Vagabondages

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

lundi 25 juin 2007

Utilisations du web 2.0 dans les bibliothèques


edit : C'est la première fois que j'utilisais la fonction "pièces jointes" de Gandi. En fait, la pièce jointe, et donc la diaporama apparaît en bas, à côté du lien vers les commentaires, sous la mention "une annexe. Pas très visible, je vous l'accorde. Pour y remédier, et comme annoncé, je vous propose en fin de billet, de le visionner grâce à SlideShare.

Aujourd'hui même se déroule une journée d'étude organisée par BibliEst sur le thème du web 2.0 et des bibliothèques. La journée se déroule en deux temps, soit deux tables-rondes :

La matinée est consacrée aux outils du web 2.0 et voit intervenir Frédéric Bidegain (IGE informatique) sur la définition du web 2.0, David Liziard (responsable de Bibliopédia et directeur de bibliothèque) sur les wikis et l'exemple de bibliopédia et moi-même sur "les outils du web 2.0 dans un contexte bibliothéconomique".

L'après-midi se veut plutôt un moment de réflexion qui se voit intitulé "Web 2.0 : nouveaux usages en bibliothèques ?". Parmi les interventions,  nous retrouverons Frédéric Bidegain qui tentera une "non-définition du web 2.0", cette fois mis en regard des contributions de Cécile Elwalid (documentaliste) qui reviendra sur la mutation des métiers et ce qu'est un "bibliothécaire 2.0", Pascal Leray (Bibliothécaire territorial) analysera quant à lui l'impact d'internet sur le rôle du professionnel de l'information, Françoise Prouvoyeur (IUT Paris 5) enfin évoquera les pratiques émergentes liées à l'apparition du web 2.0 et Xavier Polidoro (juriste) terminera la journée par un point de droit face à ces nouveaux moyens de communication.

Une journée bien chargée donc sur laquelle j'aurais peut-être l'occasion de revenir, à moins que David ne le fasse lui-même. En attendant, et d'après l'heure à laquelle ce billet est censé être publié, je dois être en pleine intervention. Pour vous permettre alors de profiter également de cette dernière, je vous propose de télécharger le diaporama que j'ai fait pour l'occasion. J'espère que la fonction "joindre un fichier" de la plateforme Gandi fonctionne correctement mais il ne devrait pas y avoir de raison.

Le diaporama s'intitule "Les bibliothèques à l'épreuve du web 2.0" et se compose de deux grandes parties : une première revient rapidement sur les concepts du web 2.0 et une seconde recense quelques applications en bibliothèque à partir exemples concrets (enrichir les données, valoriser les services, informer des actualités, former les usagers, partager les ressources, participer à un opac 2.0). En fait, honnêtement rien de bien neuf par rapport à ce qui existe déjà et dont je me suis inspiré en partie (diaporamas de Bibliosession (ppt) ou d'Affordance (ppt) entre autres).

N'hésitez pas à critiquer et commenter le document. Il manque un certain nombre d'éléments (notamment sur la contextualisation des bibliothèques sur Amazon ou LibraryThing par exemple) ou celui de statistiques de prêts mais l'intervention n'était censée durer que 20 minutes (et déjà, là, je pense déborder un peu).

mercredi 30 mai 2007

débats de biblioblogueurs anonymes



Je parcours mon biblioblogroll et je tombe sur un sujet récurrent quant aux contenus des biblioblogs. Il y a bien sûr la dernière enquête de Bibliothèques 2.0 (pdf disponible) mais il y a surtout, je pense, les messages de Nicolas Morin et Marlène Delhaye à propos de la parution de leur article dans le dernier numéro du BBF. Dans ce dernier, nos chers collègues écrivent, à propos notamment de l’anonymat :

"[...] En forçant le trait, on pourrait décrire le cheminement suivant : un bibliothécaire veut écrire un blog, prend un pseudonyme pour pouvoir écrire sans se mettre en porte-à-faux par rapport à ses collègues ou à sa hiérarchie. Lesquels, il n’est pas naïf, finiront par savoir qu’il tient un blog, ce qui l’amène à ajouter l’autocensure à l’anonymat : il ne parlera pas de ce qui pourrait fâcher (les statuts, la gestion des collections, la gestion au jour le jour de sa bibliothèque, etc.). Dès lors, de quoi parler? De Google.

