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Bibliothèques - images de

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jeudi 12 septembre 2013

Manifeste vidéo du bibliothécaire

De nombreuses associations professionnelles nationales hébergent un groupe rassemblant les jeunes professionnels. C'est le cas notamment d'associations anglo-saxonnes comme la Canadian Library Aassociation qui héberge une liste de diffusion et un groupe de discussion autour des New Professionnals, de l'ALA qui s'adresse au néo-membres via un Round-Table spécifique, du CILIP anglo-saxon qui attire de nombreux nouveaux professionnels au sein du groupe Career Development, de l'australienne ALIA qui héberge un groupe destiné aux nouveaux diplômés.

D'un point de vue international, le principal groupe qui rassemble de jeunes professionnels des bibliothèques est peut-être le NPSIG (New Professionals Special Interest Group) de l'IFLA très actif sur les réseaux sociaux (facebook, twitter, blog, slideshare, youtube, flickr) et qui participe à de nombreux congrès comme Bobcatsss, l'IFLACamp, le réseau interne Global Connect de l'ALA... Ce groupe avait justement créé un Prezi de présentation où il expliquait pourquoi il importait aux jeunes bibliothécaires de participer aux associations professionnelles (comme la leur).

En 2012, un groupe de jeunes bibliothécaires issus de Bulgarie, Lettonie, Lituanie, Pologne, Moldovie, Roumanie et Ukraine, ainsi que d'autres invités venus du Botswana, de Colombie, d’Indonésie, du Vietnam  s'est rassemblé en Lettonie pour ce qui reste la première Rencontre Internationale des Jeunes biblitohécaires (ou 1st International Young Librarians Academy “Global Librarians”) Cet événement était financé par le programme de modernisation des bibliothèques ukrainiennes “Bibliomist” (j'aime bien le nom, alors que je suis en train de lire MistBorn de Sanderson), avec le concours de l'agence nationale lettonne “Culture Information Systems” et le soutien financier de la fondation Bill & Melinda Gates.

Durant quatre jours, donc, 49 bibliothécaires se sont donc rassemblés pour discuter de leurs professions (oui, je mets un pluriel), participer à des sessions interactives et découvrir les orientations qui définissent notre métier (au singulier) aujourd'hui. De nombreux ateliers se sont tenus dont un premier sur la façon dont les associations professionnelles pouvaient recruter de jeunes professionnels, justement initié par le NPSIG et qui a abouti au Prezi ci-dessus. Un autre fut l'occasion de créer ce manifeste vidéo, plutôt bien fait par ailleurs, que je vous laisse découvrir... 

Le but était d'inspirer et souligner des émotions positives à propos des bibliothèques, de partager les valeurs qui unissent les jeunes professionnels dans un environnement en évolution perpétuelle.


Alors, vous en pensez quoi ?

vendredi 1 mars 2013

International Hug a librarian Day

  Et oui, selon mes réseaux de veille et notamment le IFLA New Professionals Special Interest Group, le 1er mars est décrété (par qui ? pour quoi ?): "International Hug-a-librarian Day" : la journée du câlin à son bibliothécaire. Il y a un groupe Facebook et un mot-dièse spécifique sur twitter (avec des photos de câlins). Ceci dit, les réactions des bibliothécaires ne semblent finalement pas si enthousiastes que cela.

Je note quand même que cette journée est censée souligner le soutien de la population envers ses bibliothécaires et non à l'institution bibliothèque, ce qui est déjà pas mal comme reconnaissance professionnelle.

Cette forme de promotion des bibliothèques n'est pas une initiative isolée, et si cette journée "internationale" n'est proposée par aucune organisation ou institution officielle, elle s'inscrit dans un ensemble d'événements récurrents qui font florès dans le monde anglo-saxon. Elle participe de ce qu'ils appellent l'advocacy des bibliothèque, une forme de promotion, valorisation et lobby. 

Voici, rapidement compilées, des exemples de ces journées de promotion du métier :

1. Journées nationales

Au Royaume-Uni :

Aux États-Unis, l'ALA propose des événements toute l'année avec notamment :

C'est aussi en octobre que la CLA, association des bibliothécaires canadiens, a décrété le National Library Month

En Inde, le National Librarians’ Day est fixé au 12 août, en souvenir du Professeur Padmashree Dr S R Ranganathan (1892-1972).

