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vendredi 7 novembre 2014

The Librarians - série télévisée

Dans un monde où se mêlent Magie et Réalité, une ancienne organisation a fait le vœu de défendre l'humanité contre un Mal indescriptible. Ses membres sont... la Légion Légendaire... La Société des... Les Gardiens de la Ga... bon ok, ses membres sont des bibliothécaires. (cliquez sur l'image pour voir la vidéo).

La série évoque une organisation secrète plurimillénaire, cachée sous les locaux de la bibliothèque publique de New York depuis la chute d'Alexandrie (enfin au moins depuis la construction du bâtiment en 1890, entre temps, on ne sait pas), dédiée à la protection d'une réalité magique. Ses membres résolvent des mystères, se battent contre des menaces surnaturelles et partent en quête de puissants artefacts un peu partout dans le monde : réels (l'original de la Joconde, le cheval de Troie), religieux (l'Arche d'Alliance, un fruit défendu du Paradis...), magiques (Excalibur, la pierre philosophale, l'oie aux œufs d'or...) ou fictifs (la Nautilus de Jules Verne, la machine à remonter le temps de Wells...). Oui, vous avez raison, il y a là un petit air d'Indiana Jones mais c'est justement l'intérêt de cette vision américaine -télévisée- du métier de bibliothécaire qui ne restreint aucunement l'information au seul support papier et imagine un métier tout en poursuites et en combats.

Rien à voir avec l'autre série télévisée, une comédie intitulée elle-aussi The Librarians (les producteurs ont une imagination folle), parue en 2007 en Australie et qui a tout de même duré trois saisons. Elle mettait en scène les aventures d'une directrice de bibliothèque raciste et bigote (catholique ! dans ce pays protestant) qui se voit un jour obligée d'embaucher son ancienne meilleure amie, aujourd'hui dealeuse de drogue, comme responsable de la section jeunesse. 

À dire vrai, cette nouvelle série américaine cette fois se veut une suite à la trilogie The Librarian (2004), dont elle reprend le nom en le mettant au pluriel, traduite en français sous le titre "Les aventures de Flynn Carson", mettant en scène Flynn Carson, donc, un bibliothécaire embauché à la bibliothèque de New York et qui découvre cet aspect disons particulier du back-office. On verra d'ailleurs l'acteur Noah Wyle, de manière épisodique dans la série télévisée. 

La nouvelle équipe verra les efforts conjugués d'une agent du contre-terrorisme, d'un spécialiste de l'histoire de l'art avec un QI de 190, d'un génie en technologie et d'une jeune fille ayant des hallucinations sensorielles la renseignant sur la mémoire d'un lieu. Tout à fait le reflet moyen de professionnels des bibliothèques.

Rappelons-le, les bibliothécaires ont une longue tradition de combat  pour ou contre le surnaturel. On pense évidemment immédiatement à Rupert Giles, le bibliothécaire scolaire de la série Buffy contre les vampires, mais on peut citer également le héros de comics Rex Libris, ou encorele pauvre Alcatraz Smedry qui doit cette fois se battre contre de méchants bibliothécaires dans la série de littérature jeunesse éponyme.

Souvenez-vous :

La série télévisée The Librarians doit faire ses début aux États-Unis le sept décembre prochain pour dix premiers épisodes.

mardi 29 juillet 2014

Infographies bibliothécocentrées des années 30 et 40


Dans les années 30 et 40, une agence de comm'  Peabody Visual Aids réalisait déjà des infographies pour aider les futurs bibliothécaires à mieux appréhender leur métier.

Cette série de 28 posters, comme nous l'explique Bookpatrol, a été réalisée sous l'oeil attentif de Ruby Ethel Cundiff et était destinée à de futurs bibliothécaires scolaires, l'équivalent peu ou prou de nos professeurs documentalistes, ou au moins à apprendre aux futurs enseignants à bien utiliser la bibliothèque, pour le George Peabody College for Teachers. Ils furent retrouvé en 2003 par Char Booth dans une pile de papiers destinés à être détruits et furent numérisés en haute-définition par Gabriel Jaramillo pour la bibliothèque numérique du Claremont Colleges. Ces images sont encore accessibles sur le profil FlickR de Char Booth : Bibliovox.

