Vagabondages

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

Culture et patrimoine

Fil des billets - Fil des commentaires

samedi 11 février 2012

Le parfum des livres anciens

Did you know ?

Lignin, the stuff that prevent all trees from adopting the weeping habit, is a polymer made up of units that are closely related to vanillin. When made into paper and stored for years, it breaks done and smells good. Which is how divine providence has arranged for secondhand bookstores to smell like good quality vanilla absolute, subliminally stoking a hunger for knowledge in all of us.


Le saviez-vous ?

Les lignines, ces molécules qui empêchent les arbres d'être poreux[1], forment un polymère constitué d'atomes dont la structure ressemble étroitement à la vanilline. Quand on en fait du papier et qu'on le stocke pendant des années, ce polymère se brise et sent bon. Ce qui est la façon dont la providence divine [sic] a usé pour que les librairies d'occasion sentent bon l'essence de vanille de bonne qualité, et ainsi attiser la soif de connaissances en chacun de nous.


[1] selon wikipédia, La lignine (du latin lignum qui signifie bois) est un des principaux composants du bois, avec la cellulose, l'hémicellulose et des matières extractibles. La lignine est présente principalement dans les plantes vasculaires et dans quelques algues. Ses principales fonctions sont d'apporter de la rigidité, une imperméabilité à l'eau et une grande résistance à la décomposition.
[...] elles sont notamment responsables du jaunissement du papier après exposition au Soleil

samedi 28 janvier 2012

Des paysages creusés dans le papier

Guy Laramee est un artiste québécois qui vit à Montréal. Un grand artiste.

Il travaille, explique-t-il, sur l'érosion des Cultures, la façon dont elles croissent, deviennent obsolètes et sont remplacées par d'autres. L'une de ces cultures et celle du Livre. 

On nous dit souvent que le livre papier va mourrir. La bibliothèque, en tant que lieu, est finie. On pourrait répondre : Et alors ? Croyons-nous vraiment que les "nouvelles technologies" vont changer quoique ce soit dans notre dilemme existentiel, notre condition hulmaine ? Et même si nous pouvions changer le contenu de tous les livres sur Terre, cela changerait-il quoi que ce soit à la prégnance de notre savoir analytique su notre savoir intuitif ?

(...) Mon travail en 3D comme mes peintures partent de l'idée très simple que le savoir ultime pourrait tout autant être une érosion qu'une accumulation. Le titre de l'une de mes oeuvres est "All ideas look alike" (les idées sont toutes pareilles). L'art contemporain semble avoir oublié qu'il y a un extérieur à l'intellect. Je veux examiner la pensée, non seulement l'objet de la pensée [what we think] que le fait même de penser [that we think].

Alors je creuse des paysages dans les livres et je peins de paysages romantiques. Les montagnes d'un savoir inusé redeviennent ce qu'elles sont : des montagnes. Elles s'érodent encore un peu et deviennent des collines. Elles s'applatissent ensuite et deviennent des champs où apparemment rien ne se passe. Des piles de vieilles encyclopédies retournent à ce que n'a pas besoin d'être dit, ce qui simplement EST. Les brumes et les nuages effacent tout ce que nous savons, tout ce que nous pensons être.

Après trente ans de pratique, la seule chose que je souhaite toujours que soit mon art est cela : nous projeter dans cet épais nuage d'Inconnaissance [thick Cloud of Unknowing].






mardi 23 août 2011

Cartes fictionnelles et imaginaires

Quelques cartes littéraires rassemblées par Nosolibros, qui lui même l'emprunte à un blog d'El Pays, Turistari, le blog des voyageurs. Ce dernier se propose de recenser des cartes issues d'univers de fictions. Et ce n'est pas ce qui manque...

En effet, de nombreux auteurs ont proposés des cartes des univers qu'ils avaient créés.

la plus célèbre est peut-être celles de Tolkien et de ses Terres du Milieu :

Ici, la fameuse Île aux trésors de Stevenson :

Utopia de Thomas More :

ou la ville d'Arkham, épicentre des horreurs lovecraftiennes :

Ici, l'univers de Elric de Melniboné, héros de Moorcock (et sur ce site on trouve le Trône de Fer, Warhammer, les Royaumes oubliés, Star Trek, Lost...) :

celle du monde d'Eragon, dessinée par l'auteur :

La Belgariade et la Mallorée de David Eddings (en beaucoup mieux ici) :

Là celle de l'univers de Narnia :

La carte du Pays imaginaire :


Voir aussi le très complet Fantasy-Atlas (màj 2007)

vendredi 29 avril 2011

Audioguide Toozla

J'aime cette nouvelle vidéo de réalité augmentée.

