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Tag - Associations professionnelles

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jeudi 23 janvier 2014

Participer à l'IFLA

C'est dès ce début d'année qu'il faut se pencher sur le prochain congrès de l'IFLA, prévu à Lyon du 16 au 22 août. Dès ce début d'année, parce qu'on déjà été lancés les appels à contribution pour les différentes sessions de l'événement.

1. Appels à contribution pour le Congrès

Pour rappel, et comme je l'expliquais sur le blog de la commission Légothèque de l'AbF, l’IFLA fonctionne en différents groupes de travail appelés Special Interest Groups (SIG) soutenus et affiliés à différentes sections qui elles-mêmes appartiennent à une division. Par exemple, les SIG « Nouveaux professionnels » ou « Web sémantique » sont affiliés respectivement aux sections « Gestion des associations professionnelles » et « Technologies de l’information » des divisions "soutien à la profession" et "Services en bibliothèque". L'ensemble de ces subdivisions est accessible en ligne sur le site officiel de l'association internationale.

Chacun de ces groupes, chacune de ces sections peut alors proposer une conférence à l'occasion du congrès annuel ou, dit autrement, ce sont les groupes qui composent l'IFLA qui en créé le contenu, de préférence en fonction du thème général retenu : cette année "Bibliothèques, Citoyenneté, Société : une confluence vers la connaissance". Comme le souligne la dernière lettre d'information du congrès lyonnais, sur l'ensemble de la semaine, ce sont en tout plus de 70 sessions différentes, soit plus de 400 communications, qui s’intéresseront à tous les types de bibliothèques, tous les types de publics et tous les services.

Ce peut donc être l'occasion de participer, de proposer des retours d'expérience, un état de réflexion, bref de répondre à l'un de ces appels à communication dont vous trouverez la liste sur le site officiel en anglais du congrès, avec les dates limite de dépôt. Les interventions peuvent être faites en français, qui demeure l'une des langues officielles de l'IFLA (avec l'allemand, l'anglais, l'arabe, le chinois, l'espagnol et le russe). Ce peut-être simplement l'occasion de balayer les sujets retenus afin de se faire une idée des thèmes qui seront abordés.

Quelques uns des thèmes abordés :

  • Access to law at the digital cross roads: Innovative solutions to complex challenges
  • Building a global network: International librarianship at the confluence of cultures, practices, and standards
  • Cloud services for libraries - safety, security and flexibility
  • Digital preservation of eBooks: Best practice in libraries
  • It's public knowledge: information specialists defining and delivering health literacy
  • Knowledge in the Digital Age - Libraries and librarians are managing the digital transformation
  • Librarians as change agents: finding, using and managing data for social change
  • Libraries as Modern Towers of Babel
  • Transmedia as a cultural approach for children and young adults
  • New technologies, information, users and libraries: Looking into the future
  • User and Interface Challenges Related to Audiovisual and Multimedia Access

2. Pensez également aux conférences satellites

Le congrès est aussi l'occasion pour les différents groupes et sections de se retrouver. Ils organisent des réunions de travail et proposent des journées d'études spécialisées, souvent juste avant ou juste après l'événement officiel, ce dans une zone géographique relativement proche pour permettre aux membres de ces groupes de rejoindre aisément le lieu du congrès. Cette année, près de 25 colloques sont ainsi organisés en marge des conférences lyonnaises, sur des thèmes librement choisis par les groupes et les sections.

On retrouvera ainsi par exemple deux jours sur les bibliothèques parlementaires à l'Assemblée Nationale, une intervention sur le futur des bibliothèques publiques dans un monde numérique à la bibliothèque municipale de Birmingham, des interventions sur l'histoire de la bibliothéconomie à l'enssib, une journée sur RDA à la Deutsche Nationalbibliothek de Francfort, deux jours sur la francophonie et le marketing à la Bfm de Limoges, deux jours sur des questions éthiques dans la société de l'information à Genève, une journée sur le Linked data à la BnF, d'autres interventions sur l'identité professionnelle et la prégnance de la technologie à Turin... Autant de conférences annexes qui ont tout autant besoin d'intervenants et auxquelles il apparaît intéressant de jeter un oeil.

Encore une fois, vous trouverez tous les appels à contributions en ligne, sur le site officiel, avec les dates limite de dépôt. 

3. Proposer un poster scientifique

Notons enfin que, tous les ans, une présentation de posters est organisée pendant quelques jours au sein du congrès.

C'est là l'occasion rêvée pour les participants de présenter leur établissement, un projet qui leur tient à cœur ou un travail pour lequel ils aimeraient avoir un retour des collègues, sans pour autant entrer dans le cadre peut-être plus lourd d'une conférence. Le poster regroupe des images, schémas, bribes de texte et fait le tour du sujet en question. Bien sûr, il se doit d'être vivant, éloquent et de préférence en lien avec le thème général du congrès.

jeudi 9 mai 2013

Réseaux internationaux de bibliothécaires

Bibliothécaires de tous pays, unissez-vous !
Il existe plusieurs réseaux internationaux de bibliothécaires et ces derniers se sont organisés au niveau national et international depuis plusieurs dizaines d'année, ne serait-ce par le biais des associations internationales comme l'IFLA, l'AIFBD ou d'initiatives comme Bibliothécaires sans frontières.

