Vous le savez peut-être, ou pas, mais la conférence annuelle de la Fédération internationale des institutions et associations de bibliothécaires (IFLA) se tiendra cette année du 19 au 23 août à Durban, en Afrique du Sud, et aura pour thématique principale : "Libraries for the future: Progress, Development and Partnerships" soit : "Bibliothèques du futur, progrès, développement et partenariats".

Les bibliothèques et le secteur de l'information doivent s'assurer que ses services correspondent aux besoins réels de ses clients.

Nous servons plusieurs mondes : éducation (enseignement et apprentissage : primaire, secondaire et tertiaire), recherche ; entreprises et intelligence économique ; formation des adultes et loisirs ; enfants ; distraction ; créativité ; développement politique ; etc.

Quel service peut apporter le secteur des bibliothèques et de l'information à ces différents mondes ? Les services à ces différents mondes sont-ils étanches et isolés les uns des autres ou doivent-ils se fertiliser les uns les autres ? Quelle relation doit-il y avoir entre ces différents mondes ? Quel rôle directeur et créatif peut jouer l'IFLA dans la communauté mondiale et quel impact peut avoir le secteur des bibliothèques et de l'information ?

Explorer les progrès et les nouveaux modèles de développement des bibliothèques dans les pays en développement. Former et construire des partenariats pour aider au développement ; accroître le niveau de la profession ; obtenir des financements ; entre nous et les utilisateurs.

Vous pourrez trouver le programme de ce 73e congrès en ligne. Certaines des interventions ou plutôt les textes des interventions sont d'ailleurs déjà en ligne, sous forme d'articles (ex : le service de livraison électronique sécurisé à l'INIST [pdf]).

L'idée de situer cette conférence en Afrique du Sud n'est pas anodine. En premier lieu, l'IFLA essaie de proposer des lieux différents et dans toutes les régions du globe. L'année dernière, la conférence se situait à Séoul, en Corée, et l'an prochain le congrès annuel se tiendra à Québec, au Canada. Le choix de l'Afrique est censé montrer symboliquement que les collègues et les problématiques de ce continent ne sont pas oubliés même si -assez paradoxalement, en en discutant avec des collègues, il semble qu'il devrait y avoir peu de collègues africains cette année, l'Afrique du sud étant un pays où la vie est relativement chère.

Pour préparer ce congrès annuel, un pré-congrès est organisé quelques jours plus tôt, du 14 au 16 août 2007 à Dakar, au Sénégal. Cette pré-conférence a pour thème : "Le management des technologies et des systèmes automatisés de bibliothèques dans les pays e voie de développement : logiciels libres vs options commerciales". Il est coordoné par Réjean Savard de l'Université de Montréal au Québec.

Le programme de cette avant-première est également d'ores et déjà disponible en ligne [pdf] et devrait proposer un tour d'horizon des logiciels libres, des études comparatives, des études de cas, un focus sur l'utilisation des nouvelles technologies pour le développement et notamment en Afrique.

Le thème de cette pré-conférence sera le management des technologies et des systèmes automatisés de bibliothèques dans le contexte des pays en développement, et à la lumière des développements récents concernant les logiciels libres et leurs applications, comme les nouveaux produits commerciaux. Les objectifs de la pré-conférence sont :

  • De réunir ensemble les praticiens, chercheurs, et enseignants en science de l’information tout comme les concepteurs et les fournisseurs de technologies, logiciels et autres produits qui peuvent être utiles aux bibliothèques et à leurs utilisateurs, afin d’échanger des informations et des idées;
  • De partager les expériences internationales touchant les différentes approches du management des technologies et des systèmes automatisés de gestion de bibliothèques dans le contexte des pays en développement;
  • De favoriser la mise en place de groupes d’étude sur ces questions parmi les professionnels de l’information africains des différentes communautés linguistiques;
  • D’explorer les possibilités pouvant être offertes par les programmes de base de l’IFLA pour aider les pays en développement à améliorer leur management des nouvelles technologies et des systèmes automatisés de gestion de bibliothèques.