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Sciences de l'information

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jeudi 18 avril 2013

Statistiques de pénétration et d'usages des terminaux mobiles

En mettant à jour un diaporama sur les terminaux mobiles en bibliothèques (plutôt que de redéposer un nouveau fichier, j'ai simplement uploader la nouvelle version en écrasant l'ancienne mais, du coup, l'adresse n'est plus bonne) j'ai été confronté à la recherche de statistiques récentes et fiables.

Voici les sites que j'ai consulté :

1. Statistiques mondiales

Pour trouver des statistiques mondiales, on peut consulter des sites de consultants qui proposent des études comparées. On trouve ainsi des sites spécialisés comme :

auxquels on peut ajouter les sites plus généralistes (mais indispensables et synthétiques) :

2. En France

En France, les principales sources d'information sont :

  • Médiamétrie (pour les usages) :  "L'internet Global"
  • ARCEP (pour la pénétration des mobiles et la couverture du réseaux)

Mais des entreprises proposent également des données qui intéressent les usages mobiles français :

Des dossiers journalistiques :

auxquels on peut ajouter les études internationales qui proposent des données françaises :

mardi 5 février 2013

Le rapport Horizon 2013 consacre les MOOCs et l'internet mobile.

Hier a paru le dixième opus du rapport Horizon proposé par le New Media Consortium et EDUCAUSE Learning Initiative (ELI).

Pour rappel, le projet Horizon évalue tous les ans le paysage des technologies émergentes dans des domaines aussi variés que l'éducation, l'apprentissage, la Recherche ou la gestion et la circulation de l 'information. NMC est une organisation qui espère ainsi proposer aux professionnels des domaines concernés des recherches et des analyses sur le monde qui les entoure afin d'améliorer leurs pratiques. Les experts peuvent échanger au sein d'un wiki, se rencontrer, lancer des recherches transdisciplinaires et le résultat de ces réflexions se voit publié, depuis 2002, sous la forme d'un rapport publié annuellement.

Cette année, donc, le rapport identifie une douzaine de technologies émergentes qui, selon lui, ont ou auront un impact déterminant sur les apprentissages et la recherche au cours des cinq prochaines années. Ces tendances sont regroupées en fonction du temps d'adoption attendu :

  • D'ici à l'année prochaine
  1. Flipped Classroom
  2. Massively Open Online Courses
  3. Mobile Apps
  4. Tablet Computing
  • Dans deux ou trois ans
  1. Augmented Reality
  2. Game-Based Learning
  3. The Internet of Things
  4. Big Data and Learning Analytics
  • Dans quatre ou cinq ans
  1. 3D Printing
  2. Flexible Displays
  3. Next Generation Batteries
  4. Wearable Technology

Chacune de ces technologies émergentes est décrite dans un petit document (pdf) qui les reprend, les explique, revient sur les enjeux et les attendus, tandis qu'un second insiste sur la moitié d'entre elles -que j'ai soulignées ci-dessus- pour souligner leur adoption probable au su des évolutions actuelles. C'est là-dessus que les présidents et directeurs devraient axer leurs projets dans les années à venir en priorité.

Sur ces six technologies, trois étaient déjà présentes dans l'édition précédente : Tablet computing, gaming and gamification et learning analytics. Le rapport néanmoins explore de nouvelles applications de ces technologies au su des développements 2012. Les imprimantes 3D étaient déjà apparue en 2004 dans un précédent rapport, mais apparaissent de nouveau cette année au su des récentes innovations dans le domaine. Enfin, c'est la première fois que le rapport se penche sur les MOOCs et les technologies gadgets (wearable, cesont les technologies qui se glissent dans un objet du quotidien comme des bijoux, des lunettes, des habits...). 

jeudi 11 octobre 2012

Les Universités sur les réseaux

Dernièrement, je me suis intéressé à la présence des Universités sur les réseaux et les médias sociaux. Il ne s'agissait pas d'établir un classement comme le propose déjà ComCampus de manière très exhaustive et intéressante, mais plutôt de voir déjà, dans un premier temps ce qui était affiché, la communication qui existait autour.