Cette proposition russe se fonde sur une application de géolocalisation sonore. Foin de visuels flottant à travers l'écran de votre téléphone pour vous informer sur les lieux environnants, l'audio-guide Toozla se propose de vous informer en laissant des messages audio dans votre téléphone à partir d'informations récupérées sur internet . Vous approchez d'un monument est vous êtes automatiquement renseignés sur ce dernier (informations pratiques, commentaire descriptif). Actuellement, les villes françaises Paris, Nice et Lyon sont compatibles avec Toozla.

Une application qui me paraît très utile aussi lors de visites guidées d'exposition par exemple.



Voir aussi sur un thème proche :
Quand les monuments innovent

vendredi 11 mars 2011

Semaine de la Francophonie 2011

C'est presque un marronnier sur ce blog, presque, car j'ai laissé échappé quelques années, mais régulièrement depuis 2005 je me suis fait l'écho ici de la semaine de la francophonie (2005, 2006, 2007, 2008, 2009, 2010).

1. La semaine de la Francophonie.

La semaine de la Francophonie, c'est la manifestation française aboutissant à la Journée internationale de la Francophonie, prévue le 20 mars prochain.

Au Québec, cette fête trouve son écho dans la Francofête, dont la quinzième édition se déroulera du 4 au 27 mars 2011 avec pour slogan "Le français, pour agir ensemble". Des manifestations seront aussi organisées notamment en Belgique, du 12 au 20 mars 2011, pour "La langue française en fête" sous le thème des solidarités, et en Suisse où les francophones sont invités à "prendre langue", c'est-à-dire établir des liens et éprouver de nouveau une forme de solidarité par le biais des mots. 

Haïti n'est pas oubliée. Cette année, l'Organisation internationale de la Francophonie et l'Agence universitaire de la Francophonie dont Port-au-Prince accueille le siège de l'antenne régionales pour la Caraïbe, organisent également des manifestations depuis le début du mois de mars sur l'île (projections, lectures, expositions, émissions...). Une façon de souligner et de rappeler l'importance des solidarités, ici francophones, pour la reconstruction d'Haïti. L'Agence universitaire de la Francophonie fête cette année ses 50 ans.

Pour rappel, l’Organisation internationale de la Francophonie née le 20 mars 1970, date de la signature du Traité de Niamey initié par Léopold Sédar Senghor, Habib Bourguiba, Hamani Diori et Norodom Sihanouk, est fondée sur le partage de la langue française et des valeurs universelles. Elle a fait de la reconnaissance et de la promotion de la diversité des cultures un facteur de dialogue et de paix au service du développement et compte aujourd’hui 75 États et gouvernements dont 56 membres et 19 observateurs.

Et en France alors ? En France, vous retrouvez ce thème central de la solidarité décliné avec l'opération des Dix mots : Dix mots qui nous relient. Tous les ans en effet, dix mots sont ainsi mis à l'honneur, parfois choisis par des hommes et femmes de sciences comme en 2005, parfois l'occasion de mettre un écrivain à l'honneur comme Sédar Senghor en 2006, l'occasion également de partir à la rencontre d'autres cultures comme en 2007 à la suite d'écrivains francophones. En 2009, les manifestations et le choix des mots s'inscrivaient dans les festivités anniversaires du Ministère de la Culture.

2. Dix mots pour tout changer

2011 se veut une année autour du lien. Ce sont donc des mots autour de cette thématique qui ont été retenus : accueillant, fil, avec, cordée, harmonieusement, agapes, réseauter, chœur, complice, main. Ces mots vous sont proposés, définis à leur façon par des écrivains connus. Ces mots vous sont offerts. Offerts à votre envie, à votre imagination, à votre créativité. Offerts à dire, à écrire, à « slamer », à calligraphier, à représenter.

Vous êtes dès lors invités à composer un texte court contenant chacun de ces dix mots et participer ainsi à la Chaîne des mots. On se croirait presque dans une émission des Papous dans la tête, l'émission France-Culture de Françoise Treussard réunissant des écrivains jongleurs de mots joliment OuLiPiens, dont l'émission d'ailleurs du 20 mars se déroulera depuis le Salon du Livre de Paris. Et si vous êtes joueurs, la Délégation générale à la langue française et aux langues de France de l'AUF, dans le cadre de l’opération « Dis-moi dix mots » propose dix autres mots faisant l'objet d'un concours demandant de raconter un fait-divers en utilisant les mots : baladeur,crescendo, escagasser, remue-méninges, mentor, zapper, cheval de Troie, mobile, galère, variante.