1. Vice-Versa : un programme d'échanges entre bibliothécaires francophones

J'ai déjà abordé sur ce blog la question de la mobilité internationale des personnels de bibliothèques, que ce soit par le biais de programmes européens (dont le célèbre Erasmus) ou par le biais d'échanges professionnels comme c'est le cas depuis 2006 avec ViceVersa, un programme francophone d'échanges professionnels en bibliothéconomie et sciences de l'information mis sur pied par l'Association internationale francophone des bibliothécaires et documentalistes (AIFBD). Pour rappel,

L’objectif général du programme ViceVersa est de favoriser la coopération et l’échange de compétences en bibliothéconomie, documentation et sciences de l’information dans le monde francophone. Le moyen retenu en ce sens consiste à permettre chaque année à un certain nombre de professionnels francophones de réaliser un échange en milieu de travail.

Le programme est ici décrit dans un document de présentation (pdf). L'inscription à l'AIFBD donne ainsi accès à une base de données permettant la recherche et la consultation de l’ensemble des fiches des autres candidats. Et le rôle de l'association s'arrête là. A charge pour le candidat d'obtenir l’autorisation de son organisation de participer à un échange professionnel en milieu de travail, trouver ce professionnel avec qui organiser un échange, faire approuver par son organisation le choix du professionnel avec qui l’échange aura lieu et prévoir les termes de l’échange (durée et dates, rémunération, logement, horaire de travail, etc.

 

Ce genre de programme existe depuis plusieurs années dans le monde anglophone où le programme LIBEX organise de la même manière des échanges entre professionnels membres du CILIP. En fait, il est quand même possible de participer au programme sans être membre du CILIP, mais en ce cas, l'échange ne pourra être possible qu'avec un collègue anglais et donc une bibliothèque du Royaume-Uni. Encore une fois, le rôle de l'association se résume à mettre les professionnels en contact. Elle n'organise pas les échanges directement. 

2. L'International Librarians Network : le meetic de la bibliothéconomie

Un autre programme d'échanges et de collaborations vient de se monter : l'International Librarians Network. Il s'agit là plutôt de réseautage international cherchant à mettre des professionnels en contact où qu'ils soient dans le monde. Une espèce de Meetic de la bibliothéconomie en quelque sorte. Les candidats remplissent des formulaires (on aime les formulaires en bibliothèque, n'est-ce pas ?) indiquant qui ils sont, ce sur quoi ils travaillent, le type d'établissement, et des informations sur le partenaire recherché et un coordinateur suit les développements et facilite les échanges pendant six mois. 

Le programme est dans sa phase de lancement. Il espère accueillir pas moins d'une centaine de participants (actuellement, 92 candidats issus de 20 pays différents se sont inscrits) pour une ouverture complète et officielle prévue en septembre 2013. Bien sûr, ces derniers sont essentiellement issus de pays anglo-saxons (État-Unis et Australie) mais il recherche activement d'autres collègues qui pourraient faire office de coordinateur (d'où un appel à participation lancé ce mois-ci)

Le programme dispose de son propre compte twitter : @InterLibNet.

L'idée est aussi de profiter des connaissances d'un "mentor", une notion très répandue dans les pays anglo-saxon, soit une personne qui suit notre travail personnel, vers laquelle on peut aisément se retourner en cas de problème ou de questionnement. Le CILIP d'ailleurs propose un programme de "mentorship" où des professionnels se proposent comme mentor pour aider les collègues.

3. ILIG : un site de couchsurfing entre professionnels

Parce que nos collègues d'outre-Manche semblent particulièrement concernés par le sujet, un groupe nommé International Library and Information Group au sein du CILIP s'intéresse plus particulièrement à faciliter les échanges internationaux. Il organise des séminaires, des rencontres informelles entre ses membres, des stages, une liste de diffusion et une large présence sur les réseaux sociaux (Facebook, Twitter et YouTube).

Pas de contexte trop contraignant cette fois, cependant, puisqu'il s'agit simplement d'organiser l'hébergement de collègues qui viendraient visiter sa ville ou sa région pendant un jour ou deux. Une façon plus souple et informelle de faire des rencontres, partager des expériences et de contribuer à renforcer les liens internationaux entre professionnels des bibliothèques et de la documentation.

Le CILIP pour ce faire propose un formulaire d'inscription (en tant qu'hôte), un guide de conduite également pour les hôtes et signale ensuite tous les lieux de couchage potentiels sur une carte. Deux collègues français se sont déjà inscrits. Nul doute qu'avec le Congrès de l'IFLA 2014, ce site devrait connaître un intérêt certain.

mardi 19 mars 2013

IFLA Lyon 2014 !

Vous le savez peut-être, en tout cas, vous devriez en entendre beaucoup parler au fil des prochains mois, mais le congrès international de l'IFLA se tiendra en France, à Lyon, du 16 au 22 août 2014.

