Vagabondages

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Culture et patrimoine

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mardi 10 mars 2009

Des mots, des mots en francophonie

Alors que tout le monde parle du printemps des poètes qui a lieu en ce moment même du 02 au 15 mars, il n'en faut pas oublier que le semaine suivante est la semaine de la francophonie : une semaine qui met notre langue à l'honneur et qui se voit cette année, placée sous le signe de l'avenir.

Il s'agira de montrer que demain peut se dire en français et que notre langue dispose de toutes les ressources nécessaires pour s’adapter aux évolutions du monde. Qu’ils relèvent de la science et des techniques ou qu'ils expriment un regard sur le monde, les dix mots choisis illustrent la capacité de notre langue à dire et à imaginer l'avenir

Tous les ans, dix mots sont ainsi mis à l'honneur, parfois choisis par des hommes et femmes de sciences comme en 2005, parfois l'occasion de mettre un écrivain à l'honneur comme Sédar Senghor en 2006, l'occasion également de partir à la rencontre d'autres cultures comme en 2007 à la suite d'écrivains francophones.

Wordle: semaine-francophonie

La Semaine prend place en 2009 dans le cadre des manifestations organisées pour célébrer le 50e anniversaire de la création du ministère de la Culture et certains des dix mots choisis, apprend-on, renvoient à ses principaux domaines de compétence : le patrimoine (pérenne), la création (désirer, transformer, vision), les industries culturelles (clic, capteur, compatible)...

Cette année, les mots retenus évoquent l'avenir. Certes, quand on voit les signatures au bas du livret, on se sent moins enjoué, mais je voudrais en profiter pour revenir sur une initiative proposée déjà précédemment ici. Je vous propose donc de vous emparer de ces mots et de proposer un texte, une poésie pourquoi pas en référence au Printemps des poètes, une petite création littéraire contenant ces mots imposés. Un petit jeu OuLiPien en somme. Vous êtes partant ? La semaine se termine le 20 mars avec la journée mondiale de la francophonie. L'occasion alors de réunir toutes ces créations et de prendre plaisir à leur (re)lecture, tout simplement.

samedi 28 février 2009

A l'ombre des mots

Sombra de las palabras. A veces mala sombra, como la de "muerte", a veces acogedora y fresca, como la de "árbol". Lo que hay delante de la palabra (la luz), lo que hay detrás de la palabra (la sombra). Significante. Significado. La sombra y su huella, la huella de las palabras.
Sombras, sombras y restos, restos de las palabras en los trabajos de Sarah Mizer.

L'ombre des mots. Parfois ombre mauvaise, comme celle de "Mort", parfois accueillante et fraiche comme cellle de l'"arbre". Ce qu'il y a devant le mot (la lumière), ce qu'il y a derrière le mot (l'ombre). L'ombre et sa trace. La trace des mots.

C'est ce qu'écrit Nosololivros dans son dernier billet sur l'ombre des mots pour nous présenter le travail de Sarah Mizer, un travail ici tout en relief et en légèreté, un travail là plus lourd qui se confronte à l'objet livre lui-même, à sa matérialité, un travail qui se concentre encore sur la représentation et la manifestation de l'écrit.

Un travail, mais quel travail !

mardi 3 février 2009

Le CNUM du CNAM

Vu sur le site des Infostratèges :

Le CNAM (Conservatoire national des arts et métiers [bibliothèque]), vient de lancer le CNUM (Conservatoire numérique des Arts et métiers), à savoir une bibliothèque numérique consacrée à l'histoire des sciences et des techniques, constituée à partir du fonds ancien de la bibliothèque du CNAM.


Le CNUM est un projet commun de la Bibliothèque, du Centre d'histoire des techniques et du Centre d'études et de recherche en informatique(CEDRIC) du CNAM.

Le Conservatoire numérique vient de mettre en ligne 85 catalogues de constructeurs et fabricants, provenant de la collection d'Alain Brieux, libraire, expert spécialiste des instrument scientifiques, conservés dans les collections du centre de documentation du Musée des arts et métiers. Ces catalogues concernent les domaines de la communication, de l'énergie, de l'instrumentation scientifique, de la mécanique en France et à l'étranger, du XVIIIe siècle au début du XXe siècle. D¹autres catalogues de fabricants seront numérisés par la suite et complèteront cette nouvelle thématique.

Le CNUM a également mis en ligne 60 rapports et monographies des expositions universelles de la seconde moitié du XIXe siècle.

