Vagabondages

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vendredi 11 décembre 2009

Tentative

Voilà Vagabondages qui revêt ses atours hivernaux. Un mois que je n'ai rien posté.

Je reconnais que ce n'est pas vraiment sérieux comme je reconnais avoir évidemment quelques excuses. Je m'étais arrêté le temps de me consacré à d'autres projets professionnels plus urgents mais les blogs ont cette faculté étrange : plus longtemps on s'arrête de poster des billets, moins on a l'envie de reprendre. Peut-être aussi une forme de lassitude, peut-être la révélation que l'alimentation était en partie due à l'habitude, peut-être l'occasion d'un questionnement sur ce que signifie bloguer aujourd'hui.

Une forme de lassitude ? Ce journal en ligne fêtera en février prochain ses cinq ans. C'est à la fois peu et énorme au regard d'internet. La publication des billets essaie de se conformer à une espèce de régularité mise à mal ces derniers mois pour des raisons personnelles comme professionnelles. Parallèlement, le flux perpétuel de l'information donne envie de continuer à ce rôle de relai et de médiateur. Mais est-il vraiment important de bloguer encore alors que Bibliopedia annonce près d'une centaine de blogs de bibliothécaires, une trentaine de documentalistes, une dizaine de blogs de chercheurs en  SIC, et que de nouveaux titres apparaissent tous les jours dans ce paysage en perpétuelle évolution ? Encore dernièrement, je me dois de saluer -avec plaisir toujours- les blogs "Crieurs Publics", "24 hours library people", "Ma(g)BU" ou encore "Paralipomènes".

Une forme d'habitude aussi. Je blogue essentiellement pour moi, je n'ai pas à le cacher. Je blogue pour les collègues et à dire vrai, pour tous ceux qui souhaiteront me lire et qui trouveront un intérêt dans mes billets. Je ne cherche pas à toucher spécifiquement tel groupe de lecteur car il faut que cette activité demeure un loisir et non pas une contrainte ce qu'elle est déjà sous une certaine forme : lire des flux d'information de toutes parts (mon agrégateur explose et même sans cela, les réseaux sociaux suffisent à inonder le professionnel que je suis, à peine capable de faire des coupes franches dans tous ces flux) pousse à écrire des billets ; appartenir à une communauté, même informelle, force tout autant à de telles publications. En même temps, c'est une activité plaisante et gratifiante.

Dès lors, comment faire ? Faut-il continuer à bloguer ? Je répondrai volontiers par l'affirmative. A quelle régularité ? Je ne sais pas. A dire vrai, ce n'est pas tant la fréquence qui importe que la régularité. Je peux très bien ne publier qu'une seule fois par semaine si je me tiens à une telle contrainte. L'ennui est que j'ai peur de ne pas arriver à me tenir à une telle échéance, si je ne suis pas le nez dans le guidon. J'en étais venu ces derniers temps à ne publier qu'un jour sur deux, avec une bonne moitié des billets préparés à l'avance quitte à en remplacer quelques uns en fonction de l'actualité. Je vais essayer de garder ce rythme : ou presque. Dur dur avec les vacances qui approchent.

Que publier également ? Mes billets sont essentiellement des billets d'information qui n'appellent pas à commentaire. Issus de ma veille, ils portent sur des thématiques qui me sont chères avec une particularité : celui du samedi porte sur la thématique du design par jeu. Je propose peu de billets construits, de réflexion. Disons que je me réserve le temps de telles rédactions lorsque je le juge utile mais que je ne me contraint pas à ce que tous les billets aient une telle teneur. La blogosphère semble pencher vers des billets plus approfondis, les informations brute étant publiées sur d'autres réseaux, mais je pense qu'il demeure de la place pour les deux types d'écrits. Je ne suis pas même entièrement convaincu que le blog soit le bon médium pour des billets trop longs que les lecteurs peinent à lire.

Le temps de se poser donc, et on repart. Vous êtes d'accord ? 

mercredi 22 juillet 2009

Aujourd'hui...

Aujourd'hui, je change de dizaine. :)

mardi 17 février 2009

La bibliothèque et la librairie

Entendu le week-end dernier dans une grande librairie un usager se plaindre tout bas à son ami à propos d'un ouvrage en présentoir [je ne reproduis pas les paroles exactes mais l'idée y est] :

- Pourquoi c'est pas comme à la bibliothèque ? Au moins, là bas il y a des numéros sur la tranche des livres, comme ça on peut retrouver tout seul où ils sont rangés et voir les autres bouquins du même thème.

