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Mobiles etc.

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lundi 2 juillet 2012

Des tablettes pour les enfants

Doucement, le marché des tablettes gagne de l'ampleur et on estime à 3 millions le nombre d'exemplaires qui seront vendu en France en 2012 (contre 1,5M en 2011). En outre, on s'attend également à ce qu'elle génèrent environ 10% du traffic sur internet (contre 3% en 2011). Le marché apparaît donc comme prometteur.

Et il pourrait l'être plus encore. Si on s'attend à ce que 97% des tablettes soient des iPads, il faut noter qu'Android ne s'avoue pas vaincu et les nouvelles tablettes Samsung pourraient à ce titre attirer des acheteurs. Un autre moyen est de diversifier le public, pourquoi pas en proposant des tablettes spécifiques pour les enfants.

1. Meep, de Oregon Scientific

En février dernier à la Toy Fair 2012, la société Oregon Scientific a présenté en avant-première sa tablette Meep entièrement destinée aux enfants. Équipée d'Android 4.0, d'un écran de 7 pouces encaissé dans une coque à l'épreuve des chocs, un accès wi-fi et 4GO d'espace de stockage. Bien sûr, il y aura également un contrôle parental. Les enfants quant à eux pourront dans un premier temps télécharger des applications de jeux, de musique, des films ou des livres numériques puis pourront exiger l'acquisition de divers accessoires, notamment des instruments de musique.

2. ChildPad, d'Archos

De son côté, Archos propose depuis quelques mois déjà surle marché sa ChildPad, une autre tablette 7 pouces qui tourne aussi sous Ice Cream Sandwich (le petit nom d'Android 4.0) mais avec seulement 1GO de mémoire vive. Encore une fois, la coque est renforcée et à l'épreuve des coups.

De son côté, la ChildPad est quand même vendue avec sa propre boutique de 10.000 applications classées en 14 catégories : livres numériques, BD, jeux éducatifs (le chiffre paraît inutilement énorme). L’interface a été customisée pour plaire aux plus jeunes avec des icônes colorées et un accès aux divertissements dès l’allumage. Un contrôle parental est également fourni. La tablette est déjà accessible sur Pixmania pour 99,90€ et dans le réseau des Toy's'R'Us américains.


Cependant, cette tablette serait "handicapée" par un écran résistif bien moins sensible et agréable à utiliser pour les petits doigts des enfants...

3. Kurio7 de Techno source

Enfin, dernier exemple, la Kurio7   de Techno source annoncée en juin proposera peu ou prou les mêmes caractéristiques techniques avec 512 Mb de mémoire vive et 4Gb d'espace de stockage, un écran de 7 pouces, Android 4.0. Nouveauté : des ports USB et un appareil numérique photo se trouvent en façade. La tablette est bien évidemment renforcée, "childproof". Son écran cette fois est un écran capacitif, plus réactif mais plus cher.

Côté applications, plusieurs dédiées aux enfants seront pré-installées sur la tablette dont les célèbres Angry Birds, Fruit Ninja, World of Goo, ou encore Doodle Jump. Encore une fois,il y aura des possibilités de contrôle parental qui peuvent être sauvegardées dans huit profils d'utilisateurs différents.

La tablette est en précommande sur le site de Toy's'R'Us pour 160€.

Les applications iPads pour les enfants.

Bien sûr, rien ne vous force à acheter une tablette spécifique et les enfants se débrouillent déjà très bien avec les tablettes de leurs parents. Ainsi Aldus rapportait-il le travail réalisé par une professeure des écoles parisienne dans sa classe de petite section de maternelle avec différentes applications à partir d'un iPad traditionnel.

Voir le diaporama chez Aldus, et sur le site de l'académie de Paris, le texte et le compte-rendu complet de l'expérience.


mercredi 27 juillet 2011

Faire ses courses dans le métro... grâce aux QR Codes

Les Sud-Coréens sont fous... et particulièrement retors.

Bon, je suppose que cela dépend de l'optique adoptée : l'argument ici est de faire gagner du temps aux pauvres consommateurs qui peuvent faire leurs courses dans le métro à partir d'images des produits dont ils ont besoin. Il suffit alors de scanner le QR Code associé au produit pour le commander directement dans une boutique qui vous le livrera à domicile sans que vous ayez besoin de vous déplacer. Je vous concède que j'y vois une façon de nous pousser encore et toujours à consommer et que je ressens cela plus comme une agression qu'autre chose mais le discours de ce spot publicitaire est évidemment tout autre.

