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Tag - Bibliothèques

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lundi 14 septembre 2009

Bibliothèque publique...

Cette drôle de bibliothèque traine à plusieurs coins de rue de la ville de Hanovre et un peu partout en Allemagne. C'est du moins ce que raconte l'auteure du blog Decor8 dans un de ses derniers billets.

My hood

(image: thorsten becker for decor8)

Il ne s'agit pas d'un distributeur automatique de livres comme il en existe à Seattle ou même à Paris. Il ne s'agit pas non plus d'une étagère en attente d'un quelconque déménagement ou d'encombrants. Elle est emplie de livres qui semblent n'attendre que le chaland.

De fait, cette bibliothèque, d'une facture un peu fruste est une bibliothèque vitrée tout ce qu'il y a de plus conventionnel, à ce ci prêt que les livres sont gratuitement mis à disposition des passants. Imaginez : pas de carte de bibliothèque à se faire faire, pas de lettres de rappel et donc pas d'amende non plus. Une étagère identique à celle que vous pourriez avoir dans votre salon, où il vous suffirait de tendre le bras pour prendre un livre avant d'aller le compulser un peu plus loin dans votre fauteuil préféré. Sauf que ce petit coin de lecture se transforme ici en banc public, en promenade citadine à moins que vous ne vous décidiez à l'emporter le lire chez vous.

En échange, on vous demande de déposer un autre livre dans la bibliothèque afin de ne pas la laisser vide. En gros, c'est le principe du bookcrossing, sauf qu'au lieu de laisser les livres s'ébattre dans la nature, il est ici proposé de les rassembler dans des bibliothèques publiques identifiées.

En soi, l'idée est jolie de laisser des bibliothèques à la libre disposition des usagers. Je suis cependant un peu sceptique quant à son utilisation en France. L'auteure du billet originel imagine aisément des gens embarquer tous les livres pour eux-même ou pour les revendre carrément sur un site de vente en ligne. Même si les gens jouent le jeu, je crains que les livres déposés ne soient souvent ceux dont les passants ne veulent plus, de vieux ouvrages en mauvais état, de vieux magasines, ou "L'année de la Planche 1986" dont les autres passants ne voudront évidemment pas non plus et qui du coup traineront des années dans la bibliothèque.

Et vous, vous verriez cette bibliothèque dans votre ville ?

mercredi 21 janvier 2009

Le flux RSS de la SDBIS

Tout a fait fortuitement, je viens de me rendre compte que la SDBIS, sous-direction des bibliothèques et de l'information scientifique, proposait un flux rss sur son site internet depuis octobre dernier !

Discrètement, cette page a reçu ces derniers mois un sérieux lifting et une remise en forme appréciable. Cette page qui ne paie pas de mine est en fait une véritable mine d'or pour qui chercherait des informations sur le monde des bibliothèques dans l'enseignement supérieur :

Et le flux RSS alors ? Il propose pour l'instant des informations sur les nouveautés qui interviennent sur le site, à savoir l'inscription de nouveaux événements et conférences du calendrier des conférences internationales professionnelles (il y a un page de comptes-rendus de congrès aussi), ou lorsqu'il y a de nouvelles entrées dans la liste d'archives ouvertes et institutionnelles des établissements d'enseignement supérieur et de recherche français.

De quoi se tenir au courant de ces petites nouveautés qui ont tendance à passer inaperçues.

Enfin, à l'heure où l'ABF s'alarme de la disparition programmée de la "sous-direction des bibliothèques" et en appelle directement à Valérie Pécresse, on ne peut qu'espérer que de tels outils demeure à la disposition des professionnels de l'information et des bibliothèques.

mardi 9 décembre 2008

Choisis ton arme

En tout petit et en blanc est écrit "Une campagne de bibliothèque sans frontières". L'idée est la suivante : si le livre était une arme, lequel choisiriez-vous pour incarner ou promouvoir la paix et la justice dans le monde ?

D'abord, je suis d'accord, l'idée est étrange. Promouvoir la paix par une arme est toujours un sentiment dérangeant. L'association "Bibliothèque sans frontières"(profil Facebook), qui trie et collecte des livres pour les envoyer dans les bibliothèques des pays en voie de développement, s'en explique ainsi :

Vous trouvez l'association Livre & Arme choquante ? Mais imaginez le monde si toutes les armes étaient des livres ! La campagne Choisis Ton Arme.fr a pour objectif d'alerter le public sur l'importance du livre dans la transmission du savoir et des valeurs de paix et de démocratie. Le livre est une arme pour la paix, nous en sommes convaincus et les bibliothèques sont de véritables lieux d’échange, de dialogue et d’ouverture sur le monde. Le combat pour l’accès aux livres et au savoir au Sud doit être partagé par tous pour construire le monde de demain. Nous avons besoin de votre soutien !

