Vagabondages

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jeudi 15 avril 2010

Usages des QR codes en bibliothèques

Les collègues de l'e-music box, à Limoges, nous proposent cette petite vidéo de présentation des codes barres 2D ou QR codes et de leurs usages en bibliothèques.

Ils listent les usages suivants :

  • Relier les documents aux avis d'autres lecteurs (vers Babelio par exemple) ;
  • Relier les documents vers des extraits musicaux, des bandes annonces, des discographies / filmographies ;
  • Relier un essai vers une présentation en ligne par l'auteur, vers une conférence
  • Renvoi vers la biographie d'un auteur, sa bibliographie
  • Proposer des recommandations de lectures
  • Renvoi aux coups de cœur d'une thématique via un QR code collé sur le rayonnage
  • Aide à la localisation d'ouvrages
  • Promotions d'événements
  • Complément d'informations sur les œuvres dans le cadre d'une exposition
D'autres idées ?

mardi 6 avril 2010

WebGL met de la 3D dans ton navigateur

Je voudrais vous parler aujourd'hui du WebGL, un langage sorti l'été dernier permettant d'intégrer de manière native de la 3D dans le navigateur des usagers. Le tout sans rien installer, ni plug-in, ni application. On retrouve là le fameux Graal tant espéré de Linden Labs, ce qu'annonce le Metaverse Roadmap.

Cette fois, l'affaire est sérieuse : on retrouve derrière ce nouveau standard WebGL des fabricants de puces (Nvidia, Intel, ARM, AMD) mais également de navigateurs comme Mozilla, Opera et Google. Les acteurs du marchés sont ainsi d'autant plus en attente que c'est eux qui promeuvent le langage. Fred Cavazza explique :

Pour rentrer un peu plus dans les détails, WebGL propose donc au sein d’une page web de lier du contenu à votre carte graphique à l’aide de javascript et d’OpenGL ES. “ES” ? Oui, OpenGL “ES”. Pour faire simple il s’agit de la déclinaison multi-plateforme d’OpenGL. En d’autres termes, ils poussent un standard qui fonctionnera à la fois sur un ordinateur mais également sur des terminaux mobiles / alternatifs.

Un web 3D ? Fred Cavazza ajoute : bien évidement il ne sera pas question d’abandonner les pages web au profit d’environnements 3D immersifs, mais plutôt de pouvoir encapsuler à loisir des contenus 3D dans vos pages web.  Vous imaginez vos pages web où se mêleraient contenus textuels, sonores, vidéos et 3D ? Ange Zenatti précise que seul le navigateur Chrome, actuellement, est capable réinterpréter et donc d’afficher du WebGL, mais FireFox 3.7 en sera lui aussi et probablement Safari & Internet Explorer aux alentours de 2011.

Spécialiste des mondes virtuels, Ange Zenatti parle dans son billet d'une société du nom de Katalabs qui propose une démo de manipulation et import de contenu dans ce type environnement :

Et vous le web 3D, vous y croyez ?

Voir aussi : Le point sur la 3D dans votre navigateur

samedi 3 avril 2010

Un livre en 3D

C'est en Corée que cela se passe et je pique l'info au site Actualitté sur lequel vous trouvez une version longue de la vidéo ci-dessous. Le site nous explique ainsi que l'institut de sciences et de technologie Gwangiu a tenté d'animer des contes folkloriques locaux en utilisant un logiciel accessible sur tout type de livre et prochainement, pourquoi pas, sur des téléphones portables ou dans des musées pour enrichir plus encore l'expérience. L'animation mettant en scène dragons et personnages nécessite des lunettes 3D spécifiques. Elle se déplace en suivant les mouvements que l'on donne au livre.

vendredi 2 avril 2010

Les bibliothèques américaines sont moroses

Faire de la veille sur les établissements américains peut être déprimant : chaque jour on découvre de nouvelles fermetures de bibliothèques ou d’annexes.

Quatre ans seulement après avoir reçu un prix pour son architecture, la prestigieuse bibliothèque publique de Seattle annonçait ainsi des fermetures en août dernier pour cause de restrictions budgétaires. Pour ne prendre que quelques exemples, en février, Boston projetait de fermer 8 de ses 10 bibliothèques de quartier et c’est toute une histoire (premiers résultats). Si j’effectue une recherche au grand hasard aujourd’hui même je trouve cette information à propos des bibliothèques publiques de Los Angeles :

At yesterday's City Council meeting, City Librarian Martin Gomez said that although the library is seeing an increase in visitors--17 million people last year--and circulation--18 million items--that the budget could no longer sustain the department's system of 74 libraries and 1132 positions. The library's budget, which is based on a percentage of the city's total budget, is currently $75 million, but it needs $134 million with current expenses.

