Vu chez Média & Tech, le blog de Didier Durand sur l'évolution des média, des technologies et de l'Internet.

Trouvée dans la récente présentation (pdf ici) de F. Wilson, auteur du blog "A VC", à la conférence "SIAA Information Industry Summit":

une citation de Stewart Brand, fondateur du magazine Whole Earth: "d'un côté, l'information veut (doit) être coûteuse car elle a une telle valeur. De l'autre, elle veut être gratuite, car le coût de sa production / distribution se réduit de jour en jour. Ces 2 extrêmes s'affrontent en permanence"

Nous croyons tous actuellement que c'est un problème qui vient de l'Internet voire du Web 2.0: cette citation date de 1985. Le problème date donc de la préhistoire du monde (virtuel !).

PS: un peu plus loin dans le pdf, une autre citation à méditer de Herbert Simon, pionnier de l'intelligence artificielle, "Que produit une abondance d'information? Une rareté de l'attention..."

Source: blog Media & Tech (par Didier Durand)



Cette dernière citation me fait rebondir sur le dernier billet en date de Didier Durand justement dans lequel il reprend les propos de Tim O'Reilly soutenant que, comme le média définit le contenu, l'internet et le web 2.0 ont favorisé le contenu court. Pour preuve, l'explosion de la blogosphère et de manière plus générale la diffusion massive des contenus générés par les utilisateurs (audios, vidéos, photos...).

Sa théorie est que cette forme de contenu favorise:

  • la consommation (lecture, visualisation) dans notre monde de "l'interruption permanente" où l'attention soutenue longue est devenue impossible
  • la création collaborative est plus facile: les contributeurs s'implique entrent plus facilement sur une "petite pièce" pour y apporter leur pierre plutôt que sur une "cathédrale". Il fait d'ailleurs sur ce point avec les projets Open Source où un système complexe et sophistiqué est bâti par composition de petites briques logicielles très modulaires: les distributions Linux en sont la meilleure illustration par les milliers de sous-projets qui les composent.

(...)
Pour T. O'Reilly, ce succès de l'UGC ("User Generated Content") prouve la valeur du lien entre concision, modularité et ouverture.