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  <title>Vagabondages - Tag - SMSI</title>
  <link>http://www.vagabondages.org/</link>
  <description>Errances et flâneries au fil de mes représentations : un blog sur le monde de l'information et des bibliothèques.</description>
  <language>fr</language>
  <pubDate>Thu, 21 Aug 2008 16:46:38 +0200</pubDate>
  <copyright>© Vagabondages</copyright>
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    <title>Qui a besoin des bibliothèques à l’heure de Google ?</title>
    <link>http://www.vagabondages.org/post/2007/04/18/Qui-a-besoin-des-bibliotheques-a-lheure-de-Google</link>
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    <pubDate>Wed, 18 Apr 2007 23:39:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Thomas</dc:creator>
        <category>Bibliothèques - réflexions</category>
        <category>bibliothèques</category><category>Google</category><category>IFLA</category><category>SMSI</category>    
    <description>    &lt;p&gt;Ce soir &lt;a href=&quot;http://www.enssib.fr/lirenews.php?id=650&quot;&gt;l’enssib
recevait&lt;/a&gt; Alex Byrne, directeur de la Bibliothèque de l’université de
technologie de Sydney, en Australie, et surtout président de l’IFLA, &lt;a href=&quot;http://www.ifla.org/&quot;&gt;l’&lt;em&gt;international federation of librarian associations
and institutions&lt;/em&gt;&lt;/a&gt;, une fédération internationale fondée en 1927 –elle
fête donc cette année ses 80 ans- dans le but de favoriser le développement des
bibliothèques et plus largement de l’accès à l’information.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mr Byrne était donc invité à ce titre et a proposé aux participants une
intervention en quatre parties : Dans la première, il s’est d’abord présenté et
a évoqué l’université et la bibliothèque dans laquelle il travaille. Ensuite
est venue l’intervention à proprement parler où il a d’abord évoqué le
développement des technologies de l’information et l’emballement lié au web
2.0, puis il a expliqué ce qu’était l’IFLA, ses missions, ses axes de travail,
et son rôle notamment au sein du dernier sommet mondial sur la société de
l’information. Enfin, il est revenu sur le rôle des bibliothèques à l’heure de
Google.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Rapidement, la &lt;a href=&quot;http://www.lib.uts.edu.au/&quot;&gt;bibliothèque de
l’université de technologie de Sydney&lt;/a&gt; est relativement récente.
L’université elle-même date de 1988, même si elle est issue d’un &lt;em&gt;Sydney
Technical College&lt;/em&gt; remontant, lui, à 1893. C’est une université de 32.000
étudiants, dont 5.000 étudiants étrangers.&lt;/p&gt;
&lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.lib.uts.edu.au/common/images/lib-2005a/logo_sml.gif&quot; /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;La bibliothèque se veut « &lt;em&gt;highly digital&lt;/em&gt; », résolument numérique.
Dans cette optique, elle propose l’accès à 23.000 périodiques électroniques et
pas moins de 80.000 livres électroniques ce qui me semble véritablement
surprenant quand on sait combien ce genre de document a du mal à percer dans le
paysage documentaire hexagonal. Elle propose également 560.000 ouvrages
papiers. L’implémentation de la technologie RFID est prévue pour décembre 2007.
Une recherche croisée entre toutes leurs ressources en ligne est possible via
le service SFX de &lt;em&gt;Metalib&lt;/em&gt; mais ils n’en sont pas satisfait, ne
serait-ce parce qu’au final, l’usager se retrouve avec nombre d’interfaces
différentes et qu’il se sent un peu perdu. A ce sujet, la maîtrise de
l’information est un élément très important, « &lt;em&gt;a major priority&lt;/em&gt; », à
la bibliothèque qui aimerait qu’elle soit mieux intégrée dans les cursus.