Allez, transposons. Vous imaginez des représentations d'étagères dans le métro et les usagers qui n'auraient plus qu'à scanner l'ouvrage qu'ils souhaitent lire pour le recevoir par la suite chez eux ? Non, même cela ne marche pas : d'une je vois déjà les best-seller déjà empruntés et les usagers frustrés, de deux, je vois déjà des problèmes de politiques de prêts (je viens d'avoir une mésaventure à Lyon hier et elle m'a suffisamment agacé). Il faudrait que le QR Code renvoie directement au catalogue de la BM de la ville où l'image a été collée. Donc renvoyer directement au permalien de chaque notice pour connaître la disponibilité des exemplaires souhaités. Certes, c'est faire fi du côté troisième lieu de la bibliothèque, du plaisir de flâner dans les travées et de feuilleter les dos ou les couvertures des ouvrages, de se laisser aller à la sérendipité mais l'objectif deviendrait de faire venir la culture (ou pas) aux citoyens et de mettre en avant son établissement.

On parlait de disruption, d'un changement d'image. Il s'agirait là d'adopter un discours plus offensif, en tout cas plus présent et d'aller à la rencontre des usagers. On s'éloigne des travées autocollantes pour une image seule, mettons format abribus, avec quelques best-sellers à la clefs histoire d'attirer le chaland et pour chaque un QR Code renvoyant vers le permalien de la notice à la bibliothèque.

Finalement, ça peut le faire, non ?

lundi 25 juillet 2011

Statistiques internationales du trafic sur internet

ComScore vient de lancer le service,"Device Essentials". Ce dernier propose des données sur le trafic internet de plusieurs appareils pouvant se connecter à internet tels que ordinateurs bien évidemment, mais aussi téléphones mobiles, tablettes, lecteurs de musique, e-lecteurs, consoles de jeux, et autres appareils compatibles.

C'est un service payant, et vous abonner sur la page permet d'accéder uniquement aux "essentiels" retenus et proposés par la firme.

On y découvre néanmoins que le trafic internet, hors ordinateurs, se fait essentiellement sur téléphones mobiles (68.3%), puis sur tablettes (22.4%) avant le reste (9.3%). Pas de grande nouveauté sinon d'avoir des chiffres datés (mai 2011).

Le site Services-mobiles, en revanche, d'où je tire l'information, nous propose des tableaux intéressants qui soulignent la prédominance des produits Apple par rapport aux appareils sous android en France (iPad, 26.9% de parts de marché, iPhone 34.3% de parts de marché).

Capture d’écran 2011-06-29 à 14.21.04

Services-mobiles précise que "Device Essentials" fournit également une visibilité sur le trafic par catégorie de site de contenu par pays avec le type d'appareil.

Ainsi, il renvoie vers un autre tableau où comScore examine les modèles de trafic dans la catégorie de journaux en ligne pour comprendre combien chaque type d'appareil contribue à la circulation de la catégorie totale et par rapport à la consommation de contenu total. C'est mieux en image. Je ne reproduit pas le tableaux mais je vous renvoie vers leur billet.


vendredi 8 avril 2011

La NYPL et Foursquare

J'ai déjà fait part de mon scepticisme, du moins de la réserve, pour une utilisation professionnelle de services de géolocalisation comme Foursquare.

Ce n'est pas le cas évidemment outre-atlantique où les bibliothèques dépendent peut-être plus de mécènes et de fonds privés que dans l'hexagone. Il faut montrer que la bibliothèque est utile, est réellement cette agora moderne tant promise. Et pour ce faire, il faut se mettre en avant, créer le buzz autour de soi.

1. Foursquare

Foursquare par son côté ludique et ses possibilités promotionnelles semble un outils intéressant pour répondre à ces besoins. De fait, la New York Public Library vient d'annoncer un partenariat inédit avec le site social.

En soi, ce n'est pas si étonnant. De grandes marques avaient déjà investi Foursquare et proposé des récompenses aux usagers qui s'identifieraient comme fréquentant les magasins ou les bibliothèques. Les fans les plus assidus en effet peuvent se voir récompensés de leur fidélité par une promotion quelconque (au risque de frôler le ridicule). Aux États-Unis notamment, les grandes conférences professionnelles se sont vues attribuer un badge permettant de souligner les visites et de récompenser le "maire" virtuel par un prix quelconque.

2. à la NYPL

Et à la New York Public Library alors ? Le partenariat se place dans une politique de communication plus large autour de la célébration du centenaire de la bibliothèque. Il sera désormais possible aux usagers de débloquer un badge spécial « Find the Future Centennial » annonçant les festivités en s'identifiant dans l'une des bibliothèques du réseau, dans le Bronx, à Staten Island ou à Manhattan. Mais la création d'un badge ne justifie pas à elle-seule d'un partenariat.

