Vagabondages

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mardi 18 mars 2014

Une étude sur l’offre de livres numériques en France

La société d'audit (et d'expertise comptable) KPMG vient de publier ce mois-ci une étude sur le développement de l’offre de livres numériques et son impact sur les comptes des éditeurs. L'étude ne porte donc pas sur la demande et les usages mais propose un regard du point de vue éditeur.

Elle vient compléter les récentes fiches sur le Marché du livre (dont la fiche 4 consacrée au livre numérique) publiées le mois dernier par le SNE et celles publiées récemment par l'Observatoire de l'économie du livre du Service du livre et de la lecture de la DGMIC.

1er baromètre KPMG de l’offre de livres numériques en France

Le document précise :

Sur la base d’un panel de 56 répondants classés notamment par niveau de CA et secteur éditorial, ce baromètre met en lumière les profils des éditeurs disposant ou non d’une offre de livres numériques, leurs difficultés, leurs réticences et aussi leurs facteurs clés de succès.

L'étude a été élaborée suite à une enquète menée de novembre 2013 à janvier 2014 et porte sur les réponses de 51 éditeurs indépendants et 5 groupes (sur 138 questionnaires envoyés) et à vocation, affirment-ils, à être reconduite tous les ans. Elle se subdivise en huit parties :

  1. un introduction méthodologique
  2. l'offre de livres numériques
  3. la commercialisation des livres numériques
  4. les techniques mises en places
  5. les aspects chiffrés : ventes de livres numériques
  6. les contrats numériques
  7. l'opinion des maisons d'édition
  8. KPMG en un regard.

Quelques conclusions relevées :

  • Toutes les grandes maisons et tous les secteurs éditoriaux proposent une offre numérique (en tête littérature, jeunesse et scolaire) 
  • Il s'agit pour les maisons d'édition surtout de toucher un public différent, puis de rééditer d'anciens titres (les ventes se font au titre d'ailleurs, avec un prix fixé comme une décôte du livre papier).
  • Le format adopté demeure majoritairement le ePub et le Pdf 
  • Le lancement d'offre a décollé à partir de 2009 et devraient se poursuivre dans le futur
  • les versions proposés demeurent semblables à la version papier, et ne sont donc pas enrichies (ajout de vidéo, de son, d'annexe, d'animation, d'applications...) ; une pratique encore surtout restreinte aux livres pratiques, touristiques et au scolaire.
  • Les publications exclusivement numériques portent quant à elles sur les nouveautés et, pour un tiers des répondants, sur des indisponibles.
  • Pour lutter contre le piratage, 71% des répondants utilise des DRM ou le Watermarking.
  • Le volume de vente demeure cependant encore faible, mais proportionnel à la taille de la maison d'édition
  • Les groupes privilégient les e-distributeurs tandis que les indépendants ont recours surtout aux plateformes d’intermédiation.
  • Les clients des maisons d'édition étant majoritairement Amazone, Apple, puis Kobo ou la Fnac. Google play ne semble pas décoller au niveau de ces titres. 
  • Les droits d’auteurs numériques sont négociés majoritairement en % du PPHT et en même temps que les droits papier.

Vous trouverez l'ensemble de ces conclusions et d'autres encore en ligne sur le site du cabinet.

dimanche 17 février 2013

Des parfums et des auteurs

Que ne ferait-on pour vendre ? Voici que d'aucun propose un parfum "Auteurs morts" aux fragrances de thé noir, vétiver, clou de girofle,musc, vanille, héliotrope et de tabac (probablement froid).