Enfin, son service de référence est un service en ligne, utilisant
&lt;em&gt;Reftrackers&lt;/em&gt; et propose un accès à sa base de connaissance.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Technologies de l'information et bibliothèques&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alex Byrne a ensuite évoqué le formidable développement des ressources sur
internet, qu’il s’agisse des bases de données spécialisées (incontournable dans
une activité de recherche), des revues en texte intégral, des agrégateurs ou
des sites internets dont le récent dynamisme (par opposition aux pages
statiques) posait des problèmes notamment en matière d’archivage et de
préservation des données. Au-delà, il a abordé les technologies « émergentes »
et liées au web 2.0, évoquant l’évolution dans les modes de publications, de
recherche, d’accès à l’information grâce à l’utilisation d’outils tels que
wiki, blogs, podcasts, grâce aux réseaux sociaux, aux mashups. Alors qu’il
parlait des podcasts, il en a profité pour évoquer rapidement les problèmes
d’évolution des supports d’information et de pérénisation des outils pour lire
les données, de même le développement des moteurs de recherche apportant une
information rapide et gratuite a été pour lui l’occasion de rappeler
l’opposition de l’IFLA aux accords entre la Chine et Yahoo puis Google afin que
ces firmes proposent une version édulcorée, &lt;em&gt;id est&lt;/em&gt; censurée de leur
moteur. Surtout, il a opposé le dynamisme de l’information sur internet aux
catalogues statiques et peu attrayant des bibliothèques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avec le web 2.0, le public espère plus de dynamisme, d’interactivité,
d’immédiateté dans son rapport à l’information. Il veut pouvoir prendre part à
sa diffusion et les bibliothèques, qui sont elles-mêmes en pleine mutation,
doivent s’approprier ces nouvelles technologies. Prenant pour exemple
l’important travail de numérisation des onze volumes de la &lt;a href=&quot;http://descegy.bibalex.org/&quot;&gt;Description de l’Egypte&lt;/a&gt; proposée par la
&lt;a&gt;Bibliotheca Alexandrina&lt;/a&gt;, Mr Byrne nous a rappelé combien ces
technologies pouvaient nous apporter en matière d’amélioration de la recherche,
de travail sur un document (on peut l’annoter, le consulter autant de fois
qu’on le souhaite sans toucher à l’intégrité du document), de travail
collaboratif etc…&lt;/p&gt;
&lt;strong&gt;Le rôle de l'IFLA dans la société de l'information&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.ifla.org/images/g17aban.gif&quot; /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;En second lieu, Mr Byrne est revenu sur l’IFLA. Il a ainsi rappelé que
l’association vieille de 80 ans regroupait 1700 membres issus de 150 pays
différents, eux-mêmes adhérents à des associations nationales (ou
internationales) de bibliothécaires, des bibliothèques, des services de
bibliothèques des secteurs publics, privés et bénévoles, mais encore des
membres individuels qui soutiennent ses objectifs et participent à son travail.