Est-ce un constat un peu triste sur les biblioblogueurs? Peut-être, mais pas seulement : c’est un constat un peu triste aussi sur la culture professionnelle des bibliothécaires français, dont on a le sentiment qu’ils n’ont pas l’habitude du débat, et qu’ils le craignent. Cette culture professionnelle « fermée », dont ils ont une conscience très claire quand on les interroge, incite finalement les blogueurs à se réfugier dans l’anonymat et les généralités. [...]"

Parler de Google, des nouvelles technologies « soûleraient » les lecteurs, ajoute Nicolas Morin dans son style un peu provocateur, qui préféreraient alors lire des billets plus en phase avec le travail quotidien, trouver des retours d’expériences… Mais parler de Google serait aussi une sorte de fuite en avant permettant d’éviter justement de parler de son institution pour les biblioblogueurs frileux à l’idée de quelques débats ou de redoutables foudres administratives… ce qu’ils concluent comme faisant partie intégrante de la culture professionnelle dite « fermée » de la bibliosphère hexagonale, ce que Jean-Michel Salaün appelle, dans un commentaire : « une pratique discutable du Web, une frilosité fonctionnaire et, peut-être, une bien mauvaise tendance franchouillarde ».

La question de l’anonymat

A titre personnel d’abord, puisque Vagabondages fait partie des 13 blogs étudiés et que j’ai effectivement répondu à l’enquête des auteurs, l’anonymat n’avait, à l’origine, rien à voir avec le côté professionnel du blog, ce dernier n’étant pas alors destiné à être un blog professionnel. Lully l’explique également dans un commentaire au billet de Nicolas Morin : « quand on créé un blog, on ignore encore ce qu’on va mettre dedans ». Je n’avais pas alors particulièrement envie qu’on me reconnaisse et je n’ai guère fait de publicité pour Vagabondages dans les listes de diffusion professionnelles à la manière d’un Bibliobsession par exemple.

Ensuite, lorsque le blog a commencé à être connu, il m'a semblé pertinent de garder l'anonymat, d'abord parce que j'étais connu sous mon pseudo, ensuite pour des raisons de confidentialité vis à vis de ma bibliothèque de rattachement. Je ne voulais pas qu’on puisse penser que j’écrivais au nom de mon institution ce qui n’était pas le cas, et puis ne pas évoquer cette bibliothèque me permettait d’éviter qu’on me reconnaisse. Le monde est petit.

L’anonymat, en outre, apparaissait, et apparaît, de plus en plus comme une simple façade. Je ne cache pas que je suis blogueur auprès de mes collègues et il n’est guère difficile de retrouver mon nom et ma fonction, donc mon établissement, ne serait-ce qu’en demandant. Mais justement, je ne souhaitais pas qu’ils apparaissent explicitement sur le blog. A dire vrai, je ne considère pas la question de l’anonymat comme primordiale. Dans un sens comme dans l’autre : je ne suis pas absolument attaché à mon anonymat comme je ne suis pas désireux de l’abandonner tout de suite.

Nicolas et Marlène considèrent que se mettre en avant est largement profitable pour la profession dans son ensemble et pour le blog en particulier, ne serait-ce parce que les billets ne seront plus reçus de la même manière : si j’avais écrit que j’étais bibliothécaire responsable des ressources numériques dans un SCD l’an dernier, mes billets sur les ressources numériques ou le wifi auraient rencontré une oreille plus attentive.

En même temps, en recoupant les diverses informations qui trainent sur ce blog et ailleurs, on sait que je suis un jeune homme, bibliothécaire de grade, en poste dans un établissement d’enseignement supérieur lyonnais et appelé Thomas. Il ne manque plus grand chose pour finir de dévoiler mon identité… Ah si, je pourrais ajouter que je travaille sur le numérique en bibliothèque et des projets de bibliothèque numérique ou de production de document. Mais peut-être manque-t-il simplement à Vagabondages un encart « Qui suis-je ? » regroupant ces informations…

Quid des billets légers, privés ? Les deux formes d’écrits, professionnels et privés, ne semblent pas incompatibles aux auteurs de l’article publié dans le BBF, pour peu qu'on ait pris la précaution de dire que le blog n'est pas un blog de l'établissement. Fondamentalement, je pense qu’ils ont raison et il ne s'agit certes pas de cacher sa vie privée même si c'est une chose de parler de sa vie privée à ses collègues et une autre de l'évoquer librement à des centaines d'inconnus et de fait mes réticences portent plus sur mon institution : suffit-il de dire qu'il ne s'agit pas d'un blog institutionnel pour ne pas impliquer quand même son institution à travers ses propos ? Je n'en suis pas certain ni complètement convaincu.

