Vagabondages

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Propriété intellectuelle

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jeudi 21 juillet 2011

Les creative commons expliquées en vidéo

... et en anglais :

mardi 2 février 2010

ACTA menace les libertés

500e billet sur Vagabondages. 500e billet, sur ce blog à dire vrai, donc plus en réalité puisqu'il y a eut un premier Vagabondages sous blogspot (et un éphémère clone censé me permettre d'assurer la transition).

J'avais prévu de rédiger un joli billet, mais au final je pense que le sujet du jour est tout autant important : la menace ACTA que vous avez pu découvrir sur d'autres blogs : La bibliothèque apprivoisée, Bibliobsession, ou encore les blogs spécialisés S.I.Lex et Paralipomènes. Je ne vais pas refaire un billet d'explications sur le sujet. Nos collègues s'en sont très bien chargés et d'une manière plus informée et plus intéressante que je ne pourrais le faire. Rappelons juste que le traité prévoit de renforcer drastiquement le droit d'auteur, réduire les libertés de circulation de l'information, d'accès à l'information sur le net et consacrer la notion de DRM.

Pourquoi on en parle maintenant ? En fait, voilà presque deux ans que la menace rode, mais elle ressurgit aujourd'hui parce que c'est ce mardi justement que devait avoir lieu la 7e rencontre des pays autour de l’ACTA : Canada, les Etats-Unis, l'Union Européenne, le Japon, la Corée du Sud, l'Australie, la Nouvelle-Zélande, le Mexique, la Maroc et Singapour entre autres. Le plus grand secret entoure ces négociations. On connaît peu de leur contenu, le brouillon même des textes n'est pas diffusé. Tout juste sait-on que cette dernière rencontre se tenait à Mexico.

En France, l'Interassociation Archives Bibliothèques Documentation s'est emparée de la question. Représentant plus d'une quinzaine d'associations professionnelles, elle s'est à son tour élevée pour dénoncer le projet de traité et vient de publier un communiqué signé conjointement par une dizaine d'entre elles. l'IFLA devrait communiquer rapidement en ce sens également comme le suggèrent les précédentes prises de position de l'association internationale.

Les raisons de s'inquiéter pour les bibliothèques sont nombreuses. Un système répressif renforcé sans contrepoids (limitations ou exceptions au droit d'auteur au nom du bien commun) viendrait remettre en cause les libertés fondamentales d'accès à et de circulation de l'information. 

Lisez les billets précités. Lisez le communiqué de l'IABD que je remets ci-dessous. Diffusez-la, écrivez à vos députés européen et français, affichez le badge proposé par Bibliobsession. Informez-vous et prenez position.


Et puis s'intéresser à ces questions peut être l'occasion également de revenir sur d'autres menaces, locales, sur les libertés alors que sera discuté le 09 février à l'Assemblé le projet de loi LOPPSI.

« Tout ce que vous ferez est dérisoire, mais il est très important que vous le fassiez quand même » Gandhi.

ACTA c’est quoi ?

ACTA signifie Anti Counterfeiting Trade Agreement – Accord commercial de lutte contre la contrefaçon. Il s’agit d’un projet de traité international. Négocié dans le plus grand secret depuis le printemps 2008 par l’Union européenne, les Etats-Unis, le Japon, le Canada, la Corée du Sud, l’Australie et plusieurs autres pays, cet accord entendait à l’origine promouvoir de nouveaux moyens de lutte contre la contrefaçon, tant sous forme physique que numérique. Au fil des discussions, le chapitre d’ACTA consacré à Internet s’est étoffé d’une batterie de dispositions qui bouleverseraient en profondeur l’équilibre de la propriété intellectuelle dans le sens d’une aggravation du dispositif répressif destiné à protéger les droits d’auteur. ACTA risque d’amplifier le déséquilibre entre les ayants droits et les usagers des oeuvres et de faire obstacle à la créativité, l’innovation, la recherche, l’éducation et la formation.

