La bibliothécaire universitaire de l'Etat du nouveau Mexique a mis en place en octobre 2003 un concours de haïku. Il s'agissait pour les participants de proposer jusqu'à trois haïku évoquant bibliothèques et bibliothécaires. Les deux premiers prix recevaient un dîner pour deux personnes dans des restaurants plus ou moins chic selon le prix.

Pour rappel, un haïku est une forme de poème japonais. Il consiste en l'écriture de trois vers respectivement de 5, 7 puis de nouveau 5 pieds, formant un total de 17 syllabes. Le haïku consiste ainsi en la description simple et directe d'une situation, mais à la portée symbolique large sur le monde et visant à signifier l'évanescence des choses. Un haïku est souvent divisé en deux parties par une ponctuation située après le premier ou le second vers. Enfin, traditionnellement, les haïku évoquent d'un mot la saison dans laquelle l'action se déroule, mais les versions modernes et non-japonaises omettent souvent ce détail.

Voici quelques exemples des haïkus proposés...

Version pratique :
Searching for Answers
Pages turn, Questions are asked
Do, not Overdue
Linda Skuta
Version poétique :
dust motes dance in spring
air as book flutters open -
librarian smiles

surviving summer
in a brimming library -
a sanctuary

autumn sun reveals
gateway to dreams and knowledge -
library doorway
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David Lee Summers
Version pédagogique :
Freed from paper nest
ideas fly to find a mate
within fertile minds
Anne Keatts
Version onirique :
Outside, stark and bare.
Inside, adventures and truth,
shelves bursting with life.
Kimberly Miller
Le dernier me fait penser au film PageMaster —