L'IFLA, c'est une Fédération internationale d'associations de bibliothèque et de bibliothécaires (International Federation of Library Associations and Institutions - IFLA) dont nous fêterons l'an prochain le 80ème anniversaire. Ses bureaux sont aujourd'hui situés dans les locaux de la bibliothèque royale des Pays-Bas à La Hague. En tant qu'organisation internationale indépendante, la fédération œuvre en faveur d'une valorisation des services de bibliothèque et des valeurs que celles-ci promeuvent : liberté d'information, droit de/à l'information ou encore accès égal à tous.

La France n'avait pas accueilli de congrès de ce genre depuis 1989 et le Congrès de Paris. Il s'agit là vraiment d'une opportunité incroyable de rencontrer plus de 3.500 collègues de 130 nationalités différentes et d'assister pendant une semaine à plus de 600 communications dans vos différents domaines d'intérêt. Mais l'IFLA, ce sont aussi des réunions satellites organisées dans des villes situées à 3 heures de transport maximum, comme celui de l'Association internationale francophone des bibliothécaires et des documentalistes à Limoges tout de suite après le congrès de Lyon, mais également ceux des différentes divisions de la fédération qui profitent de la manifestation pour se rencontrer, comme le groupe des New profesionals, ou la section Rares books and manuscripts.

Le thème de ce congrès lyonnais tourne autour de la notion de confluence. Son slogan officiel est :"Bibliothèques, Citoyenneté, Société : une confluence vers la connaissance". Il s'agit donc de mettre en avant les notions de bibliothèque comme lieu de construction de la connaissance et de la citoyenneté, et de souligner l'importance de la communauté (confluer, créer ensemble). C'est aussi ce que symbolise le logo de l'événement où l'on devine la confluence du Rhône et de la Saône en cette bonne ville de Lyon sur fond noir. 

Actuellement, la manifestation ne dispose pas encore d'un site internet, mais elle anime une page Facebook où sont rassemblées toutes les informations utiles et notamment une brochure de présentation (pdf).

Ne l'ignorons pas, assister à un congrès de cette taille est onéreux : entre 400 et 600 euros mais c'est à mettre en balance avec l'incroyable opportunité en laquelle l'événement consiste (une session en France tous les trente ans quand même et des possibilités d'échanges et de rencontres démultipliées) et il faut souligner également que des facilités de participation sont proposées aux collègues qui se proposeraient comme bénévoles ou comme volontaires. Ce volontariat consiste à donner un peu de son temps en échange d'une entrée offerte au congrès, ce pour des activités d'accueil, de tenues de stand, distribution de casques de traduction, de compte-rendu pour l'IFLA Express, de traduction etc.

En attendant, le Congrès lyonnais sera présenté au prochain congrès de l'Association des bibliothécaires de France qui se tiendra également à Lyon du 7 au 9 juin prochain sur le thème de "La bibliothèque, fabrique du citoyen" et au Congrès de l'IFLA 2013 prévu en août à Singapour.

Et si vous souhaitez apporter votre pierre à la communication autour de l'événement, pourquoi ne pas participer au Tour de France des bibliothèques, une représentation très visuelle et ludique pour promouvoir nos bibliothèques françaises en vue du congrès IFLA 2014 à l'exemple de la photo ci-dessous. Il suffit pour cela simplement de vous prendre en photo avec votre vélo devant votre bibliothèque préférée. Les photos seront ensuite imprimées et épinglées sur une carte de France, affichée lors des congrès de l'ABF 2013, de l'IFLA 2013 et bien sûr de l'IFLA 2014. N'hésitez pas à diffuser ce message autour de vous, sur vos pages facebook, sur twitter (#cyclobib)

vendredi 12 octobre 2012

Des MOOCs et des bibliothèques

L'association des bibliothèques de recherche américaines vient de publier un article sur les MOOCS intitulé : Massive Open Online Courses: Legal and Policy Issues for Research Libraries, un sujet qui émerge de manière de plus en plus nette dans les préoccupations actuelles et que d'aucuns considèrent comme le concept éducationnel qui fait le plus de buzz cette année.


1. De quoi s'agit-il exactement ?

Les MOOCs désignent donc les Massive Open Online Courses, littéralement des cours ouvert massivement multi-apprenants. Il s'agit donc de cours accessibles librement en ligne, ouverts à un nombre illimité d'inscrits, une forme pédagogique liée à l'enseignement à distance qui attire de plus en plus d'institution à l'instar de...

Il existe de la même manière plusieurs types de MOOCs. Initialement, ils se voyaient centrés sur les échanges entre les participants qui forment le cœur des apprentissages, tandis qu'on assiste plutôt à l'émergence d'enseignements institutionnels adoptant la structure plus traditionnelle d'un cours en présentiel, transposé sur une plateforme de cours en ligne. Dans le premier cas, chacun apporte sa pierre à l'établissement de savoir en faisant ses recherches de son côté (on parle là de cMOOC, pour souligner l'approche connectiviste). Dans le second cas, on évoque les xMOOCs, en référence à l'initiative edX du MIT, en collaboration avec les universités de Harvard, de Berkeley et aujourd'hui de l'Université du Texas. Mais depuis, de nombreuses autres universités se sont lancées dans la production de cours en ligne comme le montre la plateforme Coursera qui propose 200 cours, à l'heure où ce billet est écrit, et revendique plus d'un million d'utilisateurs (ici, un cours sur la gamification, là sur ces technologies qui nous menacent).

