Repéré par Stephen Abrams, cet arbre des littéracies découvert sur le blog "Sense and Reference : a philosophical library blog". La littéracie, c'est les connaissances et les compétences, la culture, nécessaires pour évoluer dans un environnement. Olivier Le Deuff, qui travaille entre autre sur la notion de culture de l'information, en parlerait bien mieux que moi.

Devant donc cette avalanche de littéracies outre-atlantique, notre blogueur a essayé de redonner un peu de sens à tout cela et à les catégoriser (je l'adore rien que pour cela).

Il considère, dans ce work in progress, deux sortes de compétences/savoirs : ceux liés directement à la maîtrise d'un médium et ceux qui doivent être acquis en dehors de tout médium spécifique. Dans le premier groupe vous retrouvez des savoirs autour de la lecture, de l'écriture, de l'interprétation qu'il s'agisse de texte, d'image ou de vidéo. Chaque medium mobilise ses propres savoirs, et l'ensemble de ces savoirs peut être mobilisés au sein d'un medium qui rassemblerait l'ensemble de ces supports à la fois comme le web. Ce que nos amis américains appellent la transliteracy.

Les autres types de literacy 'media-neutral' sont donc indépendant de tout support. C'est l'information literacy qui nous demande d'être capable d'évaluer de l'information, la scientific literacy qui veut que nous comprenions les méthodes scientifiques qui demeurent quelque soit la technologie utilisée.

Dans sa taxonomie, Wilk subdivise donc ce second type de culture en littéracies liées à un domaine (littérature, science, économie etc.) et celles indépendantes de tout domaine. Ces littéracies sont liées à des concepts plus généraux dans les sciences de l'information comme les compétences critiques qui chercheraient des dimensions sociales cachées dans les textes dans une approche marxiste ou les compétences media literacy qui focaliseraient sur les biais journalistiques, la censure, la propagande, un certain sens des médias donc .

Et vous, qu'en pensez-vous ?