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Sciences de l'information

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mercredi 14 mars 2007

Revues d'étudiants en LIS


Je suis tombé dernièrement sur ce billet de OA Librarian évoquant un revue étudiante professionnelle (cela fait-il antinomique ?) en Sciences de l'information.

The University of Buffalo Department of Library and Information Studies publishes a peer-reviewed open access journal, Library Student Journal.
The Library Student Journal site also features a blog, forum, and a new listserv for library students internationally.
Thanks to Eli Guinnee, Editor-in-Chief

Parallèlement, je parcourais le blog des étudiants de l'EBSI où ils évoquaient La Référence et Cursus, bulletins des étudiants de l'école et je me posais la question de l'opportunité d'une telle publication en France. Ecrire des articles professionnels, faire des comptes-rendus de leurs stages, partager l'avancée de leurs travaux mais également autoriser une certaine lattitude en permettant des prises de positions... bref, dépasser la publication courte et irrégulière des billets d'un blogs pour une vraie revue professionnelle, en open-access, à la manière d'une BiblioAcid en quelque sorte.

A l'heure où les biblioblogueurs francophones (et en l'occurence français il me semble) tentent d'organiser un tant soi peu leurs initiatives à travers un BiblioCamp, il peut sembler étrange de revenir à l'idée de la publication d'une revue électronique mais je ne trouve finalement pas. Blog et revue n'ont pas les mêmes exigences, les mêmes contenus ni les mêmes processus de validation. Et je trouverais particulièrement intéressant que les étudiants en Sciences de l'information partagent et diffusent leurs réflexions avec la communauté professionnelle par ce biais également.
Vous en pensez quoi ?

vendredi 9 mars 2007

Les infostratèges remplacent DéfiDoc


je ne pense pas apprendre grand chose à la plupart d'entre vous qui recevez les messages des listes de diffusion comme moi mais je trouve notable le changement opéré par Didier Frochot et Fabrice Molinaro. Defidoc, leur précédent site créé en 2004, était une source d'information très intéressante et je m'attends à ce que le prochain site soit à la hauteur. L'intégralité des articles de Defidoc par ailleurs a été importée sur le nouveau site : Les infostratèges. (là, je trouve le nom un peu pompeux et trop clinquant).

Ce dernier, selon le communiqué, se veut plus "web 2.0" (multicatégorisation pour une navigation plus fluide, utilisation des tags), il sera plus tourné vers le champs de l'information au lieu de l'info-doc et proposera plus d'actualités et de réactions. L'information y est divisée en Internet, Management de l'info, veille et droit de l'info. Les documents disponibles sont placés sous creatives Commons : Paternité - Pas d'Utilisation Commerciale - Pas de Modification

Le site proposera entre autres services :
  • des flux RSS (généraux ou par catégorie)
  • une lettre d'information mensuelle
  • l'impression d'un article
  • l'envoi de l'article par courriel
  • Un espace personnel permettant de sélectionner des articles dans un panier personnel

mercredi 7 mars 2007

Web 2, médias et mondes virtuels


Vous vous souvenez de cette vidéo voulant expliquer ce qu'est le web 2 en moins de cinq minutes : "Web 2.0 ... The Machine is Us/ing Us" et réalisée par des enseignants-chercheurs en Digital Ethnography à la Kansas State University ? Pour mémoire, je la remets ci-dessous.


Elle avait rapidement fait le tour de la Biblioblogosphère.



Judy O'Connell, Bloggueur australien, "professionnelle" en Sciences de l'information et en Maîtrise de l'information (educator and information professional), donc je suppose enseignant-chercheur vient d'en poster une réponse (dont elle n'est pas l'auteure). Sur son blog, Hey Jude, vous pouvez ainsi voir une nouvelle vidéo questionnant la façon dont le web 2.0, dit participatif, interroge nos modes de communication (je traduits à la volée) :


Les travaux de Marshall McLuhan sur la façon dont le médium influe sur la réception du message et ceux de Mickaël Wesh (que je ne connais pas) selon lesquels l'internet permet à la fois d'ajouter et de recevoir de l'information aisément, conduisent à observer une rupture de paradigme dans la société et la pensée actuelles. Cependant précise l'auteur, l'internet utilise toujours les moyen de l'écrit et de l'image animée qui ne permettent pas vraiment de réception participative du message. Internet de ce point de vue ne serait en quelque sorte qu'une suite de presses de Gutemberg et de Kinetoscopes d'Edisson connectés entre eux par un réseau télégraphique. L'accessibilité accrue des messages n'a pas transformé le medium mais seulement le contenu. Je regarde toujours des films et lis des textes. Mais la vraie réussite du web réside dans le fait qu'il simule le côté participatif, notamment en ajoutant les réponses aux messages presque instantanément (cf les mails ou le chat) les unes aux autres. Rien de bien satisfaisant en somme et il nous faut trouver d'autres moyens de compenser ce manque afin d'obtenir une conversation vraiment participative. Cette recherche passe notamment par l'exploration de mondes virtuels de plus en plus complexes où nous sommes partie de relations communicatives participatives et pseudo-sensorielles. Nous essayons ainsi de faire coïncider le monde écrit et la communication telle que nous la vivons tous les jours, l'interaction naturelle entre le monde et nous.



