Le congrès de l'IFLA vient de se terminer. Comme quelque 297 autres collègues francophones -et non uniquement français- je faisais parti des volontaires cette année. L'occasion de revenir sur cette expérience en quelques billets.

À commencer par l'IFLACamp.



Les jeudi 14 et vendredi 15 août se tenait à l'enssib le 3e IFLA Camp. Une non-conférence proposée par le Groupe d'intérêt spécial des Nouveaux professionnels (i.e. à la fois jeunes ou récents dans la profession) dont le but essentiel est de faciliter les échanges, créer du réseau et porter la voix des professionnels : jeunes professionnels, échanges entre jeunes professionnels et autres en poste. Nombres sont les associations professionnelles nationales d'ailleurs qui proposent des groupes ou des branches de jeunes professionnels (cf aussi cette liste de comptes twitter).

Mais avant, deux points de vocabulaires :

Cette "unconference" fait partie des congrès et réunions satellites. Ainsi, autour du congrès de l'IFLA sont organisés des réunions à une distance de 3h maximum du Lieu du congrès. Cette année, il y en a eut à Birmingham, Paris, Strasbourg, Genève, Francfort ou encore Turin. La réunion de l'AIFBD se déroulait à Limoges. Les membres appartenant à une section ou un groupe d'intérêt spécial organisent ainsi une ou deux journées de conférences avant ou après l'IFLA afin de profiter de ce rassemblement exceptionnel de professionnels et d'aborder des thématiques peut-être plus spécifiques ou pointues qu'au cours du congrès principal.

Autre précision, le travail de l'IFLA se divise en six programme stratégiques et cinq divisions. Ces dernières se subdivisent elles-même en section, groupes de travail officiels et reconnus et groupes d'intérêts spéciaux, devant encore faire leurs preuves auxquels appartient encore le groupe des Nouveaux professionnels. En tant que GIS, ce dernier a quatre ans pour faire ses preuves, attirer du monde lors de conférences et de sessions et montrer par-là un intérêt pour les thématiques professionnelles qu'il porte. Vous en trouverez la liste et la composition sur le site internet de l'association. La réunion satellite des Nouveaux Professionnels s'appelle l'IFLACamp, l'un des outils du groupe parmi l'organisation de webinars (regardez aussi celui-ci ! ). Après Helsinki et Singapour, Lyon dessine la troisième année d'existence du groupe.

L'IFLA Camp

L'IFLA Camp regroupe donc de jeunes professionnels. Il y avait entre 20 et 30 présents sur une soixantaine d'inscrits, mais je concède avoir raté une demi-journée d'ateliers, devant assister à la formation réservée aux volontaires. Le nombre d'inscrits est moindre qu'attendu mais ce n'est pas si surprenant. L'inscription étant libre et gratuite, il est probable que certains collègues aient prévu de venir et reporté leurs projets suite à l'imminence du Congrès IFLA.

En soi, la formule est simple : après un rapide tour de table, les participants proposent des thématiques de travail autour desquelles ils échangent lors des sessions d'ateliers suivantes. Un bilan des discussions est proposé en fin de journée. La liste de l'ensemble des thèmes abordés lors de ce 'camp est accessible en ligne sur le site du groupe. Une souplesse voulue censée favoriser l'implication des participants, et permettre d'aborder un large ensemble de thématiques professionnelles. Pour accompagner les discussions, les responsables créaient des pages sur un PAD permettant à chacun de proposer un compte-rendu et de documenter en direct les discussions afin de conserver traces des échanges et des liens évoqués, pour plus tard.


L'idée de ces ateliers est bonne : la forme d'ateliers, entre petits groupes, est profitable et plus efficace que la participation à des conférences magistrales. Il y a cependant eut quelques temps d'hésitation au moment de se répartir dans les ateliers et cette répartition ne fut pas toujours aisée : il s'en est trouvé sans participant tandis que d'autres rassemblaient nombre de collègues. Je pense que la répartition dans les différents carrel de l'école, c'est à dire sans visibilité sur la répartition dans les différents groupes, n'a pas facilité cette dernière.

Les échanges ne durent que 45 minutes (en réalité souvent plus) et leur qualité dépend évidemment beaucoup des participants, de leurs apports et de leurs réflexions personnelles. Je n'en ai pas non plus toujours bien cerné le but : dans l'un des ateliers, l'animatrice attendait clairement une réponse à ses questions, dans un autre il s'agissait plus d'échanges de pratiques et de pistes de réflexion. Mais probablement cette liberté est-elle voulue et liée à la souplesse attendue dans l'organisation. Du coup, les retours en fin de journée m'ont paru également inégaux, assez logiquement.

Quels apports ?

Sur la forme, l'idée des thématiques décidées le matin semble bonne ; afin d'améliorer ces premiers échanges, il aurait peut-être fallu demander par mail aux participants de réfléchir en amont à des thématiques à proposer. Cela pourrait aussi renforcer l'implication des participants et réduire le nombre d'absences. Le premier jour fut effectivement un peu laborieux à ce sujet. De même, la composition des ateliers aurait mérité d'être mieux suivie de manière à ne pas laisser des groupes trop hétérogènes se constituer.
Sur le fond, les attentes des participants étaient vraiment différents et, s'il est intéressant d'échanger autour de sujet dont ce n'est pas sa spécialité, cela limite quand même l'expertise et les discussions. Pourquoi pas se donner un fil rouge afin d'orienter les discussions ou laisser une part de discussion programmée et une part libre ?

L'un des principaux apports de cet IflaCamp demeure bien évidemment l'échange avec les collègues, comme à peu près toujours dans le cadre de congrès professionnels. Ce fut en ce qui me concerne l'occasion de découverte de pratiques de collègues scandinaves, allemand et américains, l'occasion de discuter, d'étoffer son réseau, des contacts que j'espère faire fructifier par la suite.

You will get the chance to learn from each other, empower yourself, and make lots of new friends at IFLAcamp! affirme le site.



Les photos appartiennent à Sébastien Wilke, co-convenor du groupe et disponibles sous licences CC.



Pour aller plus loin :