Sur le site de l'Officiel de la Recherche et du Supérieur, on peut découvrir un article de Clarisse Jay revenant sur le bilan, trois ans après, du plan Pécresse pour les bibliothèques universitaires.

Pour rappel, le plan Pécresse [pdf] prévoyait cinq grandes orientations :
  1. Plus de bibliothèques ouvertes dès les vacances de Pâques 2010
  2. Des bibliothèques labellisées « NoctamBU »,
  3. Plus d’ouvrages en accès libre grâce au développement du numérique,
  4. Une politique documentaire renforcée
  5. Des bibliothèques plus fonctionnelles

Revenant sur ces différents dispositifs, l'article prend à contre-pied le rapport de l'Inspection générale des bibliothèques sur l'extension des horaires d'ouvertures [pdf], l'un des objectifs de ce plan, dont les conclusions étaient mitigées, pour souligner l'accroissement des heures d'ouverture hebdomadaires(de 57h en 2010 à 61h en moyenne) d'une part et d'autre part rappeler que 52 bibliothèques sont labellisées « NoctamBU » contre 34 en février 2010. Ce label, faut-il le rappeler, signale les bibliothèques ouvrant 65h et plus par semaine, 65h d'ouverture étant compris comme le standard européen. 

Bien sûr, le plan allait plus loin puisqu'il préconisait une plus grande mutualisation des politiques de sites, la mise en œuvre de plans de conservation partagée ou des stockages en silos, ou encore l'amélioration de la gouvernance des bibliothèques interuniversitaires mais il est vrai que c'est surtout autour de ce premier point que semblent s'être concentrés les efforts, y compris dans les critères d’évaluation des politiques documentaires par l’AERES.

Aujourd'hui, le nouveau Ministère, poursuit l'article, estime que le « plan Pécresse n'existe plus en tant que tel » et lui préfère le suivi d'une politique documentaire :

"Avec comme priorités la Bibliothèque scientifique numérique (BSN), une très grande infrastructure de recherche qui vise à permettre à l'ensemble des acteurs de l'enseignement supérieur et de la recherche d'accéder à une offre de ressources scientifiques répondant aux standards internationaux ; la mise en place du projet Istex (initiative d'excellence de l'information scientifique et technique) issue du programme d'investissements d'avenir ; la mutualisation et les bibliothèques interuniversitaires ; ainsi que l'articulation entre réussite des étudiants et documentation conjointement avec l'ADBU et (...) une [nécessaire] coopération entre bibliothécaires et enseignants-chercheurs."