Son action repose sur &lt;a href=&quot;http://www.ifla.org/III/IFLA3Pillars-f.htm&quot;&gt;trois piliers&lt;/a&gt; :&lt;/p&gt;
&lt;ol&gt;
&lt;li&gt;Le pilier des &lt;strong&gt;Membres&lt;/strong&gt; reposant sur les services offerts,
les congrès proposés y compris dans des zones peu accessibles (cette année le
congrès de l’IFLA aura lieu en Afrique, à &lt;a href=&quot;http://www.cfifla.asso.fr/conferences/durban/indexdurban.htm&quot;&gt;Durban&lt;/a&gt;, afin
de permettre aux collègues africains qui ont plus de difficultés pour se
déplacer de pouvoir participer). Pour information, le congrès annuel 2006
s’était tenu à &lt;a href=&quot;http://www.cfifla.asso.fr/conferences/seoul/indexseoul.htm&quot;&gt;Séoul, en Corée du
Sud&lt;/a&gt;, et en 2008 se tiendra à &lt;a href=&quot;http://www.cfifla.asso.fr/conferences/quebec/quebec.htm&quot;&gt;Québec, au
Canada&lt;/a&gt;. Ce pilier repose enfin également sur les publications de
l’association.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Le pilier &lt;strong&gt;Profession&lt;/strong&gt; désigne le fonctionnement très
hiérarchique de la fédération découpée en 48 &lt;a href=&quot;http://www.ifla.org/act-serv.htm#Sections&quot;&gt;sections&lt;/a&gt; réunies en 8 &lt;a href=&quot;http://www.ifla.org/act-serv.htm#Divisions&quot;&gt;divisions&lt;/a&gt;. Il coordonne des
programmes fondamentaux spécifiques autour du &lt;a href=&quot;http://www.ifla.org/VI/1/alp.htm&quot;&gt;développement des bibliothèques dans le
Tiers-monde&lt;/a&gt; (ALP), des &lt;a href=&quot;http://www.ifla.org/VI/7/icabs.htm&quot;&gt;normes
bibliographiques&lt;/a&gt;, de la &lt;a href=&quot;http://www.ifla.org/VI/4/pac.htm&quot;&gt;préservation et de la conservation des
documents&lt;/a&gt; (PAC), de l’&lt;a href=&quot;http://www.ifla.org/VI/8/up.htm&quot;&gt;Unimarc&lt;/a&gt;.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Le pilier &lt;strong&gt;Société&lt;/strong&gt; souligne l’impact des bibliothèques et
des services d’information sur la société. Il travaille dans ce cadre sur deux
programmes fondamentaux, le premier autour du copyright (&lt;a href=&quot;http://www.ifla.org/III/clm/copyr.htm&quot;&gt;CLM&lt;/a&gt;) et le second sur le libre
accès à l’information et la liberté d’expression (&lt;a href=&quot;http://www.ifla.org/faife/index.htm&quot;&gt;FAIFE&lt;/a&gt;). Ils travaillent également
dans ce cadre avec d’autres partenaires tels que le &lt;a href=&quot;http://www.bouclier-bleu.fr/&quot;&gt;bouclier bleu&lt;/a&gt; [sur lequel je reviendrais],
l’&lt;a href=&quot;http://portal.unesco.org/fr/&quot;&gt;Unesco&lt;/a&gt;, l’association
internationale des éditeurs… et participent au sommet mondial sur la société de
l‘information dont &lt;a href=&quot;http://vagabondages.blogspot.com/2005/12/ma-vie-prive-sur-le-net-big-brother-et.html&quot;&gt;
j’avais parlé à l’époque&lt;/a&gt;.&lt;/li&gt;
&lt;/ol&gt;
&lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.ifla.org/images/wsis_logo.gif&quot; /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Au Sommet Mondial sur la Société de l’Information qui s’est tenu à Genève en
2003 puis à Tunis en 2005, l’IFLA a publié un &lt;a href=&quot;http://www.ifla.org/III/wsis/AlexandriaManifesto-fr.html&quot;&gt;manifeste
d’Alexandrie&lt;/a&gt; (parce qu’adopté à Alexandrie, Egypte, à la &lt;em&gt;Bibliotheca
Alexandrina&lt;/em&gt;, le 11 Novembre 2005 lors du pré-sommet de Tunis) revenant sur
le rôle des bibliothèques dans la société de l'information et insistant, à
l'endroit des gouvernements, sur l'importance et les enjeux d'une véritable
politique publique et une &lt;a href=&quot;http://www.ifla.org/III/wsis/BeaconInfSoc-fr.html&quot;&gt;proclamation d'Alexandrie
sur la maîtrise de l'information et l'apprentissage tout au long de la vie&lt;/a&gt;
qui rappelle entre autre que :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;La maîtrise de l'information est au coeur de la formation tout au long de la
vie. Elle permet aux gens, dans tous les chemins de la vie, de chercher,
d'évaluer, d'utiliser et de créer l'information pour des objectifs personnels,
sociaux, professionnels et éducationnels. C'est un droit humain de base dans un
monde numérique qui apporte l'intégration de tous les peuples.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;strong&gt;Les bibliothèques à l'heure de Google&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’accès à l’information est un droit. Il ne saurait être réservé à une partie