J’aurais appelé cela respect envers son institution et liberté de ton mais il semble que ce soit plutôt un certain manque de courage de ma part face à d’une part mon institution et d’autre part la prise de parole, donc de risques, et l’ouverture de débats professionnels.

La question de la prise de parole et des débats

Bibliobsession dans un commentaire au message de Marlène revient sur cette question des débats, d’absence de débats plutôt, que PascalK appelle le caractère « lénifiant » de la biblioblogosphère francophone. Je suis un peu surpris à mon tour de tels propos.

Dans sa réponse, Bibliobsession explique que :

« si les "débats enragés" ne se passent pas dans cette sphère, c'est peut-être et il me semble que c'est le cas aussi en dehors de la biblioblogosphère, que les débats enragés se font rares sur le thème des bibliothèques en général. Nous ne sommes plus au temps de grands modèles qui s'affrontent ou d'écoles, mais au temps ou les professionnels de la lecture publique se posent des questions et cherchent des réponses adaptées à leurs contextes dans un monde complexe... »

J’entends là Nicolas rétorquer que c’est justement cela qu’il attend : découvrir ce que sont ces réponses adaptées à un contexte particulier. Du moins espéré-je ce qu’il attend car je ne vois pas l’intérêt de débattre pour le seul plaisir de débattre. Cependant, si les biblioblogs parlent beaucoup de web 2.0 n’est –ce pas aussi parce que leurs auteurs sont principalement des bibliothécaires chargés de ce genre de questions (ce que concède l’article d’ailleurs) ? Le récent blog Bibliothèque = public, animé par Jean-Christophe Brochard, chargé des services au public dans une bibliothèque universitaire, aborde justement d’autres questions que les toujours plus nombreuses bibliothèques européennes inféodées au grand méchant Google. Je pense qu’il doit en être de même avec les blogs de nos collègues discothécaires (XG blog -qui n’est pas uniquement un discoblog, discobloguons). A moins qu’il n’y ait pas encore assez de messages polémiques mais alors il faudra expliquer ce qui est vraiment attendu. Bibliobsession rappelle à ce titre combien la profession s’est mobilisée contre les DRM, mais il est vrai qu’il ne s’agit pas là d’un sujet interne, qui remet en question certains dogmes.

En fait, je serais d’avis de suivre Sophie lorsqu’elle écrit sur Desperate Librarian Housewife que les biblioblogs ont plus un rôle informationnel, faire découvrir ce qu’il se passe, les nouveautés et les questions que se posent les collègues, y compris les collègues américains, de servir d’aiguillon. Elle trouve que ce terme convient mieux que celui de débat plus approprié aux listes de discussions, ce que confirme Bruit et Chuchotements quand il affirme que « les blogs sont plus un espace d’incubation approximatif et au quotidien des recherches, des réflexions, des doutes ».

Lully pour finir fait deux remarques intéressantes. La première est une question regrettant l’absence de blogs professionnels tenus par des bibliothèques ou des institutions à destination des professionnels : Pourquoi ces problèmes professionnels ne sont-ils évoqués que sur des blogs perso ? :

« je ne vois pas ce qui empêche une bibliothèque de monter un blog à destination des autres bibliothèques, sur son travail interne, les choix qu’elle fait et les raisons de ses choix, etc. ».

La seconde est une liste d’autres questionnements qu’il faudrait se poser à propos des blogs :

« (…) il aurait surtout fallu insister sur la redondance des sujets, et la non-représentativité de la diversité des préoccupations des bibliothécaires (que vous mentionnez, mais vous n'appelez pas à une "mobilisation" des bloggeurs ou de ceux qui envisagent de le devenir) ».

En ce qui concerne ma propre pratique, je n’ai pas beaucoup rédigé de billets polémiques tout simplement parce que ce ne s’est pas présenté. Je ne suis pas certain non plus de me sentir biblioblogueur engagé – et par rapport à quoi ? – et ce n’était pas mon but en écrivant ici. Cela dit, une réflexion sur ses propres pratiques est toujours intéressante et bienvenue.