Aux Philippines, en 2012, le "International Special Librarian’s Day" était proposé le 13 avril.

Sinon, j'ai trouvé un Library lovers Day le 14 février (of course) mais je ne sais pas à quoi il se rattache.


2. Journées internationales

D'un point de vue international, donc, on trouve notamment sur le site des Nations-Unies ou sur Wikipédia (en revanche rien sur celui de l'IFLA) : 

  • 12 mars : journée mondiale contre la censure sur Internet
  • 23 avril : Journée mondiale du livre et du droit d'auteur (ONU)
  • (23 juin : jour mondial pour les services publics et les fonctionnaires)
  • 8 septembre : Journée internationale de la littéracie

Auxquels on peut ajouter :

Alors, un petit câlin ?

mardi 8 janvier 2013

Romans sentimentaux et bibliothèques

Parfois, la notion de sérendipité prend tout son sens. 

1. De l'image de la bibliothécaire dans la littérature sentimentale

En faisant des recherches sur des livres électroniques, je suis tombé sur nombre de sites et d'informations sur la littérature sentimentale (vous savez, les Harlequins, toussa toussa). Bref, je reviendrais sur la façon dont on passe de l'un à l'autre car ce qui m'intéresse présentement concerne la représentation des bibliothécaires dans les romans sentimentaux. Et vous vous doutez que cette littérature s'est emparée de la figure de la -évidemment toujours une femme- bibliothécaire, comme objet de fantasmes, comme elle a pu le faire de l'infirmière ou d'une autre figure stéréotypée.

[ajout du 13 janvier 2013] Interrogée sur le sujet, Wendy m'informe ne connaître que trois romans mettant en scène des bibliothécaires garçons, tous érotiques, et uniquement accessibles en version numérique :

  • Emotion In Motion par Lynne Connolly
  • Made For Each Other par Morgan Ashbury
  • Seven Day Loan par Tiffany Reisz (qui est une nouvelle)

[fin de la mise à jour]

Ce que vous ne savez probablement pas, c'est que la spécialiste sur la question s'appelle Wendy, la super-bibliothécaire, et qu'elle anime un blog entièrement consacré au sujet (en anglais). Elle aurait même été nommée Romance Writers of America's Librarian of the Year 2011, la bibliothécaire spécialiste de littérature sentimentale de l'année, par l'association des auteurs américains de littérature sentimentale. Incidemment, vous la retrouverez également sur Twitter, Facebook, ainsi que sur d'autres sites spécialisés si le sujet vous intéresse. 

Sur son blog, donc, Wendy propose un certain nombre de compte-rendu de lectures selon des règles qui lui sont propres et concernant exclusivement la littérature sentimentale. Là où cela devient amusant, c'est lorsqu'elle établit une liste de romans sentimentaux mettant en scène des bibliothécaires. Une mine pour le fonds Détente de la bibliothèque de l'enssib qui se focalise sur les représentations du métiers justement. On trouve donc sur ce site une liste vraiment impressionnante de romans sentimentaux classés en sous-genre (historiques : Emma and the Outlaw de Linda Lael Miller ; contemporains : The Dewey Decimal System of Love de Josephine Carr (chick lit) ; suspenses : The Viper's Kiss de Shannon Curtis (ebook) ; érotiques : Overdue For Pleasure de Shelley Aikens (ebook) ; fantastique : The Demon's Librarian de Lilith Saintcrow ; séries : Stranger Than Fiction de Diana Morgan (Second Chance At Love #444) ). Ses préférés sont dans un billet à part pour les plus acharnés.

On remarquera la mention livres électroniques parfois notée entre parenthèse qui explique l'inattendue trouvaille et qui n'est pas si anodine que cela comme nous le verrons ci-après...

On découvre également par la même occasion qu'entre les années 40 et 60, alors que les femmes entraient dans la vie active, une série de romans pour la jeunesse était publiée mettant en scène des jeunes femmes qui découvraient à la fois un métier et l'amour. Ces Career Romances ont également abordé le métier de bibliothécaire et un site spécialisé -aujourd'hui uniquement accessible via Internet Archive- leur est même consacré.