Cette liste définie, elle veut proposer une bibliothèque numérique, c'est à dire une plateforme en ligne, accessible de n'importe où dans le monde -à condition d'avoir un PC- proposant de télécharger gratuitement l'ensemble des titres retenus au format numérique.

Après tout, pourquoi pas, si cela peut aider à la diffusion du savoir et la créations de bibliothèques dans le monde...

vendredi 14 mars 2008

Quelles valeurs pour les bibliothèques ?


Sur son blog, le très prolifique Stephen Abram, le Vice-président pour l'innovation de la société Sirsi-Dynix nous propose un article sur le sujet des valeurs dont sont porteuses les bibliothèques. Cet article a été rédigé pour la revue professionnelle "Arkansas libraries" et s'intitule : The Value of Our Libraries: Impact, Recognition and Influencing Funders [pdf]. En voici la conclusion :

These are challenging times for libraries. We need to communicate our value strongly and in many ways. The studies and opportunities outlined above are fabulous initiatives. We must take our basic statistics and turn them into measurements and then we must share our measurements. Raw statistics are just representations of effort – something bureaucrats view with cost-cutting eyes. Well chosen measurements can demonstrate the amazing value and impact of libraries to their communities, host organizations and funders. All players – vendors, publishers, library workers, institutions, and communities - in the information space have a vested interest to ensure that we communicate this impact and value well. Finally, we must enliven these measurements with the real life experiences of our users. We must share our stories and provide forums for our users to share their stories. It’s these stories that provide the narrative to strongly engage our communities to invest in their own success.

Libraries play an essential, non-partisan role in providing the information that allows citizens to make informed decisions. Libraries make a difference. Libraries transform lives. Let’s never forget that. Let’s speak up.

jeudi 22 novembre 2007

SJSLIS

J'ai décidement du mal à satisfaire à mon obligation hebdomadaire d'un billet sur Second Life.

Voici en tout cas deux vidéo exposant le travail incroyable de l'école de bibliothéconomie de l'Université de l'Etat de San Jose : San Jose State Univ's iSchool. Cette école est très impliquée dans le Métaverse où elle a bâti une réplique de l'école physique telle qu'elle existe dans le monde réel. Cette seconde école sert de lieux pour des cours de bibliothéconomie, et d'autres de prise en main des différentes fonctionnalités plus ou moins avancées dans Second Life (comment bâtir ? etc.).

La première vidéo montre justement tout ce que cette école fait dans SL, avec par extension ce que des bibliothécaires peuvent faire dans le monde virtuel. Elle a d'ailleur été présentée au récent congrès "Internet Librarian" :


La seconde évoque la façon dont ils ont pensé et bâti leur île et pourquoi :


mardi 23 octobre 2007

Second Life à l'IFLA

Parmi les présentations proposées au dernier congrès de l'IFLA, à Durban, s'en trouvait une consacrée à Second Life :

Second Life Machinima for Libraries: the intersection of instruction, outreach and marketing in a virtual world[pdf]
BERNADETTE DALY SWANSON (University of California, Davis, USA)


The virtual world of Second Life is a global community of creativity, collaboration, commerce and entertainment with the number of resident accounts now over 8 million (“Linden Research”). The immersive and visually rich environment is a natural for multimodal instruction, collaboration and interaction. The Second Life browser software comes equipped with build-tools, group options, communication tools such as chat and instant messenger, and a menu-driven video capture tool for users to record “machinima” of their experiences, simulations or live events. Machinima is familiar to millions of gamers around the world and is defined as “animated filmmaking within a real-time virtual 3D environment” (“3D Game Based”). This paper provides a practical look at how we can connect with millenials and adults using machinima, and suggests ideas for individual and collaborative story and content development for sharing with socially networked online communities in Second Life and on the web.


Le document reprend chaque diapo de la présentation et en propose des commentaires et des explications.

Une intervention également résumée dans le panneau ci-dessous :




jeudi 11 octobre 2007

Marketing de Bibliothèques

Les bibliothèques de l'UQAM (Université du Québev à Montréal) viennent de lancer leur nouvelle campagne de promotion nous apprend Patrick M. Lozeau, sur son blog. Une série de sept affiches en effet vient de fleurir sur les divers panneaux d'information de l'université de Montréal mais également dans divers autres médias tels que l'agenda de l'université, son site internet, des écrans géants, le journal interne...

