Cette drôle de bibliothèque traine à plusieurs coins de rue de la ville de
Hanovre et un peu
partout en Allemagne. C'est du moins ce que raconte l'auteure du blog
Decor8 dans un
de ses derniers billets.
Il ne s'agit pas d'un
distributeur automatique de livres comme il en existe à Seattle ou même
à Paris. Il ne s'agit pas non plus d'une étagère en attente d'un quelconque
déménagement ou d'encombrants. Elle est emplie de livres qui semblent
n'attendre que le chaland.
De fait, cette bibliothèque, d'une facture un peu fruste est une
bibliothèque vitrée tout ce qu'il y a de plus conventionnel, à ce ci prêt que
les livres sont gratuitement mis à disposition des passants. Imaginez : pas de
carte de bibliothèque à se faire faire, pas de lettres de rappel et donc pas
d'amende non plus. Une étagère identique à celle que vous pourriez avoir dans
votre salon, où il vous suffirait de tendre le bras pour prendre un livre avant
d'aller le compulser un peu plus loin dans votre fauteuil préféré. Sauf que ce
petit coin de lecture se transforme ici en banc public, en promenade citadine à
moins que vous ne vous décidiez à l'emporter le lire chez vous.
En échange, on vous demande de déposer un autre livre dans la bibliothèque
afin de ne pas la laisser vide. En gros, c'est le principe du bookcrossing, sauf qu'au lieu
de laisser les livres s'ébattre dans la nature, il est ici proposé de les
rassembler dans des bibliothèques publiques identifiées.
En soi, l'idée est jolie de laisser des bibliothèques à la libre disposition
des usagers. Je suis cependant un peu sceptique quant à son utilisation en
France. L'auteure du billet originel imagine aisément des gens embarquer tous
les livres pour eux-même ou pour les revendre carrément sur un site de vente en
ligne. Même si les gens jouent le jeu, je crains que les livres déposés ne
soient souvent ceux dont les passants ne veulent plus, de vieux ouvrages en
mauvais état, de vieux magasines, ou "L'année de la Planche 1986" dont les
autres passants ne voudront évidemment pas non plus et qui du coup traineront
des années dans la bibliothèque.
Et vous, vous verriez cette bibliothèque dans votre ville ?
Discrètement, cette page a reçu ces derniers mois un sérieux lifting et une
remise en forme appréciable. Cette page qui ne paie pas de mine est en
fait une véritable mine d'or pour qui chercherait des informations sur le monde
des bibliothèques dans l'enseignement supérieur :
Dossiers documentaires ( Politique documentaire, Liste des CADIST, Système
d'information et informatique documentaire, Ressources électroniques, Archives ouvertes et
institutionnelles, Diffusion des thèses, Conversion rétrospective,
Patrimoine, Numérisation des collections, Edition universitaire, Constructions et bâtiments) ;
Moteur de recherche des établissements de formation aux métiers du livre et
des bibliothèques ( en fait le Portail
étudiant du ministère sur lequel il faut faire une recherche plus précise
[à noter qu'une
autre liste est disponible sur le site de l'ADBS] ;
Statistiques
(application ASIBU, à partir des données de l'ESGBU) ;
Ressources en lignes (liens vers des catalogues et bases de données
professionnelles tels que le Sudoc, Liber Floridus, Calames, Persées, Repere,
...) ;
De quoi se tenir au courant de ces petites nouveautés qui ont tendance à
passer inaperçues.
Enfin, à l'heure où l'ABF s'alarme de la disparition programmée de la
"sous-direction des bibliothèques" et en appelle directement à Valérie
Pécresse, on ne peut qu'espérer que de tels outils demeure à la disposition
des professionnels de l'information et des bibliothèques.
En tout petit et en blanc est écrit "Une campagne de bibliothèque sans
frontières". L'idée est la suivante : si le livre était une arme, lequel
choisiriez-vous pour incarner ou promouvoir la paix et la justice dans le monde
?
D'abord, je suis d'accord, l'idée est étrange. Promouvoir la paix par une
arme est toujours un sentiment dérangeant. L'association "Bibliothèque sans
frontières"(profil Facebook), qui trie et collecte des
livres pour les envoyer dans les bibliothèques des pays en voie de
développement, s'en explique ainsi :
Vous trouvez l'association Livre & Arme choquante ? Mais
imaginez le monde si toutes les armes étaient des livres ! La campagne Choisis
Ton Arme.fr a pour objectif d'alerter le public sur l'importance du livre dans
la transmission du savoir et des valeurs de paix et de démocratie. Le livre est
une arme pour la paix, nous en sommes convaincus et les bibliothèques sont de
véritables lieux d’échange, de dialogue et d’ouverture sur le monde. Le combat
pour l’accès aux livres et au savoir au Sud doit être partagé par tous pour
construire le monde de demain. Nous avons besoin de votre soutien
!
