Cela n'aura échappé à personne -je l'espère : le premier décembre est la journée mondiale de lutte contre le Sida. Rappelons, alors que les associations enregistrent une certaine relâche dans les pratiques de prévention que le virus continue à tuer plus de 5.700 personnes chaque jour et que plus de 6.800 nouvelles contaminations quotidiennes sont enregistrées, selon l'Onusida. "Arrêtez le Sida ! Tenons les promesses !" était le slogan cette année défini par le World AIDS Campaign.

A cette occasion, de nombreuses actions ont été menée dans le monde de la simple marche à des actions plus revendicatives. Cette année, par exemple, l'association Act Up-Paris s'est permise de recouvrir de protège-selles roses les récents Vélib’ de la capitale avec l’inscription et vous, vous faites quoi pour vous protéger ? L'objectif avoué était d'interpeller les Parisiennes et les Parisiens sur l’ampleur de l’épidémie de sida dans la capitale et leur distribuer gratuitement le seul moyen de s’en protéger : un préservatif.

Depuis 1997, l'Organisation Mondiale de la Santé propose une "bibliothèque VIH/Sida" : une collection d'ouvrages en français ou en anglais sur le VIH/SIDA, qui a été pré-classée et conditionnée dans une mallette en tôle rouge. Destinée aux établissements de santé des pays en voie de développement, il s'agit là de fournir une information sanitaire de base et actualisée sur le VIH/SIDA dans des secteurs éloignés où l'accès à l'informatique ou aux versions papier traditionnelles est limité. Il s'agit d'une version spécialisée des "bibliothèques bleues" (collection mise au point par la bibliothèque de l'Organisation Mondiale de la Santé pour être installée dans les centres de santé de district en Afrique afin de pallier le manque d'information médicale et sanitaire actualisée).

De fait, les bibliothèques essaient d'apporter leur aide à la lutte contre la pandémie en proposant de l'information évidemment sur la maladie, et en relayant celle disponible dans les collectivités, en permettant de se faire se rencontrer les spécialistes sur la question lors de tables rondes, ou proposant des sélections de ressources, des animations particulières à l'occasion de la journée mondiale, voire, apprend-on en commentaire d'un billet sur le blog "De tout sur rien" organiser des journées de sensibilisation aux IST pour le personnel. Une dernière initiative peut être de proposer en libre-accès du matériel de prévention, ce que proposait justement le taiseux bavard susmentionné et qui, apparemment, n'a pas reccueilli l'aval de chacun puisqu'il a dû faire un second billet sur le sujet. Déjà lorsque la question était posée il y a dix ans de cela, elle avait soulevé une certaine gène voire une certaine angoisse de la part des professionnels.

L'événement bien sûr s'est vu relayé sur Second Life et plus précisément sur HealthInfo Island qui proposait dès la matinée un atelier intitulé “Looking for Health : Finding Quality HIV/AIDS Information”, puis vers midi des interventions sur des groupes de soutien psychologique aux malades, sur des centres d'accueil, et plus largement sur la santé sexuelle dans Second Life ( l'île de santé sexuelle de l'University of Plymouth et la HealthCyberMap, un projet de cartographie de l'information médicale dans les mondes virtuels) . Enfin, tout au long de la journée,des expositions, des visites d'information étaient proposées sur le HIV, des podcasts étaient disponibles dans leur podcast globe, et une information était également dispensée dans la grille réservée aux adolescents.