Le groupe Primary Research spécialisé dans la publication d'enquêtes, rapports et autres benchmarks (ou plutôt "référenciation" ou "étalonnage" selon FranceTerme) appliqués aux institutions (et à des prix simplement exorbitants) vient de sortir une enquête sur l'utilisation par les bibliothèques de ce qu'on appelle le Cloud Computing.

L' "informatique en nuage", toujours selon FranceTerme, consiste à privilégier les services et logiciels en lignes plutôt que les serveurs locaux des utilisateurs.

This report examines closely how academic, public and special libraries are using cloud computing services. It looks at use of specific services from Amazon, Google, Rackspace, DuraCloud, DropBox and many others, as well as more general questions regarding the use of cloud services, such as security issues, overall cost, impact on IT staff, data reliability and other issues.

Ce rapport donc s'intéresse à la façon dont les bibliothèques utilisent, ou prévoient d'utiliser, des services en lignes ou à distance comme Amazone, Google, DropBox... Il essaie de présenter un regard objectif sur les bénéfices et les désavantages de ces derniers et relaie l'opinion des bibliothécaires sur des questions comme la sécurité des données, les coûts, la confiance, l'impact sur le temps de travail etc.

Parmi les conclusions, on trouve quelques chiffres :

  • 22.54% des biblitohèques interrogées souscrivent à des services en lignes, dont 13.64% de bibliothèques hors États-Unis.
  • Les services de cloud computing les plus importants sont utilisés pour héberger ou distribuer des collections particulières par 2.82% des bibliothèques interrogées.
  • 63.04% déclarent Google comme étant fiable et 8.7% extrêmement fiable. Les 28.26% restantes considèrent Google comme habituellement fiable, aucune ne lui accordent pas leur confiance.
  • 66.67% des bibliothèques s'accorde pour dire que alors que la perte de données et de dossiers est toujours possible dans les principaux services de cloud computing, ces pertes ne seraient pas pires que si elles se passaient dans les services de stockages traditionnels.
  • Moins de 3% des bibliothèques utilisent des platforms as a service (PaaS) [un modèle où l'entreprise maintient uniquement ses applications et où le fournisseur maintient la plateforme et l'infrastructure] permettant à leurs usagers de construire leur propres applications en ligne.
  • 2.82% des bibliothèques prévoient d'utiliser Rackspace (un site qui proposer des serveurs en ligne, un espace de stockage en ligne, des logiciels en ligne, un portail en ligne...) dans le futur, dont 5.56% de bibliothèques municipales et 2.44% de bibliothèques universitaires.
  • 15.38% des bibliothèques dont le budget annuel se situe entre 750.000 et 5.000.000 USD utilisent des espaces serveurs en ligne, loués à des entreprises de cloud computing
  • 16.9% des bibliothèques interrogées utilisent des applications Google pour le traitement de texte, par défaut.

Les conclusions du rapport se fondent sur les données de 72 bibliothèques (universitaires, municipales ou spéciales) américaines, canadiennes, australiennes et anglaises.