Des réactions ?

samedi 28 avril 2007

Et pendant ce temps-là, dans la biblioblogosphère...

Du nouveau dans mon agrégateur. Bon, en fait, pas si nouveau que cela pour certains mais je n'en avais pas parlé encore :

D'abord des blogs individuels :

Annoncé par Jean-Michel Salaün sur son propre blog, Artefact.doc ouvert fin mars 2007 est l'oeuvre de Dany Bouchard, doctorant à l'EBSI et classe ses billets dans des catégories telles que "redocumentarisation", "e-science", "Bibliothèques" (dont un article sur un Rapport sur l'utilisation des bibliothèques universitaires par les chercheurs au Royaume-Uni).

Le blog de Daniel Bourrion, un bientôt ex-élève DCB15 de l'enssib touche à tout et pilier du blog de la promo, est ouvert depuis la mi-mars. Ses catégories pour l'instant portent sur "Bibliothèques", "Bidouilles", "Boîte à idées", "Développement ?, "Des boîtes et des fenêtres", "Divers", "Le futur ? Droit devant !"
Même promotion, c'est le blog professionnel de Xavier Galaup, élève conservateur territorial spécialiste des bibliothèques musicales. Ouvert fin février, le blog propose des billets dans les catégories "bibliothèque musicale", "bibliothèques", "catalogue", "management", "médiation", "opac", "prospective", "sigb", "usager", "veille", "web 2.0. A lire notamment les billets sur "la veille collaborative en biblitohèque" ou l'avenir des listes de diffusion.

Puis des blogs collectifs :
La section Rhône-Alpes de l'ABF a ouvert un blog fin mars dans lequel elle évoque ses actualités (AG, CA, journées d'étude, voyages d'étude), la vie de l'association ainsi que des "coups de projecteur" sur la vie des bibliothèques en Rhône-Alpes (ouverture de nouveaux équipements, etc.).
La nouvelle nous vient de PintiniBlog, la LoC vient d'ouvrir cette semaine un blog tenu par Matt Raymond, leur directeur de la Communication depuis octobre 2006. Il est précisé toutefois que ce blog est tout sauf un medium de communications  officielles pour la Libray ogf congress : "This blog does not represent official Library of Congress communications". Les catégories utilisées sont pour l'instant : "Blogging", "Capitol Hill", "Curators", "Exhibitions", "LC Web site", "Libraries", "New Visitors Experience", "News", "Thomas Jefferson Building", "Today in History".

A ces sites j'ai ajouté également mais qui est loin d'êter neuf : L'Oeil de la Médiathèque, la plateforme de veille collaborative de l'IRCAM, qui se fait le relai d'articles sur la musique, l'accoustique, les technologies, l'IRCAM, le droit, les bibliothèques... Certes, je ne lirai pas tout mais je pense pouvoir dégoter des infos intéressantes par ce biais.

Bon c'est bien joli tout ça mais je commence véritablement à être envahi par les blogs et une absence, ne serait-ce que d'une journée, nourrit mon agrégateur d'une manière quasi-indécente. Entre flux professionnels (bibliothéconomiques, de Sciences de l'Information, juridiques, sur le monde de l'édition, pédagogiques...) et personnels (amicaux, amusants, divertissants, passionnants), mon agrégateur va frôler les 300 fils et la moindre absence plus ou moins volontaire m'assène des centaines de billets à lire en retard. Alors, certes, je suis loin de tout lire : souvent j'ai plutôt une lecture en diagonale, voire plus attentive si j'estime que le billet est intéressant, et à l'exception de certains blogs que je lis directement sur site pour le plaisir de m'y rendre, mais  même ainsi je passe des soirées à éponger peu à peu ce qu'il convient d'appeler un retard même si je n'ai aucun impératif de lecture, heureusement. C'est d'ailleurs sur ce point que je joue... Ma pratique du blogging demeure un loisir, même si elle contribue à ma veille professionnelle, et j'entends bien qu'elle le reste.

jeudi 26 avril 2007

Dilbert.com

Le strip du jour sur Dilbert.com aborde la question des blogs en entreprise :





- J'ouvre mon propre blog - Seigneur, non !

