos collègues discothécaires (XG blog -qui n’est pas uniquement un discoblog, discobloguons). A moins qu’il n’y ait pas encore assez de messages polémiques mais alors il faudra expliquer ce qui est vraiment attendu. Bibliobsession rappelle à ce titre combien la profession s’est mobilisée contre les DRM, mais il est vrai qu’il ne s’agit pas là d’un sujet interne, qui remet en question certains dogmes.

En fait, je serais d’avis de suivre Sophie lorsqu’elle écrit sur Desperate Librarian Housewife que les biblioblogs ont plus un rôle informationnel, faire découvrir ce qu’il se passe, les nouveautés et les questions que se posent les collègues, y compris les collègues américains, de servir d’aiguillon. Elle trouve que ce terme convient mieux que celui de débat plus approprié aux listes de discussions, ce que confirme Bruit et Chuchotements quand il affirme que « les blogs sont plus un espace d’incubation approximatif et au quotidien des recherches, des réflexions, des doutes ».

Lully pour finir fait deux remarques intéressantes. La première est une question regrettant l’absence de blogs professionnels tenus par des bibliothèques ou des institutions à destination des professionnels : Pourquoi ces problèmes professionnels ne sont-ils évoqués que sur des blogs perso ? :

« je ne vois pas ce qui empêche une bibliothèque de monter un blog à destination des autres bibliothèques, sur son travail interne, les choix qu’elle fait et les raisons de ses choix, etc. ».

La seconde est une liste d’autres questionnements qu’il faudrait se poser à propos des blogs :

« (…) il aurait surtout fallu insister sur la redondance des sujets, et la non-représentativité de la diversité des préoccupations des bibliothécaires (que vous mentionnez, mais vous n'appelez pas à une "mobilisation" des bloggeurs ou de ceux qui envisagent de le devenir) ».

En ce qui concerne ma propre pratique, je n’ai pas beaucoup rédigé de billets polémiques tout simplement parce que ce ne s’est pas présenté. Je ne suis pas certain non plus de me sentir biblioblogueur engagé – et par rapport à quoi ? – et ce n’était pas mon but en écrivant ici. Cela dit, une réflexion sur ses propres pratiques est toujours intéressante et bienvenue.



Des réactions ?

mardi 29 mai 2007

Catégories

L'image provient d'un site sur la gestion de projet. Le copyright est au nom de C. Cornic®

J'ai voulu changer un peu les catégories des billets pour ce blog. En effet, la plupart des billets se retrouvaient dans la même catégorie "Bibliothèques" ce qui posait deux principaux problèmes : d'une part on manquait de précision, d'autre part, des billets de réfléxions cotoyaient des billets plus légers sur "Rex Libris" par exemple. 

Pour y remédier, j'ai donc essayer d'affiner cette catégorie et la subdivisant en quatre sous catégories :

Je vais partir sur cette base-là, même si je ne suis pas entièrement satisfait, notamment pour la catégorie "Images de". N'hésitez pas à me faire part de vos remarques :)

mardi 22 mai 2007

Onomatopées


Spam !

Voilà, on laisse le blog à peine dix... ouh là vingt jours en veille et c'est la ruée des spams : le filtre de Dotclear m'en dénombre plus de 350, soit un peu plus de cent par semaine, ce qui est une bonne moyenne. Ces derniers renvoient vers des forums (?) mais surtout de la pub pour des médicaments, la lutte contre les infections etc... dont je ne remettrais pas les noms ici de peur de les attirer d'autant plus après passage des robots d'indexation des moteurs. Certains spams sont d'ailleurs directement rédigés en latin, probablement pur leur donner une espèce de caution et persuader les plus innocents. D'autres sont dans une langue inconnue. D'autres encore ne contiennent qu'un lien. Finalement peu de renvois vers des sites à connotation sexuelle mais je ne vais pas m'en plaindre.

Je me demande si quelqu'un fait une étude sur les pourriels qui circulent. Je trouverais rigolo de revenir sur ces messages et les intentions qu'ils peuvent véhiculer.

samedi 28 avril 2007

Et pendant ce temps-là, dans la biblioblogosphère...

Du nouveau dans mon agrégateur. Bon, en fait, pas si nouveau que cela pour certains mais je n'en avais pas parlé encore :

D'abord des blogs individuels :

Annoncé par Jean-Michel Salaün sur son propre blog, Artefact.doc ouvert fin mars 2007 est l'oeuvre de Dany Bouchard, doctorant à l'EBSI et classe ses billets dans des catégories telles que "redocumentarisation", "e-science", "Bibliothèques" (dont un article sur un Rapport sur l'utilisation des bibliothèques universitaires par les chercheurs au Royaume-Uni).