En septembre dernier, Google lui même s'est intéressé au modèle en lançant sa propre plateforme de partage : Course Builder, une plateforme open-source proposant des xMOOCs (en fonction de la modalité d'apprentissage recherchée, les plateformes vont en effet différer) et réunissant des institutions prestigieuses comme les Universités de Stanford, d'Indiana, de San Diego, l'EPFL de Lausanne ou, entre autres, un consortium panibérique : Universia.

Nous ne sommes évidemment pas aussi avancé en France pour la mise en ligne de cours gratuits, mais nous proposons déjà un accès certain à nombre de ressources en ligne au travers notamment des universités numériques thématiques. On y trouve des ressources de toute nature (vidéos, cours, exercices, QCM) etc. De la même façon, plusieurs universités proposent des cours en ligne à partir de plateformes locales, des ENT des établissements ou d'un dépôt sur des plateformes privées comme iTunes (cf. un billet précédent) mais ces enseignements sont rarement massifs ni même ouverts à tous

2. Pourquoi des MOOCs dans mon établissement ?

Dans son article "Quelle offre de MOOC pour mon établissement ?", Jean-Marie Gilliot, Maître de conférence au département informatique de Télécom Bretagne, propose deux axes de développement de cours en ligne aux étudiants d'une institution : développer des MOOCs en interne, et autoriser l'accès aux MOOCs externes.

Dans le premier cas, il liste les objectifs suivants (je ne développe pas les items mais vous renvoie à son article sur le sujet) :

  • Pour démontrer la dynamique de l’établissement.
  • Pour accroître la visibilité de l’établissement.
  • Pour attirer des futurs étudiants.
  • Pour faire des économies.reste difficile à évaluer. Surtout que la concurrence obligera certainement à faire vévoluer les couprs plus vite qu’aujourd’hui ;
  • Pour permettre à de nouveaux étudiants de s’inscrire dans des formations existantes
  • Pour développer une nouvelle offre.
  • Pour rendre une offre disponible sur plusieurs sites.
  • Pour améliorer la pédagogie.

Cependant, dans son article "Making sense of MOOCs : Musing in a maze of Myths, Paradox and Possibilities", Sir John Daniels, spécialiste de la question et membre du Conseil de l'Éducation au Royaume-Uni (entre autres) précise que le système ne représente pas la panacée en matière éducative, entre des étudiants qui plagient plus facilement qu'en présentiel d'une part et d'autre part un pourcentage finalement relativement faible d'apprenants qui réussissent le diplôme :

Patterson reports that only 7% of the 50,000 students who took his Coursera-UC Berkeley course in Software Engineering passed (Meyer, 2012).

Un taux extraordinairement bas, mais qui s'explique en partie par le fait que, les cours étant gratuits, ils attirent nombre de curieux que des frais universitaires auraient de la même façon rebutés.

Le potentiel d'apprentissage apporté par toutes ces technologies ne fait aucun doute, ne serait-ce pour la démultiplication des ressources éducatives pour un coût relativement faible, mais pour l'instant leurs usages n'est pas réellement entré dans les mœurs, voire se sont plutôt révélées décevants (cf. aussi l'usage des notebook au Pérou).

De la même façon, on peut se demander si la plupart des MOOCs sont réellement innovants d'un point de vue pédagogiques, et s'ils ne reprennent pas au contraire des méthodes anciennes, verticales, largement éprouvées. Les techniques de formation à distance existent depuis quarante ans. Voire, il y aurait dans les MOOCs encore moins de personnalisation des enseignements puisque l'enseignant -dont la présence demeure nécessaire comme le montrent les études sur la formation à distance justement-  ne peut suivre autant d'inscrits de manière simultanée.

Il ne s'agit donc pas d'espérer diffuser largement un enseignement supérieur comme éducation populaire, mais bien plutôt de favoriser l'insertion des institutions dans une politique de développement d'enseignements à distance et plus largement de mise à disposition de ressources pédagogiques numériques (espérons le, ouvertes).

3. Et dans ma bibliothèque ?

Plusieurs bibliothèques universitaires s'intéressent à la valorisation des ressources pédagogiques numériques, libres ou non, et à la façon dont elles peuvent / doivent les intégrer dans leur offre de ressources. Le premier angle d'approche concerne un partenariat entre le SCD et les services informatiques sur l'indexation des Ressources pédagogiques numériques mais elle peut aller jusqu'à la production de cours en ligne en fonction d'établissements.

On demeure loin cependant de la problématique des MOOCs et de leur double contrainte de proposition de cours massivement multi-apprenants d'une part, et ouverts d'autre part. 