- Chaque jour j'écrirais mes pensées sur le travail

- J'aurais besoin que tu écrives le premier billet avant midi. J'ai hâte de découvrir ce à quoi je pense...

lundi 23 avril 2007

Un code de conduite des blogueurs

J'ai pas mal de retard dans mon agrégateur et je vide peu à peu les centaines de billets qui attendent. Pourtant dans ma lecture, voilà que je rencontre à plusieurs reprise le même  thème : le code de conduite des blogueurs.

L'appel a été lancé par Tim O'Reilly, l'homme qui a inventé la dénomination web 2.0, et fait suite à une affaire aux Etats-Unis où une bloggueuse aurait reçu des menaces de mort pour une raison inconnue. O'Reilly propose donc un code de conduite en sept points, précisant que :

Nous nous réjouissons de l’existence de la blogosphère parce qu’elle promeut un dialogue franc et ouvert. En revanche, la franchise ne veut pas dire manque de courtoisie. Nous proposons ce Code de conduite pour la blogosphère dans l’espoir qu’il soit créateur d’une culture encourageant à la fois l’expression personnelle et le dialogue constructif. On peut être d’accord pour ne pas être d’accord sans pour autant être désagréable.

(traduction de la totalité du code de conduite par les Humains associés, sur le blog Néthique.info)
  1. Nous assumons la responsabilité de nos paroles et nous nous réservons le droit de ne pas accepter dans nos blogs les commentaires qui ne sont pas conformes aux règles élémentaires de la courtoisie.
  2. Nous ne dirons rien en ligne que nous ne dirions pas face à face
  3. Au cas où la querelle s’envenime, nous échangeons en privé avant de le faire publiquement.
  4. Lorsque nous croyons qu’une personne est attaquée sans raison valable, nous agissons.
  5. Nous n’admettons pas les commentaires anonymes.
  6. Nous ne prêtons pas attention aux trolls.
  7. Nous invitons les blogueurs à faire respecter avec vigueur leurs conditions d’accueil sur leurs blogs.

  8. A ces sept premiers termes ont été ajoutés d'autres points discutés et validés sur Blogging wikia, un wiki dédié à la publication sur les blogs :

  9. Garder le secret sur nos sources
  10. Pouvoir détruire des commentaires à discrétion.
  11. Ne pas faire de mal via le blog.

L'ensemble des points proposés et l'ensemble des discussions peut être retrouvé sur le wiki.

De fait, ce code de conduite, s'il n'est pas neuf - il existe déjà de semblables règles pour le web en général (la "Nétiquette"), les forums (voire, plusieurs forums ont leurs propre charte d'utilsation) et même les blogs- ce code de conduite donc ne fait pas l'unanimité parmi les blogueurs américains qui voient là une nouvelle tentative de leur dicter ce qu'ils doivent faire ou non et redoutent l'instauration d'un "New blog Order" bien pensant mis en place et validé, semble-t-il, par l'apparition de badges sur les blogs respectueux. Un simple appel, "call for common sense and treating others with respect", alors doit prévoir sur toute mainmise forcée.

Pour finir, je rappellerai que les blogs sont des espaces publics et qu'en ce sens ils relèvent de règles juridiques déjà posées. Les blogueurs ne sont bien évidemment pas libres d’écrire ce qu’ils veulent et demeurent soumis à la législation en vigueur que Maître Eolas rappelle dans son billet désormais célèbre sur les rapports entre blogueurs et responsabilité, rappelant que écrire et publier sur un blog, c'est engager sa responsabilité sur le contenu de ce qui y est écrit. et que si la liberté d'expression est une liberté fondamentale, (…) il n'existe aucune liberté générale et absolue.. Le forum des droits sur l'internet -qui rappelait en février 2006 qu'un blogueur avait été condamné juridiquement pour avoir tenu des propos agressifs- propose également un guide "Je blogue tranquille". Enfin, Michel Leblanc nous renvoie vers un travail universitaire sur "la responsabilité des blogues" (pdf).

vendredi 23 mars 2007

Peau neuve


 Comme annoncé Vagabondages fait peau neuve et se pare des couleurs du printemps. Exit le mauve hivernal, l'arbre enneigé et les pictos de glace du thème Hermione, développé et proposé par Kozlika.