On y trouve un arbre des savoirs, un schéma pour utiliser le cardex, une image pour apprendre à utiliser l'index de l'encyclépie, plusieurs guides pour faire des recherches (dans la poésie, les périodiques, le who's who)...

Toutes les images sur le compte FlickR BiblioVox et sur

mardi 6 mai 2014

Donner à montrer ses espaces

Un peu de mal à tenir mon billet hebdomadaire en ce moment.

En septembre dernier, je publiais un billet sur le marketing vidéo des bibliothèques où on découvrait que les collègues ne manquaient pas d'imagination quand il s'agissait de promouvoir leur établissement.

1. Une visite en 3D

Plus récemment, plusieurs vidéos de visites et de présentation des espaces de la bibliothèques ont alimenté ma veille. Ainsi, le service commun de la documentation propose-t-il une vidéo de la BU Proudhon toute en 3D. On se croirait presque dans Second Life (cf. la série de billets sur la bibliothèque de Birmingham en septembre 2013).

 

Je trouve en tout cas l'initiative intéressante. 

2. Visite par points d'intérêts

La deuxième vidéo de visite sur laquelle je suis tombé est celle de la BPI. Cette dernière propose une visite virtuelle à partir de point d'intérêts marqués qui permettent de naviguer dans les locaux. En maintenant le clic appuyé, il est possible, à partir d'un point d'intérêt de visualiser les espaces sur 360°. Je remarque au passage que l'espace ado a disparu au profit d'une expo apparemment. 

J'en profite pour rappeler que la bibliothèque propose aussi des parcours guidés en vidéo des espaces et des services accessibles aux aveugles et aux malvoyants grâce à une voix off qui décrit tout le parcours, aux sourds et malentendants grâce à une comédienne qui signe en LSF et à un sous-titrage...
BiblioSigne d'ailleurs dispose de sa propre chaîne YouTube où vous retrouverez, entre autres, les présentation de la médiathèque José Cabanis à Toulouse, de la bibliothèque de la Part-Dieu à Lyon, des Champs Libres à Rennes, de la BFM de Limoges ou encore de la médiathèque du Musée du Quai Branly

Pour information, l'enssib a aussi fait le choix de cette solution pour présenter ses propres locaux et sa bibliothèque.

3. Une visite de toute volée

Birmingham, toujours, fait parler d'elle. La semaine dernière, la bibliothèque a publié sur sa chaîne YouTube une vidéo de ses locaux réalisée à partir d'une caméra installée sur un drône. L'ensemble est parfaitement réalisé, magnifique d'un point de vue esthétique, mais finalement à mon sens un peu froid : aucun usager nul part. On a l'impression d'évoluer dans une maison de poupée. 

4. Lipdub et participation des usagers

Ces visites m'ont rappelé le lipdub de la médiathèque de Sancé publié en mai 2013 avec la participation d'usagers pour présenter les locaux et les services. 

Une initiative déjà utilisée par d'autres bibliothèques (Vaise à Lyon en 2009, Kateb Yacine à Grenoble en 2008, Rochechouart en 2012, médiathèque René Char (mais je ne sais pas d'où), en 2012, qui n'est pas un vrai lipdub, en un seul et même plan séquence mais qui n'en est pas moins réussi aussi).

jeudi 10 avril 2014

Littérature professionnelle populaire

Des collègues américains se sont amusés à détourner des couvertures de romans populaires. On y parle des lecteurs qui font du bruit, qui ne paient pas leurs amendes, des livres numériques, des plans d'urgence, de management, de budget, d'animation culturelle, de protection des libertés... Tout ce qui rythme la vie d'une bibliothèque.

Il y a ainsi une centaine de détournements, c'est drôle et bien amené.

Extraits :


 

mercredi 19 mars 2014

Ce qu'on devrait pouvoir faire dans une bibliothèque

Je reprends là le titre d'un billet paru récemment sur What's Next: Top Trends dans lequel l'auteur liste une quarantaine de choses qu'on devrait, selon lui, pouvoir faire dans une bibliothèque.