Il repose son livre et s'éloigne.

Le livre en question était un ouvrage de la collection "Osez..." chez la Musardine mis en valeur à l'occasion de la Saint-Valentin. Je suppose que c'est pour cela que le jeune homme n'a pas souhaité demander à un vendeur.

lundi 1 décembre 2008

Je me souviens.

Je me souviens d’un jour de pluie, en compagnie des membres de mon association. Nous avions allumé des lumignons et même si je savais l’importance du moment, je ne me sentais pas personnellement concerné. Je me souviens des slogans, des passants mi-concernés, mi-chassés par la fin de journée et le mauvais temps, et des lumières dont la flamme vacillait mais refusait par un fait extraordinaire de s’éteindre. Je me souviens d’un changement de tonalité dans les paroles, à mon oreille. Une colère sourde s’exprimait, un tremblement léger dont je ne parvenais pas à saisir l’origine. Lentement, je me suis tourné vers mes amis, et j’ai vu les larmes couler le long de leurs joues. Les mots se perdaient dans la grisaille du soir, mais la pluie n’arrivait pas à noyer la tristesse du moment. Je me souviens, c’était mon premier 1er décembre et nous luttions pour un renforcement de la prévention.

Je me souviens de ses traits creusés. De son regard vitreux et de mon innocence. Je ne comprenais pas. Et puis j’ai su. Personne n’en parlait et tout le monde le savait. Il était malade. Et la maladie jour après jour creusait ses traits. Je ne le voyais plus que de temps en temps. Il était devenu trop faible pour sortir. Mais alors il semblait fort. Fort et si frêle à la fois. Je me souviens de la trithérapie. Des médicaments qu’il prend et qui le rendaient si malade. Mais qui lui ont redonné vie. Je me souviens n’avoir jamais su exactement où me situer dans mes rapports avec lui, le plus souvent nous n’y pensons pas mais parfois, une faiblesse passagère vient rappeler que rien n’est gagné et ne le sera jamais.

Je me souviens dans le local des après-midi que nous passions à dessiner une mappemonde géante puis à inscrire le nombre de morts du sida continents par continents. Tous, nous tournions autour et nous ne parvenions pas à concrétiser ces chiffres tellement énormes qu’ils en devenaient abstraits. J’ai levé la tête et j’ai souris. Souris d’être avec eux, là ; souris de cet ensemble dont la force se révèle dans ces fragments de quotidien. Le week-end suivant, nous demandions aux passants de punaiser des rubans rouges sur la mappemonde et à la fin de la journée, nous n’avions plus de place nulle part. Cette action participative a eut du succès et nous en étions fiers.

Je me souviens de la fête, de la bénédiction des Sœurs de la Perpétuelle Indulgence, des cornettes décorées de badges et de couleurs vives. Je me souviens des portraits et des photos exposés au Centre Gay et Lesbien, des militants devenant Sœurs, ces instants volés des séjours de ressourcement au chevet des malades, du tuning de pilluliers, des spectacles et de la force qu’il y a derrière. Je me souviens avoir sérieusement songé à devenir Sœur à mon tour et n’avoir pas osé ni pu, pour différentes raisons, franchir le pas.

Je me souviens de la colère. De la rage d’autres militants, mais d’une rage agissante. Des slogans chocs. Silence = Mort, Colère = Action, Ignorance is your enemy, Knowledge is a weapon. Je me souviens des die-in, des minutes de silences. Je me souviens des discours et des engueulades dans les assemblées générales, et du contraste avec les longues après-midi amicales à faire les mailings. Je me souviens n’avoir jamais été pénétré d’une telle colère, je n’ai jamais participé in situ à de telles actions, mais j'ai fait ce que j'ai pu. J'avais envie d’agir et d’aider. Je voulais rester informé aussi, ce me semblait vraiment important. Savoir. Pouvoir.

