D'après la revue "American Libraries", une école en Sciences de l'information, de la communication et des bibliothèques américaine aurait abandonné le mot "bibliothèque" de son nom.

The Rutgers University Board of Governors approved a resolution April 2 removing the words “library studies” from the name of the School of Communication, Information, and Library Studies. Effective July 1, its name will be the School of Communication and Information.

D'après les membres de la faculté, cette évolution reflèterait l'évolution du département et des enseignements précisant que, même si les cours sur la bibliothéconomie est toujours présente, elle paraît moins importante que la communication et les sciences de l'information.

il est intéressant de noter également l'opoosition qui s'est manifesté à une telle décision : l'association des bibliothécaires du New jersey, en effet, aurait ainsi manifesté son refus au motif que la part "Bibliothèques" de l'enseignement risquait d'en pâtir et surtout qu'une telle disparition risquait de nuire aux étudiants, futurs bibliothécaires, qui risquaient de se sentir exclu de la communauté professionnelle.

“There is a community identification with libraries and librarians and by removing this from the name of the institution, you’re breaking it,” said Rutgers alumnus Maurice Freedman, a library consultant and former American Library Association president. “Alumni that feel alienated and disconnected are not going to be opening their checkbooks as readily as they would with a name they know and accept.”

C'est vrai qu'un nom est important. Et peut-être effectivement encore plus au sein d'une communauté professionnelle aussi définie (ce qui demeure discutable par certains aspects ?) que la nôtre. Lorsqu'en 1990, l'ensb est devenue l'enssib, l'ajout de cette mention 'Sciences de l'information" n'est pas alors anodin. Que dirait-on alors si l'école ne devenait plus que enssi ? Je pense que ce ne sera pas pour tout de suite quoiqu'il en soit, l'école s'est fait une spécialité des sciences et de l'histoire des bibliothèques qu'il convient de mettre en avant et de souligner, mais la prégnance des sciences de l'information comme changement y compris dans les enseignements et au-delà au niveau de l'identité même du métier n'est pas à ignorer à l'heure où se multiplient fonctions et donc titres. Quant au lien entre sciences de l'information, de la communication et des bibliothèques, la discussion est toujours ouverte...