Une idée qui a plu, au point que sur le blog collectif, BookRiot, Amanda Nelson s'essaie à la composition de parfums en l'honneur de ses auteurs préférés. Quelques unes de ses idées :

  • Ernest Hemingway : eau salée, rhum, noix de coco et citron vert, fumée de cigare, vin espagnol
  • F. Scott Fitzgerald : Gin, agrumes, essence de chêne, dans une bouteille en forme de flûte de champagne aux paillettes d'or
  • Jane Austen : thé Darjeeling, perce-neige et pensées (fleurs de son jardin), herbe de prairie
  • Edgar Allan Poe : coquelicots, absinthe, essence de bois de santal et moisissure
  • Sœurs Brontë : éther, air marin, vétiver, primevère, thé noir
  • Tolstoï : vodka, musc, thé noir, poivre noir, bois de cèdre
  • Dickens: clous de girofle, tabac, patchouli, eau de brandy, eau de rivière

Vous avez d'autres idées ?

dimanche 10 février 2013

Naissance d'un Hobbit

Ce dimanche, un billet plus léger : John Ronald Reuel Tolkien évoquant les début de l'écriture du Hobbit.

lundi 19 mars 2012

Twitter et le fantôme de la bibliothèque

 Pendant presque un an, un artiste fantôme a sévit dans cette bonne ville d’Édimbourg où plusieurs sculptures de papiers sont étrangement apparues en plusieurs lieux de la ville. 

1. Un baobab de papier

L'histoire -asseyez-vous confortablement- l'histoire donc, débute en mars 2011 lorsqu'un article du Guardian raconte qu'un lecteur anonyme vient de laisser un mini baobab de papier dans les locaux de la  Scottish Poetry Library.

Un jour donc, les bibliothécaires découvrent cette œuvre magnifique comme oubliée sur une table. Mieux encore : elle s'accompagne d'une étiquette mentionnant le compte twitter de la bibliothèque @byleaveswelive (une référence au biologiste écossais Patrick Geddes) à travers ces mots :

It started with your name @byleaveswelive and became a tree.… … We know that a library is so much more than a building full of books… a book is so much more than pages full of words.… This is for you in support of libraries, books, words, ideas….. a gesture (poetic maybe?)

Ca a commencé par votre nom @by leaveswelive [Par les feuilles nous vivons] et devint un arbre... Nous savons qu'une bibliothèque est bien plus qu'un bâtiment empli de livres... qu'un livre est bien plus que des pages noircies de mots... Ce cadeau est pour vous, pour soutenir les bibliothèques, les livres, les mots, les idées... Un simple geste (poétique peut-être ?).

Un œuf de papier éclot, disposé à côté de l'arbre, couve les vers d'un poème de Edwin Morgan, intitulé A Trace of Wings.

On imagine aisément la joie et l'excitation du personnel qui s'est d'ailleurs empressé de prendre l'arbre en photo, rapidement intitulé "Poetree", et de remercier la, le -ou les- mystérieux donateurs sur le blog de la bibliothèque.

L'aventure apparaissait déjà agréable, elle ne venait que de commencer.

2. Les sculptures se multiplient

Personne n'est jamais venu réclamer la paternité de l’œuvre de papier et tout le monde a d'abord cru à un acte isolé, jusqu'à ce qu'en juin 2011, le personnel de la Bibliothèque nationale d’Écosse découvre à son tour une œuvre sur une table représentant cette fois un gramophone et un cercueil. 

Et toujours cette petite note faisant référence au compte twitter de la bibliothèque :

For @natlibscot – A gift in support of libraries, books, words, ideas….. (& against their exit)

Pour @natlibscot - un cadeau en soutien aux bibliothèques, livres, mots et idées... (et contre leur disparition)

La référence aux fermetures massives de bibliothèques au Royaume-Uni est directe. L’œuvre utilisée cette fois renvoyait à un livre policier : Exit Music de Ian Rankin (commentaire). Une référence d'abord anodine, mais qui se révèlera récurrente et intriguante.

Et l'histoire ne s'arrête pas là.

Plusieurs autres sculptures continuent d'apparaître dans divers endroits de la ville, dont tous détiennent un compte twitter :

  • Le festival de cinéma Filmhouse, @filmhouse, s'est ainsi vu offrir, fin juin 2011, un œuvre très détaillée représentant des spectateurs assistant à la charge de cavaliers en face d'eux, crevant l'écran.