Le blog de Daniel Bourrion, un bientôt ex-élève DCB15 de l'enssib touche à tout et pilier du blog de la promo, est ouvert depuis la mi-mars. Ses catégories pour l'instant portent sur "Bibliothèques", "Bidouilles", "Boîte à idées", "Développement ?, "Des boîtes et des fenêtres", "Divers", "Le futur ? Droit devant !"
Même promotion, c'est le blog professionnel de Xavier Galaup, élève conservateur territorial spécialiste des bibliothèques musicales. Ouvert fin février, le blog propose des billets dans les catégories "bibliothèque musicale", "bibliothèques", "catalogue", "management", "médiation", "opac", "prospective", "sigb", "usager", "veille", "web 2.0. A lire notamment les billets sur "la veille collaborative en biblitohèque" ou l'avenir des listes de diffusion.

Puis des blogs collectifs :
La section Rhône-Alpes de l'ABF a ouvert un blog fin mars dans lequel elle évoque ses actualités (AG, CA, journées d'étude, voyages d'étude), la vie de l'association ainsi que des "coups de projecteur" sur la vie des bibliothèques en Rhône-Alpes (ouverture de nouveaux équipements, etc.).
La nouvelle nous vient de PintiniBlog, la LoC vient d'ouvrir cette semaine un blog tenu par Matt Raymond, leur directeur de la Communication depuis octobre 2006. Il est précisé toutefois que ce blog est tout sauf un medium de communications  officielles pour la Libray ogf congress : "This blog does not represent official Library of Congress communications". Les catégories utilisées sont pour l'instant : "Blogging", "Capitol Hill", "Curators", "Exhibitions", "LC Web site", "Libraries", "New Visitors Experience", "News", "Thomas Jefferson Building", "Today in History".

A ces sites j'ai ajouté également mais qui est loin d'êter neuf : L'Oeil de la Médiathèque, la plateforme de veille collaborative de l'IRCAM, qui se fait le relai d'articles sur la musique, l'accoustique, les technologies, l'IRCAM, le droit, les bibliothèques... Certes, je ne lirai pas tout mais je pense pouvoir dégoter des infos intéressantes par ce biais.

Bon c'est bien joli tout ça mais je commence véritablement à être envahi par les blogs et une absence, ne serait-ce que d'une journée, nourrit mon agrégateur d'une manière quasi-indécente. Entre flux professionnels (bibliothéconomiques, de Sciences de l'Information, juridiques, sur le monde de l'édition, pédagogiques...) et personnels (amicaux, amusants, divertissants, passionnants), mon agrégateur va frôler les 300 fils et la moindre absence plus ou moins volontaire m'assène des centaines de billets à lire en retard. Alors, certes, je suis loin de tout lire : souvent j'ai plutôt une lecture en diagonale, voire plus attentive si j'estime que le billet est intéressant, et à l'exception de certains blogs que je lis directement sur site pour le plaisir de m'y rendre, mais  même ainsi je passe des soirées à éponger peu à peu ce qu'il convient d'appeler un retard même si je n'ai aucun impératif de lecture, heureusement. C'est d'ailleurs sur ce point que je joue... Ma pratique du blogging demeure un loisir, même si elle contribue à ma veille professionnelle, et j'entends bien qu'elle le reste.

jeudi 26 avril 2007

Dilbert.com

Le strip du jour sur Dilbert.com aborde la question des blogs en entreprise :





- J'ouvre mon propre blog - Seigneur, non !

- Chaque jour j'écrirais mes pensées sur le travail

- J'aurais besoin que tu écrives le premier billet avant midi. J'ai hâte de découvrir ce à quoi je pense...

lundi 23 avril 2007

Un code de conduite des blogueurs

J'ai pas mal de retard dans mon agrégateur et je vide peu à peu les centaines de billets qui attendent. Pourtant dans ma lecture, voilà que je rencontre à plusieurs reprise le même  thème : le code de conduite des blogueurs.