L'ensemble de ces documents est consultable à l'adresse : http://cnum.cnam.fr

mercredi 14 janvier 2009

Le musée du Prado dans Google Earth

(ou doit-on dire "sur" Google Earth ?)

Google permet la visualisation d'une quinzaine d'oeuvre du Prado (je mets le lien mais à l'heure où j'écris, il ne marche pas), le célèbre musée madrilène, via son outils Google Earth nous apprend le blog Zorgloob : page dédiée.

L'idée initiale est d'utiliser le même outil que pour visualiser sa maison depuis une image satellite pour zoomer en "ultra haute définition" dans un tableau permettant ainsi aux internautes de se plonger avec minutie dans le Jardin des délices, de Jérôme Bosch qui fourmille de personnages ou bien explorer les détails saisissants de réalisme de la Descente de croix de Roger van der Weyden. Chaque tableau aurait ainsi fait l'objet de milliers de photos, chacune se concentrant sur une partie infime de la toile.

Ce projet, né d'une collaboration inédite entre le géant de Mountain view et la direction du Musée, est encore une initiative isolée, aucun autre projet n'est encore prévu tant du côté de Google que du Prado.



Voici la liste complète des 14 chefs-d'oeuvres que vous pouvez visualiser :
- Artémise de Rembrandt
- Auto-portrait de Dürer
- Le 3 mai 1808 à Madrid: les fusillades sur la montagne du Principe Pio de Goya
- Le chevalier à la main sur la poitrine de El Greco
- Le Cardinal de Raphael
- La Descente de Croix de Weyden
- L'empereur Charles Quint, à cheval, à Mühlberg de Titian
- Le jardin des Délices ou la peinture de l'arbousier de Bosch
- Le songe de Jacob de Ribera
- Immaculée Conception de Tiepolo
- L'Annonciation de Angelico
- La Crucifixion de Flandes
- La famille de Philippe IV, ou Les Ménines de Velázquez
- Les trois Grâces de Rubens

mardi 23 septembre 2008

A quoi jouez-vous ?

Selon un récent rapport (pdf) de l'agence américaine the Pew Internet and American Life project et sponsorisé par the Macarthur Foundation : les adolescents américains s'adonnent de plus en plus aux jeux vidéos, et à une grande variété d'entre eux :

  • Plus de 90% des adolescents -garçons et filles- joueraient à des jeux vidéos
  • Les supports sont variés : ordinateurs, consoles, consoles portatives Cette pratique est une pratique sociale, collective : "Although most teens play games by themselves at least occasionally, just one-quarter (24%) of teens only play games alone, and the remaining three-quarters of teens play games with others at least some of the time."
  • Les adolescents jouent à de nombreux types de jeux différents, en moyenne entre six et huit, ce qui signifie que les jeux violents sont loin d'être les plus joués. De même, l'immersion dans les mondes virtuels demeure une pratique minoritaire.

dimanche 21 septembre 2008

L'atlas des incunables

Les bibliothèques de l'Université de l'Iowa proposent une ressource aussi riche qu'originale : un atlas des incunables. Un incunable représente une éditions du XVe siècle, parce qu’elles ont été réalisées à l’époque où l’imprimerie était au berceau (incunabula en latin). C’est un "livre imprimé dans la période comprise entre le début de l’imprimerie occidentale (Gutenberg) vers 1440 - 50 jusqu’à la fin du premier siècle de la typographie en 1500, soit une période d’environ 60 ans pour la France" nous apprend Wikipedia.

En parcourant le site, on apprend que cette carte interactive se fonde sur le The Annals of Printing de Berry and Poole (1966) et les célèbres cartes de Febvre and Martin parues dans L’apparition du livre en 1958. Ces sources, avec entre autres la carte de Robert Teichl dans Die Wiegendruck in Kartenbild, depeignent comment l'imprimerie s'est progressivement répandue en Europe.

The aim of the Atlas of Early Printing is to take this type of information and allow it to be manipulated, while also providing contextual information that visually represents the cultural situation from which printing emerged. Layers can be turned on and off to build a detailed atlas of the culture and commerce of Europe as masters and journeymen printers ventured to new towns and markets seeking support and material for the new art of printing.

Le site propose également une animation 3D montrant le fonctionnement d'une presse à bras en bois, telle qu'utilisée à l'époque de Gutenberg

ainsi que des bibliographies et des liens.

jeudi 21 août 2008

Un robot pour écrire des manuscrits...


Une bible en moins de neuf mois... Les moines copistes n'imaginaient cela pas même possible mais c'est désormais possible avec ce robot qui reproduit l'écriture gothique manuscrite utilisée par ces derniers.