Dernier jeu, dont je ne pense pas qu'il soit lié même si la date de rendu est fixée au 20 mars 2011 à 12h SLT est ce concours de Build, de constructions, autour du thème "Lettres et mots" lancé par la Bibliothèque Francophone du Métaverse. La fidélité au thème, la qualité et l'originalité seront les critères essentiels du jury et les gagnants se partageront 20.000 L$ (environ 80 US$).

Vous êtes invités enfin à participer au projet WikiLF, un wiki où les internautes peuvent voter ou proposer un équivalent à un terme étranger soumis par la Commission générale de terminologie et de néologie, ou encore soumettre à l’avis de la Commission un nouveau terme accompagné de sa définition.Ce qui nous éviterait parfois des traductions, sitôt décrétées, sitôt oubliées.

Un événement à suivre aussi sur Facebook et sur Twitter.

mardi 1 février 2011

Quand les monuments innovent

1. Monument trackers

La ville de Tours propose aux touristes internautes et surtout mobinautes un service intéressant appelé Monument Tracker. A dire vrai, ce nom n'est pas tant celui du service que de l'entreprise qui se trouve derrière.

L'idée est simple : après avoir téléchargé une application spécifique -payante- sur son smartphone, on peut être automatiquement alerté sur son téléphone lorsqu'on s'approche d'un monument décrit dans la base. L'ensemble est possible grâce à la géolocalisation en continue.


BM de Tours

Pour chaque monument est ainsi présenté une image de ce dernier, un petit texte descriptif, et la proposition d'un itinéraire pour s'y rendre directement. Il est possible également de passer par un moteur de recherche pour trouver et se diriger directement vers un monument qui nous intéresserait a priori.

Tours propose ainsi de découvrir près de 120 monuments. Elle rejoint d'autres villes qui proposent déjà ce même service telles que Antibes, Cannes, Florence, Londres, Madrid, Monaco, Nice, Rome... Le service Monument Tracker est disponible en français, anglais et chinois.

2. Culture et innovation(s)

L'occasion de rappeler que se sont tenues récemment les deuxièmes rencontres nationales "Culture et innovation(s)" à la Cité de l’Architecture et du Patrimoine dont les compte-rendus seront progressivement mis en ligne sur la page du programme. Parmi les sujets abordés : réalité virtuelle / augmentée, réseaux sociaux et communautés, outils et usages mobiles, publics jeunes, accessibilité …

Bon, en fait de CR, il s'agit essentiellement des diaporamas, donc à mon sens d'un intérêt limité, mais en attendant, vous pouvez lire les 500 twitts de la journée dans ce document ainsi que le compte-rendu collaboratif en ligne rédigé par Yves-Armel Martin, Directeur du Museolab / Conseil général du Rhône. Et là, on trouve nombre de liens et d'expériences toutes plus intéressantes les unes que les autres. A découvrir d'urgence.


lundi 29 novembre 2010

Paris Comic Book

Paris Comic Street est un jeu culturel sur iPhone autour de la bande dessinée et l’architecture dans Paris proposé par la Cité de l'Architecture et du Patrimoine à Paris dans le cadre de l'exposition "Archi et BD - la ville dessinée".

Ce jeu, qui se joue aussi bien seul ou qu'à plusieurs, nécessite de se déplacer dans Paris pour résoudre des énigmes :  On une carte en secouant son téléphone (énigme, booster, malédiction, agent double…), on se rend sur le lieu de résolution de l’énigme indiqué par l’arrondissement et le quartier de Paris (exemple : Abbesses, Concorde). Le jeu propose même une fonction de réalité augmentée qui indique via une flèche le chemin et la distance à parcourir pour arriver au lieu indiqué.

vendredi 29 octobre 2010

Livre et magazine en réalité augmentée

Ci après deux vidéos présentant des produits en réalité augmentée, deux expériences allemandes. La première est un supplément du n°33 du Sueddeutsche Zeitung qui essaie de faire intéragir magazine et lecteur d'une manière un peu innovante. Ils ont ainsi enrichi le numéro de contenu multimédia accessible à partir d'un smartphone. Jugez plutôt :

Le second exemple renouvelle cette fois l'expérience de lecture avec cette fois un beau-livre interactif en 3D et des animations que je trouve vraiment belles. Un Dr Jekyll and Mr Hyde revisité artistiquement :

mardi 26 octobre 2010

Librarium, le labo belge

Dernière semaine plutôt chargée et prochaine également. Ces périodes de fins d'années voient toujours l'activité s'intensifier qui rend la veille et la tenue du blog plus délicate.