Et je ne parle même pas des professeurs documentalistes ! Vous me direz, même ainsi ces bibliothèques ouvrent plus que les nôtres, la grande menace à L.A. étant que les établissements n’ouvrent plus que cinq jours par semaine au lieu des sept –et désormais six- actuellement.

Et cela continue : la célèbre bibliothèque de Charlotte Mecklenburg se voyait menacée de fermeture, laissant près de 150 personnes au chômage, les bibliothèques restent finalement ouvertes mais non indemnes :

a 5-20 percent reduction in staff salaries, more than 80 employees will no longer have jobs, library branches will only be open five days per week and only for eight hours per day. In addition, storytimes, classes for job seekers, computer classes, book clubs, teen classes and “other” services will be reduced or cut completely.

Dernier exemple, le très célèbre Alliance Library System dont je n'arrête de vous rabattre les oreilles, vous savez, l’organisation derrière la présence des bibliothèques sur Second Life par exemple et nombre de projets innovants a frôlé la catastrophe. A dire vrai, cela concerne l'ensemble des bibliothèques de l'Illinois menacées d'une sévère coupure de budget (plus de 50%) pour 2010 ! Les professionnels ont alors fait jouer leurs réseaux et un site a vite émergé pour appeler au soutien des bibliothèques par les usagers avec une présence numérique sur Facebook et sur Tweeter, une foire aux question pour informer les usagers, un web-badge de soutien à afficher sur son propre site et surtout un appel de mailing pour faire pression sur le gouverneur. Lancé en août 2009, le site pouvait se targuer début janvier de plus de 22.000 messages de soutiens.



Comme quoi, le réseau est efficace parfois.

samedi 27 mars 2010

Visiter Second Life

Allez, pas de dedign aujourd'hui mais une petite vidéo de présentation de Second Life, que France3D présente comme une plateforme multimédia 3D qui regroupe tous les médias numériques connus. J'aime bien cette définition qui a le mérite de recentrer l'univers virtuel sur l'aspect outils.

jeudi 25 mars 2010

Enseignement supérieur français dans Second Life

Second Life est un univers virtuel. On en a beaucoup parlé il y a quelques années, plutôt autour de 2006 à dire vrai avant les autres vagues de buzz autour de Facebook et de Twitter par exemple mais plus guère ces derniers temps. N'allez pas croire pour autant que ce monde est mort ou devenu has been. Certes, le taux de fréquentation a baissé, les grandes marques qui avaient ouvert des boutiques en ligne (on se souvient de Nike présentant ces dernières collections en avant première sur SL) ont fini le plus souvent par les fermer et l'ouverture d'autres mondes open sources pour certains qui plus est, lui ont fait du mal mais est-ce vraiment le cas ? A bien y réfléchir, ne sont restés que les passionnés et quelques professionnels.

Second Life ne dort pas et nous voyons surgir de temps à autres des petites nouveautés améliorant l'interface elle-même (le viewer 2 beta est sorti en février dernier), on a vu également apparaître au fil du temps l'utilisation de la voix ou la simulation du mouvement pour les personnes handicapées... Afin de se développer, Second Life a fait un effort également en direction du monde éducatif, mettant un espace complet à disposition des personnes intéressées, Second Life/Education. Si cela vous intéresse, vous pouvez lire ce que propose le New Media Consortium(pdf) en matière de recherche, formation et expression artisitique

La France peu à peu se penche aussi sur ces sujets et quelques établissements d'enseignements supérieur et de recherche ont créé des antennes virtuelles. C'est le cas des Universités de Lille 1, Nancy 2, Toulon, l'université de Lyon 3, l'école INSEAD ("qui a des campus en France, à Singapour et sur Second LIfe") ou encore du CNRS.On m'a parlé également de Toulouse et d'Angoulême mais je n'ai pas retrouvé ces sites.