 

avec cette note : For @filmhouse – A gift in support of libraries, books, words, ideas….. and all things *magic*.

Pour tout ce qui est magique.

  • En juillet 2011, Le Scottish Storytelling Centre, @scotstorycenter , a vu la surprise de découvrir un dragon tout juste éclot caché dans un coin peu fréquenté, sur le rebord d'une fenêtre, et toujours une référence à un roman de Ian Rankin.

La note explique :

A gift in support of libraries, books, works, ideas….. Once upon a time there was a book and in the book was a nest and in the nest was an egg and in the egg was a dragon and in the dragon was a story…..

[...] Il était une fois un livre, ce livre parlait d'un nid, et dans ce nid il y avait un œuf, et dans cet œuf il y avait un dragon et dans ce dragon il y avait une histoire...

Au festival international du livre, ce ne sont pas moins de deux autres sculptures qui font leur apparition :
  • La première est dédiée au festival en lui-même et représente une tasse de thé un un cupcake. Un sachet de thé posé sur le côté propose les mots "by leaves we live" en référence à la bibliothèque de Poésie. Dans la coupe tournent la phrase : "Nothing beats a nice cup of tea (or coffee) and a really good BOOK", "rien n'est meilleur qu'une bonne tasse de thé (ou de café) et un très bon livre", et au mied du gâteau "except maybe a cake as well", "sauf peut-être un bon gâteau".

To @edbookfest ‘A gift’ This is for you in support of libraries, books, words, ideas…… & festivals xx

  • Le second est lui adressé à @edincityoflit (UNESCO Edinburgh City of Literature), et fut déposé discrètement à l'entrée de leur stand


L'ouvrage fut taillé dans The Private Memoirs and Confessions of a Justified Sinner de James Hogg, dont le titre, très apprécié, est connu pour avoir influencé le travail de Ian Rankin. Un lien qui ne peut plus être considéré comme une coïncidence.

  • Fin août, c'est encore dans une bibliothèque, la bibliothèque centrale de prêt du pont Georges IV, qu'est apparu la sculpture suivante, négligemment déposée sur une étagère :



La loupe agrandit les vers de Edwin Morgan (tiens, plus de Rifkin cette fois)

"When i go in
I want it bright
I want to catch
Whatever is there
In full sight"

"Quand j'arrive, j'aime que tout soit très éclairé pour bien voir tout ce qui se trouve là"

La note accompagnatrice, elle, indiquait :

For Central Library ‘A Gift’ @Edinburgh_CC This is for you in support of libraries, books, words, ideas…. LIBRARIES ARE EXPANSIVE

[...] Les bibliothèques élargisse notre horizon

Dans le texte original, il est écrit "expensive", "sont trop chères", encore une référence aux fermetures de bibliothèques anglo-saxonnes, mais le E est barré et remplacé par un A, transformant le sens du mot en "s'étendre, élargir".

3. Fin de l'histoire ?

Lorsqu'en septembre, le journal Edinburgh Evening News a prétendu avoir démasqué l'identité du sculpteur, personne n'a voulu savoir de qui il s'agissait : ses actes apparaissaient plus merveilleux entourés de mystère. Et ils ont finalement atteint leur finalité première : chaque sculpture est exposée, sous vitrine, dans la bibliothèque où elle fut découverte, attirant plus de visiteurs, d'usagers.

Plus de nouvelles sculptures cependant, jusqu'à ce qu'en novembre 2011, quelqu'un laisse ces mots dans le cahier de contacts de la bibliothèque :

“Hopefully next time I’ll be able to linger longer – I’ve left a
little something for you near Women’s Anthologies X. In support of
Libraries, Books, Words and Ideas….”

