Nous apprenions fin juillet que le Journal d'Anne Frank faisait désormais partie des 35 biens du patrimoine documentaire mondial "d'intérêt universel" inscrits cette année par l'Unesco au registre "Mémoire du Monde".

Ce programme, mis en place en 1992, propose une vision bien nette qui précise que:

le patrimoine documentaire du monde appartient à tous, et qu'il devrait être entièrement préservé et protégé pour le bénéfice de tout un chacun en étant accessible à tous, de manière permanente, sans obstacle aucun, compte étant dûment tenu des spécificités et pratiques culturelles qui s'y rattachent.

L'idée initiale partait du constat de nombreux dommages subis par le patrimoine mondial au fil des siècles : pillage et dispersion, trafic illicite, destruction, locaux et financement inappropriés ont pu ainsi mettre ce patrimoine en péril. 

A partir de ce constat, plusieurs Principes directeurs (document pdf) ont été définis dans le cadre d'un contrat signé avec l'IFLA (Fédération international des associations de bibliothécaires et des bibliothèques), parallèlement à la compilation, menée par l'IFLA et le CIA (Conseil international des archives), de listes de collections de bibliothèques et de fonds d'archives endommagés de manière irréparable ce qui a mené, en 1995, à la création d'un Registre de la Mémoire du monde qui s'enrichit tous les ans de nouvelles inscriptions.

L'intérêt d'une telle inscription est multiple. L'Unesco elle-même définit au moins trois missions fondamentales à ce programme :

  • Faciliter la conservation du patrimoine documentaire mondial avec les techniques les mieux appropriées.
  • Aider à assurer un accès universel au patrimoine documentaire.
  • Mieux faire prendre conscience, partout dans le monde, de l'existence et de l'intérêt du patrimoine documentaire.

Une initiative a mettre en regard avec de nombreux autres programmes de sauvegarde du patrimoine de l'Unesco :