Cette fois, j'ai opté pour le thème "Connections", développé par Franck Paul, et auquel j'ai essayé tant bien que mal d'adjoindre quelques modifications comme, vous l'aurez remarqué, l'image principale. Ce changement pour le néophyte que je suis n'a pas été simple puisqu'il s'agit là d'un format particulier et que redimensionner les images qui me plaisaient me proposait des étrangetés incongrues. Finalement, j'ai découpé dans une image plus grande, un encart à la bonne dimension. Puis il a fallu changer la couleur du nom du blog qui devenait illisible.
 Autres différences, le calendrier n'apparaît pas et les archives non plus. En fait, ma barre de menu reste la même ce qui en soi est assez logique. Mais je me pencherais sur ces questions lorsque j'aurais plus de temps. Vous me direz ce que vous en pensez.

En attendant, voici ce à quoi vous avez échappé :

  1. Thème Citron
  2. Thème Marie
  3. Thème Lakmé
  4. Thème Sunflower
  5. Thème Webplume
J'aime bien le dernier et je l'ai même installé un temps mais je trouvais finalement qu'il n'était pas très lisible et j'en ai préféré un plus classique. Pour le thème Citron, j'aime beaucoup les pictogrammes et je trouve l'idée originale mais je lui ai préféré finalement quelquechose de plus classique. quant au thème Lakmé, j'ai apprécié l'idée des deux colonnes de menus à gauche qui facilitent la lecture et évitent de trop utiliser l'ascenseur. Une prochaine fois peut-être, avec un crabe et les pieds dans l'eau ;)

mardi 23 janvier 2007

Nouvelle route


Ce blog est la suite du blog Vagabondages, toujours consultable sur : http://vagabondages.blogspot.com.

Voilà longtemps que j'en parlais... Dès juillet 2005, soit cinq mois à peine après avoir ouvert Vagabondages, j'évoquais l'idée de passer sous Dotclear. Je venais de découvrir les Kozeries de Kozlika, suivais avec amusement la grande saga de l'été "L'hôtel des blogueurs", retrouvais avec plaisir -et un brin de perplexité, je l'avoue- les messages de Romuald, enfin me voyais gagné par l'irrésistible vague en faveur du libre qui roule autour de moi et au sein de mon milieu professionnel.

Il aura fallu attendre encore un an et demi et ce n'est pas sans une pointe d'appréhension que je quitte Blogger. Alors certes, je me dis que c'est bien fait pour le Grand Méchant Google qui m'a peu ou prou mis à la porte, mais en même temps, Blogger était une interface que j'avais fini par assez bien maîtriser et les nouvelles fonctionnalités proposées par la Version 2 étaient justement celles que j'avais attendu depuis tant de temps : une catégorisation des billets, la possibilité de s'abonner aux commentaires... Je quitte également mon template avec le phare que j'aimais bien pour celui de l'arbre enneigé, ô combien d'actualité par ces temps hivernaux. Je songe ainsi à changer de modèle de temps à autres, selon mon envie où jusqu'à ce que j'en trouve un qui me convienne particulièrement.

Parmi tous les thèmes proposés, j'avais d'abord choisi l'image d'un chemin qui illustrait bien je trouve l'idée de balades et de vagabondages à l'origine de ce blog et que je voulais garder. Je sais que ce n'est pas un nom très pratique parce qu'on ne le retient pas forcément, parce que certains services informatiques le mettent en liste noire ou encore parce qu'on me retrouve difficiliement lorsqu'on interroge un moteur de recherche, mais j'aime les significations et la symbolique de ce nom.

A l'origine, je ne savais pas vraiment ce que j'allais faire d'un blog. J'avais des amis qui en avaient ouvert un et l'idée me tentait mais je ne savais pas vraiment quelle orientation lui donner. Je partais donc du principe que la rédaction elle-même des billets lui donnerait au fur et à mesure une identité propre. L'idée de vagabondages me plaisait justement en ce qu'il évoquait cette envie de voyager, d'arpenter la Toile, de flâner aussi. Vagabonder pour moi devient butiner. Cela renvoit à la teneur à la fois personnelle et professionnelle du blog, cela renvoit à la ronde de lecture des blogs et des sites plus ou moins professionnels qui alimentent ce blog, cela renvoit à un certain esprit de rencontre, à une volonté de partage. Et puis dernier argument : Vagabondages est le titre d'un recueil de poésies et de comptines que je lisais dans ma plus tendre enfance.  Parfois, ça tient à peu de choses quand même...