De fait, les usagers qui obtiendront le badge se verront offrir un abonnement premium d'un an et des avantages spéciaux tandis que les fameux "maires" se verront proposer des billets pour les événements "LIVE from NYPL" ou des visites privées des locaux interdits aux publics du Département des cartes.

3. Dans un cadre plus large

L'ensemble rentre dans un cadre plus large de promotion de l'établissement. Ainsi la bibliothèque organise-t-elle un jeu grandeur nature dans ses propres locaux pour 500 personnes la nuit du 20 mai prochain intitulé "Find the future". A partir de ressources qui ont inspiré l'humanité, ces personnes essaieront de réécrire le monde et de changer monde.

Je suis horriblement jaloux :)


lundi 28 février 2011

Quelles applications pour mon iPad ?

Un long billet en ce dimanche après-midi.

J'ai de la chance : il y a deux mois, mon boulot m'a prêté un iPad - enfin, une ardoise, plus précisément de marque iPad - qu'il me faut rendre très bientôt.

J'étais plutôt enthousiaste puisque franchement curieux de découvrir le fonctionnement de la tablette tactile avant même d'ailleurs toute application professionnelle. Comme tout le monde, après le battage médiatique qui a entouré l'objet, mon intérêt ne pouvait être qu'éveillé.

Compte-rendu subjectif d'utilisation.

1. la galaxie Apple

Ma première impression fut une légère frustration : une tablette Apple, ça se mérite. Plus exactement, pour utiliser la tablette il faut d'abord se créer un compte iTunes : un identifiant Apple permettant d'utiliser par la suite l'ensemble des produits de la marque et, surtout, d'accéder aux -et payer les- applications sur l'iTunes store. Les informations demandées incluent les coordonnées et le mode de paiement.

En soi, la logique se comprend même s'il est un peu désagréable de se voir forcé la main (donner ses coordonnées de carte bleue) pour simplement se créer un compte. La logique se comprend donc et je la pense même efficace : l'identifiant rentré est valable 15 minutes sans activité ce qui permet d'acheter applications ou contenu additionnel sans douleur ni s'en rendre vraiment compte... cette astuce permet ainsi à Apple de faciliter les modes de paiement et, réduisant cette barrière, de vendre d'autant plus d'applications.

L'intérêt par ailleurs se voit multiplié si l'on possède plusieurs outils Apple (iMac, iPod, iPhone) puisqu'elle renforce l'interopérabilité des différents produits de la marque à la pomme entre eux en les reliant tous derrière un identifiant unique. Je comprends que transférer ses musiques ou films sur un iPad depuis un autre terminal se voit facilité (et il doit être plus confortable de regarder un film sur un iPad assurément) mais cet argument n'est pour moi pas efficace car je ne possède aucun autre produit et je n'ai pas le moins du monde envie de changer pour l'instant.

Pour revenir à cette nécessité de donner son mode de paiement, Google avec son Android Market m'avait également demandé en son temps de rentrer mes identifiants pour payer des applications, mais ce besoin ne se trouvait pas comme condition à la création d'un compte.

2. Mes premières applications

Viens ensuite la partie ludique de l'outil. On commence à jouer un peu sur les changements d'écran -forcément minimes en l'absence d'applications, on regarde un peu les réglages et paramétrages et très vite on fond sur l'AppStore. A dire vrai, sans application, la tablette paraît passablement inutile. Et ce n'est pas une sinécure. L'Appstore est une horreur pour trouver une application un tant soit peu intéressante, tout paraît mélangé sans possibilité de tri aussi est-il largement préférable de rechercher une application par son nom quand vous le connaissez que de feuilleter l'existant [rectification : j'ai enfin trouvé des possibilités de tri mais je trouve quand même l'interface peu ergonomique].

Au fil du temps, j'ai installé une trentaine d'applications, pratiquement toutes gratuites, réparties en trois pages : applications culturelles et bibliocentrées, livre numérique et jeux, médias et pratique (cf. ci-après).

Finalement, j'utilise peu ces applications ou de manière très ponctuelles. Je n'ai pas l'impression vraiment de m'être emparé de l'outil, pour innovant qu'il soit, en tout cas moins que de mon mobile qui lui ne me quitte pas.