Quel est le problème ?

Pour lutter contre le téléchargement illégal, l’ACTA imposerait à tous les pays signataires d’engager la responsabilité des FAI (Fournisseurs d’accès à Internet), de mettre en place de manière systématique des mesures de filtrage du réseau et de blocage de l’accès aux sites et d’organiser un dispositif de riposte graduée sans passer par le recours au juge afin de couper l’accès à Internet des contrevenants. L’ACTA consacre par ailleurs à nouveau la notion de DRM (Digital Rights Management – gestion des droits numériques) et renforce les moyens de lutte contre leur contournement. Cette menace n’a plus rien d’hypothétique à présent, puisque les parties ambitionnent de clore les négociations au cours de l’année 2010. En ce mois de janvier, les pays négociateurs se réunissent au Mexique, pour un septième round de discussions. Une huitième rencontre est prévue pour le mois d’avril, vraisemblablement en Nouvelle-Zélande.

Quelle est la position de l’IABD ?

L’IABD défend naturellement le droit d’auteur et de la création sur Internet et s’oppose à toute forme de contrefaçon. Pour autant, les associations signataires ne considère pas que le droit d’auteur et les droits voisins doivent être dotés d’une portée si absolue que leur défense viendrait à remettre en cause les libertés fondamentales par un système déséquilibré et uniquement répressif. Le respect du droit d’auteur, composante du droit de propriété, doit être concilié avec les autres libertés fondamentales reconnues par notre Constitution et par les grands textes internationaux que la France a signés.

En tant que lieux d’accès à l’information, à la culture et au savoir, en tant qu’espaces de citoyenneté, les bibliothèques, services d’archives et centres de documentation sont porteurs d’une idée d’un droit d’auteur équilibré totalement incompatible avec le projet ACTA tel qu’il s’annonce.

Les associations signataires s’oppose fermement à l’ACTA dans un contexte où l’OMPI (Organisation mondiale de la propriété intellectuelle) a décidé de lancer à l’été 2009 de nouvelles négociations en vue d’un traité sur les exceptions et limitations au droit d’auteur, afin de rééquilibrer le système qui a été mis en place depuis 1996 à partir des deux grands traités sur le droit d’auteur. Cette réflexion porterait dans un premier temps sur les exceptions en faveur des personnes ayant des déficiences visuelles, mais elle pourrait être élargie à l’enseignement et aux bibliothèques, thèmes à propos desquelles l’OMPI a conduit d’importants travaux de recherche. Au niveau européen également, la Commission, à travers la démarche du Livre vert « Le droit d’auteur dans l’économie de la connaissance », appelle à une refonte de la propriété intellectuelle au niveau européen qui accorderait une plus large place à la liberté d’accéder à l’information et de la faire circuler. Dans toutes ces communications, la Commission fait un lien entre cet objectif et le rôle central que pourraient jouer les bibliothèques, et cette position s’est encore affermie avec le grand débat sur la numérisation du patrimoine.

Ce sont ces potentialités et ces espoirs auxquels l’ACTA, dans la plus grande opacité et en dehors de toute transparence démocratique, pourrait porter un coup mortel en verrouillant le système au plus haut niveau. Il deviendra tout simplement inutile de demander au législateur français ou européen d’opérer des réformes en vue d’un meilleur équilibre si notre pays ou l’Union s’engagent à mettre en oeuvre cet accord.

Les associations signataires s’associent à la coalition mondiale d’organisations non-gouvernementales, d’associations de consommateurs et de fournisseurs de services en ligne qui publie une lettre ouverte adressée aux institutions européennes. Ces organisations appellent le Parlement européen et les négociateurs de l’Union européenne à établir la transparence du processus de négociation et à s’opposer à toute mesure qui, dans l’accord multilatéral, porterait atteinte aux droits et libertés fondamentaux des citoyens en Europe et à travers le monde.

