L'université du Michigan vient d'acquérir une Expresso Book Machine. Il s'agirait du quatrième établissement de ce genre à se doter d'un ce genre d'équipement.

Cette machine étrange, et pas très ergonomique, réduirait en fait considérablement le circuit d'édition : elle relie, broche et imprime des livres de poches à la demande pour seulement six cents la page et serait capable de créer le livre en l'espace de 10 minutes, à raison de 100 pages par minute.

Elle est disponible à l'ensemble de la communauté universitaire, étudiants, enseignants et personnels.

 

C'est l'été dernier que l'Université a acquis cette machine d'édition pour la modique somme de 75 000 dollars, laissant à l'équipe de la bibliothèque plus d'un mois pour se familiariser avec son fonctionnement et parer aux derniers et inévitables problèmes d'installation. Les éventuels bénéfices reviennent à l'institution.

Pour l'instant, quelques livres ont ainsi été publiés : un guide de rédaction d'une thèse proposé par une doctorante en sociologie, un livre de correspondances proposé par un membre de la communauté universitaire, témoignage de la vie locale, tous deux réalisé pour des coûts bien inférieurs au circuit classique, et revendus par la bibliothèque à des prix toujours extrêmement bas (pour rappel, il n'y a pas de politique de prix unique du livre aux Etats-Unis).

La bibliothèque en a d'ailleurs profité pour publier sa propre collection de "Classiques" en proposant la vente d'ouvrages tombés dans le domaine public comme Frankenstein ou La Guerre des mondes. La responsable souhaiterait d'ailleurs impliquer plus avant la communauté universitaire en lui demander de rédiger préfaces et introductions à ces ouvrages.

Au delà, ce pourrait être l'occasion de republier des ouvrages épuisés, les presses universitaires ne sont pas de grosses maisons d'éditions et il leur revient vite cher de proposer de petits tirages des titres de leurs catalogues. Un créneau dans lequel on retrouve le géant Google qui s'est récemment associé avec la société Ondemandbooks, à l'origine de la machine, pour proposer des tirages des millions de titres (épuisés ou non) de son catalogue, tombés dans le domaine public.

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