L'autre soir, en rentrant du sport, je suis tombé sur "La carte au trésor", cette émission qui fait courir des candidats dans les régions de France sous prétexte de quelques sous. L'émission s'est modernisée : les indices apparaissaient sous forme d'une sorte d'idéogramme, de code barre carré que les candidats lisent à partir de leur téléphone.

Et voilà que je retrouve ce même symbole quelques jours plus tard, sur un site proposant de recenser sur une même page l'ensemble de vos activités sur le net. Et le site de proclamer :

ikodz répond à la problématique suivante : Comment faire connaître facilement votre vie internet aux autres personnes que vous croisez dans un lieu ?
ikodz recense l'ensemble de votre vie sur internet. Une unique page contenant vos liens vers votre facebook, vos produits en vente sur eBay, votre MySpace, votre yahoo Messenger...
Un code graphique international ainsi qu'un numéro unique vous sont communiqués à la création de votre compte.
A l'aide de leur téléphone portable, les personnes peuvent flasher le code graphique de votre tee-shirt ou de votre carte de visite et ainsi avoir accès à votre vie Internet.

Alors quid ? Il vous est proposé de recenser sur une même page l'ensemble de votre activité sur internet (exemple de Styven Charton): Réseaux sociaux, Sites de partage, messagerie instantanée, univers virtuels, publications, livecasts, micro-publications, sites de rencontre, travail, autres moyens de communication ( téléphone fixe, téléphone mobile, site Web, etc. ), autres sites, soit à peu près l'ensemble des médias sociaux recensés par Fred Cavazza dans son panorama. Ce à quoi vous ajoutez des informations sur vous-même (sexe, âge, situation matrimoniale... et le moyen de vous contacter.

En soi, le principe me laisse franchement dubitatif. Je suppose qu'il pourrait être intéressant pour des entrepreneurs qui ont une forte présence sur internet, donc dans un cadre particulier de promotion en ligne, mais un tel affichage de ses données personnelles n'est pas sans éveiller une certaine dose de méfiance naturelle. Vous me direz, d'une part, l'usager choisit lui-même de remplir les réseaux sociaux auquel il appartient, c'est donc une démarche volontaire, et d'autre part il existe d'autres moyens de découvrir ce genre d'information (Spokeo, Pipl, etc.).

Reprenons l'idée d'un usage raisonné du service : nous aurions donc une même page recensant le blog de la bibliothèque, les pages wiki sur lesquelles elle apparaît, ses comptes FlickR, YouTube, son compte Meebo de référence en ligne, ses espaces MySpace et Facebook, son compte Twitter, sa présence sur Second Life... Et le tout réunit derrière un petit sigle, un code barre tribal que l'on pourra apposer sur les cartes de visite, sur les t-shirts promotionnels offerts aux ados du club lecture, des casquettes, des sacoches... (ces impressions sont payantes apparemment).

Bon, ça reste à voir. Disons que pourrait le faire, mais il faudrait d'abord que les bibliothèques françaises aient une présence numérique plus prégnante déjà.