Et c'est reparti.

Nous voici cette semaine dans la Banned Book Week, une semaine entièrement consacrée dans le monde anglo-saxon à la lutte contre la censure, qui met en exergue les livres censurés ou ayant fait l'objet d'une tentative d'interdiction.

Plusieurs raisons sont évoquées pour demander l'interdiction d'un livre. Il peut être de mauvaise influence sur les jeunes esprits (et on rappelle que la loi de 49 en France est toujours en activité). ce fut le cas aux Etats-Unis de And Tango Makes Three, un album évoquant l'homoparentalité, ou encore du premier Harry Potter, accusé de promouvoir la sorcellerie.

L'interdiction peut être due à des raisons politiques. Ainsi, l'Insoutenable légèreté de l'être de Milan Kundera fut interdit en Tchekoslovaquie pour la peinture toute réaliste que le roman faisait de la vie quotidienne sous le régime communiste.  1984 de Georges Orwell fut interdit en URSS pour sa critique du communisme et aux Etats-Unis aussi d'ailleurs, parce qu'il contenait des extraits de textes communistes dans son introduction. 

Le sexe bien sûr attise les foudres des bien-pensants. Pensez donc au scandale de l'Amant de Lady Chatterley, de D.H. Lawrence qui raconte les amours entre une femme bourgeoise et le garde-chasse de son mari impuissant qui ne paraîtra dans sa version complète qu'en 1960. de même, Ulysse de James Joyce sera interdit au Royaume-Uni jusqu'en 1930. En France, au XIXe, ce fut le cas de Madame Bovary de Flaubert.

Certains romans sont ainsi purement et simplement qualifié de Mauvais. Ces livres détestables usent d'un vocabulaire argotique, dépeignent des situations absolues, dépravées, violentes. A côté d'un American Psycho de Bret Easton Ellis, on trouve dans cette catégorie des livres comme Jamais sans ma fille (Betty Mahmoody) interdit en Iran ou le manga Death Note de Tsugumi Ohba interdit dans de nombreuses villes chinoises, dont Pékin, afin de protéger des esprits des étudiants des horreurs décrites.