Le JORF n°0265 du 15 novembre 2009 a vu la publication du Décret n° 2009-1393 du 11 novembre 2009 relatif aux missions et à l'organisation de l'administration centrale du ministère de la culture et de la communication.

Ce décret d'application entérine la réorganisation du ministère en trois grandes direction :

Article 1:
L'administration centrale du ministère chargé de la culture comprend, outre l'inspection générale des affaires culturelles, le haut fonctionnaire de défense et de sécurité, la délégation générale à la langue française et aux langues de France, le département de l'information et de la communication et le bureau du cabinet, directement rattachés au ministre :
1° Le secrétariat général ;
2° Les directions générales suivantes :
― la direction générale des patrimoines ;
― la direction générale de la création artistique ;
― la direction générale des médias et des industries culturelles.

Les bibliothèques se retrouvent donc dans la troisième et dernière direction générale, celle des médias et industries culturelles. En soi, rien de bien nouveau (et là aussi). Elles apparaissent au sein de l'article 5 (C'est moi qui souligne en gras) :

Article 5 :
La direction générale des médias et des industries culturelles définit, met en œuvre et évalue la politique de l'Etat en faveur du développement et du pluralisme des médias, de l'industrie publicitaire, de l'ensemble des services de communication au public par voie électronique, de l'industrie phonographique, du livre et de la lecture et de l'économie culturelle. Elle suit les activités du Centre national de la cinématographie.
I. ― Dans ce cadre, elle contribue à définir, mettre en œuvre et évaluer les conditions du développement des industries de diffusion et de production de contenus culturels.
Elle participe à l'élaboration et à la mise en œuvre de la politique de l'Etat en faveur de l'action audiovisuelle extérieure de la France.
Elle contribue aux travaux d'étude et d'évaluation économiques et de recherche, ainsi que de veille et d'expertise sur l'évolution des technologies numériques, dans son champ d'activités.
Elle veille à l'équilibre entre les différents acteurs qui interviennent dans le domaine du livre et, à ce titre, au développement de l'économie du livre, en France et à l'étranger. Elle favorise le développement de la lecture et procède à l'évaluation des politiques dans le domaine de la lecture publique. Elle contribue à la modernisation des bibliothèques et des médiathèques, et notamment au renforcement des réseaux et services de coopération, ainsi qu'à la formation de leurs personnels. Elle veille à la conservation, à l'enrichissement et à la valorisation du patrimoine des bibliothèques et des médiathèques. Elle exerce le contrôle technique de l'État sur les bibliothèques et les médiathèques des collectivités territoriales.

On craignait une orientation trop économique des politiques du livre, il me semble que ce n'est pas tellement le cas. Je suis content de voir apparaître des notions comme le renforcement des réseaux (même si en soi c'est assez flou) ou la formation des personnels alors que tous les professionnels déplorent la mise à sac de la formation des personnels justement à commencer par les bibliothécaires territoriaux (formation réduite à une peau de chagrin de cinq jours depuis le décret n° 2008-512 du 29 mai 2008 sur la formation des fonctionnaires, cf art. 7 du Décret n°91-845 du 2 septembre 1991 portant statut particulier du cadre d'emplois des bibliothécaires territoriaux). 

L'article 5 poursuit également :

IV. ― Le directeur général des médias et des industries culturelles est assisté d'un directeur adjoint qui peut être chargé du livre et de la lecture ou des médias, ainsi que d'une mission transversale au sein de la direction générale

Il ne faudra plus donc parler de la direction du livre et de la lecture (DLL) mais évoquer la direction générale des médias et des industries culturelles (DGMIC ?) (art.8).

Oui, je sais, c'est moche. ^_^