Me voilà ainsi de nouveau à vagabonder par les sentes dorénavant. Il va falloir que je trouve comment changer l'image proposée ici et remplace cette route goudronnée par un sentier de forêt ou quelque chose approchant. Je suppose que ce doit être faisable. L'ennui est que je me suis ouvert -et payé- un espace hébergé par Gandi qui propose une solution DotClear 2 clefs en main mais du coup, je ne suis pas certain d'avoir accès aux templates et autres paramétrages. Il faudra ainsi que je prenne le temps d'explorer tout cela.

J'ai essayé enfin d'importer mes anciens billets mais ce n'est pas possible. Il existe bien une option d'import mais importer des billets depuis Vagabondages ne fonctionne pas : le blog est reconnu comme vide, ce qui ne m'étonne guère au su des problèmes que j'ai rencontré pour la migration. Le fichier de sauvegarde que j'avais fait en septembre n'est pas non plus valide, n'étant pas un fichier DotClear. Il me reste à essayer de récupérer les billets remis sous Vagabondages2. Mais je ne suis pas convaincu de l'utilité de garder un blog incomplet... Finalement, peut-être qu'un simple lien vers le premier blog suffira...

Merci de m'avoir suivi,

PS : l'image est l'oeuvre d'un artiste qui écrit avec l'ombre des mots : Fred EErdekens. Il joue avec les vides, les pleins, les ombres, les lumières pour recréer des mots et réinventer l'écriture. C'est très impressionnant et admirable. Hubert Guillaud en avait déjà parlé sur Lafeuille.

jeudi 18 janvier 2007

A propos des bibliothèques institutionnelles

Je ne sais plus qui en avait parlé, mais une enquète a été lancée pour connaître l'utilité des blogs dans les bibliothèques d'enseignement supérieur proposée par une certaine Shelly (ou Michelle) Drumm, des "Houston Community College Libraries" (via The Distant librarian)

We are interested in finding out how college and university libraries are using blogs to communicate with their patrons. If you are in an academic library and have used a blog to reach students or faculty, please fill out this survey. Findings will be used for a publication.

Pour y répondre, il faut se rendre à cette adresse, mais le plus intéressant évidemment sont les réponses déjà apportées que vous pouvez consulter simplement en cliquant "exit the survey" sans entrer aucune donnée. On y apprend ainsi que le but de blogs institutionnels est essentiellement de rendre compte des événements et actualités de l'institution puis à faire connaître la bibliothèque. Il est destiné principalement au public étudiant. La fréquence des billets est plutôt hebdomadaire en moyenne. Le blog en lui-même n'est pas très connu, la bibliothèque n'en fait pas de publicité outre mesure si ce n'est par des liens sur la page du site de la bibliothèque ou tout simplement par le bouche à oreille avec les personnels enseignants plus que les étudiants, même si mention en est faite lors des scéances de formation. Enfin, la plupart des bibliothèques n'ont pas mis en place de compteur de statistiques, ces dernières n'étant pas considérées comme prioritaires ni même nécessaires. Toujours à propos des bibliothèques institutionnelles, Laura Cohen du blog "Library 2.0: An Academic’s Perspective" vient de publier deux billets très intéressants : Academic Libraries, Captive Audiences and Transformation and 2.0 Projects and Scalability. Dans le premier, elle explique qu'à cause de leur situation de monopole sur les campus, les bibliothèques universitaires ne comprennent pas le besoin de s'adapter et d'aller plus vers leurs usagers, qui demeurent quoiqu'il arrive captifs. Il s'agirait là d'un obstacle qui empêcherait les bibliothèques d'adopter les innovations apportées par le 2.0. Elle continue en disant que les bibliothèques se trompent et perdent pied face à l'utilisation massive d'internet. Elle poursuit, inquiète :

Do academic libraries have a captive audience? Yes, but this audience is being drawn away from us and the situation will probably get worse. If things keep on going as they are, in ten years' time we'll still have users, but the disjunction between our information culture and theirs will be vast. We'll have a captive audience, all right, but one that will use us grudgingly, that will not enjoy dealing with our off-putting, complex, rigid information systems that are light years behind the interactive, participatory, open systems that define their information culture.

