Dans un article paru dans le Chronicle of Higher Education, Todd Gilmann, Bibliothécaire responsable des fonds de littérature anglaise à l'Université de Yale, propose un article intitulé : "The Four Habits of Highly Effective Librarians". Après un rappel à un article précédent dans lequel il évoquait les mauvaises relations qu'entretenaient universitaires et biblitohécaires ("Many academic librarians feel unloved and underappreciated on their campuses, and the main reason is that they sense they are viewed as second-class citizens by members of the teaching faculty"), Gilmann explique qu'un autre grand ennemi du bibliothécaire est... son collègue bibliothécaire :

many of us librarians are our own (or one another's) worst enemies and that if we were more adept at working together, we could improve our lives and those of our colleagues.

Pour être plus efficace, poursuit-il, il faut savoir jouer et dépasser ces jeux de dépendance à l'égard des universitaires et d'interdépendance à l'égard de ses collègues et, afin de nous y aider, il développe quatre traits selon lui essentiels :
  • L'ouverture

All too often, librarians -- like all human beings -- do not listen to one another. In a well-meaning attempt to be proactive we may dutifully invite co-workers or subordinates to weigh in on how we might improve some aspect of our services. If they say things we have already thought of, or agree with (or both), all is well.

But if their responses are not what we expect (read: want) to hear, rather than question our assumptions, we become defensive. We may nod sympathetically while telling ourselves that nothing needs to change. If the responses seem too challenging, we may even angrily defend the status quo.

Let's face it: It's hard to take criticism, even if it's constructive. It's even harder to act on it and try to change our behavior, policies, or procedures.

Voilà qui donne le ton. L'auteur prend exemple sur la baisse de fréquentation des services de références dans les bibliothèques américaines (c'est malin, au moment où nous ouvrons nos services...) et du débat qui s'est ouvert sur l'avenir de ce genre de services, les uns arguant qu'il n'existera plus comme tel en 2012, les autres espérant bien que le bureau de renseignement sera toujours présent. Et l'auteur de préciser que l'ouverture consiste également à écouter ce que nous disent les chiffres.

  • Réactivité

It is what happens once openness has succeeded. Responsiveness means taking appropriate action based on careful listening. Considering alternative models for delivering reference service would be an appropriate response to questions about the long-term viability of the traditional reference desk.


Ce qui arrive quand on est resté ouvert à l'environnement. Il s'agit alors d'être réactif et de répondre efficacement aux évolutions dans les usages. Todd Gilmann propose alors de suivre la tendance qui met en avant les outils en ligne tels que messagerie instantanée, Yahoo!Answers, Google Talk...
 L'important est d'accompagner l'usager, d'être avec lui, où il est, quitte à ce que cet accompagnement soit virtuel. Une autre réponse serait de rejoindre les usagers, et notamment les étudiants, dans les salles d'informatique plutôt que de s'accrocher aux collections papiers largement sous-utilisées.La volonté d'expérimenter de tels modèles n'est qu'un exemple de l'énorme potentiel de réactivité dont nous devons faire preuve.

  • Collaboration

By that, I refer to the desirability of working -- not in isolation, as so many of us do -- but with one's fellow librarians to get a job done.

Quelque soit l'activité que nous pouvons adopter dans l'exercice de nos fonction, il nous faut faire preuve de plus de collaboration entre nous. Et l'un des moyens pour ce faire est l'utilisation de wikis : With wikis, librarians from all over the campus can collaborate virtually to establish best practices, solve common problems, and generally feel more connected with their peers. Mais il évoque également d'autres outils tels que les réseaux sociaux comme Facebooks, les outils de partage par des tags, qui permettent aux collègues de s'échanger des ressources et de partager leurs travaux, ou l'organisation comme à Yale de symposia sur des pratiques communes (à Yale, sur l'amélioration de l'accès aux ressources primaires pour les chercheurs et les enseignants).

  • Communication
Dernier point :

No librarian enjoys learning from a campuswide e-mail discussion list that a decision that will dramatically affect his or her whole department was made unilaterally by another department, campus library, or administrator. Ideally, all stakeholders should be consulted before a decision is made -- and their feedback should not only be taken seriously but be seen to be taken seriously.

Il est important de communiquer sur les décisions prises, l'avancée des projets, d'impliquer l'ensemble des collègues. Sans cela, le projet risque de ne pas fonctionner. Rien de bien neuf, mais il est important parfois de rappeler certaines évidences.