En soi, cette liste est assez intéressante à parcourir parce qu'elle trahit une certaine conception de la bibliothèque. On est là dans un modèle anglo-saxon, protestant si je puis dire, où la bibliothèque apparaît comme lieu ressource pour la communauté qu'elle dessert largement au delà de ses seules missions culturelles, au point que certains items nous paraissent complètement farfelus et inconcevable dans l'hexagone.

La liste commence plutôt bien :

  1. Emprunter des livres (Borrow books)
  2. Lire des livres (Read books)
  3. Emprunter de la musique (Borrow music)
  4. Écouter de la musique (Listen to music)
  5. Emprunter des films (Borrow films)
  6. Regarder des films (Watch films)

Jusqu'ici pas de surprise.

  1. Emprunter des jouets (Borrow toys)
  2. Offrir des jouets (Donate toys)
  3. Jouer aux légos (Build Lego)

Nous avons des ludothèques. Je ne sais pas si des bibliothèques françaises proposent des jouets dans leurs collections, mais ce me paraît peu probable. Hors jeux vidéos.

Le jeu légo se rapproche des techniques utilisées par Biblio-remix pour repenser le modèle de bibliothèque. Et puis il faut l'avouer que les bibliothécaires aiment ce jeu, jusqu'à en emmener dans leur congrès annuel.

  1. Réserver une salle (Borrow a meeting room)

Ça, c'est bon, on le propose également.

C'est ensuite qu'arrivent des items un peu étranges pour nos pratiques françaises...

  1. Emprunter des habits, notamment des costumes pour les entretiens d'embauche (Borrow clothes (especially work clothes for interviews))
  2. Offrir de vieux vêtements (Donate unwanted clothes)
  3. Emprunter un animal (Borrow a pet)
  4. Emprunter un chauffage d'appoint (Borrow a heater)
  5. Emprunter un réfrigérateur (Borrow a fridge)
  6. Manger quelque chose, surtout si vous ne pouvez pas vous l'offrir par ailleurs (Eat a meal (especially if you can’t afford to eat))
  7. Utiliser la salle de bain (les toilettes ?) (Use the (very clean) bathroom)
  8. Faire un check-in santé (Have a health check)
  9. Utiliser un téléscope, la nuit oui (Use a telescope (yes, at night))

Il y a quand même de bonnes idées à côté d'autres, farfelues.

J'aime bien celle du prêt de costume par exemple, pour l'entretien d'embauche, même si je ne suis pas persuadé que ce soit à la bibliothèque de proposer cela. Pareil pour l'électroménager. Remarquez, on prête bien des outils outre-atlantique alors...

Je trouve l'idée du point santé un peu dangereuse à moins d'être bien encadrée, ce que propose d'ailleurs la bibliothèque municipale de Lyon avec son espace Cap'Culture santé. J'adore l'idée du téléscope (et donc oui, j'adore l'idée de la nocturne dans ce cadre). En revanche, je demeure un peu sceptique quant au prêt d'animaux.

On sait que des bibliothèques possèdent des mascottes, souvent des chats mais pas uniquement, parfois à but thérapeutique (même à l'université) ou pour encourager les enfants à lire. Mais de là à en autoriser l'emprunt ?

Ensuite, l'auteur repart vers des usages plus courants :

  1. Emprunter un ordinateur, une tablette, une liseuse (Borrow a computer, iPad, Kindle etc.)
  2. Emprunter un expert (Borrow an expert in something)
  3. S'asseoir tranquillement toute la journée sans qu'on vous demande de partir ou d'acheter quelque chose (Sit quietly all day without being asked to leave or buy something)
  4. Se protéger du froid, de la pluie, du soleil (Get out of the cold and wet (sun in Australia))
  5. Apprendre une autre langue (Learn a language)
  6. Apprendre à utiliser des outils technologiques (Learn how to use technology)
  7. Apprendre à lire (Learn to read)
  8. Écouter des histoires (Listen to stories)
  9. Poser des questions (Ask questions)
  10. Assister à un événement local (Attend a local event)
  11. Faire des recherches généalogiques (Look up your family history)
  12. Accéder à des services publics (Access government services)
  13. Peindre, dessiner (Paint or draw)

Tous ces usages existent déjà en bibliothèque, y compris l'emprunt de l'expert qu'il s'agisse du bibliothécaire ou par des échanges de savoirs et de savoirs-faire comme c'est le cas des ateliers cuisine Melting Popotes à Romans-sur-Isère (un point qu'il cite d'ailleurs et que je mets en .34) ou dans les projets de bibliothèques imaginés pour Lezoux et à Biblio-remix.