Cette liste définie, elle veut proposer une bibliothèque numérique, c'est à
dire une plateforme en ligne, accessible de n'importe où dans le monde -à
condition d'avoir un PC- proposant de télécharger gratuitement l'ensemble des
titres retenus au format numérique.
Après tout, pourquoi pas, si cela peut aider à la diffusion du savoir et la
créations de bibliothèques dans le monde...
Sur son blog, le très prolifique Stephen Abram, le Vice-président
pour l'innovation de la société Sirsi-Dynix nous propose un article sur le
sujet des valeurs dont sont porteuses les bibliothèques. Cet article a été
rédigé pour la revue professionnelle "Arkansas libraries" et s'intitule :
The Value of Our Libraries: Impact, Recognition and Influencing
Funders [pdf]. En voici la conclusion :
These are challenging times for libraries. We need to communicate our value
strongly and in many ways. The studies and opportunities outlined above are
fabulous initiatives. We must take our basic statistics and turn them into
measurements and then we must share our measurements. Raw statistics are just
representations of effort – something bureaucrats view with cost-cutting eyes.
Well chosen measurements can demonstrate the amazing value and impact of
libraries to their communities, host organizations and funders. All players –
vendors, publishers, library workers, institutions, and communities - in the
information space have a vested interest to ensure that we communicate this
impact and value well. Finally, we must enliven these measurements with the
real life experiences of our users. We must share our stories and provide
forums for our users to share their stories. It’s these stories that provide
the narrative to strongly engage our communities to invest in their own
success.
Libraries play an essential, non-partisan role in providing the information
that allows citizens to make informed decisions. Libraries make a difference.
Libraries transform lives. Let’s never forget that. Let’s speak up.
J'ai décidement du mal à satisfaire à mon obligation hebdomadaire d'un
billet sur Second Life.
Voici en tout cas deux vidéo exposant le travail incroyable de l'école de
bibliothéconomie de l'Université de l'Etat de San Jose : San Jose State
Univ's iSchool. Cette école est très impliquée dans le Métaverse où elle a
bâti une réplique de l'école physique telle qu'elle existe dans le monde réel.
Cette seconde école sert de lieux pour des cours de bibliothéconomie, et
d'autres de prise en main des différentes fonctionnalités plus ou moins
avancées dans Second Life (comment bâtir ? etc.).
La première
vidéo montre justement tout ce que cette école fait dans SL, avec par
extension ce que des bibliothécaires peuvent faire dans le monde virtuel. Elle
a d'ailleur été présentée au récent congrès "Internet Librarian" :
La seconde évoque
la façon dont ils ont pensé et bâti leur île et pourquoi :
The virtual world of Second Life is a global community of creativity,
collaboration, commerce and entertainment with the number of resident accounts
now over 8 million (“Linden Research”). The immersive and visually rich
environment is a natural for multimodal instruction, collaboration and
interaction. The Second Life browser software comes equipped with build-tools,
group options, communication tools such as chat and instant messenger, and a
menu-driven video capture tool for users to record “machinima” of their
experiences, simulations or live events. Machinima is familiar to millions of
gamers around the world and is defined as “animated filmmaking within a
real-time virtual 3D environment” (“3D Game Based”). This paper provides a
practical look at how we can connect with millenials and adults using
machinima, and suggests ideas for individual and collaborative story and
content development for sharing with socially networked online communities in
Second Life and on the web.
Le document reprend chaque diapo de la présentation et en propose des
commentaires et des explications.
Les bibliothèques de
l'UQAM (Université du Québev à Montréal) viennent de lancer leur
nouvelle
campagne de promotion nous apprend Patrick M. Lozeau, sur son
blog. Une série de sept affiches en effet vient de fleurir sur les divers
panneaux d'information de l'université de Montréal mais également dans divers
autres médias tels que l'agenda de l'université, son site internet, des écrans
géants, le journal interne...
Les affiches sont dues à Jimmy Pelchat, étudiant à l’École de design de l’UQÀM, et ont été
sélectionnées suite à un concours organisé à l'automne 2006. Chaque affiche
désigne une des six bibliothèques de l'UQAM, tandis qu'une septième évoque les
bibliothèques dans leur ensemble. Avec humour et créativité, elles invitent les
étudiants à venir aux bibliothèques de l'UQAM et à découvrir les ressources et
les services qui leurs sont offerts.