1. Une présence disparate

Je suis donc parti de la liste des Universités françaises disponible sur le site du ministère de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche pour visiter l'ensemble des sites internet des établissements. Ce qui m'intéressait était de voir si ces derniers affichaient une présence quelconque sur les divers réseaux et médias sociaux sans préjuger d'une présence effective ou non. J'en ai tiré le tableau ci-dessous.

Le tableau est cliquable.

Il propose plusieurs colonnes : le nom des Universités regroupées par académie et renvoyant vers le site de l'établissement, puis différentes icônes affichant les divers avatars numériques visibles à partir de la page d'accueil ou, à défaut, aisément accessibles  :

  • sur les réseaux sociaux généralistes (Facebook, Twitter, Google+)
  • sur les réseaux sociaux professionnels (LinkedIn, Viadeo)
  • sur les médias sociaux, sites de partage d'images, de vidéos, audios
  • sur Foursquare, site de géolocalisation

J'ai ajouté après l'avoir rencontré à plusieurs reprises, une présence sur des sites de production de contenus (diffusion de blogs).

Chaque icône sur le tableau recouvre également un lien vers le site en question (la page Facebook, la chaîne Vimeo etc.). En fin du tableau, à la septième page, se retrouve le total des occurrences dans chacune des colonnes.

2. Quelques résultats

Les résultats sont intéressants. Ainsi, sur 84 Universités consultées :

D'un point de vue général :

  • 8 Universités ne proposent rien du tout. Pas même un renvoi vers un flux RSS d'actualités. (Pour Aix-Marseille, il y a bien l'icône mais je n'ai pas trouvé l'adresse du flux). J'ai peut-être mal regardé mais à priori aucune communication sur une éventuelle présence en ligne. 
  • A l'inverse, certaines Universités ont massivement investi ces outils : c'est le cas de Lille1, Reims ou Toulouse3 par exemple, qui sont présentes sur pratiquement tous les réseaux sociaux cités, proposent au moins une chaîne de partage et parfois un espace de production de contenus.
  • Le plus souvent ce sont les réseaux sociaux les plus investis par les établissements, mais ponctuellement on note, comme à Avignon, une présence plus forte sur les sites de partage.
  • On assiste à une reconfiguration avec le regroupement des Universités en PRES. Ainsi, peu de présence numérique pour les universités bretonnes, tout est regroupé au niveau du PRES Université Européenne de Bretagne (UEB). C'est le cas aussi avec la fusion d'Universités comme c'est le cas de l'Université de Lorraine par exemple.

Sur les réseaux sociaux :

  • Les Universités sont plus nombreuses à renvoyer vers un profil Facebook (75% des Universités) qu'à proposer un Flux RSS (70%). 
  • Presque autant d'Universités sont sur Twitter (65%), ce qui marque un intérêt notable pour l'outil.
  • 9 Universités sont sur Google+ tandis que 2 renvoient vers leur propre réseau social interne : Ub-link en Bourgogne et Les Carnets à Paris V.
  • Cette présence est gérée la plupart du temps par le service communication de l'Université, quitte à ce que ce soit affiché dans le nom de la page ou du compte (ex : la chaîne DailyMotion de l'UVSQ). Lille I, quant à elle, propose un poste de "Responsable communication online". Autre spécificité, Le profil Twitter de Paris V est en fait celui de leur réseau social.
  • Seulement 6 Universités ont un compte Viadeo et 5 un profil LinkedIn. Les Réseaux sociaux professionnels ne sont pas encore bien entrés et affichés dans la communication des établissements. Mais peut-être ces pages apparaissent-elles plutôt au niveau des facultés.