A mon grand regret cependant, aucune étude n'est menée sur la représentation même de la bibliothécaire et, finalement, peu de titres semblent commentés parmi ceux de la liste.

2. Acquérir des romans sentimentaux

Je dois avouer que je ne sais pas quelle est la place des romans sentimentaux dans les bibliothèques françaises, et encore moins comment se font -et par qui- les acquisitions. 

Malgré l'importante part de marché que représente cette littérature selon l'association des auteurs américain de littérature sentimentale, son traitement dans les collections apparaît moins prégnant que d'autres genres. Dans son mémoire pour un diplôme en Sciences de l'information de l'université de Caroline du Nord rédigé en 2004, Romance Collections in North Carolina Public Libraries: Are All Genres Treated Equally?, Amy Funderburk montre que finalement peu de titres de romans sentimentaux sont commentés dans la presse spécialisée à partir de laquelle les professionnels établissent leurs acquisitions.

Pourtant, le public est là. L'association citée plus haut, propose en effet d'autres statistiques sur son lectorat démontrant la grande fidélité de ce dernier qui se dit lecteur depuis plus de 20 ans pour 41% d'entre eux et grands lecteurs pour 44% d'entre eux. Ils se fournissent d'abord dans des librairies (seulement 17% viennent à la bibliothèque) et sont de grands consommateurs de livres électroniques :

Romance buyers are buying e-books to a greater extent when compared with other major fiction subgenres. E-book sales of romance books have proportionally doubled in one year, from 22 percent in Q1 2011 to 44 percent in Q1 2012.

Je trouve cette prégnance des livres électroniques vraiment intéressante et qui pose question : est-ce une question de prix, de facilité de lecture ou plus largement une question de discrétion, les lecteurs n'osant pas se montrer avec de la littérature sentimentale ? Or il est plus discret d'acheter ce genre de romans en ligne, et de le lire sur une liseuse ou une tablette : un passant ne voit pas la couverture avec l'image fantasmée souvent représentée. Cela mériterait de mettre un DCB sur le sujet tiens.

Heureusement pour les professionnels, il est possible de trouver des articles sur le sujet dans la littérature professionnelle, comme dans Library Journal par exemple où la littérature sentimentale est la seule à avoir deux catégories : la première pour les romans papiers et la seconde pour les livres électroniques ou comme cet article paru dans Library Collections, Acquisitions, and Technical Services en 2008 : “Romance Novels in American Public Libraries: A Study of Collection Development Practices”par Denise Adkins, Diane Velasquez Linda Esserz, et Heather L. Hill (disponible dans Science Direct). Par ailleurs, les acquisitions semblent facilitées par une littérature professionnelle spécifique, ex : Romance fiction : a guide to the genre.

En octobre dernier, un article est paru dans la revue spécialisée "Journal of popular romance studies" publiée par l'association internationale pour l'étude des romances populaires (sic) revenant sur la place de cette littérature dans les bibliothèques universitaires : “Love in the Stacks: Popular Romance Collection Development in Academic Libraries” par Crystal Goldman. L'argument est qu'il est important de collecter cette littérature, ne serait-ce qu'à des fins de recherches et d'analyse de la culture populaire, comme elle devrait le faire pour la littérature policière (Mystery and Detective Fiction) par exemple, ce qu'on appellerait ici les "mauvais genres". 

Et chez vous, quelle place pour la littérature sentimentale ?

dimanche 21 octobre 2012

Lego Stockholm Public Library

Linus Minkowsky propose un set FlickR dans lequel il a recréé la bibliothèque municipale de Stockholm en LEGO. Le bâtiment, extérieurs et intérieurs y passe et on peut observer des usagers devant leurs postes d'ordinateur ou empruntant un ouvrage. Un beau travail à découvrir.