"J'espère que la prochaine fois, je pourrais continuer un peu plus longtemps. J'ai laissé un petit quelque chose pour vous dans la section Women’s Anthologies X"

Un message d'au revoir, non d'adieu, et renvoyant vers une ultime sculpture : un bonnet de plumes et une paire de gants, le tout en papier toujours.

La note cette fois était accompagnée d'une notice d'explication :

"Il est important qu'une histoire ne soit pas trop longue...ne devienne pas trop ennuyeuse...
"Vous devez savoir quand mettre fin à une histoire", pensait-elle.

Souvent, une bonne histoire se termine là où elle commence. Cela signifierait un retour à la Bibliothèque de Poésie. Le lieu même où avait été laissé la première des dix sculptures.

Retour vers ceux qui avaient aimé ce petit arbre, et l'ont encouragé à essayer encore et encore.

Certains se sont demandé qui il était, laissant ces petits objets étranges. Certains se sont même demandé si c'était un «il»! ....... Comme si !

D'autres se sont tournés vers les artistes de livres, dont plusieurs sont plutôt bons en fait...

Mais ils n'auraient jamais pu l'y trouver. Parce que, bien qu'elle sache sculpter, c'était la première fois qu'elle disséquait les livres et les avait utilisé simplement parce qu'ils semblaient convenir ....

La plupart cependant ont choisi de ne pas savoir ..... ce qui importe peu vraiment.

Le cadeau, l'endroit où s'asseoir, regarder, se demander, rêver ..... à l'impossible peut-être .......

Un petit geste pour aider des endroits spéciaux .....

Donc, ici, elle mettra fin à cette histoire, dans un endroit spécial ... Une bibliothèque de poésie ... où ils sont bien utilisés comme "anonymes".

Mais avant de partir ... quelques remerciements. Il aurait pu y  en avoir plus, parce que nombreux sont ceux qui ont permis ce travail ....... quelques uns du moins.

- La communauté de Twitter qui en quelque sorte a donné naissance cette étrange idée
- @chrisdonia qui a donné sa place à cette l'histoire, une apparence et de très belles photos
- Et non des moindres @Beathhigh dont les livres et la réputation ont été utilisés éhontément dans la fabrication de ce mystère ........

... Mais attendez. Quelqu'un a oublié une paire de gants et son bonnet ..........?

Je t'embrasse Edimbourg, ce fut très amusant!


4. Dix sculptures ?

Oui, car deux autres sculptures sont apparues dans les jours qui ont suivi :

  • la première, au Musée national d’Écosse sur le point de réouvrir, trouvé au pied d'un squelette et représentant un Tyrannosaure Rex surgissant d'un livre. Enfin, pas de n'importe quel livre : du Monde Perdu de Conan Doyle, évidemment.

  • La seconde au musée des écrivains(the Writer’s Museum) déposée sur une boîte dans la salle Robert Louis Stevenson, représentant cette fois une façade de maison sous une lune brumeuse avec un homme en cape, des oiseaux sur un fil et un pentagramme. Le livre utilisé est Hide and Seek de Ian Rankin, une version moderne, selon Rankin du Dr Jekyll et Mr Hide de Stevenson.

L'histoire en fait ne s'arrête toujours pas là.

Une vidéo qui montre une animation de papier a circulé sur Twitter au moment de Noël et une autre sculpture est apparue un peu plus tôt, en novembre, qui présente deux squelettes assis sur un cercueil, en référence à un autre livre de Ian Rankin, An impossible dead... une sorte de bonus track. Elle avait été envoyée directement à l'auteur.

Un projet d'exposition est en préparation (oui, préparer un projet... rien n'est moins sûr) même si plusieurs des sculptures sont visibles dans les bibliothèques concernées. En attendant, on ne peut que rêver devant les images et -secrètement- espérer qu'un de nos lecteurs fasse de même, non ?