  1. Échanger du savoir, de l'information, de la connaissance (Exchange knowledge, information and wisdom)
  2. Échanger des recettes de cuisine (Exchange recipes)
  3. Jouer avec une imprimante 3D (Play with a 3D printer)

Je rajoute aussi l'imprimante 3D que je rapproche dans ce cadre des maker-space et donc de l'échange de savoir. De nombreuses bibliothèques dans le monde se sont déjà équipées (cf cette conférence à la BPI aussi).

À partir de là, l'auteur met l'accent sur de grandes orientations, des valeurs que portent aussi les bibliothèques au delà du rôle social qui était décrit plus haut : des valeurs autour de la liberté d'information par exemple ou de la construction de soi.

  1. Échanger des graines (Swap plant seeds)
  2. Photocopier ou scanner des documents (Photocopy or scan things)
  3. Accéder à de l'information payante, gratuitement (Gain access to pay-walled information – for free)

Je mets ici l'idée de la grainothèque puisqu'elle touche celle de biens communs dont se sont emparés les professionnels des bibliothèques, et qui est d'ailleurs en place grâce à l'association Graines de troc. La question de la photocopie, si elle est disponible dans de nombreux établissements rejoint aussi celle de la copie privée et, partant, celle des copy parties organisées dans plusieurs établissements de France.

Une autre valeur soulignée par l'auteur du billet est celle du partage, de l'échange et de la construction de soi.

  1. Se trouver soi-même (Find yourself)
  2. Se rendre meilleur (Improve yourself)
  3. Rencontrer de nouvelles personnes (Meet people)
  4. Engager la conversation avec des personnes qui vivent seules (Engage in conversation with people that live alone)

On se rapproche ici des travaux de la commission Légothèque de l'Association des bibliothécaires de France qui travaille justement sur la bibliothèque comme espace de construction de soi et de lutte contre les stéréotypes. Le blog de la commission renvoie vers de nombreux exemples de collections, d'animations proposées dans les établissements tandis que ses propres travaux visent à aider les collègues et enrichir la réflexion.

On se rapproche aussi de la plateforme "Bibliothèques dans la cité" ouverte par la BPI et dont le but est de recenser et d’échanger des pratiques à destination des publics exclus ou en difficulté dans les bibliothèques.

Et vous, vous y auriez ajouté quoi ?



mardi 18 février 2014

Le bibliothécaire Maya (selon Facebook)

Vous connaissez probablement Facebook Stories, cette application créée en 2010, devenue page depuis où sont valorisés des usages du réseau social emplis de valeurs de partages, d'échanges, de créativité, d'information. L'idée marketing, plutôt bonne d'ailleurs, est de mettre en exergue des vidéos où les gens se racontent, parlent de leur vie, du réseau et de la façon dont se dernier a pu changer leur vie. Repartir des expériences personnelles, collectives. L'expérience se décline sur plusieurs autres réseaux, twitter ou encore Viméo

Pour son dixième anniversaire, le réseau social a mis en exergue dix des plus belles histoires partagées et, parmi ces dernières, figure celle d'un bibliothécaire Maya.

Cliquez sur l'image pour lire la vidéo en espagnol, sous-titrée en anglais (2'40)

L'histoire raconte combien la bibliothèque est important dans le petit village guatémaltèque de San Juan La Laguna, relativement coupé du monde puisqu'accessible uniquement par bateau ou en parcourant une route longue et tortueuse. Importante, pour redonner vie à cette communauté. L'ouvrir sur le monde. L'ancrer dans ses racines. Lui redonner la parole. Importante pour garder vivante et dynamiser (sur un groupe Facebook donc mais on peut penser qu'il y aura d'autres biais) la culture et la langue Maya. Importante pour proposer un espace ouvert, où les membres de la communautés peuvent (apprendre à) utiliser un ordinateur gratuitement.