Déclaration du 2 février 2010 validée par les associations suivantes, membres de l’IABD :


- AAF (Association des archivistes français)
- ABF (Associatiton des bibliothécaires de France)
- ACIM (Association de coopération des professionnels de l’information musicale)
- ADBDP (Association des directeurs de bibliothèques départementales de prêt)
- ADBS (Association des professionnels de l’information et de la documentation)
- ADBU (Association des directeurs et des personnels de direction des bibliothèques universitaires et de la documentation)
- ADDNB (Association pour le développement des documents numériques en bibliothèque)
- AIBM-France (Association internationale des bibliothèques, archives et centres de documentation musicaux. Groupe français)

lundi 7 septembre 2009

L"IABD et le règlement Google Book Search

L'IABD est une Interassociation Archives/Bibliothèques/Documentation. Il s'agit donc du regroupement de 17 associations d'archivistes, de bibliothécaires et de documentalistes (liste), qui a vocation à les représenter auprès des pouvoirs publics. L'IABD est notamment intervenue lors des débats DADVSI et Hadopi, avec un certain succès, puisqu'elle a réussi à obtenir le vote et l'élargissement des exceptions prévues au bénéfice des établissements culturels. Voir également la chronologie des actions menée par l'Interassociation au cours du premier semestre 2009.

Forte d'une telle représentation, l'IABD propose et publie une déclaration sur le Règlement Google Book Search intitulée : "Non au Règlement Google Livres en France Oui à une solution publique alternative grâce à l’emprunt national" . Ce règlement ne cesse de faire parler de lui ces dernières semaines comme le montre le filon S.I.Lex qui lui est dédié au point que la plupart des organismes représentant les bibliothèques au niveau européen et international (Eblida, Liber, IFLA) se sont déjà prononcés dessus.

Ces déclarations envisagent déjà l'hypothèse d'une transposition du Règlement Book Search à l'Europe, tout en soulignant les risques très graves de dérives monopolistiques et d'atteintes aux libertés que le projet Google Livres porte en lui. L'IABD, quant à elle, partage ce diagnostic et soutiendra Eblida, Liber et l'IFLA si des négociations s'engagent avec Google. Mais l'interassociation a choisi de se démarquer en proposant aux pouvoirs publics français une solution alternative, qui reste encore possible, ainsi que l'explique Lionel Maurel :

Vous n'êtes pas sans savoir qu'une partie de l'emprunt national pourrait être consacrée au numérique, voire même à la numérisation du patrimoine (voir ici). Un certain nombre d'informations semblent confirmer cette orientation.

Pour l'instant, il semblerait que l'on envisage de numériser seulement des oeuvres du domaine public, dans la lignée de ce qui se fait déjà en France.

Une telle relance de la numérisation patrimoniale serait louable, mais elle ne règlerait en rien le problème fondamental que pose le Règlement Google Book Search, celui des oeuvres épuisées et orphelines, à propos desquelles Google entend obtenir un droit exclusif (70 % environ du volume de Google Book Search).

L'IABD soutient qu'il est possible de dépasser l'optique patrimoniale et d'utiliser une part de l'emprunt pour régler les problèmes de droits sur l'ensemble des oeuvres orphelines et épuisées françaises.

Une juste compensations serait versée aux auteurs et éditeurs en échange de quoi les oeuvres deviendraient librement utilisables à toutes fins. Les sommes non réclamées serviraient à bâtir une infrastructure de gestion des droits qui empêcherait que le problème  des oeuvres orphelines ne se reconstitue à l'avenir.

Une autre part de l'emprunt serait consacrée à la numérisation et à la mise en ligne de ces ouvrages, notamment afin d'alimenter Europeana en oeuvres plus récentes, comme le souhaite la Commission européenne.

