Voilà Vagabondages qui revêt ses atours hivernaux. Un mois que je n'ai rien posté.

Je reconnais que ce n'est pas vraiment sérieux comme je reconnais avoir évidemment quelques excuses. Je m'étais arrêté le temps de me consacré à d'autres projets professionnels plus urgents mais les blogs ont cette faculté étrange : plus longtemps on s'arrête de poster des billets, moins on a l'envie de reprendre. Peut-être aussi une forme de lassitude, peut-être la révélation que l'alimentation était en partie due à l'habitude, peut-être l'occasion d'un questionnement sur ce que signifie bloguer aujourd'hui.

Une forme de lassitude ? Ce journal en ligne fêtera en février prochain ses cinq ans. C'est à la fois peu et énorme au regard d'internet. La publication des billets essaie de se conformer à une espèce de régularité mise à mal ces derniers mois pour des raisons personnelles comme professionnelles. Parallèlement, le flux perpétuel de l'information donne envie de continuer à ce rôle de relai et de médiateur. Mais est-il vraiment important de bloguer encore alors que Bibliopedia annonce près d'une centaine de blogs de bibliothécaires, une trentaine de documentalistes, une dizaine de blogs de chercheurs en  SIC, et que de nouveaux titres apparaissent tous les jours dans ce paysage en perpétuelle évolution ? Encore dernièrement, je me dois de saluer -avec plaisir toujours- les blogs "Crieurs Publics", "24 hours library people", "Ma(g)BU" ou encore "Paralipomènes".

Une forme d'habitude aussi. Je blogue essentiellement pour moi, je n'ai pas à le cacher. Je blogue pour les collègues et à dire vrai, pour tous ceux qui souhaiteront me lire et qui trouveront un intérêt dans mes billets. Je ne cherche pas à toucher spécifiquement tel groupe de lecteur car il faut que cette activité demeure un loisir et non pas une contrainte ce qu'elle est déjà sous une certaine forme : lire des flux d'information de toutes parts (mon agrégateur explose et même sans cela, les réseaux sociaux suffisent à inonder le professionnel que je suis, à peine capable de faire des coupes franches dans tous ces flux) pousse à écrire des billets ; appartenir à une communauté, même informelle, force tout autant à de telles publications. En même temps, c'est une activité plaisante et gratifiante.

Dès lors, comment faire ? Faut-il continuer à bloguer ? Je répondrai volontiers par l'affirmative. A quelle régularité ? Je ne sais pas. A dire vrai, ce n'est pas tant la fréquence qui importe que la régularité. Je peux très bien ne publier qu'une seule fois par semaine si je me tiens à une telle contrainte. L'ennui est que j'ai peur de ne pas arriver à me tenir à une telle échéance, si je ne suis pas le nez dans le guidon. J'en étais venu ces derniers temps à ne publier qu'un jour sur deux, avec une bonne moitié des billets préparés à l'avance quitte à en remplacer quelques uns en fonction de l'actualité. Je vais essayer de garder ce rythme : ou presque. Dur dur avec les vacances qui approchent.

Que publier également ? Mes billets sont essentiellement des billets d'information qui n'appellent pas à commentaire. Issus de ma veille, ils portent sur des thématiques qui me sont chères avec une particularité : celui du samedi porte sur la thématique du design par jeu. Je propose peu de billets construits, de réflexion. Disons que je me réserve le temps de telles rédactions lorsque je le juge utile mais que je ne me contraint pas à ce que tous les billets aient une telle teneur. La blogosphère semble pencher vers des billets plus approfondis, les informations brute étant publiées sur d'autres réseaux, mais je pense qu'il demeure de la place pour les deux types d'écrits. Je ne suis pas même entièrement convaincu que le blog soit le bon médium pour des billets trop longs que les lecteurs peinent à lire.

Le temps de se poser donc, et on repart. Vous êtes d'accord ?