Sur les médias sociaux :

  • Une université sur quatre (26%) affiche un profil sur Youtube, on dépasse le tiers (37%) en comptant les comptes sur DailyMotion et Viméo.
  • En revanche seuls 7 établissements (8%) disposent d'un compte FlickR. Encore une fois, il s'agit du compte de l'Université. On peut supposer qu'il existe d'autres comptes à des niveaux infra : c'est la cas notamment à l'UVSQ qui propose au moins un compte géré par le SCD mais dont l'affichage n'apparaît pas à partir de la page d'accueil de l'Université.
  • Plusieurs établissements préfèrent ne pas utiliser les sites de partages et hébergent eux-mêmes leurs galeries photos et vidéos (ex : Poitiers ou Paris XIII)
  • Une dizaine d'établissement propose de la diffusion de Podcast,voire une webradio. Cinq établissements utilisent le logiciel iTunes d'Apple pour présenter leurs cours en ligne. Presque autant proposent leurs propres logiciels de diffusion de podcasts.

Sur la production de contenus :

  • Peu d'Universités proposent des plateformes de créations de contenu. Lille I, Nancy, Angers sont les seules qui renvoient vers une plateforme identifiée. Les Carnets de Paris V permettent également de produire et de partager du contenu pour les étudiants et les professionnels.
  • L’Université de Paris VIII renvoie vers une page Scoop it!C'est la seule à le faire. Ce compte recense l'actualité de l'établissement, les publications des enseignants, les créations de ses étudiants...
  • 1 Université renvoie vers l'article la concernant sur Wikipédia.

Sur la géolocalisation

  • Enfin, une seule Université (Marne-la-Vallée) renvoie vers un compte Foursquare. il annonce "Suivez-nous pour profiter des bons plans localisés de l'Université Paris-Est Marne-la-Vallée (évènements, informations pratiques,...)" mais n'a pas l'air très actif ni réellement utilisé.

3. Et après ?

Ce travail de recensement est une première étape. Il serait maintenant intéressant de compléter le tableau avec une existance réelle ou pas de comptes universitaires, ce qui permettrait d'en apprendre un peu plus sur la communication des Universités françaises puis, surtout, de faire l'équivalent pour les SCD puis de comparer les deux : un SCD est-il plus ou moins présent que son Université ? Une université très connectée encourage-t-elle une présence numérique documentaire ou la phagocyte-t-elle ?

Un travail à suivre donc...

samedi 24 mars 2012

Posters vintage des réseaux sociaux

A votre avis, comment se seraient débrouillés ces bons Alfred Tate et Jean-Pierre Stevens, s'il avaient eut Facebook ou Twitter comme client ? C'est à cette question que tente de répondre une agence de communication brésilienne, Moma Propaganda, en proposant les affiches publicitaires des principaux réseaux sociaux, comme si ceux-ci avaient existé dans les années 50 ou 60. 

vendredi 10 février 2012

Bataille de hashtags !

Sur son blog, Techniques innovantes pour l'enseignement supérieur, Jean-Marie Gilliot relate une expérience intéressante et amusante d'usage pédagogique de twitter et venant d'un de ses élèves.

Il explique ainsi inciter ses élèves à utiliser twitter dans ses enseignements pour partager leurs trouvailles, annoncer les nouvelles productions des différents sous-groupes et accéder aux liens postés tout au long des travaux. L'appropriation de l'outil diffère selon les élèves qui sont alors plus ou moins familiers de twitter mais, y compris dans ce cadre pédagogique et donc relativement strict, il a noté l'émergence de commentaires plus décontractés et de private jokes. Les cours sont signalés sur twitter via leurs hashtags respectifs, ces mots-clefs qui permettent de caractériser un tweet.

Afin de favoriser l'usage de twitter par les élèves, il a donc été proposé une bataille de hashtags entre les 2 groupes classe. L'idée part d'un site astucieusement nommé Hashtagbattle, né d'une compétition entre deux Startup Weekends qui se déroulaient le même jour à Nice Sophia-Antipolis (France) et Lauzanne (Suisse). Il s'agissait alors de savoir laquelle des deux récolterait le plus de tweets. Et oui, pour une fois, le produit est français.

D'autres fonctionalités du site sont notables comme le graph du nombre d'occurance d'un hashtag sur les dernières 48h, ou un liste des hashtags les plus utilisés.

Un côté compétition donc qui peut entrainer de saines émulations. De plus, précise Jean-Marie Gilliot, c’est intéressant car les deux groupes se retrouvent à consulter les publications des autres élèves, ce qui enrichit notablement les échanges, les uns réagissant sur les posts des autres.  Mais, je n’ai pas noté d’implication plus importante de ceux qui n’étaient pas très actifs sur ce média.