Une telle solution peut paraître de prime abord trop ambitieuse et irréaliste, mais elle n'est nullement impossible à atteindre eu égard aux montants très élevés des sommes qui vont être dégagées par l'emprunt. Cela ne représenterait même qu'une petite partie des crédits alloués au numérique (3 à 5 milliards annoncés).

Avec un tel système, on atteint un résultat plus puissant en terme de diffusion de la connaissance, puisque l'intégralité de la zone grise redevient utilisable, et on évite les dérives qui seront très difficiles à désamorcer dans le cadre de Google Book Search. Cette solution évite également que les règles du droit d'auteur soient durablement déstabilisées par la formule proposée par Google (opt out). Tous les acteurs de la chaîne du livre peuvent être associés à une telle entreprise dans le respect de leurs droits et intérêts.


La déclaration de l'IABD est accessible en ligne sur le site de l'Interassociation. Elle a été envoyée à tous les acteurs concernés, la presse et les députés.

mercredi 22 juillet 2009

Le Canada et Facebook

Vu via le tweet du Bouillon, le Canada aurait lancé un ultimatum au site de réseau social Facebook au motif que ce dernier ne respecterait pas la Loi sur la protection des renseignements personnels et des documents électroniques (LPRPDE).

Les problèmes autour du respect de la vie privée par les sites de réseaux sociaux -et par nombre de sites se réclamant du 2.0 plus largement- ne sont pas récents et ont déjà fait parler d'eux mais c'est la première fois à ma connaissance qu'un état ou plus exactement qu'une commission nationale intervient directement.

C'est en effet suite à une plainte déposée par la Clinique d’intérêt public et de politique d’Internet du Canada (CIPPIC) que le Commissariat à la protection de la vie privée au Canada s'est penchée sur l'utilisation des données personnelles par le site de réseau social.

Dans le cadre de son enquête, le Commissariat s’est penché sur la question de savoir si Facebook donnait suffisamment d’information pour soutenir le consentement valable des utilisateurs en documentant les fins de la collecte, de l’utilisation et de la communication des renseignements personnels et en portant ces fins à l’attention des personnes de manière raisonnablement directe et transparente. La question de la conservation des renseignements personnels fait plus précisément surface dans les allégations relatives à la désactivation et à la suppression des comptes ainsi qu’aux renseignements des non-utilisateurs. La question des mesures de sécurité occupait une place importante dans les allégations relatives aux applications de tiers et à Facebook Mobile.

Rapporte le commissaire dans son rapport, disponible en ligne en version intégrale.

Pour être précis, le rapport examine 11 points distincts et apporte pour chacun ses conclusions décrétant pour certains que la plainte n'est pas fondée (par exemple, tromperie et fausse représentation, Facebook Mobile), pour d'autres que la plainte est fondée mais résolue au regard des réponses et des mesures correctives de Facebook (par exemple, les paramètres de confidentialité par défaut et la publicité), pour d'autres encore que la plainte est fondée (par exemple soit les applications de tiers, la désactivation et la suppression du compte, les comptes des utilisateurs décédés, et les renseignements personnels des non-utilisateurs) et que l'entreprise doit encore faire des efforts et accepter les modifications préconisées par le Commissariat.

Un suivi est censé être opéré 30 jours après ces premières conclusions, vérifiant d'une part que les premières mesures correctives sont toujours en place et d'autre part espérant que celles préconisées mais refusées soient finalement adoptées.

Du coup, je me demande ce qu'il en sera au bout de ce laps de temps. La seule phrase trouvée à ce sujet est "À défaut de telles preuves, nous déterminerons le meilleur moyen de traiter toute autre question non résolue conformément à nos pouvoirs" ce qui en soit ne veut pas dire grand chose. L'affaire sera-t-elle portée devant les tribunaux ? Avec quelle conséquence ? Ou un accord à l'amiable sera-t-il trouvé ? Sur quelles bases ? A dire vrai, maintenant que la discussion est lancée, les échanges vont devenir d'autant plus intéressants...

mardi 17 février 2009

Facebook et les droits privés

Vous l'avez dû remarquer, le logiciel de réseau social Facebook a récemment changé ses conditions d'utilisation. Le 4 février dernier, en effet, une nouvelle précision est apparue ou plutôt a disparue offrant tout pouvoir au réseau social sur l'utilisation et la propriété des données privées qu'il héberge.

