Un article intéressant a paru récemment sur le blog Wired Campus, hébergé par The Chronicles of Higher Education. Il évoque la numérisation des archives estudiantines, et plus précisément, les journaux associatifs.

C'est une façon de garder la mémoire de l'institution, de donner de la visibilité à la vie étudiante, d'impliquer ces usagers dans la vie de leur établissement et dans les projets de numérisation qu'il peut mettre en œuvre. Cela peut même faire l'objet d'un travail étudiant et donc demander pour l'établissement finalement peu de ressources pour créer in fine une collection unique dans la bibliothèque numérique. 

Ce projet a été mené à la bibliothèque universitaire de Drake, à l'Iowa, qui vient de numériser ainsi une revue étudiante qui existe depuis 1884. Et c'est justement l'ancienneté de la revue qui permet ce travail de numérisation, ne serait-ce pour des questions de droit.

Il n'empêche, je demeure persuadé que toutes les productions étudiantes mériteraient d'être ainsi conservées et traitée. Je me souviens, jeune étudiant de licence de Lettres modernes -mention documentation bien sûr- avoir rejoint l'association étudiante de l'UFR dans laquelle mes camarades écrivaient des articles. Que sont devenus ces numéros à la parution irrégulière, je me le demande ? Je doute qu'il y ait jamais eu un quelconque dépôt or je suis certain que ce genre de production pourrait intéresser étudiants ou chercheurs plus tard. Evidemment une mise à disposition devient délicate, notamment pour des questions de droit d'auteur -on ne met pas en ligne comme cela n'importe quel document sans l'accord des auteurs- mais la numérisation devrait permettre a minima une meilleure conservation en attendant de retrouver les droits nécessaires.

Une recherche peut-être facilitée aujourd'hui par les réseaux sociaux.