En regard, et dans un autre style, je vous présente également le projet vidéo des étudiants du
département information-communication de l'IUT du
Havre sur la gestion de leur centre de documentation. A noter que ce centre
de documentation est géré par les étudiants eux-mêmes dans le cadre semble-t-il
d'un projet tutoré.
Le 22 juin dernier avait lieu la grand-messe conférence annuelle
de l'Association des bibliothèques
américaines (ALA). A cette occasion était projeté en avant-première un
documentaire intitulé : The Hollywood Librarian : A Look at Librarians
Through Film, écrit et dirigée par ANN M. SEIDL
elle-même bibliothécaire et consultante, et dont la sortie nationale
-aux Etats-Unis, est prévue le 29 septembre prochain.
The Hollywood Librarian: A Look at Librarians through Film will be the
first full-length documentary film to focus on the work and lives of
librarians. Using the entertaining and appealing context of American movies,
the film will hold some surprises for people who may think they know what
librarians do.
L'idée est de partir des images et des représentations -nombreuses- de bibliothécaires au cinéma et de les mettre en regard
avec lse interview de véritables professionnels pour aborder des sujets aussi
divers que la réalité du travail d'un bibliothécaire, mais également des
questions professionnelles comme l'accueil des enfants en bibliothèques, la
recherche de fonds ou éthiques comme celles portant sur la censure, la liberté
de pensée, devenues centrales depuis l'instauration outre-atlantique du
Patriot Act.
De nombreuses facettes du métier sont ainsi abordées puisque le film part à
la rencontre d'un catalogueur, d'un directeur d'établissement, d'un
bibliothécaire jeunesse, d'un bibliothécaire médical, des professionnels plus
âgés qui ont vu leur métier évoluer avec l'arrivée de l'informatique comme
d'autres plus jeunes pour qui internet semble avoir toujorus été présents. Le
film suit de la même façon un programme de lecture en prison, une bibliothèque
scolaire, une bibliothèque municipal, de gros établissements et de tout
petits... Il souligne les baisses de fréquentation et les défis apportés par
les technologies de l'information ou de l'explosion des coûts.
The Hollywood Librarian is a unique and charming blend of film clips,
humor and critical analysis of the popular image of librarians. It will create
a new-found empathy for the profession by revealing the diversity of individual
librarians and the importance of what they do. This documentary will increase
the public's awareness of the complex and democratic nature of librarianship in
the age of technology, and be a step toward librarians redefining themselves as
not only more than a stereotype, but also as a cultural imperative.
Le trailer est d'ores et déjà disponible sur YouTube :
ainsi que quelques "behind the scenes" avec notamment des
interviews de Ray Bradbury ou de Martin Scorcese à la NY Public
Library :
A propos des films recensés montrant des bibliothécaires, les producteurs
les ont classés en quatre catégories :
GROUP A
Someone says or does something that clearly identifies himself or herself (or
some other character) as a librarian. This person may be a professional, a
clerk, a student assistant, a director or some other type of "librarian." Some
have major roles, others have barely a dozen words to speak. (About 175
films.)
GROUP B
A library is used for research, for study, to meet someone or for some other
purpose, but any librarian that might be visible is essentially no more
important than a piece of furniture that helps to identify the setting. (About
150 films.)
GROUP C
No librarian or library is shown, only mentioned or referred to in passing.
(About 50 films.)
GROUP D
Films I have not seen, nor found adequate descriptive comments about, so am
unable to put them into one of the other groups. In most cases someone is
listed in the credits as "librarian" so I assume he/she has a speaking part,
but I don't know how significant or memorable it is. (About 175 films.)
En tout, ce sont quelques 550 films, ou apparitions de bibliothèques et de
bibliothécaires qui ont été recensées. Autant de représentations, de
stéréotypes que la réalisatrice désirait casser afin de dépoussiérer et
valoriser la profession (écouter notamment le podcast sur le choix du nom
"Hollywood librarian" sur le
blog de la réalisatrice).
Pas de sortie en France de prévue et c'est bien dommage, je suis sûr qu'on y
apprendrait pleins de choses tant sur les représentations que sur les défis que
rencontrent nos collègues américains. Ca n'intéresserait pas une promo
d'étudiants de se procurer un exemplaire du film ? De même, pas de version
française évidemment. Et pourtant, je suis persuadé qu'il y aurait beaucoup à
dire et à découvrir...
El
profesional de la informacion est le titre d'une revue bimestrielle
profesionnelle internacional en Sciences de l'information. Je viens de
lire le numéro de mars-avril
portant sur le Web 2.0 et j'ai beaucoup aimé le contenu des articles
portant entre autres sur "Conceptos de web 2.0 y de biblioteca 2.0",
"microformatos : web 2.0 para Dublin Core", "evaluacion de blogs
de documentacion" ou encore "Internet y actividades terroristas : el
caso del 11-M" (désolé pour les o accentués).