Je me souviens de la peur. De ce sentiment étrange lorsqu’on se retrouve au Centre de Dépistage Anonyme et Gratuit dans l’attente du résultat du test. On se dit qu’il n’y a pas de raison, mais on ne peut s’empêcher de redouter ce que va dire le médecin. La terre sous les pieds ne semble plus aussi ferme, nos propres muscles n’apparaissent plus fiables. L’arrivée dans le cabinet se fait comme à travers une matière cotonneuse et l’homme n’est plus qu’une silhouette, qu’une fonction. Il tient le papier dans sa main mais il parle. Pourquoi ne le lit-il pas ? Il me regarde. Et puis, enfin, il dit le résultat. Je me souviens être sorti et avoir regardé les autres patients en passant devant la salle d’attente et d'avoir croisé un regard plein d'angoisse. Ou peut-être était-ce ma propre angoisse que me renvoyaient ces yeux inquiets. Xavier m’attendait dans le couloir. Nous nous sommes étreints, soulagés. Nos tests étaient négatifs.

Je me souviens de la cérémonie des noms. L’ouverture des patchworks répond à une organisation stricte, aux gestes lents, toujours du centre vers les extrémités pendant que l’orateur évoque la maladie. Lorsqu’il finit son discours, les panneaux sont déployés sur le sol. Alors, les porteurs prennent un coin du carré de tissus et tournent lentement tandis que résonne implacable la litanie des noms. D’abord celle des morts brodés sur les patchworks ; ensuite les spectateurs sont invités à continuer la litanie en mémoire de leurs ami-e-s. Je me souviens de ce sentiment qui prend les tripes et vous bouleverse, des larmes qui commencent à couler sur mes joues, et de n’avoir pas envie de les retenir ni même de les essuyer. Laisser aller. Le nombre de noms ajoutés dépasse largement la liste initiale et il faut pourtant qu’il s’arrête. Je ne pourrais pas continuer à tourner comme ça indéfiniment. Lorsque la cérémonie s’arrête, les tissus sont de nouveaux déposés au sol, bien à plat. Je m’éloigne. Hors de la foule qui s’avance et hors du temps. Je ne peux plus.

Je me souviens de la main qui serre la mienne, les bras croisés sous un t-shirt du sidaction. La chaîne de solidarité est importante, les bénévoles sont nombreux et au cœur du cercle ainsi formé, les lumignons dessinent un ruban rouge. Les flammes de nouveau vivotent sous la bruine mais l'atmosphère n'est pas pesante. La minute de silence est intense, ensuite, les gens rient, discutent, s'emparent d'une bougie puis repartent dans la nuit, cette petite flamme d'espoir au creux de la main. Je pensais qu'il fallait les rendre, éteindre cette action avant de rentrer et faire comme si de rien n'était mais j'apprécie de pouvoir emporter la lumière par les rues de la ville. Penser que ces lumières sont ainsi disséminées me fait sourire.

Je me souviens de ces mots, dont je fais miens : « Protège-toi ».

mardi 4 novembre 2008

Come back

J'avais d'abord pensé ne pas y faire mention du tout, puis un simple mot, mais finalement, je vais en faire un billet à part entière, même si ce dernier n'est en soi pas forcément long.

Désolé de n'avoir pas posté plus tôt. Disons pour faire court que je n'avais ni la forme physique ni l'envie de le faire, qu'à mon retour j'avais trop de chose à faire pour prendre le temps de me replonger dans tout cela et que maintenant mon agrégateur est si impressionnant que j'ose à peine le parcourir pour le lire.

Je vais revenir écrire régulièrement des billets. Parce que ça me plaît. Parce que j'aime artager les informations que je trouve et que j'aime avoir le sentiment d'appartenir à un réseau et un groupe. Parce que j'aime profondément et sincèrement ce que je fais, à la fois à titre professionnel et à la fois ici en tant que blogueur. Je le fais principalement pour moi, parce que blogueur est avant tout une activité personnelle, et je le fais aussi pour vous, j'espère. Merci de me tirer les oreilles lorsque j'ai un peu de retard :p

Et à bientôt sur ces pages.

mardi 20 mai 2008

A propos de mon travail de maîtrise sur la littérature de jeunesse


Un billet qui n'a rien à voir avec les bibliothèques, pour une fois.

