Dans la majorité des formations professionnelles est rappelée l'importance de la mobilité dans les pratiques informationnelles et de loisirs de nos usagers. Ces derniers n'hésitent plus à faire des recherches à partir de leur smartphone, à parcourir leur mur Facebook dans le bus ou regarder une vidéo dans le train.

Bien sûr, les professionnels que nous sommes réfléchissons à la question, et notamment à la façon de répondre à ces nouvelles pratiques, à ces nouveaux supports d'information, sur le prêt de tablettes, sur le contenu qu'elles peuvent véhiculer, sur les modalités d'accompagnement et de médiation. 

L'une des premières questions, lorsqu'on parle de contenu, qui émerge concerne les applications. Comment ne serait-ce que suivre la production phénoménale d'application fictionnelle, documentaire, ludique (parfois les trois à la fois), qui plus est évoluant dans les systèmes fermés que sont les stores, ces magasins d'applications en ligne dédié à une plateforme et un système d'exploitation ?

Pour répondre à ces questions, la Petite Bibliothèque Ronde vient d'ouvrir une plateforme collaborative de partage d'applications jeunesse : BibApps. Ces dernières sont classées en quatre catégories : Jeux - Histoire - Hybride - Documentaire, et son niveau d'accessibilité : à partir de 4 ans, de 6 ans, de 8 ans, de 10 ans ou de 12 ans et en direction de publics spécifiques. Chaque application est alors expliquée et décortiquée, donnant des pistes pour mettre en œuvre des animations ou pour travailler avec les enfants et, à l'ouverture du site, plus de 30 médiations étaient partagées autour de 24 applications. 

La plateforme se veut collaborative : les collègues qui actuellement font de la veille autour des applications jeunesse sont invités à venir déposer leurs coups de cœurs et renseigner les animations qu'ils mettent en place en se créant un compte utilisateur. 

L'idée me semble bonne. J'espère qu'elle séduira les collègues et qu'elle facilitera le partage d'information et d'expérience pour la mise en œuvre d'animation avec des tablettes pour les plus jeunes dans les bibliothèques. Mine de rien la carte signalant le prêt de tablettes et de liseuse en bibliothèque commence à être bien fournie, et si on ajoute l'ensemble des établissements qui ne prêtent pas et ne proposent qu'une consultation sur place, voire ceux qui ont des appareils sans trop savoir qu'en faire pour le moment, il me semble que les bibliothèques ont largement pris conscience de l'importance de ces nouveaux supports.