Néanmoins, je vous présente "Librarium", un espace muséal inauguré mercredi 20 octobre dernier par la Bibliothèque royale de Belgique et qui se veut un "espace multimédia permanent de découverte des cultures du livre et de l’écrit" selon le dossier de presse.

A travers une scénographie originale, LIBRARIUM présente un contenu scientifique non seulement de façon chronologique, mais également thématique, donnant ainsi au parcours plusieurs niveaux de lecture qui satisferont aussi bien le profane que le connaisseur. (...) LIBRARIUM pose également la question de la place des bibliothèques dans l’évolution actuelle du livre et met leur avenir en perspective à travers une mise en forme moderne, bien adaptée à un établissement en constante évolution.

L'idée est donc de proposer une exposition permanente autour de l'histoire de l'écrit, du livre et des bibliothèques. Sont ainsi abordés l'apparition de l'écriture, sa diversité et les différentes formes du livre, le lien entre texte et image, la vie d'un livre de son auteur au lecteur et enfin les bibliothèques, hélas vue essentiellement comme lieux de mémoire et de conservation.

Hors ce léger bémol qu'il conviendra d'approfondir, il est notable que la scénographie propose aussi bien des manuscrits et des ouvrages issus des collections de la Bibliothèque royale que des bornes interactives et des éléments audiovisuels.

Plan de la salle et images du chantier sont visibles sur le site de la Bibliothèque Royale de Belgique. Pour rappel, la Bibliothèque royale de Belgique (surnommée également Bibliothèque royale Albert Ier ou l'Albertine) est la bibliothèque scientifique nationale de l'état fédéral belge. Elle se situe à Bruxelles, au Mont des Arts, dans le quartier royal et compterait plus de 6 millions de volumes.

lundi 25 janvier 2010

Cadre de l’UNESCO pour les statistiques culturelles 2009

Dans sa dernière lettre, l'ISU institut de statistiques de l'Unesco annonce la sortie du Cadre de l’UNESCO pour les statistiques culturelles 2009.

En favorisant la mise en place d'indicateurs et la recherche analytique dans le domaine de la culture, ce cadre espère faciliter la comparaison internationale fondée sur une compréhension commune de la culture et sur l’utilisation de définitions standardisées et de classifications internationales économiques et sociales. Ainsi le document précise-t-il :

Le Cadre pour les statistiques culturelles (CSC) est un outil dont la vocation est d’organiser les statistiques culturelles à l’échelle nationale et internationale. Il se base sur des fondements conceptuels et une compréhension commune de la culture qui permettent de mesurer de nombreuses expressions culturelles, quel que soit leur mode de production social et économique. Par le biais de ses définitions standards, le cadre permet également de produire des données comparables à l’échelle internationale.

Il remplace une précédente version datant de 1986 et prend en compte les évolutions technologiques qui ont radicalement transformé la culture et ses moyens d’accès ces dernières années ainsi que de nouveaux domaines tels le patrimoine immatériel, ou encore les politiques et les pratiques culturelles sans cesse renouvelées. De fait, le CSC développe davantage une mesure de la dimension économique de la culture (notamment en raison de données économiques plus accessibles) même si les données sociales demeurent présentes. Utilisant pour ce faire plusieurs classifications, le CSC se veut un outil et une méthodologie conçus pour être utilisés à l’échelle nationale et internationale,et servir de fondement à une meilleure collecte et diffusion des statistiques culturelles. Le CSC tente de refléter le plus grand nombre possible
d’activités en lien avec la production, la distribution et l’utilisation de la culture.

Sommaire

  1. Introduction
  2. Le cadre pour les statistiques culturelles : concepts et structure
  3. Statistiques culturelles : Mesurer la dimension économique
  4. Statistiques culturelles : Mesurer la dimension sociale
  5. Collecte des données : tableaux des codes des classifications internationales
  6. Remarques finales

- page 1 de 3