Judy ajoute :

This recent video on YouTube continues the dialogue about the “The Medium is the Message”. It’s important not to be swept up by the ‘hype’ and to continue to focus on the value of the read/write web. I also like the way this video points us towards the future that SecondLife is busy developing. The blend between our various realities is hard for us to grasp………so let’s continue a healthy dialogue around all the issues and possibilities! Will you make the next video?

Quelqu'un est tenté de poursuivre ?

vendredi 23 février 2007

Association Lyonnaise d'étudiants chercheurs en SIC



ALEC.Sic est le nom de l’association lyonnaise des étudiants chercheurs en sciences de l’information et de la communication qui s'est donnée trois objectifs principaux :

  • créer une dynamique de groupe et de partage des connaissances entre les étudiants en SIC
  • faire de la veille et en partager les résultats dans le domaine des SIC notamment par le biais d'un bulletin et d'une liste de diffusion (infos[@]alecsic.fr)
  • visibiliser les travaux de recherche, en favoriserla diffusion et encourager au débat disciplicaire.

Ils sont à l’origine d’un bulletin bimestriel « Point com » dont les archives sont accessibles en ligne depuis avril 2000 et récapitule les principaux colloques et appels à contribution dans le domaine des SIC, propose des entretiens avec ceux qui font la recherche en région lyonnaise et des compte-rendus de colloques ou d'ouvrages effectués par les membres.

ALEC-SIC organise annuellement une journée des jeunes chercheurs avec pour objectif de permettre aux doctorants en Sciences de l'Information et de la Communication de se rencontrer et de présenter leurs travaux de recherche, l'idée étant également contribuant à esquisser une « cartographie » de ce champ disciplinaire. Les programmes et des résumés des précédentes journées sont également disponibles en ligne. Cependant, elle ne reste pas inactive les autres mois de l'année puisque tous les mois différents séminaires sont proposés pour aider les doctorants et étudiants de master dans leurs recherches et stimuler les échanges pluridisciplinaires.

Enfin, le site propose des liens sur les équipes de recherches en France et à l'étranger, des revues professionnelles et des archives ouvertes en SIC.

lundi 5 février 2007

Le paradoxe de la valeur de l'information

Vu chez Média & Tech, le blog de Didier Durand sur l'évolution des média, des technologies et de l'Internet.

Trouvée dans la récente présentation (pdf ici) de F. Wilson, auteur du blog "A VC", à la conférence "SIAA Information Industry Summit":

une citation de Stewart Brand, fondateur du magazine Whole Earth: "d'un côté, l'information veut (doit) être coûteuse car elle a une telle valeur. De l'autre, elle veut être gratuite, car le coût de sa production / distribution se réduit de jour en jour. Ces 2 extrêmes s'affrontent en permanence"

Nous croyons tous actuellement que c'est un problème qui vient de l'Internet voire du Web 2.0: cette citation date de 1985. Le problème date donc de la préhistoire du monde (virtuel !).

PS: un peu plus loin dans le pdf, une autre citation à méditer de Herbert Simon, pionnier de l'intelligence artificielle, "Que produit une abondance d'information? Une rareté de l'attention..."

Source: blog Media & Tech (par Didier Durand)



Cette dernière citation me fait rebondir sur le dernier billet en date de Didier Durand justement dans lequel il reprend les propos de Tim O'Reilly soutenant que, comme le média définit le contenu, l'internet et le web 2.0 ont favorisé le contenu court. Pour preuve, l'explosion de la blogosphère et de manière plus générale la diffusion massive des contenus générés par les utilisateurs (audios, vidéos, photos...).

Sa théorie est que cette forme de contenu favorise:

  • la consommation (lecture, visualisation) dans notre monde de "l'interruption permanente" où l'attention soutenue longue est devenue impossible
  • la création collaborative est plus facile: les contributeurs s'implique entrent plus facilement sur une "petite pièce" pour y apporter leur pierre plutôt que sur une "cathédrale". Il fait d'ailleurs sur ce point avec les projets Open Source où un système complexe et sophistiqué est bâti par composition de petites briques logicielles très modulaires: les distributions Linux en sont la meilleure illustration par les milliers de sous-projets qui les composent.

(...)
Pour T. O'Reilly, ce succès de l'UGC ("User Generated Content") prouve la valeur du lien entre concision, modularité et ouverture.

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