Les premières applications téléchargées se voulaient professionnelles. C'est pour cela qu'on m'a confié une tablette et c'est ce que je voulais vérifier en premier. A ce sujet, le blogueur Andy Buckhardt, Information Tyranosaur, avait publié cet été un article sur les 10 applications indispensables aux bibliothécaires mais je n'ai que moyennement été convaincu (les applications sont : iBooks, Stanza, Evernote, Dropbox, Twitterific, Dictionnary.com, GoodReader, Quick Office, Audionooks, Wikipanions -voir aussi iPads and iPods in Education (Part 2)-), notamment parce que certaines sont payantes et que je ne voulais pas payer dans un premier temps.

En téléchargeant les applications institutionnels, je voulais découvrir ce que d'autres bibliothèques proposaient, mais lorsqu'on l'a vu, et après quelques tests, on passe rapidement à autre chose. Surtout si on l'absence d'un authentifiant devient génant.

Pareil pour les livres numériques. C'est intéressant de lire un ouvrage sur la tablette mais je me rends compte que ça ne correspond pas encore à ma pratique de lecture. Je veux dire que je n'ai rien contre la lecture sur écran -je lisais déjà sur mon téléphone portable quoiqu'assez rarement- mais mes habitudes font que je lis soit dans les transports, soit le soir chez moi.

Dans les transports, il m'est plus simple d'emporter un livre de poche qui se glisse aisément dans mon manteau que de prendre l'iPad bizarrement un peu grand et trop rigide pour supporter les à-coups de la foule. Par ailleurs, la tablette fait encore un peu m'as-tu-vu vis à vis des autres passagers quand le livre n'attire qu'indifférence sinon une vague curiosité.

A la maison, la tablette trouve déjà plus sa place. il m'est arrivé de passer une soirée à lire Winnie l'ourson allongé dans le canapé, puis de "zapper" sur Verlaine avant finalement de me mettre à jouer. J'avais l'aspect mobile (pouvoir emporter sa tablette avec soi, montrer quelque chose à mon compagnon) mais finalement, au-delà du nombre de titres disponibles, et je ne parle pas des titres seulement français, je trouve dommage que l'interactivité ne soit pas plus développée dans les livres numériques. Finalement, ces moments de découverte passés, je n'ai pas d'utilisation intensive de ma tablette.

3. Usages mobiles

Finalement, ce sont d'autres fonctionnalités qui sont sollicitées sur l'iPad, et notamment l'internet mobile.

Il m'est en effet plus rapide d'ouvrir la tablette que d'allumer mon PC et je peux donc accéder plus rapidement aux informations ou aux sites qui m'intéressent. Bien sûr, il faut se faire à Safari qui, comme tout nouveau navigateur, apparaît comme un peu déroutant (on perd ses repères). De plus, l'iPad étant monotache, on ne peut charger qu'une page à la fois parmi toutes celles ouvertes, ce qui paraît plutôt frustrant lorsqu'on est habitué à manipuler plusieurs onglets simultanément. Autre point négatif, je n'arrive pas toujours à me connecter à ma messagerie professionnelle mais ce devrait s'arranger j'espère.

En revanche, les point positifs majeurs sont la rapidité de navigation que je souligne et celle d'exécution. L'écran tactile est très réactif et rapide. On peut en changer la sensibilité efficacement. Je dois avouer, après qu'on me l'ait fait remarquer, que c'est vraiment plus rapide que sur mon HTC touchsense et donc, en terme d'usages, bien plus gratifiant.

A la maison, c'est également l'usage principal qu'en fait mon compagnon, j'ose croire usager lambda. Il se moque des applications sinon de jeux (les smurfs et lil' pirates surtout qui demandent une intervention quotidienne comme tout jeu en ligne et qui, surtout, permettent de voir la progression de ses amis via le Game Center) et se concentre sur le navigateur, pour aller sur internet, suivre des solutions de jeu vidéo tout en jouant avec sa console, consulter ses courriels, etc.

Au travail certain collègue utilise son iPad comme d'un ordinateur portable, prenant rapidement des notes dessus lors de réunions, créant des cartes heuristiques avec, consultant tel courriel important ou branchant la tablette avec le rétroprojecteur pour afficher un document à l'ensemble des participants. Une utilisation intelligente et complète de l'outil. 

Mon utilisation reste plutôt sommaire je le crains. Surtout, n'ayant d'autres produits Apple, je dois probablement passer à côté de possibilités en terme d'interopérabilité et de contenus multimédia. Je n'ai pas regardé de film avec ma tablette ni ne m'en sert comme netbook, mais le besoin ne s'en est pas fait sentir non plus. Pour les films, je ne vois pas comment les charger dans la tablette sinon via un iTunes qu'il me pèse d'installer.