Le réseau précise en effet :

« Vous accordez à Facebook le droit irrévocable, perpétuel, non-exclusif, transférable, transférable et mondiale (avec l’autorisation d’accorder une sous-licence) d’utiliser, copier, publier, diffuser, stocker, exécuter, transmettre, scanner, modifier, éditer, traduire, adapter, redistribuer n’importe quel contenu déposé sur le site ».

Ce n'est guère une nouveauté à dire vrai, comme le rappelle le site écrans.fr. Cette clause surprenante (et probablement illégale en France) existait déjà, à ceci près qu'une phrase précisait ensuite que ces droits cédés deviendraient caduques en cas de suppression de son compte. Une précision qui vaut ce qu'elle vaut, vu qu'on ne peut détruire son compte mais seulement en effacer le contenu (un groupe cependant fait état du contraire, à vérifier). Et encore, Facebook peut en avoir gardé des copies sur ces serveurs... (cf ce billet de Demain la Veille : Facebook n'efface pas vos données).

Dès lors, si l'on revient aux conditions d'utilisations, un paragraphe précise ce qu'il demeure à la fermeture de son compte :

The following sections will survive any termination of your use of the Facebook Service: Prohibited Conduct, User Content, Your Privacy Practices, Gift Credits, Ownership; Proprietary Rights, Licenses, Submissions, User Disputes; Complaints, Indemnity, General Disclaimers, Limitation on Liability, Termination and Changes to the Facebook Service, Arbitration, Governing Law; Venue and Jurisdiction and Other.

Alors certes, il convient de bien gérer ce qui sera visible ou non dans son profil via la commande "privacy" mails il n'empêche que ce genre de pratique de la part de la société peut faire grincer des dents.

Le réseau social a d'ailleurs dû publier une explication rapidement face à la levée de boucliers de la part de ses utilisateurs (d'où le nombre de groupes sur le sujet créés : "People Against the new Terms of Service (TOS)" ; "FACEBOOK OWNS YOU: Protest the New Changes to the TOS!" ; "Those against Facebook's new TOS!") et celle des internautes. Mark Zuckerberg, le fondateur de facebook, lui-même a rédigé un billet se voulant rassurant et expliquant que ce procédé n'a d'autres visée que de protéger juridiquement Facebook lors d'échanges de données entre utilisateurs ou avec des applications.

Still, the interesting thing about this change in our terms is that it highlights the importance of these issues and their complexity. People want full ownership and control of their information so they can turn off access to it at any time. At the same time, people also want to be able to bring the information others have shared with them-like email addresses, phone numbers, photos and so on-to other services and grant those services access to those people's information. These two positions are at odds with each other. There is no system today that enables me to share my email address with you and then simultaneously lets me control who you share it with and also lets you control what services you share it with.

Le site continue donc à laisser ses utilisateurs décider de qui a accès à leur profil, et donc au contenu diffusé. Il précise : "Toute restriction imposée par un usager sur la diffusion d'un contenu est respectée par Facebook". Le site expliquant d'ailleurs dans un mail qu'il ne réclame en aucun cas la propriété des données chargées par les usagers :

We are not claiming and have never claimed ownership of material that users upload. The new Terms were clarified to be more consistent with the behavior of the site. That is, if you send a message to another user (or post to their wall, etc...), that content might not be removed by Facebook if you delete your account (but can be deleted by your friend). Furthermore, it is important to note that this license is made subject to the user's privacy settings. So any limitations that a user puts on display of the relevant content (e.g. To specific friends) are respected by Facebook. Also, the license only allows us to use the info "in connection with the Facebook Service or the promotion thereof." Users generally expect and understand this behavior as it has been a common practice for web services since the advent of webmail. For example, if you send a message to a friend on a webmail service, that service will not delete that message from your friend's inbox if you delete your account.