J'ai produit alors que j'étais en maîtrise SID à Lille 3 en 2002 un travail universitaire sur les représentations de "l'homosexualité dans la littérature de jeunesse". Stricto sensu, ce travail n'est pas cependant un travail universitaire : il a été réalisé au courant de l'été, tant pour moi-même que pour enrichir le site web de Lille 3 jeunesse et n'a donc pas été réellement évalué par l'appareil universitaire, si ce n'est de manière informelle ou détournée : j'ai été invité à en faire une présentation lors d'une journée d'étude sur les adolescent et la lecture, d'une part, et d'autre part il est effectivement longtemps resté en ligne sur le site en question.

J'ai travaillé sur les représentations de l'homosexualité que pouvait transmettre la littérature de jeunesse en terme d'identification pour de jeunes adolescents homosexuels ou en terme de reconnaissance pour les autres.

Sincèrement, ce travail a ses défauts évidemment comme peut l'être un mémoire d'un étudiant non suivi de surcroît (parties légèrement répétitives, limites du corpus probablement mal définies ou mal respectées), mais j'en étais et je demeure fier de l'avoir produit. D'autant qu'il faisait figure de travail pionnier à l'époque où le sujet n'avait pas été -à ma connaissance du moins- encore défriché. J'y analysais un peu moins d'une cinquantaine de titres que j'estimais alors quasi-exhaustif de la production sur le sujet. Le mémoire a par ailleurs reçu un accueil plutôt enthousiaste à ma grande surprise, a été cité dans nombre de bibliographies sur le genre et les sexualités, ou sur des sites spécialisés comme HomoEdu, les Altersexualités ou HomoLibris.

Jusqu'ici pas trop de soucis. Et puis survint deux problèmes.

Le premier fut la disparition de mon travail lors de la refonte du site de Lille 3 Jeunesse. Quelque part, c'est normal : il ne s'agissait pas vraiment d'un travail universitaire comme je l'expliquais même s'il en prenait la forme. Néanmoins, ça m'a ennuyé. Je considère que ce mémoire avait pleinement sa part parmi les autres travaux estudiantins dont il prenait de surcroît la forme et l'apparence. Par ailleurs, les liens des sites suscités sont devenus tous caduques ce qui est franchement gênant. J'ai contacté les collègues en question afin de proposer de nouveau mon travail, et espère qu'il revienne en ligne rapidement.

Le second est la parution récente d'un ouvrage portant sur le même sujet, pratiquement -et pour cause- le même corpus (une trentaine ouvrages en français parus entre 1989 et 2003 dans des collections jeunesse), avec les mêmes finalités que mon travail, la même problématique d'identification et de reconnaissance, peu ou prou les mêmes exemples et la même construction (figures de l'homosexualité, Sida, homoparentalité...). Alors évidemment, cet essai se veut bien plus développé que ma "mini-thèse" -c'était le nom du travail universitaire à rendre, d'autant qu'il se veut réécriture d'une thèse (une vraie celle-là), évidemment son analyse est bien plus poussée que la mienne, lui qui invoque des sommités comme Eve Kosofsky Sedgwyck, Didier Éribon, Judith Butler pour étayer son propos, évidemment il invoque des procédés d'analyses littéraires qui me font défaut... mais j'ai quand même ressenti un petit pincement car j'ai le sentiment qu'il s'est profondément inspiré de mon travail. Certes, ce dernier était libre de réutilisation, certes mon nom apparaît dans la bibliographie mais je ne sais pas. Je me sens un peu dépossédé de ce que j'ai produit...

Bref, j'ai eut envie de remettre mon travail en ligne. Il y a désormais plus complet, mais ça me tenait à coeur. Aussi, le voici :


[EDIT] : l'adresse du travail sur le site de lille3 jeunesse : http://jeunet.univ-lille3.fr/article.php3?id_article=1103

mercredi 17 octobre 2007

PDA et moi et moi et moi

Pas de billets ces derniers jours parce que je jouais configurais mon nouveau PDA communiquant [un S300+ pour les initiés]. Le but premier était d'utiliser les possiblités de l'agenda partagé et d'un accès (presque) permanent à internet. J'aime bien l'idée de me balader avec mon petit ordinateur personnel, un peu dans la lignée de ce qu'écrivais Nicolas.