Je ne parle malheureusement pas l'allemand aussi ne puis-je traduire complètement le contenu du site sur le projet "bios[bible]" mais je vous engage à visionner les vidéos sans autre commentaire, et la galerie de photos sur Flickr..


Via l'excellent Gatsu Gatsu et le riche PabloG.

samedi 21 juin 2008

L'INA créé sa propre chaîne de télévision

On s'éloigne du domaine des bibliothèques pour aborder celui des archives...

D'après le journal en ligne Le Point.fr, l'Institut national de l'audiovisuel ne devrait plus seulement se contenter d'archiver et préserver les documents audiovisuels, mais il devrait être à la tête d'une nouvelle chaîne publique appelée INA TV. "C'est une première mondiale qu'un institut d'archivage devienne lui-même diffuseur", se réjouit Emmanuel Hoog, président de l'Ina. Validée par le gouvernement, la chaîne devrait se voir dotée d'un budget annuel de 5,5 millions d'euros.

L'Ina dispose d'un fonds de 3 millions d'heures conservées, soit plus de 70 ans de programmes. Le site de l'Ina, qui connaît un grand succès public, s'enrichit, quant à lui, de 50.000 émissions chaque année. Un vaste plan de sauvegarde des archives par numérisation est en cours et devrait s'achever en 2015. À cette date, la France sera le premier pays au monde à avoir sauvé de la destruction sa mémoire audiovisuelle.


lundi 2 juin 2008

Tintin et Spiderman

 

Il est intéressant de noter certains parallèles fortuits :

Récemment, LivreHebdo a révélé qu'à l'occasion du centenaire de la naissance d'Hergé, sa veuve, Fanny Rodwell, aurait fait don d'une planche originale de l'album "l'Affaire Tournesol" (Casterman) au Centre Georges Pompidou à Paris.

"Entièrement dessinée de la main d'Hergé" (1907-1983), cette planche témoigne "de la maîtrise totale qu'il détenait dans la plénitude de son talent, de tous les éléments qui constituent la ligne claire", souligne le Centre Pompidou.

La planche offerte par Fanny Rodwell, présidente des Studios Hergé, au Musée national d'art moderne du Centre Pompidou est parue le 16 mars 1955 dans le N° 10 de l'hebdomadaire Tintin. Il s'agit de la planche 12 de L'affaire Tournesol, reprise en album en 1956 chez Casterman.

Parallèlement donc, un donateur anonyme aurait offert à la Bibliothèque du Congrès les épreuves originales de "Amazing Fantasy # 15", la bande dessinée qui a fait connaitre, en août 1962, Spider-Man au monde entier, soit 24 pages originales (Photos).

Au cours des prochaines semaines, la Bibliothèque envisage de numériser les dessins pour en faciliter l'accès sur place, mais uniquement dans les salles de lecture ! ....  avec une copie numérique de référence qui permettra de préserver ces planches.

Seulement, alors que ces planches de comics vont rejoindre l'importante collection d'originaux de la section 'Bibliothèque Prints & Photographs Division' riche de plus de 125 000 caricatures, bandes dessinées, dessins politiques et  sociaux des années 1600 à nos jours, La planche de Tintin quant à elle "permet aux collections conservées par le Musée de s'ouvrir à un nouveau champ de la création, la bande dessinée", précise le Centre Pompidou.

jeudi 22 mai 2008

Autadafé à l'Unesco

Il est toujours agréable d'entendre ce genre de choses : le ministre de la culture égyptien a en effet affirmé récemment qu'il brûlerait lui-même les livres israëliens s'il en trouvait dans les bibliothèques d'Egypte.

Déjà, en soi, la remarque fait bondir quelque soit le contexte politique dans lequel elle s'insère, et d'autant plus venant d'un ministre de la culture, mais le problème ne s'arrête pas là : il s'avère en effet que Farouk Hosni, de son nom, est un candidat bien pour le secrétariat général de L’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO) ! Et là, ça fait vraiment bizarre de se dire qu'un tel censeur pourrait se retrouver à la tête de l'institution internationale. Sur leur site d'ailleurs on trouve :

L'objectif que s'est fixé l'Organisation est vaste et ambitieux : construire la paix dans l'esprit des hommes à travers l’éducation, la science, la culture et la communication.(...) La paix est une démarche volontaire qui repose sur le respect de la différence et le dialogue. L’UNESCO veut être l’artisan de ce dialogue et promeut la collaboration entre les peuples (...) Ce mandat est sa raison d’être et son travail quotidien.

Je crains que M.Hosni ne doive dès lors revoir sa copie.

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