Parmi les collègues que je suis dans le cadre de ma veille se trouvent des collègues américains. Ces derniers adhèrent à différents groupes sur des sites de réseaux sociaux et j’ai remarqué qu’un certain nombre de ces groupes sont exclusivement ou du moins spécialement réservés aux jeunes et aux nouveaux collègues (jeune étant à prendre dans le sens où ces collègues arrivent dans la profession).

La puissante ALA encourage ce mouvement puisqu’elle propose depuis quatre ans un programme en son sein réservé aux Emerging Leaders.

A leadership development program which enables newer librarians from across the country to participate in problem-solving work groups, network with peers, gain an inside look into ALA structure, and have an opportunity to serve the profession in a leadership capacity.

L’idée est simple : intégrer les nouveaux lauréats sortant des formations (il faut avoir moins de 35 ans ou être un professionnel avec moins de 5 ans d’expérience pour pouvoir postuler) directement dans des groupes de réflexions de l’association, et lors des événements annuels organisés par l’ALA, ce afin de contrer les implications fluctuantes propre à toute association et la rendre plus réactive, dynamique. Certains des particpants sont même sponsorisés par l’une des branches de l’ALA : c’est elle qui paiera les frais pour les inévitables déplacements et logements lors des conférences.

Voir aussi la page dédiée sur le wiki de l'ALA.

On pourrait rapprocher ce groupe de Bêta Phi Mu, dont le sous-titre est : « International Library & Information Studies Honor Society ».

The organization was founded in 1948 by a group of leading librarians and library educators to recognize and encourage scholastic achievement among library and information studies students.
The motto, Aliis inserviendo consumor , meaning "Consumed in the service of others" was selected by the founders based on the concept of dedication of librarians and other information professionals to the service of others.

Beta Phi Mu, au nom évocateur de société secrète estudiantine, se veut donc une association de meneurs dont les objectifs seraient à la fois de contribuer et d’encourager les contributions à la Recherche en SIB par le biais de distinctions, de publications (dont leur feuille trimestrielle : Pipeline), d’actions de promotions (journées d’études, séminaires, conférences) ou en subventionnant des projets innovants.

Les exemples se multiplient : Next Gen Librarian est quant à lui un groupe Google réservé est-il précisé aux « young, young-at-heart, and forward thinking libraryfolk ».

J’aurai bien ajouté que l’IFLA s’y mettait aussi mais son New Professionals Special Interest Group semble concerner une nouvelle aire de compétences et, partant, regrouper des bibliothécaires travaillant dans des secteurs privés ou sur des profils nouveaux.

Et en Europe ?

Les étudiants en SIB se regroupent et se retrouvent une fois l’an à l’occasion du colloque international BOBCATSSS dont la session 2010 étaient organisée fin janvier à Parme sous le titre : Bridging the digital divide : libraries providing access for all ?. Pour rappel, le nom BOBCATSSS est l’acronyme du réseau des premières universités organisatrices, en 1993, et renvoie aux initiales des villes de ces universités : Budapeste, Oslo, Barcelone, Copenhage, Amsterdam, Tampere, Stuttgart, Szombathely et Sheffield. Un réseau qui s’étend aujourd’hui avec la participation d’étudiants venus de Borås, Riga, Kharkiv, Moscou, Tallinn, Toru, Varsovie, Sofia, Ljubljana, Crakovie, Bratislava, Prague, Osjiek, Zadar, Berlin et Potsdam.

Ce ne sont pas les seuls et je viens de découvrir cet autre réseau YEP ! L’acronyme de Young European Professionals. Autant Bobcatsss est une émanation d’EUCLID (European Association for Library and Information Education and Research), autant YEP est un sous-groupe de LIBER (Ligue des bibliothèques européenne de recherche) du moins c’est ainsi qu’il apparaît sur le réseau social LinkedIn. Cependant à y regarder de plus près, j’ai l’impression qu’il s’agit plutôt d’un groupe européen que LIBER aurait repris en ce qui concerne ses centres d’intérêts.