Rapidement, un petit graphique qui reprend les usages de Second Life, trouvé sur un forum de Jeuxonline. La question avec les univers virtuels est que n'étant pas un jeu, il n'y a pas d'objectifs prédéterminés. Ainsi, Second Life est plus une interface 3D qu'un monde prédéfini, d'autant que, comme le web, ce monde évolue sans cesse au gré des utilisateurs et des financeurs.

Cette vacuité peut s'avérer troublante et finalement vertigineuse. Une fois dans l'univers virtuel, que faire ? la réponse apportée par les usagers est traitée dans ce graphique, sous un mode humoristique : la première année on passerait son temps à zoner et chercher des objets gratuits, puis les années suivantes une fois installé dans l'univers, à acheter des objets et attendre que ses amis se connectent à leur tour, enfin, au bout de quatre ans, à construire soi-même l'univers et surtout, surtout, se plaindre des lags.

C'est amusant et en partie vrai (ce qui rend la chose amusante justement). Ma propre pratique du monde virtuel demeure, au bout de plusieurs années essentiellement à explorer et découvrir de nouveaux et de nouvelles gens. Je participe de temps en temps à des événements, retrouve des amis pour travailler et jouer avec eux (on a écrit l'autre soir un texte en cadavre exquis, ce que j'ai trouvé particulièrement réussi et potentiellement intéressant pour un club d'écriture).

Ma pratique est multiple et encore relativement distante. Elle n'est pas complètement professionnelle, ni uniquement personnelle. je ne me suis engagé dans aucun groupe mais je demeure observateur. Je commence juste, au bout de plusieurs années, à manipuler des Linden Dollars pour évaluer comment cela marche parce que justement, je me refuse d'entrer dans un rapport marchand avec l'univers virtuel. C'est cette distance probablement qui m'a empêché encore de m'intéresser de près à la Francogrid sur OpenSim, mais je pense certainement m'en rapprocher.