L'ARL s'empare donc du sujet et souligne que les MOOCs soulèvent des questions légales et stratégiques importantes pour les établissements, liées aux enjeux du libre-accès et de l'égal accès de l'information pour tous.

These questions involve information policy concerns that are central to research
libraries, including the proper application of fair use, the transition to open access as the
default mode of scholarly publishing, and the provision of equal access to learning
materials for students with and without disabilities.

Selon l'association, les bibliothèques doivent évidemment prendre part à ces nouveaux modes d'apprentissage en suivant deux directions parallèles : la première, classique, est de faciliter l'appropriation par les étudiants des ressources en ligne qui leur sont nécessaires ; la seconde plus récente mais non moins importante est de conseiller les Universités dans leur utilisation d'un environnement libre et ouvert.

D'un point de vue légal, les MOOCs soulèvent des questions relatives à :

  • L'utilisation de cours et de références tierces dans des cours en ligne
  • Le statut juridique des cours produits et, partant, des enseignants (droit d'image par exemple)
  • Le lien avec le Digital Millenium Copyright Act (responsabilité des contenus)
  • L'accès des enseignements aux publics handicapés
Ce sont ces différents points que le document tente d'éclaircir au regard du droit américain (Existe-t-il toujours une exception pédagogique quand le cours est censé se voir "massivement" distribué ? Ou quand la plateforme est co-gérée par une entreprise privée par exemple ? Qui est propriétaire du cours et des supports, l'enseignant ou l'institution ? Qui est responsable en cas de contenu illégal ?)

D'un point de vue stratégique, l'ARL affirme les positions suivantes :

  • L'utilisation du Fair Use est un droit essentiel pour les bibliothèques et leurs usagers
  • Il faut utiliser et promouvoir des modèles Libres
  • Il faut penser l'accessibilité pour tous les contenus dès le début du projet 

L'association conclue en réaffirmant le rôle primordial des bibliothèques dans le développement de cours ouverts massivement multi-apprenants en ligne. Au delà des enjeux évoqués, il s'agit de souligner l'importance et la pertinence des bibliothèques et de leurs collections comme soutien aux enseignements ; c'est pourquoi la façon dont ces dernières, en tant qu'expertes seront associées au développement des MOOCs apparaît central.


Pour aller plus loin :
  • MOOC Madness : http://chronicle.com/section/Online-Learning/623/
  • http://tipes.wordpress.com/category/environnements-dapprentissage/mooc/

mardi 9 octobre 2012

Singapour 2013

Alors que le congrès international de l'IFLA 2012 à Helsinki se terminait, les collègues asiatiques de Singapour s'activaient pour accueillir la session 2013.

A cette occasion, la bibliothèque nationale de Singapour (National Library Board of Singapore - NLB) et l'association des bibliothèques singapouriennes (Library Association of Singapore - LAS) nous proposent une intriguante vidéo de présentation de leur milieu professionnel.

La musique du clip est composée par Ivan Chew, biblioblogueur et bibliothécaire à la NLB, tandis que la chanson est interprétée par un groupe local, les Starfish Stories. La vidéo est postée sous licence Creative Commons by / nc / nd. 

 

free from IFLA on Vimeo.

En 2014, ce sera au tour de Lyon d'accueillir ces représentants internationaux et là aussi une vidéo de présentation étaient proposée aux congressistes. Pas de bibliothèques cette fois mais une vidéo de présentation de la ville et de son slogan : "Only Lyon". 

Nous aurons l'occasion d'y revenir.

jeudi 28 juin 2012

Rapports américains pour les bibliothèques universitaires et de recherches

L'Association of Research Libraries (ARL) est l'équivalent -en très gros- de notre ADBU ou de l'européenne LIBER

1. Utilisation du Fair Use en BU aux Etats-Unis

En janvier 2012, l'association a sorti un "Code des bonnes pratiques pour l'utilisation du Fair Use dans les bibliothèques universitaires et de recherches" (Code of Best Practices in Fair Use for Academic and Research Libraries).

Ce code de bonnes pratiques identifie huit situations représentant des pratiques professionnelles généralement acceptées pour l'utilisation de matériaux sous droits, dans des situations récurrentes mais particulières. Ces situations ont été identifiées, au regard du droit américain bien évidemment, et uniquement celui-ci, au cours d'une année de réflexion menée par un groupe de travail sur le sujet. Le groupe s'est également penché sur d'autres questions mais autour desquelles aucun consensus ne s'est dégagé ou qu'il a estimé moins prioritaires. L'ARL propose que ces recommendations soient revues régulièrement et mises ç jour en fonction de l'actualité.

Le rapport pose les questions suivantes, pour une utilisation du fair use dans l'enseignement supérieur américain :

1. Quand peut-on numériser de matériaux sous droits pour les étudiants ? Les vidéos relèvent-elles des mêmes pratiques que le texte imprimé ?
2. Comment mettre à disposition des collections particulières en ligne ?
3. Les bibliothèques peuvent-elles archiver des sites web pour une utilisation pédagogique ?