Les affiches sont dues à Jimmy Pelchat, étudiant à l’École de design de l’UQÀM, et ont été sélectionnées suite à un concours organisé à l'automne 2006. Chaque affiche désigne une des six bibliothèques de l'UQAM, tandis qu'une septième évoque les bibliothèques dans leur ensemble. Avec humour et créativité, elles invitent les étudiants à venir aux bibliothèques de l'UQAM et à découvrir les ressources et les services qui leurs sont offerts.





En regard, et dans un autre style, je vous présente également le projet vidéo des étudiants du département information-communication de l'IUT du Havre sur la gestion de leur centre de documentation. A noter que ce centre de documentation est géré par les étudiants eux-mêmes dans le cadre semble-t-il d'un projet tutoré.

A voir directement sur le blog du centre de documentation.

mardi 10 juillet 2007

Une bibliothécaire à Hollywood


Le 22 juin dernier avait lieu la grand-messe conférence annuelle de l'Association des bibliothèques américaines (ALA). A cette occasion était projeté en avant-première un documentaire intitulé : The Hollywood Librarian : A Look at Librarians Through Film, écrit et dirigée par ANN M. SEIDL elle-même bibliothécaire et consultante, et dont la sortie nationale -aux Etats-Unis, est prévue le 29 septembre prochain.

The Hollywood Librarian: A Look at Librarians through Film will be the first full-length documentary film to focus on the work and lives of librarians. Using the entertaining and appealing context of American movies, the film will hold some surprises for people who may think they know what librarians do.

L'idée est de partir des images et des représentations -nombreuses- de bibliothécaires au cinéma et de les mettre en regard avec lse interview de véritables professionnels pour aborder des sujets aussi divers que la réalité du travail d'un bibliothécaire, mais également des questions professionnelles comme l'accueil des enfants en bibliothèques, la recherche de fonds ou éthiques comme celles portant sur la censure, la liberté de pensée, devenues centrales depuis l'instauration outre-atlantique du Patriot Act.

De nombreuses facettes du métier sont ainsi abordées puisque le film part à la rencontre d'un catalogueur, d'un directeur d'établissement, d'un bibliothécaire jeunesse, d'un bibliothécaire médical, des professionnels plus âgés qui ont vu leur métier évoluer avec l'arrivée de l'informatique comme d'autres plus jeunes pour qui internet semble avoir toujorus été présents. Le film suit de la même façon un programme de lecture en prison, une bibliothèque scolaire, une bibliothèque municipal, de gros établissements et de tout petits... Il souligne les baisses de fréquentation et les défis apportés par les technologies de l'information ou de l'explosion des coûts.

The Hollywood Librarian is a unique and charming blend of film clips, humor and critical analysis of the popular image of librarians. It will create a new-found empathy for the profession by revealing the diversity of individual librarians and the importance of what they do. This documentary will increase the public's awareness of the complex and democratic nature of librarianship in the age of technology, and be a step toward librarians redefining themselves as not only more than a stereotype, but also as a cultural imperative.

Le trailer est d'ores et déjà disponible sur YouTube :


ainsi que quelques "behind the scenes" avec notamment des interviews de Ray Bradbury ou de Martin Scorcese à la NY Public Library :

A propos des films recensés montrant des bibliothécaires, les producteurs les ont classés en quatre catégories :

GROUP A
Someone says or does something that clearly identifies himself or herself (or some other character) as a librarian. This person may be a professional, a clerk, a student assistant, a director or some other type of "librarian." Some have major roles, others have barely a dozen words to speak. (About 175 films.)

GROUP B
A library is used for research, for study, to meet someone or for some other purpose, but any librarian that might be visible is essentially no more important than a piece of furniture that helps to identify the setting. (About 150 films.)

GROUP C
No librarian or library is shown, only mentioned or referred to in passing. (About 50 films.)

GROUP D
Films I have not seen, nor found adequate descriptive comments about, so am unable to put them into one of the other groups. In most cases someone is listed in the credits as "librarian" so I assume he/she has a speaking part, but I don't know how significant or memorable it is. (About 175 films.)

En tout, ce sont quelques 550 films, ou apparitions de bibliothèques et de bibliothécaires qui ont été recensées. Autant de représentations, de stéréotypes que la réalisatrice désirait casser afin de dépoussiérer et valoriser la profession (écouter notamment le podcast sur le choix du nom "Hollywood librarian" sur le blog de la réalisatrice).

Pas de sortie en France de prévue et c'est bien dommage, je suis sûr qu'on y apprendrait pleins de choses tant sur les représentations que sur les défis que rencontrent nos collègues américains. Ca n'intéresserait pas une promo d'étudiants de se procurer un exemplaire du film ? De même, pas de version française évidemment. Et pourtant, je suis persuadé qu'il y aurait beaucoup à dire et à découvrir...

vendredi 22 juin 2007

El profesional de la informacion

El profesional de la informacion est le titre d'une revue bimestrielle profesionnelle internacional en Sciences de l'information. Je viens de lire le numéro de mars-avril portant sur le Web 2.0 et j'ai beaucoup aimé le contenu des articles portant entre autres sur "Conceptos de web 2.0 y de biblioteca 2.0", "microformatos : web 2.0 para Dublin Core", "evaluacion de blogs de documentacion" ou encore "Internet y actividades terroristas : el caso del 11-M" (désolé pour les o accentués).