Une idée originale et conviviale pour mieux faire participer les élèves.

jeudi 26 janvier 2012

Les 20 ans de l'enssib !

L'enssib a vingt ans.

Rapide historique

1992 est une année charnière. Avec la création de l'enssib donc, qui succède à l'ENSB, l'École nationale des bibliothécaires, créée à Paris en 1963 installée à Villeurbanne en 1974 sur le campus de la DOUA, apparaît l'IFB, l'Institut de formation des bibliothécaires (et oui, la formation initiale des bibliothécaires a elle aussi vingt ans), par le même décret constitutif n°92-25 du 09 janvier, tandis qu'on met en place un concours spécial réservé aux élèves de l'École nationale des chartes pour leur permettre de suivre la scolarité du nouveau Diplôme de conservateur des bibliothèques, mettant fin à des décennies de formation en parallèle des conservateurs d'État des bibliothèques en France. 

Dès sa création, l'enssib (sans majuscule, selon la charte graphique de l'école) participe également à la formation d'un diplôme universitaire de troisième cycle, cohabilité avec l'Université Claude-Bernard Lyon 1, le DESS en ingénierie documentaire et propose un DEA en Sciences de l'Information et de la communication (1992-1998). Ils seront rejoint par un second DESS réseaux d'information et documentation électronique (RIDE) en 2001 et aboutiront à l'offre de Master en Sciences de l'information et des bibliothèques trois ans plus tard, aujourd'hui déclinée en cinq spécialités

C'est ensuite en 1998 que l'école accueille les élèves conservateurs territoriaux des bibliothèques, suite à une convention avec le Cnfpt et en 1999 qu'elle forme les bibliothécaires d'État avec la fusion de l'enssib et de l'IFB. (cf. la chronologie générale de l'école). 

Certains travaux issus de ces diplômes sont aujourd'hui consultables dans la bibliothèque numérique.

Toujours à partir de 1992, l'école participe à l'élaboration de stages de formation continue dont l'organisation à l'époque incombe à l'IFB en plus de la formation initiale des bibliothécaires d’État avec une offre de cycles de formation tournés notamment vers l'internationale (bibliothécaires étrangers francophones et les agents des bibliothèques françaises à l'étranger). L'enssib accueillit d'ailleurs un diplôme professionnel qui leur était consacré, le diplôme professionnel supérieur en sciences de l'information et des bibliothèques (DPSSIB).

En 1998, un premier stage de formation partiellement à distance est mis en place à destination des bibliothécaires francophones non hexagonaux et c'est en 2010 que sont proposées les premières formations entièrement à distance.

Et je n'évoque là que les activités de formation d'un établissement qui propose également des activités de recherche (colloques et journées d'étude, programme de numérisation de corpus) et de publications autour du Bulletin des Bibliothèques de France dont l'administration est confiée à l'ENSB dès 1980, et des collections éditoriales « Papiers », plutôt théorique, et « Boîte à outils » qui propose des ouvrages pratiques.

Mémoires et temps forts

L'ensemble de ces rappels, mais également des documents d'archives créés depuis 20 ans sont accessibles en ligne au sein d'une mosaïque qui complète le premier acte d'une exposition évolutive proposée tout au long de l'année au sein de l'école.

Ce premier acte, centré autour des lieux et des missions, présente les principales activités de l'école en cinq panneaux d'exposition thématiques (formations, recherche, Presses, BBF, offre de ressources et de services). Il se voit complété par la projection d'un film de quelques minutes revenant sur l'histoire de l'école, l'évolution de l'institution. 

Il se verra complété par un second acte, autour des parcours et des hommes qui ont traversé, vécu et travaillé à l'enssib au cours de ces années, personnels, élèves, étudiants, stagiaires, et par un troisième en fin d'année qui exposera l'aboutissement de larésidence de création de la photographe Aurélie Pétrel, qui travaille, depuis septembre 2011 à l'élaboration d'un portrait contemporain de l'enssib. 

