Il est toujours agréable d'entendre ce genre de choses : le ministre de la culture égyptien a en effet affirmé récemment qu'il brûlerait lui-même les livres israëliens s'il en trouvait dans les bibliothèques d'Egypte.

Déjà, en soi, la remarque fait bondir quelque soit le contexte politique dans lequel elle s'insère, et d'autant plus venant d'un ministre de la culture, mais le problème ne s'arrête pas là : il s'avère en effet que Farouk Hosni, de son nom, est un candidat bien pour le secrétariat général de L’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO) ! Et là, ça fait vraiment bizarre de se dire qu'un tel censeur pourrait se retrouver à la tête de l'institution internationale. Sur leur site d'ailleurs on trouve :

L'objectif que s'est fixé l'Organisation est vaste et ambitieux : construire la paix dans l'esprit des hommes à travers l’éducation, la science, la culture et la communication.(...) La paix est une démarche volontaire qui repose sur le respect de la différence et le dialogue. L’UNESCO veut être l’artisan de ce dialogue et promeut la collaboration entre les peuples (...) Ce mandat est sa raison d’être et son travail quotidien.

Je crains que M.Hosni ne doive dès lors revoir sa copie.