Voir aussi :

lundi 18 avril 2011

Carte historique de la Science Fiction

Juste parce qu'il me semble difficile de passer à côté tellement je la trouve impressionnante, je vous présente aujourd'hui cette étrange carte à la fois complexe et apparemment complète carte historique de la Science Fiction et du fantastique en littérature, proposée sur le site SciMaps.

Tout émane de la Peur et du Merveilleux, se nourrit de philosophie, d'art, de spéculations, d'exploration, se subdivise en romans de science fiction, de fantasy, de western, d'horreur, utopiques, space opera et cyberpunk dans ce magma lovecraftien et protéiforme évoquant film, pulp magazines, weird tales magazines ou romans.

Un tour de force et une mine également de titres et d'information. A découvrir.

Repéré et signalé par Algésiras, sur son blog (tout est calme) qui nous renvoie également sur cette magnifique Table périodique de la narration trouvée sur DeviantArt.

samedi 3 avril 2010

Un livre en 3D

C'est en Corée que cela se passe et je pique l'info au site Actualitté sur lequel vous trouvez une version longue de la vidéo ci-dessous. Le site nous explique ainsi que l'institut de sciences et de technologie Gwangiu a tenté d'animer des contes folkloriques locaux en utilisant un logiciel accessible sur tout type de livre et prochainement, pourquoi pas, sur des téléphones portables ou dans des musées pour enrichir plus encore l'expérience. L'animation mettant en scène dragons et personnages nécessite des lunettes 3D spécifiques. Elle se déplace en suivant les mouvements que l'on donne au livre.

jeudi 25 octobre 2007

Guide de lecture du Disque-Monde

Alors qu'aux Etats-Unis et en Angleterre sortait fin septembre le dernier volume des "Annales du Disque-Monde" de Terry Pratchett, "Making Money", voici un outil fort utile pour apprendre à se  retrouver dans les multiples séries qui se croisent et se recroisent au fil des trente-trois tomes :  le Guide de lecture des Annales du Disque-Monde.

Ces guides, proposés et maintenus par Krzysztof Kietzman, offrent une piste pour répondre aux questions que peuvent poser vos lecteurs désireux de savoir par quel livre des annales ils devraient commencer et dans quel ordre entamer leur lecture... En effet, une partie du charme de ces ouvrages réside dans la faculté de l'auteur de réutiliser des personnages principaux dans un tome comme persoonnages secondaire d'un autre tome, enrichissant la vie des uns et des autres de petites intrigues en plus des majeures. Les livres ne se suivent pas forcément, peuvent parfaitement être lus indépendamment les uns des autres mais ensemble ils dessinent une trame qui redonne une cohérence nouvelle à l'ensemble de la série, ou des séries.



Et en bonus, une illustration du bibliothécaire anthropomorphe d'Ankh-Morpork :

issue d'un site de vente d'illustrations


jeudi 28 juin 2007

Les Voyages Extraordinaires de Jules Verne


Un site américain propose une page emplie des cartes géographiques qui apparaissent dans les éditions originales des livres de Jules Verne. Ce travail est le fruit de la collaboration de ce qu'on pourrait appeler les "fans" de Jules Verne : les Verniens.

Incidemment, la plupart des cartes utilisent le méridien de Paris comme premier méridien, la France n'ayant adopté le méridien de Greenwich qu'à partir de 1911.

Ci-dessous : la carte liée à Vingt mille lieues sous les mers


samedi 2 juin 2007

Mickey, Donald, Srooge et moi


*musique de fête foraine*

Oh là mesdames et messieurs, venez venez, approchez-vous. Je vous invite à découvrir le dernier Parc à thème à la mode. Mais oui monsieur, et non il ne s'agit pas de volcans, je sais que cela a déjà été fait.

Alors quid ? Allons allons, un peu de patience. Oui, madame, plus fort que Disneyland. Des décors effrayants et des personnages plus horribles encore que les Pirates des Caraïbes. Si, si, je vous assure, c'est possible.

