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lundi 30 janvier 2012

Bibliothèques, construction de soi et lutte contre les stéréotypes

L'Association des Bibliothécaires de France vient de donner son accord à la création d'un groupe de travail autour du thème "Bibliothèques, construction de soi et lutte contre les stéréotypes".

Ce groupe propose déjà un blog d'échanges et de réflexion, un compte twitter pour la diffusion des billets et une adresse mail générique pour le contacter.

Fonctionnement de l'ABF

Parenthèse sur le fonctionnement de l'association : selon ses statuts, l'ABF est administrée par un Conseil national qui regroupe les président-e-s de chacun des groupes régionaux. Ce Conseil définit la politique de l’association, programme et contrôle les activités et la gestion de l’association et se voit présidé par le président de l’association. Entre les réunions, c'est un bureau national élu parmi les membres du Conseil qui coordonne les orientations politiques et la gestion de l’association.

Pour répondre de manière plus efficace aux missions que s'est donnée l'association, sont créées au niveau national des groupes de travail et des commissions censés prendre en charge les études correspondantes, mettre en œuvre des actions spécifiques, conseiller l’association dans leur domaine de compétence et de constituer au plan national des pôles d’expertise permettant à l’association de faire valoir ses compétences dans différentes instances (art.8 du règlement intérieur). Je ne suis pas très au fait de la différence sémantique entre groupes et commissions mais il semble que les secondes disposent d'une assise et d'une prégnance plus importante au sein de l'association. 

Actuellement, d'après le site internet, les commissions proposées sont les commissions

et les groupes de travail

auxquels donc vient s'ajouter le nouveau sur la construction de l'individu.

Si jamais une de ces thématiques devait vous intéresser, n'hésitez pas à en contacter les membres. Ils seront toujours ravis de vous accueillir et d'échanger avec vous.

Fernand Léger - La lecture

Création du groupe de travail "Bibliothèques, construction de soi et lutte contre les stéréotypes"

C'est donc récemment qu'une partie des membres de l'association a souhaité constituer un groupe de travail autour des questions de la construction de l'individu.

A la suite des travaux de chercheurs sur l'inclusion et le rôle de la lecture dans la construction de l'identité, il a semblé important en effet de réfléchir sur la façon dont les collections, les animations, les espaces, les services, les missions proposés pouvaient participer de cette construction.

Cet engagement s'oriente selon deux axes majeurs : la construction de son identité pour un individu, ce que le groupe résume dans un à-propos sous les lignes :

La bibliothèque en tant qu’institution culturelle et plus encore, les bibliothécaires en tant que médiateurs du livre et de l’information, en tant que passeurs de culture, ont réellement un rôle à jouer dans la construction de l’individu en lui donnant accès à des collections et des espaces en lesquels il peut interroger, construire et affirmer ce qu’il est, ce qu’il souhaite être, ce qu’il se pense être.

et, au-delà, la lutte contre les stéréotypes pour changer les représentations :

Accompagner l’expression des minorités doit permettre également de lutter contre les stéréotypes en favorisant des rencontres et, sinon créer des prises de consciences, du moins faciliter la prise en compte de la différence. L’enjeu devient de mettre en exergue les minorités afin de créer la surprise, de proposer tours et détours aux rencontres inattendues et d’encourager le dialogue.

Le groupe souhaite ainsi s'intéresser plus précisément à trois grands axes :

  • le multiculturalisme,
  • les questions de genres (rapports hommes/femmes mais aussi masculins/féminins),
  • l’orientation sexuelle et sentimentale.

Et concrètement ?

Pour parvenir à ce résultat, le groupe à mis en place plusieurs outils dont un blog, un compte twitter et une adresse mail générique pour le contacter.

En effet, il existe déjà de nombreuses initiatives et expériences tant en France qu'à l'étranger autour des questions liées à l'inclusion, au multiculturalisme, au genre ou à l'orientation sexuelle, notamment dans les sections jeunesse qui s'accompagnent par ce biais le public adolescent (cf. la bibliographie proposée par le réseau des BM de Metz : Lectures en tout genre), mais pas uniquement. On peut citer ici le très intéressant Point G, centre de ressources sur le Genre proposé par la Bm de Lyon.