J'aime vraiment l'idée de la tablette mobile pour autant, mais si je devais faire un achat, je ne pense pas que ce serait un iPad. Les autres tablettes présentées lors des derniers salons m'intéressent plus et je serai spontanément plus enclin à me tourner vers une solution Android ^^, enfin lorsqu'elle sortira et sera financièrement accessible.

4. D'un point de vue professionnel ?

D'un point de vue professionnel, je ne sais pas trop. Je listerai plusieurs types d'utilisation :

1. Comme d'un netbook.

  • Avoir des applications bureautiques et profiter pleinement de la mobilité de l'outils. Efficace.
  • En test pour nos propres applications (mais si, ça va venir)

2. A la bibliothèque :

  • En prêt comme d'un netbook
  • En prêt comme d'une liseuse (mais alors selon quelles modalités ?)
  • En outil de travail : j'avais lu que des bibliothécaires se servaient d'Ipad pour accompagner l'usager dans les rayons et avoir l'OPAC sous la main.
3. Pour étudier les usages mobiles
  • Étudier les livres numériques, lesquels, qu'est-ce qu'un livre augmenté ?
  • Étudier les usages potentiels (plutôt livres numériques ou presse en ligne ?) comme à Tance
  • Étudier la façon dont nos lecteurs s'emparent de cet outils (et ils sont relativement nombreux, comme à Toulouse) mais alors que veut-on mesurer et selon quels critères et indicateurs ?
4. Tablettes dans l'enseignement
  • Quelles applications peuvent être utiles dans un contexte d'apprentissage ? Y compris d'apprentissage informationnel ?
  • Comment exploiter les capacités de l'iPad (écran tactile, géolocalisation, multimédia) pour l'apprentissage mais aussi pour les présentations (il devrait être possible de présenter des données tant d'un point de vue visuel, auditif que kinesthétique ?
  • Le côté ludique de l'objet influe-t-il sur son appréhension et jusqu'à quel point ?




Mes applications iPad


copie d'écran de l'application de la Bibliothèque Publique de Fayette

Page 1 : Applications culturelles et biblio-centrées. 

En première page parce que c'est quand même mon alibi pour travailler avec l'iPad. Les applications choisies sont :

  • CultureClic : un application initialement prévue sur iPhone se proposant de découvrir la culture, la littérature et la culture scientifique à travers reproductions, réalité augmentée, géolocalisation des établissements culturels, dossiers et un réseau social afférent.
  • Quai Branly : propose une découverte des collections, des vidéos de présentations, l'agenda et des informations pratiques autour du musée
  • Patrimap : une présentation du patrimoine parisien avec balades et jeu
Puis viennent des applications autour de biblitohèques :
  • Ask-WA : le service de question-réponse en ligne des bibliothèques publiques de l'Etat de Washington
  • Cornell University Library : qui propose un accès au catalogue, au compte-lecteur, des infos pratiques, une géolocalisation, la possibilité d'interroger les bilbitohécaires et un annuaire de lien mobile-friendly
  • Fayette Public Library : qui propose un accès au catalogue, les documents plus empruntés, une géolocalisation de la bilbiothèque et un accès au compte-lecteur
  • Pubsearch : permet de faire des recherches dans la base
  • PLoS Medecine : permet de faire des recherches dans la base
  • Electre-LH : permet de faire des recherches dans la base mais pas d'accéder aux notices pour lesquelles il faut un compte premium
Enfin quelques outils de bureautique :