Designed by G. Asplund and completed in 1928, the Stockholm Public Library is one of the most recognized and beloved buildings of the Swedish capital. This is my Lego interpretation.


mardi 9 octobre 2012

Singapour 2013

Alors que le congrès international de l'IFLA 2012 à Helsinki se terminait, les collègues asiatiques de Singapour s'activaient pour accueillir la session 2013.

A cette occasion, la bibliothèque nationale de Singapour (National Library Board of Singapore - NLB) et l'association des bibliothèques singapouriennes (Library Association of Singapore - LAS) nous proposent une intriguante vidéo de présentation de leur milieu professionnel.

La musique du clip est composée par Ivan Chew, biblioblogueur et bibliothécaire à la NLB, tandis que la chanson est interprétée par un groupe local, les Starfish Stories. La vidéo est postée sous licence Creative Commons by / nc / nd. 

 

free from IFLA on Vimeo.

En 2014, ce sera au tour de Lyon d'accueillir ces représentants internationaux et là aussi une vidéo de présentation étaient proposée aux congressistes. Pas de bibliothèques cette fois mais une vidéo de présentation de la ville et de son slogan : "Only Lyon". 

Nous aurons l'occasion d'y revenir.

jeudi 4 octobre 2012

L'homme qui ouvre sa bibliothèque au public

A Manille, un homme a tenté d'ouvrir sa bibliothèque au public. Hernando Guanlo est un tel passionné de lecture qu'il a spontanément installé sa bibliothèque personnelle, relativement conséquente, sur le trottoir devant chez pour, dit-il, développer la joie de lire au sein de sa communauté.

Son fonctionnement est très simple : les passants peuvent prendre autant de livres qu'ils souhaitent pour la durée qu'ils veulent, même de façon permanente. "La seule règle, est qu'il n'y a pas de règle". On pourrait croire que l'initiative allait être vite prise de court, faute de titres à proposer mais c'est en fait tout le contraire qui s'est produit et, depuis douze ans que l'initiative perdure, la collection n'a eu de cesse de croître, grâce aux dons des usagers.

"It seems to me that the books are speaking to me. That's why it multiplies like that," he says with a smile. "The books are telling me they want to be read… they want to be passed around."

Au début, en 2000, Hernando ne proposait qu'une centaine de titre issus de sa collection personnelle et d'autres hérités de ses parents. Ce sont eux, d'ailleurs, qui lui auraient transmis ce plaisir de lire et c'est suite à leur décès qu'il a eut envie de partager cette passion, pour honorer leur mémoire. L'idée était simplement partager ces lectures, de voir si les gens allaient s'en emparer, les emprunter. Non seulement ce fut le cas, mais en plus ils les rendaient avec de nouveaux titres qu'il convenait ensuite d'ajouter à la collection.

Aujourd'hui, notre homme ne sait pas de combien de titre il dispose exactement. Les exemplaires sont partout, dans les pièces, le salon, le garage, tout autour des murs. 

Un modèle qui fonctionne bien aux Philippines notamment où les habitants ont un accès limités aux livres et à la lecture à cause du faible maillage des bibliothèques publiques et des prix élevés des ouvrages.

Du coup, notre bibliothécaire local est allé plus loin et pars désormais à la rencontre des communautés les plus défavorisées à bord de son "Book Bike" sur lequel il entasse des piles de livres à distribuer et encourage l'ouverture d'autres bibliothèques citoyennes en dehors de Manille.

Hernando explique sa démarche de la façon suivante :

"You don't do justice to these books if you put them in a cabinet or a box," he says.

"A book should be used and reused. It has life, it has a message.

"As a book caretaker, you become a full man."

mardi 10 juillet 2012

FlashMob à la bibliothèque

Ou plutôt devant la bibliothèque.

A l'occasion de la 83e semaine du livre début juin, en Hongrie, une bibliothèque de comté a organisé un petit flashmob après les discours d'ouverture : il s'agissait de demander aux usagers de se rassembler discrètement devant la bilbiothèque et, à 16h, cloches sonnantes, de prendre leur livre préféré et de le lire pendant deux minutes.

Toutes les générations étaient rassemblées. Certains lisaient silencieusement, d'autres à voix haute. Sur la vidéo, on voit même des usagers commenter leur lecture. 