En gros, ils nous demandent de leur faire confiance parce qu'ils ne feront rien de mal, mais en attendant, la propriété des données leur est même concédée.

Sacrés réseaux sociaux, va...

voir aussi :

mardi 20 janvier 2009

Maison Blanche 2.0

Change has come to America.



Michelle Blanc nous fait suivre un lien : L'équipe digitale de Barack Obama ne perd pas de temps !

D'après Eric Baillargeon, un blog est apparu sur le site de la maison blanche une minute seulement après le début de la déclaration de serment du nouveau président américain. Sur http://www.whitehouse.gov/blog/, les premiers billets, rédigés par Macon Phillips, the Director of New Media for the White House and one of the people who will be contributing to the blog, évoquent ainsi des changements dans la politique de communication officielle, centrant cette dernière autour des concepts de communication, transparence et de participation, recquérant les commentaires des internautes sur des textes officiels : we will publish all non-emergency legislation to the website for five days, and allow the public to review and comment before the President signs it. Les autres billets reprennent des discours d'Obama, et la proclamation du 20 janvier comme "Jour national de la réconciliation et du renouveau".

Par ailleurs, le site entier de la maison blanche est maintenant sous licence Creative Commons :

Pursuant to federal law, government-produced materials appearing on this site are not copyright protected. The United States Government may receive and hold copyrights transferred to it by assignment, bequest, or otherwise.

Except where otherwise noted, third-party content on this site is licensed under a Creative Commons Attribution 3.0 License. Visitors to this website agree to grant a non-exclusive, irrevocable, royalty-free license to the rest of the world for their submissions to Whitehouse.gov under the Creative Commons Attribution 3.0 License.


Déjà, avant l'investiture, le bureau du président-élu avait lancé une procédure de consultation des citoyens (également sous licence creative commons, OpenID et application pour Iphone) sur des thèmes tels que l'économie, l'éducation, l'environnement, l'énergie, la politique étrangère, la santé, la sécurité, les services publics, les technologies, les vétérans, en proposant un site appelé Citizen’s Briefing Book.

Thank you for sharing your ideas on the issues facing the new administration. Over 125,000 users submitted over 44,000 ideas and cast over 1.4 million votes. The best rated ideas will be gathered into a Citizen's Briefing Book to be delivered to President Obama after he is sworn in.

Certes. Parmi les questions les plus populaires, on trouve :

  1. Ending Marijuana Prohibition
  2. Commit to becoming the “Greenest” country in the world.
  3. Stop using federal resources to undermine states' medicinal marijuana laws
  4. An end to the government sponsored abstinence education to be replaced by an introduction of age appropriate sex education.
  5. Bullet Trains & Light Rail

Sous la rubrique «votre siège à la table des discussions», le site publie aussi le contenu des conversations entre l'équipe de transition et des associations, permettant aux internautes d'apporter leurs commentaires.


De fait, dans son article Obama ouvre la voie du gouvernement 2.0, Michelle Blanc rappelle que ce "gouvernement 2.0" consisterait en partager de l’information interne, créer puis nourrir une relation avec les entités non gouvernementales et rendre le pouvoir aux citoyens, ce en quoi participe directement l'idée de consultation suscitée.

Je termine avec ce nuage de tags à partir des mots clefs du discours de Barrack Obama lors de son investiture. En cliquant sur l'image, vous serez redirigez vers une étude comparée des discours inauguraux des quatre derniers présidents américains : Obama, Bush, Clinton et Reagan.

lundi 29 décembre 2008

Déboires financiers pour YouTube

Rude fin d'année pour YouTube.