Page 2 : applications livres numériques et jeux
Pour les livres numériques, j'ai rapidement téléchargé l'application iBooks que je me suis empressé de garnir de titres tels :
  • Alice's Adventures in Wonderland and Through the Looking Glass 
  • Winnie-the-Pooh : Je me suis amusé à lire enfin le fameux Winnie-the-Pooh que je ne connaissais pas dans sa version originale ce qui m'a permit d'essayer la lecture sur iPad. A dire vrai, l'expérience est plutôt concluante. Mise à part cette question de reflets, on lit très bien sur une tablette, le fait de pouvoir tourner les pages est agréable et j'ai apprécié dans ce titre la possibilité de voir en bas de page le nombre de pages restantes dans le chapitre et dans l'ouvrage. Une chose m'a troublé, c'est de ne pas retrouvé forcément le même agencement de page (en recto et verso) suite à un changement d'orientation de la tablette : en format portrait, une seule page s'affiche ; en format paysage, deux pages s'affichent. Le passage de l'un à l'autre peut changer l'agencement des pages en paysage.
  • Le guide de l'utilisateur de l'iPad qui m'a mine de rien beaucoup servi dans les premiers temps
  • viennent quelques titres de littérature : Notre-Dame-de-Paris de Victor Hugo, Mémoires d'Outre-Tombe de François-René de Chateaubriand, Œuvres complètes de Paul Verlaine, Contes humoristiques d'Alphonse Allais, Poèmes d'Oscar Wilde, Alcools d'Apollinaire, Dictionnaire des idées reçues de Gustave Flaubert, Voyage au centre de la Terre de Jules Verne
J'ai complété mon iBooks de titres qui font l'objet d'applications spécifiques :
  • Alice for the iPad lite : C'est le fameux titre qui a fait l'objet de vidéos de démonstrations quant aux illustrations et au traitement des interactions qui accompagnaient le texte. C'est vrai que l'idée est intéressante et qu'il est amusant de bouger sa tablette dans tous les sens, cependant je trouve finalement que les animations sont limitées et répétitives. mais peut-être est-ce dû à ma version light.
  • Book of the Dragon... Lite : Sur le même principe qu'Alice, ce livre documentaire sur les dragons émaille d'illustrations interactives et de mini-vidéos le texte écrit. L'idée est bonne mais aurait pu être poussée un peu plus encore. Enfin, encore une fois je n'avais que la version light, gratuite.
  • Nuits de Noël : une application qui aide les enfants à apprendre à lire. elle propose une version en écriture cursive et une en caractères d'imprimerie, colore les voyelles, distingue les lettres muettes, souligne les syllabes, illustre et explique certains mots difficiles et raconte l'histoire. Je suis fan :)
et enfin, des applications pour les bandes dessinées :
  • Marvel : L'application permet de lire des extraits des dernières publications Marvel et d'être alerté des nouveaux titres. on peut lire les comics page par pages ou case par case.
  • Angoulême11 : le festival a proposé une application présentant les titres de la sélection officielle et invitant les mobinautes à voter pour leur préféré. Je trouve dommage qu'il n'y ait pas eu de mise à jour soulignant les vainqueurs et les prix remis au festival même. Pour chaque titre, on pouvait lire un extrait de quelques pages en lecture classique ou animée avec un vrai travail de lecture et de passage de case à case voire de partie de case vers une autre partie.
Je termine avec quelques jeux mis ici :
  • Infinity Blade : un jeu de combat en haute définition très bien réussi bien qu'un peu répétitif [payant]
  • Akinator HD : Akinator le génie devine à coup sûr à qui vous pensez (ou presque : je l'ai collé avec Bruno Racine :p)
  • Doodle Grub : le jeu de serpent nouvelle génération
  • Smurfs Village : il faut s'occuper de son village schtroumpf en plantant des ressources et faisant des mini-jeux
  • iconcours : Des QCM censés préparer aux concours IEP, ESC et ENA (oui, j'ai mis ça dans la partie jeux :p)
  • The librarian : une bilbiothécaire accueille des usagers, et cherche les ouvrages qu'ils demandent
page 3 : Applications de médias et pratiques

  • France24 : l'une des meilleurs applications de média à mon sens. J'aime beaucoup la visualisation des événements sur la mappemonde.
  • 20minutes.fr : L'application liée au journal. Informations correctes.
  • Le Monde.fr : Une très bonne application de média également, facilement accessible et lisible. Une vraie réussite.
  • Liveradio : une application qui permet d'écouter les chaînes de radio depuis sa tablette
Quelques applications pratiques terminent ce tour :
  • Google Earth
  • iPhiGéNie : une application qui propose d'afficher les cartes IGN sur sa tablette
  • Via Michelin Trafic : une application proposée par Via Michelin pour accéder à l'information trafic en temps réel. Ceci étant, passé le premier intérêt, je me pose des questions quant à l'efficacité de ce genre d'application : le must serait en effet de pouvoir en disposer lors d'un déplacement mais alors la connection internet serait perdue, à moins d'avoir une clef 3G...
  • Info MAIRES : une application proposée par Groupama assurances censée informer les maires sur des notions juridiques d'assurances et de préventions pour les communes.
  • Allociné : une application permettant de retrouver aisément des films et leurs horaires en salle.
et in fine :
  • AnsheX Client : un client mobile pour Second Life permettant d'accéder à son compte, son inventaire, de discuter avec ses amis voire de se transférer dans une autre zone de l'univers virtuel. J'ai le même genre d'application sous Android mais il est plus sympa d'utiliser un navigateur dédié.

jeudi 3 février 2011

Un site mobile à moindre coût

Sur son blog, TiffiniAnne, bibliothécaire à l'Université de Californie, a récemment publié un billet intéressant sur l'importance des sites mobiles pour les bibliothèques :Edupunk goes mobile: Mobile library sites with zero budget.