Je suis donc encore en phase d'exploration. Je découvre l'outil et ses fonctionnalités. Viens de passer des heures à remplir le carnet de contacts parce l'import de la carte SIM manque cruellement d'informations ; à rechercher des logiciels en ligne pour le personaliser (et ajouter un module "birthday" par exemple) ; à transférer les mp3 du PC à mon nouvel outil ; à regarder avec un brin de perplexité la fonction GPS : nous avons déjà un GPS par ailleurs, que faire alors de cette fonctionalité, payante qui plus est ? C'est sympa la convergence des outils car ça facilite la vie de n'avoir pas à jongler entre une myriade de petits outils (téléphone, lecteur MP3, GPS) mais en même temps, je ne sais pas, je suis un peu dubitatif et surtout anxieux que mon nouveau PDA tombe en panne pour une raison quelconque.

Bon certes, il ne lit pas encore les livres électroniques mais cette option faisait monter le prix de l'appareil à des hauteurs indécentes et si j'admets volontiers être un bibliogeek (je commence à avoir une liste plutôt sympa de pulls, t-shirts, badges, comics bibliocentrés), je ne me sens pas complètement technogeek.

Sachons parfois rester raisonnable... :D

mercredi 10 octobre 2007

les quatre livres

Je réponds enfin à une chaîne qu'on m'avait fait passer en fin d'année dernière. J'avais mis le billet de côté au point que je l'avais oublié. ^^ Pour répondre aux questions, je me suis donné la contrainte supplémentaire de ne pas citer deux fois le même auteur. Je vous avouerais que ce ne fut pas un exercice facile parce que tous mes livres sont enfermés dans des cartons au fin fond d'un garde-meubles et que j'aurais bien aimé lesavoir sous la main de peur d'oublier un titre ou deux.

Les quatre livres de mon enfance/adolescence:

  • Deux albums :

Grand Papa Thomas de Stephan Zavrel
Les aventures de Tom Pouce

  • Deux romans :

Les enfants de Timpelbach, Henri Winterfeld
Le maître de la septième porte, Evelyne Brisou-Pellen

Les quatre écrivains que je lirai et relirai encore :
  • Jose-Maria de Heredia
  • Umberto Eco
  • John Ronald Reuel Tolkien
Les quatre auteurs que je ne lirai probablement plus jamais (jamais devant s'entendre comme "avant un temps certain"):
  • Agota Kristof dont La trilogie des jumeaux m'avait marqué en seconde
  • Bruce Lowery dont La Cicatrice m'avait traumatisé dans mon enfance
  • Julien Gracq dont Le Rivage des Syrtes m'avait profondément ennuyé
  • Stephen King mais je triche parce qu'en réalité je n'ai jamais lu aucun de ses ouvrages. Juste que je n'aime pas le genre "Horreur" ou "Thriller".

Les quatre premiers livres de ma liste à lire :

en ce moment, sur ma table de chevet il y a

  • Le pouvoir des mots : politique du performatif de Judith Butler (qui traine depuis un an au moins)
  • La maison des feuilles de Mark Z. Danielevski (parce que la mise en page est un élément essentiel du roman ; en même temps il semble que ce soit un livre d'horreur...).
  • Michel Foucault de Didier Eribon
  • Sauvez-Hamlet ! de Jasper Fforde (je triche, il n'est pas encore sorti mais il est effectivement sur la liste)

Les quatre livres que j'emporterais sur une île déserte :

Les deux premiers sont des livres qui m'ont plu, les deux autres que j'aimerais enfin lire

  • L'histoire sans fin de Mickaël Ende
  • Comfort et Joie de Jim Grimsley
  • L'ingénieux hidalgo Don Quichotte de la Manche de Miguel de Cervantès Saavedra (depuis le temps que je dois le lire)
  • L'intégrale de Giraudoux

Les dernières lignes d'un de mes livres préférés :


"Alors Kerris les vit. Placés en cercle, immobiles. Les cheveux de Kel ondoyaient librement dans son dos. Ilène avait enroulé les siens dans son bandeau rouge. Elli parlait avec Arilard. Jensie et Riniard étaient côte à côte, le pouce de Jensie accroché dans la ceinture du keari roux. Calwin, les cheveux noirs dressés sur sa tête, resserrait les lacets de sa botte. Kerris tremblait un peu lorsqu'il s'assit. Il voulait leur parler... Mais il aait également envie d'attendre, de les observer comme s'ils étaient des étrangers.

