"Comment les réseaux sociaux changent notre façon de lire ?" est le titre d'un article paru cet été dans Mind Shift et proposé par .

L'auteur y explique que, si l'acte de lecture est un acte social -et nous avons toujours été amené à partager nos lectures, ce dernier se voit forcément touché par le développement du web social.

Le phénomène des recommandations en est un exemple fort : n'a-t-on pas vu en début d'année Amazon proposer une nouvelle fonctionnalité de "Public Notes", permettant à tout un chacun de partager avec le plus grand nombre les notes prises à la lecture d'un Kindle. Et si vous liez vos comptes Facebbok et Twitter, vous vous verrez suivre automatiquement l'ensemble des contacts que vous avez sur ces sites (ce qui peut s'avérer dérangeant quand même). Une fonctionnalité proposée aussi depuis cet été par Google qui propose quant à lui de partager les titres que vous lisez sur son propre réseau Google plus. Dans ces exemples, le partage est limité à l'utilisation d'une même plateforme, ou d'une même édition, mais d'autres réseaux libres, en ligne, existent et facilitent les échanges.

A dire vrai, les réseaux sociaux de lecture ne sont pas rares, mais il permettent l'émergence de nombreux groupes de lectures (ou clubs lectures) privés où les lecteurs partagent leurs impressions, écrivent des compte-rendus de lecture etc. notamment dans un contexte scolaire, parfois en temps réel pour des e-lecteurs suivant une même édition.

On pourra opposer, poursuit l'auteur, que les fonctionnalités sociales distraient l'usager de sa lecture, mais à l'inverse, elle affirme que ces éléments apportent de la profondeur et de la compréhension au texte, exactement comme peuvent le faire les clubs lecture, où les pairs nous aident à découvrir, appréhender des notions qui peuvent paraître ardu lorsqu'on lit seul.