Toute l'entreprise du bibliothécaire Yisrael Quic.

mardi 11 février 2014

Obi Wan et l'entretien de référence

"If an item does not appear in our records, it does not exist."
―Jocasta Nu

Jenny, ou Chrissy selon les comptes, bref, une collègue américaine, a commenté un passage de l'épisode II de la Guerre des étoiles où l'on voit Obi Wan Kenobi rechercher une planète étrangement absente de son système solaire. Il part donc se renseigner à la Bibliothèque du temple des Jedi -qui soit dit en passant regorge de rayonnages malgré la numérisation et la miniaturisation du savoir- et interroge la bibliothécaire, ancien Maître Jedi et membre du Haut conseil, Jocasta Nu.

Malgré toute cette technologie, et son utilisation savante de la Force, elle ne trouve pas ou ne veux pas trouver. Se reposant sur un trop grande confiance (arrogance ?) en ses propres collections, elle assène : "Ce qui n'est pas dans nos collections n'existe pas". Une vision guère valorisante d'un service de référence qui souligne par contraste la puissante Sith capable de tromper les puissants bibliothécaires Jedi.

Obi Wan part donc interroger son mentor Yoda qui trouve l'occasion d'un entretien de référence adapté : il reformule les informations et le problème rencontré puis pose des questions ouvertes permettant de trouver des pistes de réponses : la planète disparue a simplement été ôtée des archives.

Comme quoi, dans l'entretien, ce qui importe est de poser les bonnes questions (et parfois d'arriver à faire préciser l'usager ce qu'il recherche vraiment). Vous pouvez cliquer sur l'image pour voir la vidéo en question et les deux extraits concernés.

Il y a plusieurs bibliothèques dans l'Univers de Star Wars.

Si l'on fouille plus loin -puisque l'univers de la Guerre des Étoiles dépasse de beaucoup les seules fenêtres que nous ouvrent les films de Georges Lukas- si l'on fouille plus loin donc, on découvre qu'il existait une Grande Bibliothèque Jedi. Établie sur la planète Ossus après la "grande guerre de l'Hyperespace", cette bibliothèque accueillait et hébergeait tous les documents et les artefacts d'espèces douées de raison que l'Ordre rencontrait dans son exploration de l'Univers (il est notable d'ailleurs que le terme anglais "library" semble accepter plus aisément la présence d'artefacts, c'est à dire d'objets que notre "bibliothèque"). Temple du Savoir, on venait de toute la République Galactique pour étudier ses archives et les documents qu'elle hébergeait. Bien sûr, la ressemblance avec Alexandrie est patente et ne s'arrête pas là, puisque la Grande Bibliothèque fut l'objet de dévastation de la part des Sith et détruite en même temps que la planète Ossus après un petit millier d'années d'existence. 

Les artefacts et documents qui ont pu être sauvé par l'Ordre, ont ensuite été transférés au sein des Archives Jedi du Grand Temple situé sur la planète Coruscant qu'on aperçoit dans la première trilogie. Le temple possédait quatre tours dont l'un d'entre eux abritait le Conseil de la Première Connaissance. Ce conseil, en collaboration avec les Archives Jedi, avait la délicate mission de préserver les archives Jedi et d’en étudier les fonds. Le Conseil de la Première Connaissance essayait également d’enseigner aux Jedi les méthodes et traditions du passé afin de les appliquer, si possible, à des événements actuels. C'est donc dans cette même tour que se trouve la bibliothèque, normalement ouverte à l'ensemble des Jedi, même si certaines des informations qu'elle héberge ne sont accessibles qu'aux seuls membres du Haut conseil Jedi. La connaissance, au même titre de la Force et l'auto-discipline est alors considérée l'un des trois piliers de la voie des Jedi.