Il pressa le Sho contre ses lèvres. Il était si près d'eux. Tôt ou tard, ils finiraient par l'apercevoir. Ca n'avait pas d'importance. La foule s'apaisa. Kerris posa la couverture sur ses genoux et se pencha en avant.

Kel leva la tête. Il se mit à frapper du pied pour donner la cadence. Le kearas se mit à bouger.

Un murmure de plaisir parcourut la foule. Kerris sourit. Il se sentait profondément joyeux. Il attendrait qu'ils le remarquent."

Elizabeth A. Lynn. Les Chroniques de Tornor tome 1 : La tour de guet * Les danseurs d'Arun

Et comme toute chaîne, je passe le relai à Clotilde, Manue, Marlène, Sophie et toutes celles et tous ceux qui voudront répondre.

vendredi 23 mars 2007

Peau neuve


 Comme annoncé Vagabondages fait peau neuve et se pare des couleurs du printemps. Exit le mauve hivernal, l'arbre enneigé et les pictos de glace du thème Hermione, développé et proposé par Kozlika.

Cette fois, j'ai opté pour le thème "Connections", développé par Franck Paul, et auquel j'ai essayé tant bien que mal d'adjoindre quelques modifications comme, vous l'aurez remarqué, l'image principale. Ce changement pour le néophyte que je suis n'a pas été simple puisqu'il s'agit là d'un format particulier et que redimensionner les images qui me plaisaient me proposait des étrangetés incongrues. Finalement, j'ai découpé dans une image plus grande, un encart à la bonne dimension. Puis il a fallu changer la couleur du nom du blog qui devenait illisible.
 Autres différences, le calendrier n'apparaît pas et les archives non plus. En fait, ma barre de menu reste la même ce qui en soi est assez logique. Mais je me pencherais sur ces questions lorsque j'aurais plus de temps. Vous me direz ce que vous en pensez.

En attendant, voici ce à quoi vous avez échappé :

  1. Thème Citron
  2. Thème Marie
  3. Thème Lakmé
  4. Thème Sunflower
  5. Thème Webplume
J'aime bien le dernier et je l'ai même installé un temps mais je trouvais finalement qu'il n'était pas très lisible et j'en ai préféré un plus classique. Pour le thème Citron, j'aime beaucoup les pictogrammes et je trouve l'idée originale mais je lui ai préféré finalement quelquechose de plus classique. quant au thème Lakmé, j'ai apprécié l'idée des deux colonnes de menus à gauche qui facilitent la lecture et évitent de trop utiliser l'ascenseur. Une prochaine fois peut-être, avec un crabe et les pieds dans l'eau ;)

mercredi 21 mars 2007

Joyeux anniversaire Vagabondages

Voilà maintenant plus de deux ans que Vagabondages existe. J'en ai laissé passé la date anniversaire (comme l'année dernière d'ailleurs) de près d'un mois mais que cela ne m'empêche pas de souligner le fait. Un retour sur expérience donc, pour cette année qui fut riche en de nombreux points de vue.



En cette période où fleurissent les enquêtes ministérielles printanières (ESGBU et ERE pour ne citer qu'elles), il m'est difficile de faire l'impasse sur les statistiques de consultation du blog. Je pensais que les fluctuations de ces derniers mois et le passage sous différentes plateformes compliqueraient le calcul mais finalement non : ces aléas se sont déroulés début 2007 et donc seront plutôt évoqués l'an prochain.

Le site premier sous Blogspot continue d'attirer des visiteurs. Je serais enclin à penser que c'est parce que certains billets sont intéressants mais je n'oublie pas non plus que Blogspot est une filiale de Google et que de ce fait, leurs blogs doivent être bien référencés. Sur 2006, donc, la version gratuite (donc bridée en terme de capacité) de StatCounter m'attribue 15.587 visiteurs uniques et 3.908 en 2007. En 2005, ils étaient 5.627. 2.760 visiteurs sont revenus régulièrement. 20.447 pages ont été vues (je ne sais pas si elles ont été lues mais au moins ouvertes). Les billets les plus lus alors portent sur :