"Edupunk" est ici une contraction d'une volonté "punk", appliquée à l'éducation. Sur Wikipédia, on trouve la définition suivante :

L'Edupunk est une méthode d'enseignement et d'apprentissage. Cette méthode se définit comme une approche de l'enseignement qui évite les outils traditionnels tels que PowerPoint et le tableau noir, et vise plutôt à amener l'attitude rebelle et le comportement Do It Yourself des groupes punks des années 70, au sein même de la classe

Mieux encore, elle propose quelques trucs pour ouvrir son propre site mobile à moindre coût, et notamment en utilisant des sites déjà existants comme LibGuides ou Wordpress. Bien sûr, pour que ce soit moins cher il faut faire le maximum soi-même, ce que Tiffini appelle le DIY aesthetic.


Catalogue de la BM de Toulouse

Un site mobile pour la bibliothèque

Ainsi, elle reconnaît l'intérêt toujours grandissant des usagers pour les technologies mobiles, y compris dans les comportements informationnels, quelle appuie par des statistiques d'usages proposées par l'agence Pew Research, mais note aussi que les départements informatiques des universités n'ont guère le temps de travailler sur de tels projets innovants.

As a result, I often experiment with low-cost alternatives and propose more formal changes once I have evidence of success. This is how I began playing around with low-cost mobile site alternatives.

Sa réponse tient dans l'expérimentation, quitte ensuite à proposer une validation à postériori.

En ce qui concerne les sites mobiles, elle explique qu'il est important, pour elle, de créer un site particulier et non de se contenter du site web habituel de la bibliothèque. En tant qu'usager, il apparaît en effet plus simple de naviguer dans ce genre d'interface pour trouver rapidement des informations pratiques (disponibilité d'un document, nom d'un contact etc.) que de s'abîmer les yeux sur un site optimisé pour IE6 ; ce que Aaron Tay, bibliothécaire à Singapour, expliquait quand il a étudié les pages des sites mobiles de 40 bibliothèques (et aussi ce billet comparant mobiles apps et web apps). Et ce, précise-t-elle, même si les étudiants ne se sont pas encore emparés des sites mobiles en terme d'usage.

Une page aura aussi l'avantage d'offrir des statistiques sur ce genre d'usage.

Utiliser les outils gratuits, en ligne

L'idée de Tiffini est simple : utiliser des outils qui sont déjà mobile-friendly et surtout gratuitement disponible sur internet.

Le premier outils qu'elle présente est Libguide -qui d'ailleurs n'est pas gratuit, bien que largement utilisé outre-atlantique. Le site proposerait le choix soit de détecter les navigateurs mobiles et donc de leur proposer une interface adaptée, soit de développer directement dans une interface adaptée pour les terminaux mobiles. Wordpress également propose une fonctionnalité détectant les navigateurs de terminaux mobiles. Tiffini propose un diaporama sur la question, sur la page de son billet.

Son idée surtout, est de proposer un premier et rapide site mobile de façon à contenter les étudiants pendant les prochains mois où elle pourra travailler plus longuement sur la mise en place d'un site complètement fonctionnel et riche de nombreux services. Voire, ne pas dédoubler le site de la bibliothèque, mais se contenter d'une unique page qui s'affichera automatiquement lorsque les usagers se connecteront à partir de leur mobile et qui proposera essentiellement des informations simples, pratiques et des liens pour aller plus loin

Quel contenu ?

Les informations principales dispensées sur cette page mobile sont de deux ordres :

  • des informations pratiques (ce que les étudiants sont susceptibles de chercher en premier quand ils vont sur un site web, établi en fonction des questions posées en ligne)
  • des liens vers des tutoriels (ce dont les étudiants sont susceptibles d'avoir un besoin rapide pendant une recherche d'information). 

Selon elle, il ne suffit pas de renvoyer vers des documents texte. Il convient aussi de profiter d'autres formats disponibles sur un mobile, de proposer des vidéos de démonstrations également disséminées sur YouTube, des diaporamas de cours déposés sur SlideShare, des sondages proposés via LibGuide, en plus des tutos accessibles via Scribd. Et sur les ressources disponibles physiquement, l'ensemble de ces matériaux sera secondés par des QR Codes renvoyant directement vers les ressources en ligne justement (ce qui n'est pas sans rappeler quelque chose).