1. Universités

Lille1 propose un campus virtuel sur Second Life, ou plus précisément le Master Global E-Business (GEB) de la faculté des Sciences économiques et sociales de l'université. On y trouve un amphi permettant l'organisation de cours, des projections de diaporamas, des liens vers le site internet de la fac, de l'université ou vers la plateforme Moodle. Au sol, une carte situe l'université et sur des panneaux on peut voir les visages de la promotion 2010 du Master.



Amphithéâtre Lille1 sur Second Life

Le service NUTICE de l'Université Nancy 2 annonçait également en mars 2009 l'ouverture d'un espace sur Second Life. En mars 2009 ce service souhaitait engager une étude technique et pédagogique de Second Life, pris comme laboratoire d’essai, en vue d’évaluer la pertinence de ses usages pédagogiques possibles.

L'université du Sud à Toulon également s'est intéressée au monde virtuel, et plus précisément le laboratoire I3M, qui fait de la recherche en sciences de l'information et de la communication. On y trouve un bâtiment avec des salle de classe, des cours pour s'entrainer, une étude sur SLoodle (ce masu-up entre Second Life et la plateforme Moodle)...

Enfin, le 30 octobre dernier, le Centre droit et nouvelles technologies de la faculté de Droit virtuelle de Lyon ouvrait à son tour un espace sur Seconde Life. Le projet, co-financé par l’Université Lyon 3 et le Conseil Général du Rhône pour un total de 3000 euros, offrira à terme huit cents documents couvrant les quatre premières années de droit, des exercices en ligne et de l’actualité juridique. Pour l'instant, le campus virtuel est composé d'une plate-forme d'accueil, d'un bâtiment pédagogique, d'une salle de travaux dirigés et d'un amphithéâtre doté de bornes où l'on peut télécharger les supports de cours laissés par les professeurs. Voir aussi la vidéo de présentation.

Faculté de Droit Virtuelle.

A noter que le CATI, rattaché à l'Université de Paris IV La Sorbonne a créé le Virtual Montmartre, une parcelle reproduisant le fameux Monmartre au début du XXe.



2. Écoles et instituts de recherches

En outre, le blog "Parcours" sur NordBlog évoque, en décembre 2009, la présence de HEI (Hautes Etudes d'Ingénieur), une école d'ingénieurs de Lille 1 toujours, dans le monde virtuel (mais je n'ai pas trouvé la localisation de ce campus). On y retrouve les locaux de l'école, mais aussi des salles de cours, de réunion... On peut y retrouver et consulter des documents pédagogiques, mais aussi discuter avec d'autres étudiants ou profs.

Comme école, difficile de passer à côté de l'École de télécommunication de Bretagne qui possède, in world, sa propre île.  En fait, cette île accueille un grand nombre d'écoles puisque en 2009 le groupe Institut Telecom et le réseau des écoles des Mines ont fusionné. On y trouve un bâtiment pour la recherche mettant en avant les chercheurs du réseau, un bâtiment pour les formation avec un amphi, un gymnase, des résidences étudiantes voire un espace pour le "foyer" et le réseau des élèves.

Île École des télécommunications

L'INSEAD également a une implantation ferme dans Second Life. Elle possède une île entière à son nom où sont menées des enquêtes et des études. Our studies are carried out by INSEAD professors, PhD students, and research associates, and are purely for academic purposes. The results are available to the public in research journals such as the Journal of Consumer Research and the Journal of Marketing Research, among others. We do not do studies directly for companies. Précisent-ils.

Enfin, pour finir cette énumération, le CNRS a ouvert en mai 2009 sur une île appelée EuroCampus, une "Maison de l'Astroparticule". Selon le communiqué du CNRS, EuroCampus a pour objectif de créer dans Second Life un continent français et européen des sciences, de la culture et de l'éducation comme un archipel d'îles indépendantes et néanmoins connectées les unes aux autres.  Ceci dit, je ne retrouve pas non plus le lieu in world. Voilà ce que c'est que de relayer les info un an après ^^.

Vous connaissez d'autres projets ?

mercredi 24 mars 2010

Chatroulette : "show me your books"

Ce qui est bien avec ce genre de métier, c'est qu'il nous donne toujours une excuse pour essayer de nouveaux outils et de nouveaux sites. 

La toujours très efficace Marlène nous a ainsi signalé ce billet du blog Crooked Timber dans lequel Kieran Healy s'est penché sur le fameux Chatroulette. Vous savez, ce site à la mode où l'on vous propose de vous connecter à une webcam de manière aléatoire dans le monde. Pour les personnes qui ne connaîtraient pas encore, vous pouvez regarder ce petit film d'expérimentations proposé par Casey Neistat.