  1. La page d'accueil : Il s'agit de la page d'accueil du blog, il est donc logique de la retrouver ici
  2. Travailler en bibliothèque : c'est la deuxième partie de mes billets de présentation sur le métier de bibliothécaire. Je voulais en faire un troisième expliquant ces petits trucs dont on a droit et qu'on découvre quand on devient fonctionnaire mais je n'ai pas trouvé le temps et j'ai oublié ^^ . Enfin, je pourrais toujours le faire.
  3. Comment devient-on bibliothécaire ? : le premier billet expliquant ma représentation alors du métier et mon parcours professionnel. Il m'a valu un certains nombres de demandes d'aide de la part d'aspirants bibliothécaires.
  4. Statistiques ESGBU : un billet sur les statistiques professionnelles et les indicateurs.
  5. Jeux de mots, jeux rigolos : Il s'agissait de mon premier billet sur la semaine de la francophonie, un thème devenu récurrent depuis. J'avais organisé un petit jeu de lettres à l'époque et cela m'avait plu. Il faudra recommencer :)
  6. Blogs et enseignement : le premier billet que j'avais rédigé sur les droits et les devoirs du fonctionnaire, suite à l'affaire Garfield. Premier car une série de billets sur les droits d'auteurs et sur les droits des fonctionnaires a été rédigée par la suite.
  7. Greensleeves : Un billet proposant des paroles pour la chason traditionnelle. Je suis étonné de lire le succès que ce billet a pu avoir et qui ne se dément pas. Un vrai besoin manifestement ^^
  8. Profession : enseignant-documentaliste : un billant listant un certain nombre de ressources utiles aux documentalistes : site institutionnels, perso ou blogs. Un souvenir de mon année de préparation au CAPES de documentation...
  9. Savoir, Réseaux, Partages : Les outils collectifs au service de la construction des savoirs : le compte-rendu des notes prises à l'occasion de la journée organisée par l'association Doc'Forum.
  10. Archives de mars 2006 : les archives du mois de mars 2006. Je suppose que le fait que certains billets précédemment cité ont été rédigés à ce moment est pour quelque chose dans la présence de cette page d'archives dans ce top ten.

Parmi ces billets donc, ce qui intéresse est d'une part, les billets sur le métier et d'autre part des billets proposant des ressources. Ceci dit, si ces billets sont lus, c'est aussi parce qu'ils sont cités par d'autres biblioblogueurs. Les billets suivants les plus regardés portent sur Zotero, les calendriers, les statistiques d'usages des ressources électroniques, le wi-fi en bibliothèque (et l'expérience que j'en avais dans mon établissement alors) ou le jargon bibliothéconomique. Un post qui avait alors entrainé quelques commentaires et qui sortait des billets plus informatifs que je rédige habituellement. Il m'arrive également de relire certains de mes écrits, de rechercher certaines ressources ainsi préservée ou simplement d'utiliser le Google Custom Search mis en place en novembre dernier afin de feuilleter rapidement l'ensemble de mon biblioblogroll.

Pour ma part, je suis assez content du résultat. Ce blog se veut un blog privessionnel -comme dirait David- et je me cache volontiers derrière cette étiquette pour y prendre du plaisir. Je veux dire par là que je ne me donne pas vraiment de contrainte, que je me permets de mettre des billets plus légers que d'autres et s'ils demeurent dans le domaine des bibliothèques c'est tout simplement que j'aime énormément ce que je fais.

Je ne nierais pas avoir eu des moments plus difficiles que d'autres évidemment mais dans l'ensemble, je suis réellement satisfait du travail que je fais et des lieux dans lesquels je l'ai effectué. J'ai eu de la chance d'avoir eu des collègues toujours agréables et sympathiques et d'avoir pu faire des rencontres enrichissantes et intéressantes. Et devant l'étendue des domaines, des possibilités qui s'annoncent, je sens que je peux être satisfait. Devenir bibliothécaire était un désir d'enfant, c'est un plaisir d'adulte.