de la population et les bibliothèques voient là leur rôle se conforter et
devenir d’autant plus prégnant, en tant qu’espace neutre, sans parti pris
d’aucune sorte, d’accès à l’information et à une information pertinente, en
tant qu’espace, et en tant que lieu d’apprentissage, notamment de maîtrise
d’information. L’information est fondamentale pour le développement économique
et culturel. Contre Google, enfin, les bibliothèques peuvent se poser à
plusieurs niveaux :
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;fiabilité des sources&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;service d’information non commercial&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;conseils pour une information de qualité&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;découverte et usages d’information&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;apprentissage à la maîtrise de l’information&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;encouragement à la création de contenu par les usagers&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;préservation de l’information et du savoir pour le futur&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Lutter contre Google, c’est donc avant tout aider les gens à maîtriser
l’information, identifier la provenance et la validité des informations que le
moteur leur présente.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les questions ensuite portèrent sur les résultats du Sommet de Tunis, ce qui
fut l’occasion d’évoquer les enjeux de la gouvernance de l’internet. Une
seconde aborda le libre-accès et là Mr Byrne a souligné que les bibliothèques
avaient un rôle à jouer en rendant accessibles les périodiques en accès-libre,
travaillant avec les facultés pour soutenir le mouvement voire le soutenir de
façon active en proposant elles-mêmes la publication de périodiques en accès
libre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une troisième enfin s’interrogeait sur la pérennité à terme des
bibliothèques dans un monde où l’information devenait de plus en plus
numérique. A cela Mr Byrne répondit qu’il était vrai que les supports de
l’information changeaient : les annuaires par exemple semblaient avoir
complètement disparus sous forme papier au profit du numérique et certaines
disciplines scientifiques comme la médecine avaient besoin d’une information
sans cesse à jour pour continuer leurs recherches mais en ce qui concernait la
littérature, il allait être difficile de dépasser la forme du codex. Dans les
années ’50-’60, les gens pensaient que les microformes étaient les formats
ultimes de préservation et de diffusion des documents. Aujourd’hui, ils sont
clairement dépassés mêmes s’ils sont encore parfois utilisés. Les supports
varient, mais ils ne s’opposent pas. Ils se placent en compléments les uns des
autres, en complément du livre. Enfin, même sans livres, les bibliothèques
existeraient toujours que ce soit en tant qu’espace physique pour les usagers
ou que ce soit en tant que lieu virtuel, de bibliothèque numérique riche de
services à proposer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En soi, la conférence était intéressante même si Mr Byrne n’a rien dit de
vraiment révolutionnaire et puis, honnêtement, je m’attendais à autre chose
sans vraiment savoir quoi. Il est amusant également de remarquer cette mode
toute américaine, disons anglo-saxonne, de proposer des diapos emplies de
seules photos, car Mr Byrne en a largement profité pour nous montrer, outre les
environs de Sydney, des photographies de bibliothèques issues des quatre coins
du monde : Chili, Suède, Chine, Egypte…&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour conclure, si cela vous intéresse, le diaporama de l’intervention
devrait être rapidement disponible sur le site internet de l’enssib, ainsi que
l’ensemble de la conférence : cette dernière à cet effet était filmée et je
pense qu'elle devrait être également mise en ligne.&lt;/p&gt;
Mise à jour du lien La &lt;a hreflang=&quot;fr&quot; href=&quot;http://www.enssib.fr/bibliotheque-numerique/notice-1231&quot;&gt;vidéo de
l'intervention&lt;/a&gt; est disponible sur le site de l'enssib.&lt;br /&gt;</description>
    
    
    
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