C'est le contenu d'un article de Technology Review de Erica Naone paru le 11 juin dernier qui affirme en effet que :

Social-networking sites lead a double life. On one hand, they encourage users to share as much personal information as possible, making it easy to post photos, videos, notes, and links. But at the same time, these sites have to safeguard that information and limit how it is shared between users and beyond their own walls. Users are often dismayed when their information reaches unintended recipients, such as bosses, relatives, or other companies.

Les réseaux sociaux sont schizophrènes qui nous encouragent d'un côté à partager le plus d'information personnelles possibles que ce soit sur nous-même ou via des documents divers (photos, vidéos, notes) mais qui, d'un autre côté, doivent protéger cette information et faire en sorte que ne peuvent y accéder que les personnes autorisées.

Les usagers eux-mêmes sont assez vigilants sur ces questions de protection privée. Il n'est qu'à se rappeler le tollé qui avait suivi le changement des conditions d'utilisations de Facebook en février dernier, un buzz tel que le réseau social avait dû faire marche arrière et revenir à ces conditions précédentes, guère plus satisfaisantes soit dit en passant.

Une attitude pourtant souvent ambigue de la part des usagers : on se souvient également de la -juste- crainte exprimée par les français lors de la mise en place du logiciel policier EDVIGE, « Exploitation documentaire et valorisation de l'information générale » (depuis renommé en EDVIRSP, pour « Exploitation documentaire et valorisation de l'information relative à la sécurité publique ») qui permettait de ficher les citoyens ayant une activité syndicale ou politique, ainsi que de noter leur orientation sentimentale et leur état de santé mais ces mêmes personnes ne vont pas hésiter à afficher ces informations sur leur profil Facebook (qui est depuis le début de cette année le premier logiciel de réseau social en France devant l'indétrônable Copaindavant).

Il convient donc plus que jamais d'être vigilant devant les paramétrages des réseaux sociaux portant sur la gestion de sa vie privée d'une part et d'autre part de développer de plus en plus les sessions de formation à la gestion de son identité numérique. L'un des défis majeurs de ces dernières années.