Plusieurs temps forts viendront également ponctuer l'année : 

  • Une Journée Portes ouvertes prévue le 12 mai
  • Les Estivales 2012 (25-26 juin) proposeront un temps d'analyse et de réflexion sous l'intitulé "la bibliothèque : faire société
  • Une Master Class est prévue en septembre
  • Les rencontres Henri-Jean Martin seront autour du thème "20 ans de Patrimoine" (9 octobre)
  • Cinq publications exceptionnelles (donc en sus du programme de publication de l'école) apporteront des éclairages autour des images de la bibliothèque (témoignage de Jacques Roubaud ; représentations des chercheurs Christian Jacob et Annette Wieworka ; rencontres d'écrivains avec des établissements (qui alimentent un blog en attendant) ; paroles d'élus, d'architectes et de conservateurs sur leurs bâtiments ; portraits de professionnels réalisés par les élèves conservateurs de l'école).

Enfin, une base de données des bibliothèques construites pendant la période 1992-2012 est ouverte pour l'occasion et accessible à partir du site web de l'école.

L'enssib a vingt ans

calendrier des manifestations enssib 2012
  • Sept. 2011 - oct. 2012
    • Résidence d'Aurélie Pétrel, photographe 
  • Octobre 2011
    • Lancement de la base de données sur les constructions de bibliothèques 1992-2012
    • Lancement des pages internet « enssib 2012 » sur le site de l'école 
  • Janvier 2012
    • 17 janvier : Lancement de la saison : vernissage de l'exposition évolutive, « Mémoire de l'enssib, acte 1er : des lieux et des missions »
    • 19 janvier : Journée d'étude « Les métiers de la documentation », organisée par l'ADBS et l'Association des anciens élèves de l'enssib
  • Mars 2012
    • 16 et 17 mars : Participation au Salon des masters de Lyon Salon professionnel
  • Avril 2012
    • Parution de Lire, écrire de Jacques Roubaud Publication
  • Mai 2012
    • Exposition évolutive « Mémoire de l'enssib, acte 2 : des parcours et des hommes »
    • 12 mai : Journée Portes ouvertes Portes ouvertes
    • Parution de La gueule de l'emploi ?, 20 portraits de professionnels des bibliothèques
    • Parution d'Imaginaire des bibliothèques 
  • Juin 2012
    • 25 et 26 juin Estivales spéciales enssib 2012 « La bibliothèque : faire société » ; remise des diplômes des DCB 20, fête de l'école et des partenaires le 25 juin en fin de journée
  • Septembre 2012
    • Master class
  • Octobre 2012
    • Parution de Tours et détours en bibliothèque. Carnet de voyage 1992-2012
    • 9 octobre : Rencontres Henri-Jean Martin spéciales enssib 2012 : « 20 ans de patrimoine »
  • Novembre 2012
    • Exposition évolutive « Mémoire de l'enssib, acte 3 : portrait de l'enssib par Aurélie Pétrel »
    • Parution d'Architecture des bibliothèques : 1992-2012 
    • 15 novembre : Journée d'étude organisée avec la Joie par les livres-BnF « Enfants et jeunes en bibliothèque : regards européens »

mercredi 18 janvier 2012

10 compétences-clefs pour l'avenir

Dans son article, The 10 key skills for the future of work, Jessica Stillman essaie de lister ce qui, selon elle, constituera les principales compétences dont les agents devront faire preuve à l'avenir.

Rappelant -rapidement- les évolutions économiques, démographiques et technologiques, elle se fait échos des conclusions d'un rapport rédigé par "the Institute for the Future", une organisation située à Palo Alto, et essayant de lister quelles seront les compétences clefs pour 2020. Bien sûr, il ne s'agit pas tant de compétences précises applicables à une branche professionnelle en particulier mais plutôt de tendances générales plus ou moins importantes.

