Je parcourais l'autre jour plusieurs Tumblr (cf.), ces mini-blogs, souvent essentiellement de photos et sur une thématique très précise, en me demandant ce qu'il existait pour les bibliothèques.

1. Tumblr ?

Parmi les récentes créations de biblioblogs, quelques uns utilisent Tumblr justement. C'est le cas notamment de "De la page au clic" tumblr de veille que Jean-Michel Mermet, chargé de mission documentaire à l'université de Grenoble, a ouvert en novembre dernier. C'est le cas également de BiblioBang, le blog de jeunes conservateurs territoriaux ouvert en octobre dernier. C'était le cas aussi des éclats du S.I.Lex mais qui n'ont pas tenu, de même que le Tumblr d'Hubert Guillaud, plus rédigé, qui n'est plus guère alimenté.

Initialement, Tumblr se veut un outil de blogging simple et rapide. On peut y récupérer des photos, s'abonner à d'autres tumblr et voir leurs publications dans sa propre interface d'administration, ce qui permet en deux clics de republier, à la manière d'un retweet, ce qui a été publié ailleurs. Le plus souvent il s'agit de photos, ou d'informations courtes. On se trouve alors dans une sorte d'entre deux, entre les longs billets d'un blogs et les courtes mises à jour d'un tweeter ou d'un profil de réseau social. Mais le plus souvent, l'outil sert a publier des images et des photos, sans commentaires.

On retrouve de fait de nombreuses fonctionnalités propres à twitter : des gens qui s'abonnent à vos publications (followers), d'autres que vous suivez (followings), une timeline rassemblant l'ensemble desdites publications et des billets relativement brefs. Et comme pour Twitter, c'est ce réseau de contacts qui joue un rôle central dans la publication et les re-publications en œuvre. Tumblr a même mis en oeuvre une fonctionnalité de Tumblarity, qui fait remonter les billets les plus reblogués et les plus aimés. A ma connaissance, pas de commentaires possibles. On signale qu'on aime, on republie un billet, mais si l'on veut interagir, il faut envoyer un message à l'auteur, on ne peut pas commenter comme sur un module de blog.

Dernier détail, il vaut mieux se mettre à l'anglais. A ma connaissance, l'outil est moins utilisé en France. Mashable citait même des chiffres impressionnants évoquant en décembre dernier plus de 33 millions de Tumblr, 12 milliards de posts, et une croissance forte ces derniers mois (+218% en juin 2011) où la France se place en 9e place des pays contributeurs.

2. et en bibliothèques ?

Les Tumblr de réflexion se font rares. L'outil n'est pas propice aux longs billets rédigés malgré donc quelques exceptions. On voit plus facilement des sites de photos et d'images plus ou moins humoristiques ou artistiques, d'art livresque, de bibliothèques anciennes, de situations de lectures. De petits instantanés rien moins que naturels

En cherchant à droite et à gauche, je suis tombé sur quelques exemples (pour voir toutes les photos d'un coup, il suffit d'ajouter "/archive" à la fin de la l'URL dans la barre d'adresse) :

1. blogs généraux présentant livres et bibliothèques :

Il s'agit là essentiellement de recueils d'images

surtout des livres :

Des blogs littéraires (ou presque) :

2. Tumblr sur les bibliothèques et les bibliothécaires :

Images de bibliothécaires :
  • Librarian wardrobe : des photos de bibliothécaires, pour montrer les styles vestimentaires...
  • This is What a Librarian Looks Like : sur le modèle du tumblr luttant contre l'image du chercheur, un autre exemple de site proposant aux bibliothécaires de poster des photos d'eux-mêmes

et sur les bibliothèques :

3. Tumblr sur la lecture et les lecteurs (sexy)

Des exemples de Tumblr sur la lecture :

Et bien sûr, comme nous sommes le 14 février, je vous présente aussi quelques exemples s'intéressant plus précisément aux beaux mecs en train de lire, parce que bon, parfois ça fait du bien :)

et plus sexy (rassurez-vous, pas vraiment de nu intégral [EDIT du 15/02 : euh...ou presque, il s'en publie des choses depuis que j'ai rédigé ce billet ^^]) :