J'avoue ainsi avoir moi-même essayé ce week-end et pendant la demi-heure de conversation je suis tombé sur trois groupes de jeunes faisant des doigts, un homme se masturbant, deux femmes qui m'ont zappé et j'ai pu discuter avec un philippin, un coréen et l'ours de blanc de Coca Cola. Tout un poème. 

Kieran Healy donc a essayé de faire parler les gens sur leurs lectures : As a trained observer of human behavior I was professionally obliged to investigate. Bearing in mind the second sort of modal user, I used the following image:

Bon, forcément les résultats sont... comment dire... plutôt inégaux. D'autres captures d'écran sur le billet d'origine...



lundi 22 mars 2010

Quelles questions pour un service de référence sur mobile ?

C'est le titre d'un preprint, sur EduCause, et intitulé Mobile reference : What are the questions ? Le titre est subtil et légèrement trompeur : cet article aborde en effet non pas tant les questions posées à des services de références sur mobile comme My Info Quest ou Text-a-Librarian, mais bien les question à se poser avant de monter un service de référence en ligne.

Pourquoi un service de référence sur mobile ?

L'auteure,, Joan K. Linpicott, part en effet du constat que la littérature évoquant l'émergence de ces nouveaux services de références aborde tout de suite les questions d'échanges, les questions elles-mêmes et pas suffisamment des aspects plus larges sur le type de service à monter. Elle cherche ainsi à développer plus particulièrement trois aspects qui selon elle demeurent important, à raison, lorsqu'on monte ce genre de projet :

  • quels sont les objectifs globaux du programme ?
  • à quel public s'adresse-t-on ?
  • comment intégrer ce service dans l'environnement institutionnel ?


Source : Flickr

Quels usages ?

L'auteure propose de se demander dans un premier l'usage qu'il est fait des appareils mobiles dans son institution. Les usagers les utilisent-ils beaucoup ? Il convient là de regarder si on a plus particulièrement des usagers de médecine ou scientifiques, s'ils ont entre 18 et 22 ans ou sont plus âgés... De même, l'insitution elle-même propose-t-elle des services par et pour téléphone (cours, alertes, sites, informations...). 

Peu d'institution s'intéressent encore à ce mode de communication, tout en reconnaissant la place majeure que prennent et vont prendre les terminaux mobiles dans l'avenir.Les universités peuvent proposer un large spectre de services depuis l'enregistrement en ligne au conseil ou orientation et les bibliothécaires doivent se tenir en alerte et participer aux éventuels groupes de travail. Cela signifie travailler avec les instances politiques et décisionnelles, cela signifie aussi travailer avec les collègues des départements informatiques, cela signifie enfin travailler avec les équipes pédagogiques qui peuvent être amenées à proposer des ressources, des conseils, un soutien par le mobile à l'étudiant. Imaginez qu'un enseignant demande à un étudiant d'acheter un terminal mobile, ce serait dommage si à partir de son matériel il ne puisse accéder aux ressources numériques de la bibliothèque.

Quelles stratégies adopter ?

Quelles stratégies adopter, quels objectifs pour ouvrir ce genre de service ? Le fait-on parce que nos usagers utilisent déjà des services en ligne ? Le fait-on pour rester à la pointe des nouvelles technologies, le fait-on parce que d'autres bibliothèques le font déjà et qu'on ne veut pas rester derrière ? Rassurez-vous, toutes ces raisons ne sont pas pertinentes. Ces services, comme toute nouvelle offre doit rentrer dans une stratégie globale adaptée à nos publics (quels outils, quels usages, quels comportements). Elle propose alors les objectifs, comme raison potentielles :

Some possible goals for providing services suited for mobile devices include:
• Enhancing the convenience of access to reference services
• Enhancing the convenience of access to basic library and patron information
• Encouraging individuals who generally don’t use the library’s services to access the library
• Supporting a campus-wide or departmental initiative employing mobile devices
• Enhancing the library’s instruction program, both in the classroom and beyond
• Providing e-books and readers to users as an alternative to some print publications
• Delivering easy-to-access key information resources to users in the field
• Providing campus-related, geographically linked content to enrich the campus experience of users
• Becoming a campus resource for educating users about the features and operation of mobile devices
• Raising the profile of the library, its staff, and its services

Si on se place dans une perspective plus large, le service de référence sur mobile va alors venir compléter une offre plus large de façon à s'adapter au mieux aux besoins des usagers et toucher éventuellement des utilisateurs qui ne viendraient pas utiliser les services existants. Mais cela signifie également que les bibliothécaires doivent réfléchir à la disponibilité du service (quels jours, quels horaires ?). Par exemple, dans un contexte universitaire, si les étudiants ont besoin de ce service tard le soir, peut-être serait-il intéressant de former des collègues ou des moniteurs à répondre à ces heures-ci.