Certes, il vous faudra au final gérer plusieurs pages, mais une fois les tutos mis en place, votre page spéciale mobile n'est pas censée trop bouger... du moins dans un premier temps. Tout le monde est d'accord pour dire qu'un vrai site optimisé pour les interfaces mobiles et proposé par un département informatique sera toujours mieux que ce genre de solution à court terme mais en attendant mieux...Il ne reste plus qu'à valoriser ce nouveau service et en faire la promotion auprès des usagers.

lundi 24 janvier 2011

QR Codes et tutoriels

Le blog Boring and Mundane nous apprend comment utiliser des QR Codes pour insérer des tutoriels dans des objets physiques.

L'idée est simple. A partir de l'expérience d'une mauvaise utilisation de la photocopieuse (comment faire du recto-verso), un collègue américain s'est décidé de créer un tutoriel vidéo. Les tuto papiers en effet soit ne restent pas longtemps en place (ou alors il faut les coller sur la machine) soit ne sont carrément pas lus.

Voilà notre collègue donc qui se filme en train d'effectuer la manipulation et montre comment il est possible de proposer une copie recto-verso à partir de deux documents différents. La vidéo créé, il la charge sur la chaîne YouTube de sa bibliothèque. Nous avons l'outil d'un côté, le tutoriel vidéo de l'autre avec ses explications. Le lien entre les deux sera un QR Code.

Le QR Code permet en effet de renvoyer vers du contenu en ligne à partir de son téléphone mobile. Nous pourrons ainsi proposer aux usagers de visionner directement la vidéo du tutoriel sur leur portable et effectuer en même temps la manipulation.

Bel exemple d'utilisation de ces codes-barres, non ?

samedi 5 juin 2010

Un iPad enfin utile !

Trouvé sur le blog Déco une utilisation très utile de l'iPad dont on nous rabâche tant les oreilles depuis quelques semaines.

Pour tous les iPad sceptiques, et il y en a fort heureusement, et pour ceux qui se demanderaient tout simplement comment ranger leur nouveau gadget, le designer Dominic Wilcox nous propose cet accessoire fort utile baptisé iBookend

My idea this week is an accessory to transform the whizzbang iPad into a simple practical object that may be useful around the home, in this case a bookend.
 (...) The iPad will definitely be a success as an entertainment device, looking at photos, reading an e-magazine, watching a movie and visiting websites, but whether it will become a ‘useful’ thing is a bit of an unknown.

Transformer son iPad en serre-livre, il suffisait d'y penser.

Et pourquoi pas ?

lundi 26 avril 2010

The living books

On est loin de l'impressionnante vidéo découverte par Silvère, mais cette vidéo propose une mise en oeuvre intéressante d'un projet impliquant Twitter, les QR Codes et une technique de marketing urbaine s'appuyant sur la diffusion sauvage de stickers.

L'idée est de proposer un livre uniquement composé de QR Codes. Ces derniers renvoient vers des citations et des phrases sur le thème de l'amour, elles-mêmes régulièrement mises à jour sur Twitter et internet, rendant ainsi le livre vivant puisque non-figé. Pour l'initier, d'autres codes ont été disséminé dans la ville incitant la prise de contacts, de photos et de participations.

Le projet ainsi se veut open-source, collaboratif, viral, interactif, convergent et dynamique.

A suivre...

mercredi 20 janvier 2010

NCSU libraries mobile site

La bibliothèque universitaire de l'université de Caroline du Nord (NCSU - North Carolina State University) propose, parmi différents services, un site entièrement créé pour la navigation mobile, i.e. à partir de son téléphone portable.

Le site propose de nombreux services en ligne. Il est en effet désormais possible, à partir de son téléphone de :

  • vérifier la disponibilité des ordinateurs (un service qu'on retrouve souvent d'ailleurs outre-atlantique mais que je n'ai pas rencontré ici),
  • trouver des informations pratiques sur les différents bâtiments de la bibliothèque (heures d'ouvertures, services, location),
  • rechercher des documents dans le catalogue
  • accéder au service de référence en ligne
  • consulter les sites internet complets de la bibliothèque ou de l'université
  • voire de profiter des webcams disposées sur le campus.



Parmi les services en développement il est prévu encore d'ajouter une application annonçant la disponibilité des salles, ou encore la réservation des ouvrages.

Un design optimisé pour l'iPhone mais accessible à partir de tous les appareils mobiles soit directement à l'adresse du site de la bibliothèque, soit à partir du site mobile de l'université elle-même.

Cette initiative est à rapprocher de celle récente du MIT, comme de nombreuses autres bibliothèques universitaires outre-atlantique.

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