Dans le Kent, monsieur. Oui, en Angleterre.Mais si je vous le dis, ça va vous donner un indice... Allez, Chatham Maritime. Ca y est ? Vous avez trouvé ? Bravo jeune homme ! Heureux de voir que les jeunes d'aujourd'hui lisent autre chose que les Harry Potter.

Le jeune homme a trouvé : Mesdames, Messieurs, laissez-moi vous présenter : Dickens World ! Un parc à thème entièrement consacré au plus grand écrivain brittanique (après Shakespeare) : Charles Dickens (1812-1870).

Le Parc a ouvert vendredi 25 mai non loin de l'embouchure de la Tamise, de l'endroit où l'auteur a grandit et à l'endroit où travaillait son père et propose de parcourir un Londres pauvre et difficile, hanté par les  figures d'Oliver Twist, Ebenezer Scrooge ou David Copperfield.

Dickens World is a brand new, innovative and exciting indoor visitor complex themed around the life, books and times of one of Britain’s best loved authors, Charles Dickens. It will take visitors on a fascinating journey through Dickens’ lifetime as they step back into Dickensian England and are immersed in the urban streets, sounds and smells of the 19th century.

Il est même prévu un spectacle en 4D, c'est à dire avec les odeurs. Quelle chance ! Bien évidemment, restaurant, bar et cinéma seront proposés aux visiteurs. L'hiver, le parc se couvre de neige, propose un spectacle sur Glace faisant revivre l'Esprit de Noël, Scrooge ou Jack Frost.

With a host of captivating attractions, Dickens World features one of Europe’s largest dark boat rides, the Haunted house of Ebenezer Scrooge, a state-of-the art animatronic show, Victorian School Room, 4D high definition show and Fagin’s Den. Offering a unique showcase for one of the world’s best loved storytellers, Dickens World will truly offer visitors the ‘day out of a lifetime’.

Le journal disait que le parc avait accueilli 6.000 visiteurs pour ses trois premiers jours et qu'il visait les 300.000 par an. Il précise également que "rien ne remplacera la lecture des livres, notre rôle est de stimuler l'envie de lire" selon Thelma Grove, 71 ans, du Dickens Fellowship. Nous voilà rassurés.

Bon, je plaisante mais je trouve l'idée au moins originale. Et puis, il est vrai que prolonger l'atmosphère et le ressenti d'une lecture est une expérience qui mériterait d'être tentée, même si je demeure un peu sceptique, ne serait-ce au niveau des représentations que chacun se forge...

Je ne sais pas si nous pourrions faire la même chose en France. Quel auteur pourrait jouir du même succès ? Alexandre Dumas avec un parc mettant en scène les Trois Mousquetaires ? ou Victor Hugo ? Et là, pas besoin de grands travaux : on a déjà Notre-Dame de Paris toute prête. En fait, je dis des bêtises puisque ça existe déjà avec le parc des Schtroumpfs ou le parc Astérix.

dimanche 29 avril 2007

Une iconographie pérecquienne


Depuis quelques temps, Monsieur Ka, auteur de La boîte à Images, un blog qui se propose de s'arrêter et analyser les images qui nous entourent, offre à ses lecteur une série sur Georges Pérec intitulée le petit Pérec illustré. Ces billets se composent d'une tentative de recensement d'une iconographie pérecquienne (et il y a de quoi faire) :

Je vais tenter de recenser ici toutes les images signalées dans la Vie mode d'emploi de Georges Perec. Qu'elles soient signifiées comme telles ou qu'il s'agisse de situations, personnages ou objets dont les présences sont autant de références picturales.

Il s'est également attardé sur les cabinets d'amateurs dont la profusion fascinait Pérec. Le tout agrémenté à loisir d'images et de tableaux dont l'auteur s'est probablement inspiré. Si vous ne connaissez pas et que Pérec vous sourit, n'hésitez pas à visiter ce site.

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