Vous trouverez des photos de l'événement sur le blog de la bibliothèque en question. Et ici, une vidéo.

mercredi 4 juillet 2012

Le "tabletto-bus"

La bibliothécaire en charge du développement de la communauté, à la Fraser Valley Regional Library (Canada), voulait monter un bibliobus pour son territoire mais elle n'avait ni le temps, ni l'argent pour se faire, au dire même du président de l'Association of Bookmobile and Outreach Services, l'association des services hors les murs.Mais elle n'a pas baissé les bras pour autant.

Après avoir cherché d'autres moyens de transport, elle a démarché les concessionnaires et les garages locaux pour qu'ils lui aménagent un véhicule pouvant accueillir du matériel plus sophistiqué. Et voici les garagistes devenus mécènes, aménageant et tunant un utilitaire avec une télé LCD de 37 pouces sur un bras articulé, une console Xbox, un écran d'ordinateur, deux portables équipés de clefs 3G, un "bar à gadgets" proposant des liseuses, des tablettes, et même quelques livres gracieusement offerts par l'association First Book Canada. mais ils ne sont pas à emprunter... ils sont à offrir. Il y a même des hauts-parleurs installés sur le toit. 

Lili, le nom du véhicule (pour Library Live), a donc entamé le 25 avril son Library Live and On Tour! Elle court d'une part les festivals et autres parades traditionnelles et d'autre part va à la rencontre des publics marginalisés, proposant ses services aux soupes populaires et autres structures d'accueil. Elle va dans les maisons de retraites et partout là où sont ses usagers. Elle inscrit ces personnes, récupère d'éventuels ouvrages, annule les amendes, présente les outils et forme les séniors aux nouvelles technologies...

Un rapport d'évaluation est en cours, mené par le  Social Planning and Research Council of British Columbia censé apporter des données qualitatives et quantitatives sur les actions menées. Les résultats sont attendus en novembre prochain. Et si tout se passe bien, le projet en plus d'être pérennisé (il vit pour l'instant sur des subventions) pourrait se voir complété d'un second véhicule.

mercredi 23 mai 2012

Un jour à la bibliothèque

Le projet "Un jour à la bibliothèque" (Library Day in the Life Project) est un événement biannuel conduit par une collègue américaine Bobbi Newman. Cette dernière est également à l'origine d'autres projets dont j'ai déjà fait écho ici comme des travaux sur la translittéracie, le tumblr sur l'image des bibliothécaires "this is what a librarian looks like" ou encore le blog Librarian by Day.

Bobbi is dedicated to helping libraries find their place in the digital age. She is passionate about 21st century literacies and the role of all libraries in equal access and opportunity for all. Her professional interests include digital and technology based services, the digital divide, and improving existing services through expanding traditional methods, while creating innovative new practices.

Dans ce dernier projet donc, deux fois par an, des bibliothécaires au sens large du terme racontent une journée de leur vie professionnelle à travers des billets de blogs, des photos, des vidéos, des tweets (notamment via le hashtag #libday8 pour la huitième session)... Il ne s'agit pas uniquement de collègues américains : toute personne travaillant de près ou de loin dans une bibliothèque est ainsi amenée à participer et décrire, à sa façon, comment se déroule une de ses journées. Il suffit ensuite de remplir un tableau dans le wiki du projet et de proposer le lien vers sa propre participation.On ne le voit pas sur cette copie d'écran, mais il y a encore une colonne supplémentaire redirigeant directement vers les posts liés au projet.

Le projet a démarré à la mi-juillet 2008 et a donc entamé en janvier sa huitième édition, mais si on trouve plusieurs contributions non américaines, il n'y en a aucune française. Je trouverais intéressant de changer cela, que les collègues racontent un peu leur quotidien et ce pourrait même faire l'objet d'un projet coordonné par l'ABF, pour l'image de la profession. 

Alors, dites, pour vous c'est quoi : "un jour à la bibliothèque" ?

jeudi 16 février 2012

Les bibliothécaires qui veulent contrôler le monde

Les bibliothécaires qui veulent sauver le monde, c'est bien gentil mais c'est forcément moins amusant que ceux qui veulent non pas le détruire, plutôt le contrôler.