Le premier article est très bien écrit et construit qui fait le tour de ce
que peut être l'application d'une orientation tournée vers les usagers dans une
bibliothèque en utilisant le web 2.0. Il fait mention rapidement de la
biblioblogosphère espagnole et je pense que je vais m'en resservir dans une
prochaine note. Enfin, il donne des exmples de services web 2.0 utilisés dans
les bibliothèques. Le second, plus technique, aborde les questions des
métadonnées et des microformats évoquant (en vrac) rdfa, Xmdp, le DC Metadata
Gen ou Grddl (sic). Le troisième, enfin, revient sur les blogs institutionnels
et analyse leur apparence formelle et cinq grands critères :
les paramètres généraux
L'identité, l'information et les services
La structure et la navigation
Le lay-out de la page
l'accessbilité
la Visibilité (à travers les pages rank et les Link: de Google, Yahoo et
MSN)
Une trentaine de blogs institutionnels (academicos y de
investigacion) en Sciences de l'information ont ainsi été analysés.
D'autres articles de ce numéros traitent de la numérisation des documents,
de la fraude scientifique (le cas Hwang), de la production scientifique
mondiale, d'acrobat 8...
J'ai également emprunté le numéro précédent (janvier-février) portant sur
les relations entre Sciences et technologies de l'information afin de lire un
article sur les répertoires de documents numériques en libre-accès européens et
un autre sur le facteur d'impact des revues scientifiques. Enfin, le site
internet m'informe que le prochain numéro (mai-juin) que nous n'avons pas
encore reçu, évoquera les portails et la gestion de contenus. L'article
intiutlé Edición web distribuida en un portal institucional
m'intéresse beaucoup ainsi que
La
renovación de los diarios digitales: rediseños y web 2.0
CaCoCu:
un portal web para la difusión de contenidos multimedia culturales de las
universidades públicas andaluzas
Metamorfosis de
los portales: del hiper-texto a la hiper-red
Je suis bêtement enchanté de découvrir que nos voisins européens ont des
revues professionnelles très intéressantes. Ca nous change de l'imniprésence
américaine et ça me fait travailler mon espagnol pour les concours. Qu'espérer
de mieux ?
Ces articles sont accessibles en ligne gratuitement pour les abonnés ou de
manière onéreuse pour les autres. Enfin, pour ceux qui souhaitent aller plus
loin, les archives d'une liste de diffusion sont
accessibles en ligne (pas très glamour d'aspect mais on dira que c'est
parce qu'elle a déjà 14 ans d'âge). Il pourrait être intéressant un jour de
faire une étude comparée des sujets publiés sur ce forum et ceux qui
apparaissent sur Biblio-fr dans la même période...
Sur la liste de diffusion professionnelle Biblio-fr, Emmanuel Collier, de
la bibliothèque de la Maison des Sciences de l'Homme de Paris rapporte qu'une
étude
sur l'évolution des prix des revues académiques entre 2000 et 2006 est
disponible en ligne sur le site du LISU, un centre de recherche et
d'information pour les bibliothèques et les centres de documentation. Le LISU
se trouve au département des Sciences de l'Information de l'Université de
Loughborough, Leicester. "We collect, analyse, interpret and publish
statistical information for and about the library domain in the UK",
précisent-ils. La liste des projets de recherches qu'ils mènent actuellement
est disponible sur
leur site.
Le rapport sur l'évolution des prix des revues est disponible gratuitement
en ligne au
format pdf. Les éditeurs concernés sont Oxford, Blakwell, Cambridge
University Press, University of Chicago Press, Elsevier, Lippincott Williams
& Wilkins, Nature, Sage, Springer, Wiley, Taylor et Francis. L'étude porte
sur des titres en Sciences sociales et biomédicales.
"This report, published with the permission of Oxford Journals, a
division of Oxford University Press, documents the results of the Journals
Pricing Analysis update project, undertaken by LISU for OUP.
The project revised and updated work initiated in 2004, and examined trends
in scholarly journal prices for eleven named publishers, concentrating on
titles in the biomedical and social sicence subject areas. The analyses include
more than 8,000 individual titles published between 2000 and 2006, and look at
trends in overall price, price per page, and price per point of impact
factor. "
Vagabondages est un blog sur le monde des bibliothèques et les Sciences de l'information. Il est tenu par Thomas Chaimbault, bibliothécaire responsable de documents numériques dans un établissement d'enseignement supérieur lyonnais.