La bibliothèque est gérée directement par l'Assemblée des bibliothécaires, une catégorie de consulaires Jedi voués au Savoir. Parmi ces consulaires se trouvent donc des bibliothécaires et des archivistes mais aussi des historiens. Des Gardiens du Savoirs, parmi lesquels Jocasta Nu, la Maître Jedi que croise Obi Wan. Dans la structure de l'Ordre Jedi, les bibliothécaires sont les médiateurs entre les immenses savoirs accumulés et les usagers. Un bibliothécaire est censé être capable de retrouver n'importe quelle ressource en un instant, tandis que certains font aussi de la Recherche. Les archivistes, quant à eux, se voient confié la mission de collecter et stocker les documents trouvés et les rendre accessibles au moyen de la Force.  

Après la destruction de l'Ordre Jedi et l'abandon du Temple sous l'Empire Galactique, les Savoirs accumulés purent être préservés grâce à une organisation secrète, les agents d'Ossus, des gardiens sensibilisés à la Force. Le Temple et sa bibliothèque furent ensuite reconstruits sous l'influence de Luke Skywalker.  

D'autres bibliothèques sont mentionnées dans l'univers de la Guerre des Étoiles : la bibliothèque de la République, sur Coruscent qui sera intégrée à la bibliothèque impériale sous l'Empire Galactique, ou la bibliothèque de Sénat.

Quelques sites de références:

mardi 4 février 2014

images du bibliothécaire

Qui n'a pas entendu ce genre de réponse alors qu'il venait de préciser qu'il préparait le concours de bibliothécaire ? J'ai moi-même expérimenté certaines de ces exclamations, du genre :

  • "ah bon, il faut un concours ? mais, genre, difficile ? Il faut étudier pour ça ?" (et je suis pas le seul, loin de là) non, non, il y a un distributeur automatique de diplôme à l'entrée de l'enssib. C'est bien pratique d'ailleurs.
  • "Oh bah tu passes ton temps à lire alors, c'est cool" variante "tu sais plein de choses !" et oui, un forgeron forge, un prof enseigne, un informaticien code et donc un bibliothécaire lit. C'est comme ça, ça va avec le personnage. Le corolaire, c'est que le bibliothécaire est forcément quelqu'un de cultivé donc il attire le respect (même si c'est un planqué).
  • "ah oui ? Bah moi je lis pas et de toute façon, avec Google..." On m'a vraiment demandé à quoi servaient les bibliothèques à l'ère de Google (*sob*) parce qu'évidemment les gens ont tous une utilisation instinctive du moteur de recherche, évidemment tout le monde a accès à internet, évidemment il n'existe aucune main-mise de logiciels propriétaires, aucun arbitrage à mener, évidemment, les bibliothèques ne jouent aucun rôle dans la transmission de la mémoire collective, dans la mise à disposition gratuite de collections textuelles et non-textuelles, dans l'ouverture d'espaces publics, de rencontre, de construction, d'affirmation de soi en tant qu'individu comme en tant que citoyen...
  • "ah mais depuis quand il y a des jeux vidéos en bibliothèque ?" variante aussi entendue "je comprends pas, les tablettes, c'est pour quoi faire ? Vous prêtez pas des livres en fait ?" Si, si, uniquement de vieux livres trouvés dans une brocante et qu'on saupoudre de poussière tous les matins histoire de renforcer le côté usé, le but étant d'éviter autant que faire ce peut d'avoir des usagers qui pourraient venir déranger le beau classement que nous mettons un soin maniaque à choyer.

J'imagine que vous en avez entendu de belles également. Ce fut tout pour moi, en quelques années, mais quand même. Il est parfois étrange parfois de considérer combien notre profession demeure mal connue malgré tous les efforts déployés, et malgré la prise réussie du virage numérique.

Une considération qui dépasse évidemment les frontières puisque nos collègues sont tout autant confrontés aux représentations types des bibliothécaires, comme le souligne cette géniale présentation de Sarah Houghton, directrice de la bibliothèque publique de San Raphael aux États-Unis et célèbre blogueuse sous le pseudo de Librarian in black, à l'occasion de la Nerd Nite San Franciscoen décembre dernier. Elle évoque les animations, les imprimantes 3D, les contenus numériques, la lutte contre la censure, contre les DRM, mais aussi les beaux mecs, la masturbation ou les chats...

il faut dire que l'image que nous renvoie la représentation populaire n'est certes pas toujours des plus dynamiques. Nous avons le choix entre la vieille femme aigrie à chignon et lunettes à écailles et la jeune pin up sexy qui ne tient ouvert un livre que pour mieux faire semblant de cacher sa poitrine opulente. Évidemment, la bibliothécaire ne saurait être un homme. You don't look like a librarian s'était fait le spécialiste de ce genre de collecte. Pourquoi d'ailleurs toujours représenter ce professionnel comme un personnage aigri et méchant ? Je suppose que c'est lié à l'aspect non passeur mais bien gardien du Savoir. Un gardien se doit d'être inflexible, sévère, intransigeant.