En terme de recherche d'image et de représentations, ce n'est vraiment pas simple à trouver, d'autant que la frontière finalement est mince entre ces bibliothécaires vraiment méchants et ceux "simplement" effrayants dont la représentation s'est vue décrite et listée sur le site tvtropes (et là, les représentations de bibliothécaires sexy -ou sexies), une représentation qu'il distingue d'ailleurs des personnages amoureux des livres et de la lecture sans être pour autant bibliothécaires...

Néanmoins, je propose la liste d'items suivants. Si vous avez d'autres idées ou des correctifs, n'hésitez pas.

Romans :

  • Les bibliothécaires du monde d'Alcatraz de Brandon Sanderson : Dans ce roman pour la jeunesse, les bibliothécaires forment une espèce de secte contrôlant le monde et l'ensemble des connaissances admises pour lui cacher l'existence d'un autre continent.
  • Jorge de Burgos, le vieux bibliothécaire aveugle du Nom de de la Rose qui veille sur un enfer.  

  • Ardelia Lortz dans The Library Policeman (1990) de Stephen King : Un bibliothécaire démoniaque sort de l'Enfer pour se venger du non-retour de livres à la bibliothèque. (Stephen King semble plutôt friand de ces bibliothécaires méchants)

Films :

  • Chainsaw Sally (2004), un film gore qui prend comme meurtrier une jeune bibliothécaire psychopathe tuant les usagers qui font trop de bruit ou qui épellent mal les titres des ouvrages.

BD :

  • DansLunch Lady and the League of Librarians, un groupe de bibliothécaires veulent détruire la dernière console à la mode car ils trouvent que les enfants jouent trop aux jeux vidéos et pas assez aux livres !


  • Kamo Tharnn le Possesseur, un des gardiens de l'Univers de l'écurie Marvel, a créé une gigantesque bibliothèque sur une planète pour compiler l'ensemble des savoirs de l'Univers et accueillait les universitaires pour qu'ils puissent y mener leurs recherches jusqu'au jour où il fut pris d'une crise de paranoïa, en tua un, envoya les autres dans un vortex et sombra dans la folie.

  • Stanislaus Johns (New Earth) : un ancien biblitohécaire devenu fou à la mort de sa mère (de vieillesse). Il s'est mis en entendre des voix d'outre-tombe, s'est fait virer pour avoir rangé les ouvrages selon une version "modernisée" de la CDD (vous vous rendez compte !) et commenca a réorganiser les corps enterrés dans le cimetière de Gotham City en les exhumant, puis en tuant lui-même les citoyens, pour donner à tout cela un peu plus de logique à travers sa "bibliothèque des âmes".

  • John K. The Librarian : un bibliothécaire qui se révèle être aussi un propriétaire abusif qui profite de ses locataires et adepte de vaudou, espérant faire de sa collègue sa prochaine victime.

Jeux :

  • Zexion le conspirateur ténébreux. L'un des six membres fondateurs du XIIIe ordre, dans le jeux Kingdom Hearts.

  • Sarpedon et Ahriman, qui font partie de la caste des librarians, dans le jeu Warhammer. Les bibliothécaires forment une caste à part dans les légions ultramarines du jeu, pouvant faire montre de pouvoirs télépathiques et ayant pour rôle de chroniquer les combats. Si j'ai bien compris, Sarpedon, Maître du Chapitre des buveurs d'âme, appartenait à un groupe de traitres et avait le pouvoir de provoquer sa peur la plus intime à l'un de ses ennemis tandis que Ahriman aux Mille Enfants était un sorcier chaotique cherchant à rassembler le plus d'artefacts possibles. Il tire sont nom de la possession mentale d'une légion entière, les transformant en automates décérébrés.
  • [ajout du 4 juin 2012]
  • Le jeu de tir à la première personne, Metro 2033, propose de se battre contre des monstres très puissants et nommés bibliothécaires, du simple fait de leur habitat dans la "Moscow State Library" (qui l'eut cru ?). Ils ne bougent pas vraiment, ressemble à des zombies, et frappent tout ce qu'ils considèrent comme des menaces jusqu'à la mort.



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