Le document est accessible en ligne : http://www.arl.org/bm~doc/code-of-best-practices-fair-use.pdf

2.Politiques documentaires en BU

Un autre groupe de travail de l'association, le 21st-Century Research Library Collections Task Force, a sorti un document en mai dernier sur le développement des collections en bibliothèque universitaire. Le document souligne l'importance des politiques d'acquisitions et de conservation partagées. Le travail en équipe et pluri-institutionnel est ainsi valorisé pour faire face aux enjeux notamment économiques auxquels sont confrontés les établissements soulignant par là-même l'émergence de nouvelles fonctions et compétences au sein des équipes.

Collective problems require collective action, which requires a shared vision.

Dans un monde en réseau, les collections locales deviennent moins pertinentes et induisent des apprentissages fragmentaires et incomplètes. De la même façon, il ne faut plus penser les collections comme des produits en soi mais bien comme des composantes de ressources informationnelles plus larges.

Rather than focusing on acquiring the products of scholarship, the library is now an engaged agent supporting and embedded within the processes of scholarship. Collections management is now a juggling act, with the three plates to keep spinning marked Local Needs, Shared Investment, and Coordinated Decisions.

Dans le nouveau paysagge qui se dessine, plusieurs éléments vont acquérir une importance grandissante : bien sûr, la communauté des enseignants chercheurs et leurs usages, la complexité de la constitution des collections elles-mêmes, les modèles économiques et juridiques qui vont émerger, l'efficacité des infrastructures.

Pour télécharger le PDF d'un résumé du rapport.
Pour voir le diaporama présenté lors d'une réunion de l'ARL sur le sujet.

mercredi 23 mai 2012

Un jour à la bibliothèque

Le projet "Un jour à la bibliothèque" (Library Day in the Life Project) est un événement biannuel conduit par une collègue américaine Bobbi Newman. Cette dernière est également à l'origine d'autres projets dont j'ai déjà fait écho ici comme des travaux sur la translittéracie, le tumblr sur l'image des bibliothécaires "this is what a librarian looks like" ou encore le blog Librarian by Day.

Bobbi is dedicated to helping libraries find their place in the digital age. She is passionate about 21st century literacies and the role of all libraries in equal access and opportunity for all. Her professional interests include digital and technology based services, the digital divide, and improving existing services through expanding traditional methods, while creating innovative new practices.

Dans ce dernier projet donc, deux fois par an, des bibliothécaires au sens large du terme racontent une journée de leur vie professionnelle à travers des billets de blogs, des photos, des vidéos, des tweets (notamment via le hashtag #libday8 pour la huitième session)... Il ne s'agit pas uniquement de collègues américains : toute personne travaillant de près ou de loin dans une bibliothèque est ainsi amenée à participer et décrire, à sa façon, comment se déroule une de ses journées. Il suffit ensuite de remplir un tableau dans le wiki du projet et de proposer le lien vers sa propre participation.On ne le voit pas sur cette copie d'écran, mais il y a encore une colonne supplémentaire redirigeant directement vers les posts liés au projet.

Le projet a démarré à la mi-juillet 2008 et a donc entamé en janvier sa huitième édition, mais si on trouve plusieurs contributions non américaines, il n'y en a aucune française. Je trouverais intéressant de changer cela, que les collègues racontent un peu leur quotidien et ce pourrait même faire l'objet d'un projet coordonné par l'ABF, pour l'image de la profession. 

Alors, dites, pour vous c'est quoi : "un jour à la bibliothèque" ?

jeudi 17 mai 2012

Projet 17 mai et valorisation de l'inclusion en bibliothèque

Aujourd'hui, nous sommes le 17 mai.

Depuis sept ans, cette journée est consacrée Journée mondiale de lutte contre l'homophobie, à l'initiative du français Louis-Georges Tin et de son comité IDAHO (International day against homophobia).

Dans ce cadre, plusieurs bibliothèques organisent des manifestations à l'instar de la BM de la Part-Dieu, à Lyon, par le biais de son centre de ressources sur le genre, le point G, qui proposait le mercredi 16 mai au soir la projection du film d'animation de Sébastien Watel, Le baiser de la lune, racontant les amours de deux poissons garçons pour un public d'enfants entre huit et dix ans (CM1, CM2). La séance, en présence du réalisateur, se poursuivait par un débat sur l'opportunité et les modalités de telles projections face à un public jeune.

Une discussion qui est allé au-delà de la seule lutte contre l'homophobie en évoquant les parallèles possibles avec les luttes contre d'autres stéréotypes, d'autres discriminations, d'autres exclusions : qu'il s'agisse de questions de genre, de culture, et inversement de respect de soi, ou de vivre ensemble.

Parallèlement, les artistes s'engagent, à l'instar de Pochep et Silver, deux illustrateurs de bandes dessinées qui proposent aujourd'hui la sortie de Projet 17 mai, un site collaboratif regroupant les contributions de dessinateurs plus ou moins connus sur le thème de l'homosexualité et de la lutte contre l'homophobie. Cette initiative fait écho à un premier web-recueil initié en 2009 par la bloggueuse Julie Maroh, qui avait rassemblé une centaine de blogueurs en leur demandant de faire une note sur le sujet sur leur blog.