D'abord, la rutpure de son accord avec Warner Music devant l'impossibilité de trouver un compromis qui permettrait une juste rémunération, selon Warner, des artistes et autres bénéficiaires de droits voisins (dixit le Financial Times). Warner a donc demandé au site de partage, détenu par Google rappelons-le, de retirer l'ensemble des vidéos de ses artistes, mais également celles d'anonymes reprenant les chansons de ses artistes, affectant par là-même des millions de vidéos en ligne : la Major détient les droits sur des hits mondiaux depuis des morceaux de Madonna au célèbre "Happy Birthday to You", acheté 15 millions de dollars Warner Chappell en 1990 et qui n'entrera dans le domaine public qu'en 2030!

”We are working actively to find a resolution with YouTube that would enable the return of our artists’ content to the site,” a Warner spokesman said: “Until then, we simply cannot accept terms that fail to appropriately and fairly compensate recording artists, songwriters, labels and publishers for the value they provide.”

C'est ensuite au tour de l'INA de s'en prendre au géant : selon les Echos, Après avoir attaqué Youtube pour contrefaçon devant le tribunal de Créteil, l'Institut national de l'audiovisuel (INA), a en effet entamé une nouvelle procédure judiciaire à l'encontre du site de partage de vidéos de Google affirmant que plusieurs centaines d'images d'archives de la télévision française, dont elle détient les droits, se retrouveraient sur Youtube sans son consentement. Dans cette nouvelle procédure, l’INA met en cause la fiabilité de Vidéo ID, la technologie de reconnaissance des images propriété de Google, laquelle ne serait donc pas bien efficace pour filtrer les contenus sous droits.

Sur PCImpact, Marc Reese explique qu'il s'agit là d'une technique [de reconnaissance des images] bien maîtrisée par l’INA, elle-même à l'origine d'un système de reconnaissance appelé Signature. Il poursuit : De fait, si la justice met en cause la fiabilité de Vidéo ID, la décision apportera un certain crédit à Signature, que l’INA fait payer aux sites d’hébergement comme Dailymotion.. L'INA pourrait même abandonner sa plainte pour contrefaçon si YouTube accepte d'utiliser Signature, ce que la plate-forme vidéo de Google refuse.

mardi 25 novembre 2008

Copyright et préservation numérique

Educause nous informe de la parution en juillet dernier d'une étude intitulée "International Study on the Impact of Copyright Law on Digital Preservation" (pdf)

This study focuses on the copyright and related laws of Australia, the Netherlands, the United Kingdom and the United States and the impact of those laws on digital preservation of copyrighted works. It also addresses proposals for legislative reform and efforts to develop non-legislative solutions to the challenges that copyright law presents for digital preservation.

This is a joint report from The Library of Congress National Digital Information, Infrastructure and Preservation Program, The Joint Information Systems Committee, The Open Access to Knowledge (OAK) Law Project and .he SURFfoundation

mardi 23 septembre 2008

Bill Gates et l'Open source

Dans le livre Programmers at Work se trouve une ancienne interview de Bill Gates datant de  1986 ou de 1989 dans laquelle l'homme le plus riche du monde évoque la façon dont il a commencé sa carrière...

Is studying computer science the best way to prepare to be a programmer?

Gates: No, the best way to prepare is to write programs, and to study great programs that other people have written. In my case, I went to the garbage cans at the Computer Science Center and I fished out listings of their operating system.

You've got to be willing to read other people's code, then write your own, then have other people review your code. You've got to want to be in this incredible feedback loop where you get the world-class people to tell you what you're doing wrong.

Source : Kairosnews

lundi 22 septembre 2008

Outils anti-plagiat.

Le magasine américain Campus Technology propose un sondage et une étude comparative de plusieurs outils anti-plagiat. L'article est intitulé "Thwarting the Copycats".

http://www.campustechnology.com/article.aspx?aid=67074

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