Rude fin d'année pour YouTube.

D'abord, la rutpure de son accord avec Warner Music devant l'impossibilité de trouver un compromis qui permettrait une juste rémunération, selon Warner, des artistes et autres bénéficiaires de droits voisins (dixit le Financial Times). Warner a donc demandé au site de partage, détenu par Google rappelons-le, de retirer l'ensemble des vidéos de ses artistes, mais également celles d'anonymes reprenant les chansons de ses artistes, affectant par là-même des millions de vidéos en ligne : la Major détient les droits sur des hits mondiaux depuis des morceaux de Madonna au célèbre "Happy Birthday to You", acheté 15 millions de dollars Warner Chappell en 1990 et qui n'entrera dans le domaine public qu'en 2030!

”We are working actively to find a resolution with YouTube that would enable the return of our artists’ content to the site,” a Warner spokesman said: “Until then, we simply cannot accept terms that fail to appropriately and fairly compensate recording artists, songwriters, labels and publishers for the value they provide.”

C'est ensuite au tour de l'INA de s'en prendre au géant : selon les Echos, Après avoir attaqué Youtube pour contrefaçon devant le tribunal de Créteil, l'Institut national de l'audiovisuel (INA), a en effet entamé une nouvelle procédure judiciaire à l'encontre du site de partage de vidéos de Google affirmant que plusieurs centaines d'images d'archives de la télévision française, dont elle détient les droits, se retrouveraient sur Youtube sans son consentement. Dans cette nouvelle procédure, l’INA met en cause la fiabilité de Vidéo ID, la technologie de reconnaissance des images propriété de Google, laquelle ne serait donc pas bien efficace pour filtrer les contenus sous droits.

Sur PCImpact, Marc Reese explique qu'il s'agit là d'une technique [de reconnaissance des images] bien maîtrisée par l’INA, elle-même à l'origine d'un système de reconnaissance appelé Signature. Il poursuit : De fait, si la justice met en cause la fiabilité de Vidéo ID, la décision apportera un certain crédit à Signature, que l’INA fait payer aux sites d’hébergement comme Dailymotion.. L'INA pourrait même abandonner sa plainte pour contrefaçon si YouTube accepte d'utiliser Signature, ce que la plate-forme vidéo de Google refuse.