D'autant que finalement, il faut toujours se méfier de l'eau qui dort...

dimanche 2 février 2014

Bibliothèque ambulante

lundi 23 septembre 2013

Marketing vidéos de bibliothèques

  Sur son blog, la société Text a librarian, qui propose un service de questions-réponses par SMS, propose un billet assez sympa sur le marketing vidéo des bibliothèques.

Les bibliothécaires, assurent-ils, sont connus pour leur créativité et leur amour de la technologie, et avec toutes ces applications qui permettent de créer facilement des vidéos, nombre de professionnel associent ces deux passions pour créer des vidéos extraordinaires de présentation de leur établissement. En voici quelques exemples...

1. Des vidéos scénarisées

The Research Games — Part One: You Learn or Die

Cette parodie du livre Hunger Games (9 minutes) nous vient de la bibliothèque de l'université A & M, au Texas. L'occasion, sous forme de trailer donc, de nous présenter les espaces ou le catalgue et différents services comme le service de référence, les collections anciennes ou le café associé...


Research Rescue | Episode 1 “Stuck”

La bibliothèque Harold B. Lee de l'Université de Brigham nous propose une mini-série de huit épisodes racontant les aventures d'un groupe de "Research Rescue", les sauveteurs de la recherche documentaire. Une série avec un semblant de scénario (ou presque) et les biblitohécaires en acteurs... Dans ce premier épisode, il faut capturer un étudiant devenu fou (il se prend pour un animal) et qui se retrouve piégé dans un compactus électronique. 


The Haunted Library

Une des annexes de la célèbre New York Public Library nous propose une vidéo (1'40) dans une ambiance inquiétante et mystérieuse... la fin, surprenante vous dira pourquoi...

2. Vidéos qui reprennent des clips

Librarians do Gaga

J'en avais déjà parlé : une parodie du clip Poker Face de Lady Gaga, proposée par des élèves en Sciences de l'information et bibliothèques et par leurs bibliothécaires. 

University of Maryland Gangnam Style Parody

Une parodie cette fois du célèbre Gangnam Style directement dans les locaux de la bibliothèque. Comme il s'agit d'un clip, aucun service n'est explicitement mentionné, mais on a des images des espaces et des collections. Et probablement que le but est juste de redorer l'image de l'établissement, qui récolte près de 190.000 visionnages sur YouTube...

Libraries Will Survive

Les collègue de la bibliothèque Central Rappahannock Public Library, ainsi que les usagers, reprennent en coeur le tube “I will Survive” de Gloria Gaynor, pour réaffirmer l'intérêt de l'établissement en ces temps de coupures budgétaires...

“Come on now walk, in our door, find inspiration and knowledge — how-to-books to ancient lore…”

3. Vidéos traditionnelles

Brand Launch by Richland County Libraray

Ci-après, des vidéos déjà plus traditionnelle, qui soulignent les services aux usagers et questionnent professionnels et biblitohécaires.

White Plains Public Library: Transforming Lives, Every Day

Encore une vidéo plus traditionnelle : il s'agit ici de donner la parole aux usagers, la façon dont ils sont venus à la bibliothèque, pourquoi elle est si importante pour eux et ce qu'il en retirent. On y parle, bases de données, postes en accès libre, service de référence, ressources pour trouver un emploi ou cours d'anglais... Il y a un usager pour chaque service présenté.

“My Library” — ARY Campaign

J'adore cette courte vidéo (30 secondes) proposées pour la biblitohèque municipale de Cedar Rapids.On y entends des enfants expliquer en voix off tout ce qu'on peut faire dans "leur" bibliothèque. Visionn-ary !

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