Le but du projet est d'aider : des personnes à se sentir soutenues à travers le projet, [montrer] que les choses s’améliorent et qu’il faut se battre pour ça. Et surtout, on espère que ça poussera certains lecteurs ou lectrices à se poser des questions sur le sujet. L’homophobie dans notre quotidien n’est pas uniquement des insultes ou des agressions, c’est aussi des clichés, des moqueries, des préjugés et des injustices. explique Silver sur le blog de Madmoizelle.

Construction de l'identité, lutte contre les stéréotypes, réflexions sur le multiculturalisme, les questions de genres ou l’orientation sexuelle et sentimentale sont autant d'axes développés par le récent groupe ABF très logiquement appelé "Bibliothèques, construction de soi et lutte contre les stéréotypes". Ce dernier propose d'ailleurs l'organisation d'une conférence débat lors du prochain congrès de l'association à Montreuil, le jeudi 7 juin 2012 à partir de 16h à 17h30 dans l'Espace-rencontre 1, sur le thème de l'inclusion : Inclusion et bibliothèques : une vision positive de l’accueil des publics dits minoritaires.

La rencontre réunira la chercheuse Christine Detrez, Maître de conférence en sociologie à l'Ens Lyon, et auteure de travaux sur le genre, la réception, les pratiques de lectures. Ses recherches actuelles portent sur les pratiques culturelles des enfants, sur les représentations du corps féminin, et sur les écrivaines contemporaines maghrébines.

Un second chercheur invité est Denis Merklen, Maître de conférence à l'EHESS, auteur de travaux sur les classes populaires, leurs modes d’inscription collective et de socialisation politique, et plus récemment sur les processus d’individuation en milieu populaire. Depuis 2006 notamment, il aborde ces questions du point de vue des bibliothèques de quartier : Pourquoi brûler des livres ? Violence, culture et politique populaires : une approche du point de vue des bibliothèques de quartier.

La dernière intervenante attendue est Sylvie Tomolillo qui est la responsable du Centre de ressources sur le genre de la bibliothèque municipale de la Part-Dieu : le Point G, rassemblant un ensemble documentaire ciblé sur les questions d’identité de genre et d’orientation sexuelle.Elle pourra aborder la façon dont ce centre a vu le jour dans un contexte professionnel et les enjeux et problématiques qui se sont alors posés. Le point G, incidemment, propose des liens vers d'autres ressources externes et liste un certain nombre de bibliographies thématiques. 

Trois quart d'heures d'exposés puis échanges avec la salle. Voilà qui promet d'être intéressant.

lundi 30 janvier 2012

Bibliothèques, construction de soi et lutte contre les stéréotypes

L'Association des Bibliothécaires de France vient de donner son accord à la création d'un groupe de travail autour du thème "Bibliothèques, construction de soi et lutte contre les stéréotypes".

Ce groupe propose déjà un blog d'échanges et de réflexion, un compte twitter pour la diffusion des billets et une adresse mail générique pour le contacter.

Fonctionnement de l'ABF

Parenthèse sur le fonctionnement de l'association : selon ses statuts, l'ABF est administrée par un Conseil national qui regroupe les président-e-s de chacun des groupes régionaux. Ce Conseil définit la politique de l’association, programme et contrôle les activités et la gestion de l’association et se voit présidé par le président de l’association. Entre les réunions, c'est un bureau national élu parmi les membres du Conseil qui coordonne les orientations politiques et la gestion de l’association.

Pour répondre de manière plus efficace aux missions que s'est donnée l'association, sont créées au niveau national des groupes de travail et des commissions censés prendre en charge les études correspondantes, mettre en œuvre des actions spécifiques, conseiller l’association dans leur domaine de compétence et de constituer au plan national des pôles d’expertise permettant à l’association de faire valoir ses compétences dans différentes instances (art.8 du règlement intérieur). Je ne suis pas très au fait de la différence sémantique entre groupes et commissions mais il semble que les secondes disposent d'une assise et d'une prégnance plus importante au sein de l'association. 

Actuellement, d'après le site internet, les commissions proposées sont les commissions

et les groupes de travail

auxquels donc vient s'ajouter le nouveau sur la construction de l'individu.

Si jamais une de ces thématiques devait vous intéresser, n'hésitez pas à en contacter les membres. Ils seront toujours ravis de vous accueillir et d'échanger avec vous.

Fernand Léger - La lecture

Création du groupe de travail "Bibliothèques, construction de soi et lutte contre les stéréotypes"

C'est donc récemment qu'une partie des membres de l'association a souhaité constituer un groupe de travail autour des questions de la construction de l'individu.

A la suite des travaux de chercheurs sur l'inclusion et le rôle de la lecture dans la construction de l'identité, il a semblé important en effet de réfléchir sur la façon dont les collections, les animations, les espaces, les services, les missions proposés pouvaient participer de cette construction.