Répondre à des questions de références via un téléphone peut pousser aussi les professionnels à se renseigner sur les bases de données, les catalogues accessibles depuis un téléphones pour renseigner au mieux les usagers. Je ne reviendrais pas sur les ressources accessibles par ce biais que l'article détaille, je les évoquais récemment dans le prezi.

Quelle évaluation ?

Proposer de nouveaux services prend du temps et de l'argent. Déterminer si l'investissement en vaut la peine est primordial pour l'établissement. Les technologies changent rapidement. Ne perd-on pas son temps ? Oui et non. La bibliothèque doit savoir proposer une stratégie souple basée sur les besoins réels de ses usagers. L'évaluation de ces derniers est primordiale. Et bien sûr, les services doivent être évalués en fonction des objectifs définis plus haut. Voulait-on toucher des usagers qui n'utilisent pas les services traditionnels ? Il faut trouver l'indicateur qui permettra de mesurer cette donnée.

A l'université de New York, les bibliothécaires ont ainsi menés une analyse sur un an de leur service de référence sur mobile, portant sur 583 transactions et les comparant avec le service traditionnel en présentiel. Ils se sont alors rendu compte que même via des SMS, les usagers voulaient plus qu'une simple réponse factuelle. S'engageait souvent un échange avec le bibliothécaire, un mini dialogue. Ils ont aussi découvert que les usagers se trouvaient parfois à l'intérieur même de la bibliothèque. Certains usagers peuvent se montrer réticent à aller vers un bibliothécaire ou simplement laisser leurs affaires sans surveillance sur place.

Mais il faut noter qu'il est difficile d'évaluer un panel estudiantin, ce dernier changeant complétement et fréquemment. Leur intérêt peut ainsi changer du tout au tout en fonction d'un nouveau service, un nouveau mobile plus puissant et moins cher, une nouvelle mode. Cela signifie qu'il faut essayer, agir, innover. Il faut accepter le risque de se tromper ou de devoir changer d'orientations au bout de deux ans. 

Évaluer les besoins, réfléchir à une politique de service globale, au sein de la bibliothèque et de la tutelle, évaluer l'usage. Rien de fondamentalement neuf pour ce projet si l'objet paraît innovant.

dimanche 21 mars 2010

Yummy QR Code Cupcakes

Qu'ils sont mignons... (merci Marlène)

source : The Proverbial Lone Wolf Librarian's Weblog

samedi 20 mars 2010

Design Ibride


Je n'ai pas fait de faute d'orthographe au titre. Le terme Ibride est ici un nom propre. Il désigne de "atelier de création" d'une équipe de designers française aux idées aussi amusantes qu'originales. Elle s'essaie à ce qu'elle appelle du "design d'auteur" et leur profession de foi me semble irrésistible (voir la page "concept" du site).

Dans l'étrange territoire de distinction que s'est défini Ibride, les objets entrent en connivence, chuchotent leur présence et partagent avec nous des envies d'exception [...] Ibride façonne des objets pluriels, des objets cocasses et puissants, des objets à s'approprier. Ensuite nous est confié le soin de les apprivoiser.

Ibride nous propose ainsi des étagères qui se fondent dans le décor. Elles sont plus que de simples étagères chargées d'accueillir bibelots et livres. Elles dénotent d'autres choses par les formes adoptées. Ici vous aurez un nuage flottant au milieu de votre mur, là un ours blanc échappé de sa banquise ou un âne portant humblement sa charge. Dans l'imaginaire hybride proposé, le décor envahit l'espace et s'impose en trois dimension apportant une touche de poésie et de magie dans votre intérieur.

Allez, un nimbus dans l'espace jeunesse, ça le fait non ?

Nimbus - étagère blanche stratifiée massif
H 64 x L 108 x P 22 cm
281 €



Junior - étagères blanches stratifiées massif
H 95 cm x L 180 cm x l 60 cm
1 100 €

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