Le blog apparaît comme un plus, la cerise sur le gâteau en quelque sorte. Il me permet de me tenir au courant des tendances de la profession, de faire de la veille sur des sujets qui m'intéressent et de redistribuer le résultat de cette veille, c'est à dire également de m'intégrer au sein du réseau des biblioblogs. J'ai été enchanté de rencontrer Manue, Marlène, Zaphyr, Nicolas lors de la journée e-bibliothèques/e-bibliothécaires organisée l'an dernier par les élèves de l'enssib. Dernièrement, au BiblioCamp, sur lequel je reviendrais, j'ai croisé Bibliobsession, KotKot, B&CWilly entre autres et je n'en fus pas moins satisfait. Au delà de l'aspect purement professionnel, je trouve que c'est une chance énorme que de pouvoir ainsi discuter et rencontrer autant de personnes, de collègues, d'amis et de les cotoyer.

Alors quidVagabondages a connu récemment quelques aléas. Je pense qu'il ne devrait plus trop bouger dansles prochains mois si ce n'est pour changer d'apparence puisque nous revoici au printemps. Je suis content de voir que Dotclear2 possède une réserve intéressante de template et je trouve amusante l'idée de changer ainsi de temps en temps... avec cependant quelques restrictions : je préfère l'idée du menu à gauche et je serais attentif à la présence d'un certains nombre de fonctionnalités. Par la suite, Je verrais comment ajouter diverses fonctions comme un classement des archives, une barre de recherche ou une page de présentation de l'auteur.

Même si le secret n'en a jamais vraiment été un, le blogueur que je suis ne parle en effet pas vraiment de lui, de son travail. Je ne pensais pas aller plus loin mais juste préciser que je suis bibliothécaire d'Etat dans une Ecole d'enseignement supérieure, à Lyon. Si vous avez suivi, je parlais l'an dernier des Alpes dans mes billets. Cet état est donc relativement récent. Je n'évoque pas mon établissement par discrétion d'une part et d'autre part parce que je ne voudrais pas qu'un malheureux amalgame soit fait avec ce dernier, étant entendu que le fait de bloguer est avant tout une activité de loisir personnelle et pas du tout institutionnelle. Je marque ainsi la distance entre les deux même si cette dernière peut s'avérer poreuse et de plus en plus vaporeuse.

Quant à la politique éditoriale du blog, pour l'instant elle demeure la même. Je compte toujours publier des billets qui m'intéresseront, relayer des informations professionnelles nationales et internationales, faire l'écho de ce que je lis dans les différents biblioblogs que je parcours et traiter à la fois de sujets complexes et plus légers, même si j'ai parfois l'impression de ne traiter que de sujets sans intérêt majeur face à ce que certains de nos collègues peuvent publier. De fait, je travaillerais volontiers à une mutualisation des données mais je demeure plus sceptique quant à un blog entièrement collectif, plus contraignant en soi. J'émets quelques doute sur une viabilité à long terme et je suis ce que disait JM Salaün à propos du BiblioCamp : "Je ne crois pas trop à un blog coopératif. Le blog est plutôt, contrairement au Wiki, une pratique personnelle et un travail coopératif demande beaucoup d'investissements de la part d'un ou plusieurs animateurs pour motiver les troupes." Du coup, suis le projet de Willy avec intérêt.

Ma pratique du blogging est associée au plaisir écrivais-je, mais je mentirais en disant qu'elle n'influe pas sur mes activités professionnelles. En premier lieu au niveau de ma pratique de veille. Je consulte régulièrement mon agrégateur, presque tous les jours, tant pour alimenter le blog que pour m'informer des aléas du monde bibliothéconomique. Comme je ne fais pas des billets de tous les messages intéressants que je lis mais que je désire les conserver, cet agrégateur tend à grossir de manière inquiètante au point que je finis par me sentir un peu dépassé, d'autant que Blogger ne permet pas de faire une recherche automatique dans tous ces billets. Du coup, je suis très content de ce système mais je pense qu'il pourrait être amélioré. Je lis ces messages sur mon lieu de travail, oui. Je parcours ces sources comme je parcours le BBF ou Livre-Hebdo. La pratique est la même, seul le support change. Et je me ressers fort heureusement des informations trouvées, y compris dans le cadre de mon travail. Elles sont là aussi pour cela.

Nous voici dans une nouvelle année. Avec de nouvelles promesses. Des projets à mener. Sûrement beaucoup de liesse.

Alors... à l'année prochaine.

PS : L'image est issue d'un site valorisant un festival de livres comestibles : "This festival is a celebration of the ingestion of culture and a way to concretely share a book; it is also a deeper reflexion on our attachment to food and our cultural differences"

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