L'appel a été lancé par Tim O'Reilly, l'homme qui a inventé la dénomination web 2.0, et fait suite à une affaire aux Etats-Unis où une bloggueuse aurait reçu des menaces de mort pour une raison inconnue. O'Reilly propose donc un code de conduite en sept points, précisant que :

Nous nous réjouissons de l’existence de la blogosphère parce qu’elle promeut un dialogue franc et ouvert. En revanche, la franchise ne veut pas dire manque de courtoisie. Nous proposons ce Code de conduite pour la blogosphère dans l’espoir qu’il soit créateur d’une culture encourageant à la fois l’expression personnelle et le dialogue constructif. On peut être d’accord pour ne pas être d’accord sans pour autant être désagréable.

(traduction de la totalité du code de conduite par les Humains associés, sur le blog Néthique.info)
  1. Nous assumons la responsabilité de nos paroles et nous nous réservons le droit de ne pas accepter dans nos blogs les commentaires qui ne sont pas conformes aux règles élémentaires de la courtoisie.
  2. Nous ne dirons rien en ligne que nous ne dirions pas face à face
  3. Au cas où la querelle s’envenime, nous échangeons en privé avant de le faire publiquement.
  4. Lorsque nous croyons qu’une personne est attaquée sans raison valable, nous agissons.
  5. Nous n’admettons pas les commentaires anonymes.
  6. Nous ne prêtons pas attention aux trolls.
  7. Nous invitons les blogueurs à faire respecter avec vigueur leurs conditions d’accueil sur leurs blogs.

  8. A ces sept premiers termes ont été ajoutés d'autres points discutés et validés sur Blogging wikia, un wiki dédié à la publication sur les blogs :

  9. Garder le secret sur nos sources
  10. Pouvoir détruire des commentaires à discrétion.
  11. Ne pas faire de mal via le blog.

L'ensemble des points proposés et l'ensemble des discussions peut être retrouvé sur le wiki.

De fait, ce code de conduite, s'il n'est pas neuf - il existe déjà de semblables règles pour le web en général (la "Nétiquette"), les forums (voire, plusieurs forums ont leurs propre charte d'utilsation) et même les blogs- ce code de conduite donc ne fait pas l'unanimité parmi les blogueurs américains qui voient là une nouvelle tentative de leur dicter ce qu'ils doivent faire ou non et redoutent l'instauration d'un "New blog Order" bien pensant mis en place et validé, semble-t-il, par l'apparition de badges sur les blogs respectueux. Un simple appel, "call for common sense and treating others with respect", alors doit prévoir sur toute mainmise forcée.

Pour finir, je rappellerai que les blogs sont des espaces publics et qu'en ce sens ils relèvent de règles juridiques déjà posées. Les blogueurs ne sont bien évidemment pas libres d’écrire ce qu’ils veulent et demeurent soumis à la législation en vigueur que Maître Eolas rappelle dans son billet désormais célèbre sur les rapports entre blogueurs et responsabilité, rappelant que écrire et publier sur un blog, c'est engager sa responsabilité sur le contenu de ce qui y est écrit. et que si la liberté d'expression est une liberté fondamentale, (…) il n'existe aucune liberté générale et absolue.. Le forum des droits sur l'internet -qui rappelait en février 2006 qu'un blogueur avait été condamné juridiquement pour avoir tenu des propos agressifs- propose également un guide "Je blogue tranquille". Enfin, Michel Leblanc nous renvoie vers un travail universitaire sur "la responsabilité des blogues" (pdf).

mercredi 14 mars 2007

EBSI 2.0


Jean-Michel Salaün en sa qualité de directeur de l'EBSI nous l'annonce : les étudiants de l'école viennent d'ouvrir leur blog appelé tout simplement EBSI 2.0 ( flux RSS).

Le blog est sous-titré "blogue de la communauté étudiante de l'École de bibliothéconomie et des sciences de l'information" et je me suis demandé si, à la différence des blogs d'élèves conservateurs français qui sont des blogs de promo ou personnels, il s'agissait là d'un blog institutionnel. Dans le billet "Pourquoi ce blog existe ?" on lit cependant qu'il s'agit d'une initiative estudiantine souhaitant offrir "une plateforme qui permettrait aux étudiants de l'École de bibliothéconomie et des sciences de l'information (EBSI) d'avoir leur mot à dire dans la grande conversation qui est le Web" mais également de servir de "courroie de transmission" entre les étudiants. Sorte de journal étudiant.

On trouve des billets sur l'institution, sur les technologies de l'information et sur les représentation du métier de bibliothécaire. Déjà, Bibliobsession avait signalé un billet écrit sur la technologie Open-URL, discutant les informations et provoquant une réponse dans les commentaires de la part des étudiants.

Souhaitons-leur donc la bienvenue et au plaisir de les lire.

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