Ces dix compétences clefs sont :

  • La compréhension (Sense-making). La capacité de comprendre et appréhender la signification profonde et l'importance de ce qui est exprimé.
  • L'intelligence sociale (Social intelligence). La possibilité de se connecter à d'autres d'une manière profonde et directe, de ressentir et de stimuler réactions et interactions.
  • Une pensée flexible et créative (Novel and adaptive thinking). la compétence de penser et de proposer des solutions et des réponses au-delà de ce qui est appris par cœur ou uniquement sorti de règlements.
  •  Compétence interculturelle (Cross-cultural competency). La capacité d'opérer dans différents contextes culturels
  • La pensée informatique (Computational thinking). La capacité de traduire de grandes quantités de données en concepts abstraits et de comprendre des raisonnements fondés sur des données.
  • Une nouvelle culture médiatique (New-media literacy). La capacité à comprendre, évaluer de façon critique, développer un contenu avec ces nouvelles formes de médias et de tirer parti de ces médias pour communiquer.
  • L'interdisciplinarité (Transdisciplinarity). La capacité à comprendre et utiliser des concepts à travers plusieurs disciplines.
  • La souplesse d'esprit (Design mind-set). La capacité à se représenter et développer les tâches et les processus de travail pour les résultats souhaités.
  • La gestion de la charge cognitive (Cognitive load management). La capacité à discriminer et filtrer les informations importante et celle de savoir de maximiser le fonctionnement cognitif en utilisant des outils et des techniques variés.
  • La collaboration virtuelle (Virtual collaboration). La capacité à travailler de façon productive, de se montrer impliqué et présent en tant que membre d'une équipe virtuelle.

Autant de compétences qui proposeront un défi aux institutions de formations...

La roue des compétences proposée par Microsoft il y a quelques années.

jeudi 22 décembre 2011

La bibliothèque dans les nuages

Le groupe Primary Research spécialisé dans la publication d'enquêtes, rapports et autres benchmarks (ou plutôt "référenciation" ou "étalonnage" selon FranceTerme) appliqués aux institutions (et à des prix simplement exorbitants) vient de sortir une enquête sur l'utilisation par les bibliothèques de ce qu'on appelle le Cloud Computing.

L' "informatique en nuage", toujours selon FranceTerme, consiste à privilégier les services et logiciels en lignes plutôt que les serveurs locaux des utilisateurs.

This report examines closely how academic, public and special libraries are using cloud computing services. It looks at use of specific services from Amazon, Google, Rackspace, DuraCloud, DropBox and many others, as well as more general questions regarding the use of cloud services, such as security issues, overall cost, impact on IT staff, data reliability and other issues.

Ce rapport donc s'intéresse à la façon dont les bibliothèques utilisent, ou prévoient d'utiliser, des services en lignes ou à distance comme Amazone, Google, DropBox... Il essaie de présenter un regard objectif sur les bénéfices et les désavantages de ces derniers et relaie l'opinion des bibliothécaires sur des questions comme la sécurité des données, les coûts, la confiance, l'impact sur le temps de travail etc.

Parmi les conclusions, on trouve quelques chiffres :

  • 22.54% des biblitohèques interrogées souscrivent à des services en lignes, dont 13.64% de bibliothèques hors États-Unis.
  • Les services de cloud computing les plus importants sont utilisés pour héberger ou distribuer des collections particulières par 2.82% des bibliothèques interrogées.
  • 63.04% déclarent Google comme étant fiable et 8.7% extrêmement fiable. Les 28.26% restantes considèrent Google comme habituellement fiable, aucune ne lui accordent pas leur confiance.
  • 66.67% des bibliothèques s'accorde pour dire que alors que la perte de données et de dossiers est toujours possible dans les principaux services de cloud computing, ces pertes ne seraient pas pires que si elles se passaient dans les services de stockages traditionnels.
  • Moins de 3% des bibliothèques utilisent des platforms as a service (PaaS) [un modèle où l'entreprise maintient uniquement ses applications et où le fournisseur maintient la plateforme et l'infrastructure] permettant à leurs usagers de construire leur propres applications en ligne.
  • 2.82% des bibliothèques prévoient d'utiliser Rackspace (un site qui proposer des serveurs en ligne, un espace de stockage en ligne, des logiciels en ligne, un portail en ligne...) dans le futur, dont 5.56% de bibliothèques municipales et 2.44% de bibliothèques universitaires.
  • 15.38% des bibliothèques dont le budget annuel se situe entre 750.000 et 5.000.000 USD utilisent des espaces serveurs en ligne, loués à des entreprises de cloud computing
  • 16.9% des bibliothèques interrogées utilisent des applications Google pour le traitement de texte, par défaut.