Il s'agit bien sûr d'une approche américaine mais je me demande jusque quel point cette remarque est transposable dans notre contexte français et je ne suis pas certain que nous serons épargnés par cette dichotomie qui se dessine et qui est déjà critiquée entre notre vieux et lourds OPAC et l'internet participatif que d'aucuns pratiquent quotidiennement. Dans le second billet, Laura Cohen revient sur un article de Kareen Comb paru dans le numéro de Janvier de Information Today : "Building a Library Web Site on the Pillars of Web 2.0.", qui dit-elle fait echo avec ses propres préoccupations (the ideal library 2.0 academic Web site). Alors évidemment, Laura Cohen se voit enchantée d'un tel projet et encore plus de ce qu'elle lit mais elle se pose la question de l'intérêt de développer un projet aussi ambitieux si c'est pour ne pas en faire profiter d'autres.

When individual libraries succeed at launching worthy projects, and the results are not shared, what is gained? Well, that library's constituencies are happy, and we're happy for them. But the benefits don't necessarily accrue to the profession.

Elle espère donc voir fleurir une culture de partage des projets de manière plus pregnante et officielle que ce qui se fait ça et là, que le seul wiki des Library Success.

I hope that libraries overall will consider sharing the guts of their accomplishments. Especially in the open source world, sharing source code, modules, methods, etc. should be feasible. Maybe we could set up a clearinghouse.

mercredi 3 janvier 2007

bLaugh - The (un)Official Comic of the Blogosphere

Un peu d'humour pour mieux supporter la rentrée...

Ces images sont disponibles sur bLaugh - The (un)Official Comic of the Blogosphere, un site qui caricature ainsi les blogs, les wiki, le web2 et tous ses avatars à raison d'un comic strip par jour...

Aujourd'hui mardi 02 janvier :
Malcontent Blogger

Jeudi 23 novembre :
Heart Shaped Blog

mercredi 20 décembre 2006

Blogage bloqué

Bon, je me doute que d'aucuns vont se gausser de mes mésaventures mais je me suis fait avoir par Google.

En effet, j'ai un gros problème avec Blogger qui m'empêche de poster sur le premier Vagabondages : Google nous a obligé à migrer notre compte Blogger vers un compte Gmail et, en ce qui me concerne, ça s'est plutôt mal passé. J'avais ouvert ce Vagabondages2 il y a quelques mois à titre expérimental puis l'avais laissé aux oubliettes mais du coup, lors de la migration, Blogger n'a pas du tout repris mes anciens messages et commentaires au profit de cette coquille vide. Il se passe donc que je n'ai plus accès tout simplement à mon ancien blog. Or la migration se veut définitive. Je suis dégoûté.

J'essaie de migrer mes anciens billets mais c'est une opération très longue même si j'y gagne quand même quelqu'intérêt en ce que je peux enfin mettre des étiquettes, analysant plus finement le contenu de mon ancien blog.

Cela signifie aussi pour vous qu'il va vous falloir changer vos liens et vos favoris.Cela signifie que je reperds toute l'audience bâtie en trois ans. Cela signifie aussi peut-être qu'il est temps pour moi de changer de plateforme.

L'ennui est que je ne suis pas un grand informaticien d'une part et d'autre part que je n'aurais pas beaucoup de temps pendant ces vacances que je compte passer à retrouver mes parents et ma famille dont la présence me manque. Je vais donc remettre ces recherches consciencieusement à la rentrée en priant pour que l'urgence des dossiers me permette d'avancer quand même sur le blog.

Si quelqu'un a des idées d'installations faciles, un tutoriel que je n'aurais plus qu'à suivre ou je ne sais quelle brillante idée pour me sortir de cette impasse, qu'il se fasse savoir et m'écrive à thom.chaim@gmail.com

En attendant, je poursuis ici, ce qui n'est pas une bonne idée, je sais, 1°) à cause du grand méchant Google et 2°) parce que mes pauvres lecteurs devront changer une seconde fois lorsque j'aurais ma propre plateforme (libre ?) de blog. Mais je n'ai pas vraiment le choix et de toute façon, la migration finale n'est pas encore effectuée. Je suis désolé de ce nom stupide de Vagabondages2 mais il faut garder à l'esprit que c'était juste pour moi l'occasion de tester lse nouvelles potentialités de Blogger nouvelle version et ce n'avait aucunement pour but d'être un vrai blog.

Ainsi donc, pardon pour ces ennuis, mais croyez-moi, je suis le plus perdu d'entre nous...

page 2 de 2 -