Le premier article est très bien écrit et construit qui fait le tour de ce que peut être l'application d'une orientation tournée vers les usagers dans une bibliothèque en utilisant le web 2.0. Il fait mention rapidement de la biblioblogosphère espagnole et je pense que je vais m'en resservir dans une prochaine note. Enfin, il donne des exmples de services web 2.0 utilisés dans les bibliothèques. Le second, plus technique, aborde les questions des métadonnées et des microformats évoquant (en vrac) rdfa, Xmdp, le DC Metadata Gen ou Grddl (sic). Le troisième, enfin, revient sur les blogs institutionnels et analyse leur apparence formelle et cinq grands critères :

  1. les paramètres généraux
  2. L'identité, l'information et les services
  3. La structure et la navigation
  4. Le lay-out de la page
  5. l'accessbilité
  6. la Visibilité (à travers les pages rank et les Link: de Google, Yahoo et MSN)

Une trentaine de blogs institutionnels (academicos y de investigacion) en Sciences de l'information ont ainsi été analysés.

D'autres articles de ce numéros traitent de la numérisation des documents, de la fraude scientifique (le cas Hwang), de la production scientifique mondiale, d'acrobat 8...

J'ai également emprunté le numéro précédent (janvier-février) portant sur les relations entre Sciences et technologies de l'information afin de lire un article sur les répertoires de documents numériques en libre-accès européens et un autre sur le facteur d'impact des revues scientifiques. Enfin, le site internet m'informe que le prochain numéro (mai-juin) que nous n'avons pas encore reçu, évoquera les portails et la gestion de contenus. L'article intiutlé Edición web distribuida en un portal institucional m'intéresse beaucoup ainsi que

  • La renovación de los diarios digitales: rediseños y web 2.0
  • CaCoCu: un portal web para la difusión de contenidos multimedia culturales de las universidades públicas andaluzas
  • Metamorfosis de los portales: del hiper-texto a la hiper-red

Je suis bêtement enchanté de découvrir que nos voisins européens ont des revues professionnelles très intéressantes. Ca nous change de l'imniprésence américaine et ça me fait travailler mon espagnol pour les concours. Qu'espérer de mieux ?

Ces articles sont accessibles en ligne gratuitement pour les abonnés ou de manière onéreuse pour les autres. Enfin, pour ceux qui souhaitent aller plus loin, les archives d'une liste de diffusion sont accessibles en ligne (pas très glamour d'aspect mais on dira que c'est parce qu'elle a déjà 14 ans d'âge). Il pourrait être intéressant un jour de faire une étude comparée des sujets publiés sur ce forum et ceux qui apparaissent sur Biblio-fr dans la même période...

vendredi 27 avril 2007

Evolution des prix des revues scientifiques 2000-2006


Sur la liste de diffusion professionnelle Biblio-fr, Emmanuel Collier, de la bibliothèque de la Maison des Sciences de l'Homme de Paris rapporte qu'une étude sur l'évolution des prix des revues académiques entre 2000 et 2006 est disponible en ligne sur le site du LISU, un centre de recherche et d'information pour les bibliothèques et les centres de documentation. Le LISU se trouve au département des Sciences de l'Information de l'Université de Loughborough, Leicester. "We collect, analyse, interpret and publish statistical information for and about the library domain in the UK", précisent-ils. La liste des projets de recherches qu'ils mènent actuellement est disponible sur leur site.


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Le rapport sur l'évolution des prix des revues est disponible gratuitement en ligne au format pdf. Les éditeurs concernés sont Oxford, Blakwell, Cambridge University Press, University of Chicago Press, Elsevier, Lippincott Williams & Wilkins, Nature, Sage, Springer, Wiley, Taylor et Francis. L'étude porte sur des titres en Sciences sociales et biomédicales.

"This report, published with the permission of Oxford Journals, a division of Oxford University Press, documents the results of the Journals Pricing Analysis update project, undertaken by LISU for OUP.

The project revised and updated work initiated in 2004, and examined trends in scholarly journal prices for eleven named publishers, concentrating on titles in the biomedical and social sicence subject areas. The analyses include more than 8,000 individual titles published between 2000 and 2006, and look at trends in overall price, price per page, and price per point of impact factor. "