Les conclusions du rapport se fondent sur les données de 72 bibliothèques (universitaires, municipales ou spéciales) américaines, canadiennes, australiennes et anglaises.

mardi 6 décembre 2011

Nouvelles lectures

Connaissez-vous "Nouvelles Lectures" ? Si ce n'est pas le cas, abonnez-vous à ce blog sous-titré Des solutions pour l'accès à l'écrit des personnes handicapées et proposé par le très intéressant Luc Maumet, responsable de la médiathèque Valentin Haüy, spécialisé dans les services en matière d'accès à l'écrit pour les publics empêchés.

L'association Valentin Haüy (prononcer A-U-I) lutte :

avec et pour les personnes déficientes visuelles pour la reconnaissance de leur droits, leur participation à part entière à la vie sociale et professionnelle, le développement de leur autonomie au quotidien, leur information et l'information du grand public sur la réalité du handicap visuel, les moyens de sa prévention et la nécessité de toujours faire évoluer le regard que la société, et parfois les personnes déficientes visuelles elles-mêmes, portent sur le handicap.

L’association est présente dans toute la France. Son siège est à Paris. Elle compte 85 comités régionaux et locaux et 8 établissements. Au passage, l’association Valentin Haüy et l’association Handicapzéro viennent d'organiser une journée d’information sur la façon d’interagir avec un écran tactile lorsqu’on est malvoyant ou aveugle le 3 décembre dernier à Paris.

Sur son blog, Luc Maumet parle du format DAISY, des offres numériques, des tablettes, de la peste des DRM (ici un liste des éditeurs sans DRM issue de Bibliosurf), de synthèse vocale sur iPhone et d'AlphaBib, le portail pour améliorer l'accueil des publics handicapés en bibliothèque porté par la BPI.

Dans l'un de ses récents billets, Luc Maumet nous présente une vidéo du Royal National Institut for the Blind (RNIB) l’intérêt des ebooks pour les personnes aveugles et malvoyantes. Une approche intéressante : peu technique mais sensible.



Une thématique à suivre, d'autant qu'on annonce prochainement (un à deux ans) la sortie detablettes à interfaces haptiques, simulant les textures et donc permettant de ressentir par le toucher ce qui est affiché à l'écran. Pour certains publics empêchés les applications possibles sont incroyables !


vendredi 23 septembre 2011

Mieux partager son contenu

Phil Mershon du Social Media Examiner Nous propose un article où il décrit les 9 Raisons pour lesquelles votre contenu n'est PAS partagé sur les Réseaux sociaux. 


(chiffres 2010)

Si vous rencontrez des difficultés à faire émerger votre contenu, cet article pourra vous intéresser. Je les résume ci-après mais vous engage à poursuivre votre lecture

  • #1: Vos usagers n'ont pas confiance en vous
  • #2: Vos usagers se moquent éperdument de vous
  • #3: Vos publications sont ennuyeuses
  • #4: Les gens s'intéressent plus à de grandes causes qu'à des marques
  • #5: Les gens partagent du contenu pour construire des relations autrui.
  • #6: Les usagers veulent être reconnu
  • #7: Les gens partagent pour gérer l'information
  • #8: Vous méconnaissez votre public
  • #9: Les gens sont encore attachés aux mails
Une règle qui pourrait être résumé dans la conclusion :

One of the most overlooked rules in content creation is the rule of simplicity. Shorter posts (80 characters on Facebook) get shared 27% more frequently. Keep your writing style at a fifth grade or lower level of understanding.

Create a sense of urgency in your writing. Give people a reason to respond now. If they don’t act immediately, they probably never will.

Finally, remember that getting your content shared is just the first step. See this as part of longer-term strategy of building a loyal following.

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