Cet engagement s'oriente selon deux axes majeurs : la construction de son identité pour un individu, ce que le groupe résume dans un à-propos sous les lignes :

La bibliothèque en tant qu’institution culturelle et plus encore, les bibliothécaires en tant que médiateurs du livre et de l’information, en tant que passeurs de culture, ont réellement un rôle à jouer dans la construction de l’individu en lui donnant accès à des collections et des espaces en lesquels il peut interroger, construire et affirmer ce qu’il est, ce qu’il souhaite être, ce qu’il se pense être.

et, au-delà, la lutte contre les stéréotypes pour changer les représentations :

Accompagner l’expression des minorités doit permettre également de lutter contre les stéréotypes en favorisant des rencontres et, sinon créer des prises de consciences, du moins faciliter la prise en compte de la différence. L’enjeu devient de mettre en exergue les minorités afin de créer la surprise, de proposer tours et détours aux rencontres inattendues et d’encourager le dialogue.

Le groupe souhaite ainsi s'intéresser plus précisément à trois grands axes :

  • le multiculturalisme,
  • les questions de genres (rapports hommes/femmes mais aussi masculins/féminins),
  • l’orientation sexuelle et sentimentale.

Et concrètement ?

Pour parvenir à ce résultat, le groupe à mis en place plusieurs outils dont un blog, un compte twitter et une adresse mail générique pour le contacter.

En effet, il existe déjà de nombreuses initiatives et expériences tant en France qu'à l'étranger autour des questions liées à l'inclusion, au multiculturalisme, au genre ou à l'orientation sexuelle, notamment dans les sections jeunesse qui s'accompagnent par ce biais le public adolescent (cf. la bibliographie proposée par le réseau des BM de Metz : Lectures en tout genre), mais pas uniquement. On peut citer ici le très intéressant Point G, centre de ressources sur le Genre proposé par la Bm de Lyon.

Il s'agira donc de proposer par le biais du blog un espace de veille et de réflexion, mettant au jour les initiatives des établissements, des recensions sur les travaux de chercheurs spécialisés dans ces questions (comment ne pas citer les travaux de Michèle Petit sur la construction de l'identité par la lecture ?), des comptes-rendus de journées d'études et proposant des bibliographies.

L'idée est également de faire le lien avec des initiatives et des groupes similaires internationaux, de travailler en coopération avec d'autres groupes professionnels sur ces questions, et les autres commissions et groupes de réflexion de l'association.

Il s'agira enfin de proposer une conférence sur ce sujet au prochain congrès de l'association qui se déroulera du 7 au 9 juin 2012 à l'Espace Paris-Est-Montreuil, sur le thème "La bibliothèque, une affaire publique".

Pour l'instant, nous ne sommes pas nombreux à nous être organisé autour de ces questions, aussi n'hésitez pas à écrire au groupe pour en savoir plus et éventuellement participer.

mardi 10 janvier 2012

L'ALA Ferme son île sur Second Life

Kay Tairov est un vieux de la vieille. Il a rejoint l'Univers virtuel de Second Life dès 2007, soit il y a maintenant bientôt cinq ans. Également membre de l'American Library Association, l'association professionnelle américaine, il s'occupait entre autres et avec d'autres de la gestion d'une île maintenue, payée et gérée par l'ALA sur Second Life. Un groupe également regroupe in world ceux intéressés par la vie de l'association. 

Récemment Kay Tairov a envoyé un message à tous les membres du groupe :

I wanted to let you know that ALA Island will be closing come the new year. ALA will still maintain a presence in SL, just on a smaller scale. Please send me an IM if you have questions. Thank you, Kay Tairov

Les raisons ne sont pas difficiles à deviner. SL perd de plus en plus d'utilisateurs, même s'il semble s'être stabilisé ces derniers temps, au point d'ailleurs que LindenLabs, l’entreprise créée par Philip Rosedale comme partie juridique, légale, du mode virtuel et dont le seul but était d'éditer et de soutenir Second Life, vient d'annoncer qu'elle allait diversifier ses activités.

In addition to delivering new features and increasing our support for Second Life, we will be launching some completely different products next year not related to Second Life. Some of them will be very experimental, but all will fit within our company’s proud history of enabling creativity, which I hope may interest some of you.

Bien sûr, cela pose des questions quant à la permanence de SL à l'avenir. Les fermetures et augmentations de tarifs ces dernières années ont contribué à la désertion progressive de l'Univers Virtuels, laissant la place aux non-profit groups intéressés par la co-création de contenu, les développements ou l'innovation pédagogique. 

De ce point de vue, les bibliothèques se sont révélées des utilisatrices particulièrement actives et impliquées sur Second Life, allant jusqu'à créer un archipel entier d'îles bibliothéco-centrées : l'InfoArchipel. La présence d'une île gérée directement par la prestigieuse ALA a d'ailleurs représenté un attrait indéniable dans la constitution de cet archipel et, partant, la disparition de cette dernière est loin de se révéler anecdotique.

L'ALA possède un blog autour de cette présence virtuelle  sur lequel vous pouvez trouver des informations sur ce que l'association faisait -et continuera de faire, dans une moindre mesure- en ligne.

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