Il s'agira donc de proposer par le biais du blog un espace de veille et de réflexion, mettant au jour les initiatives des établissements, des recensions sur les travaux de chercheurs spécialisés dans ces questions (comment ne pas citer les travaux de Michèle Petit sur la construction de l'identité par la lecture ?), des comptes-rendus de journées d'études et proposant des bibliographies.

L'idée est également de faire le lien avec des initiatives et des groupes similaires internationaux, de travailler en coopération avec d'autres groupes professionnels sur ces questions, et les autres commissions et groupes de réflexion de l'association.

Il s'agira enfin de proposer une conférence sur ce sujet au prochain congrès de l'association qui se déroulera du 7 au 9 juin 2012 à l'Espace Paris-Est-Montreuil, sur le thème "La bibliothèque, une affaire publique".

Pour l'instant, nous ne sommes pas nombreux à nous être organisé autour de ces questions, aussi n'hésitez pas à écrire au groupe pour en savoir plus et éventuellement participer.

jeudi 26 janvier 2012

Les 20 ans de l'enssib !

L'enssib a vingt ans.

Rapide historique

1992 est une année charnière. Avec la création de l'enssib donc, qui succède à l'ENSB, l'École nationale des bibliothécaires, créée à Paris en 1963 installée à Villeurbanne en 1974 sur le campus de la DOUA, apparaît l'IFB, l'Institut de formation des bibliothécaires (et oui, la formation initiale des bibliothécaires a elle aussi vingt ans), par le même décret constitutif n°92-25 du 09 janvier, tandis qu'on met en place un concours spécial réservé aux élèves de l'École nationale des chartes pour leur permettre de suivre la scolarité du nouveau Diplôme de conservateur des bibliothèques, mettant fin à des décennies de formation en parallèle des conservateurs d'État des bibliothèques en France. 

Dès sa création, l'enssib (sans majuscule, selon la charte graphique de l'école) participe également à la formation d'un diplôme universitaire de troisième cycle, cohabilité avec l'Université Claude-Bernard Lyon 1, le DESS en ingénierie documentaire et propose un DEA en Sciences de l'Information et de la communication (1992-1998). Ils seront rejoint par un second DESS réseaux d'information et documentation électronique (RIDE) en 2001 et aboutiront à l'offre de Master en Sciences de l'information et des bibliothèques trois ans plus tard, aujourd'hui déclinée en cinq spécialités

C'est ensuite en 1998 que l'école accueille les élèves conservateurs territoriaux des bibliothèques, suite à une convention avec le Cnfpt et en 1999 qu'elle forme les bibliothécaires d'État avec la fusion de l'enssib et de l'IFB. (cf. la chronologie générale de l'école). 

Certains travaux issus de ces diplômes sont aujourd'hui consultables dans la bibliothèque numérique.

Toujours à partir de 1992, l'école participe à l'élaboration de stages de formation continue dont l'organisation à l'époque incombe à l'IFB en plus de la formation initiale des bibliothécaires d’État avec une offre de cycles de formation tournés notamment vers l'internationale (bibliothécaires étrangers francophones et les agents des bibliothèques françaises à l'étranger). L'enssib accueillit d'ailleurs un diplôme professionnel qui leur était consacré, le diplôme professionnel supérieur en sciences de l'information et des bibliothèques (DPSSIB).

En 1998, un premier stage de formation partiellement à distance est mis en place à destination des bibliothécaires francophones non hexagonaux et c'est en 2010 que sont proposées les premières formations entièrement à distance.

Et je n'évoque là que les activités de formation d'un établissement qui propose également des activités de recherche (colloques et journées d'étude, programme de numérisation de corpus) et de publications autour du Bulletin des Bibliothèques de France dont l'administration est confiée à l'ENSB dès 1980, et des collections éditoriales « Papiers », plutôt théorique, et « Boîte à outils » qui propose des ouvrages pratiques.

Mémoires et temps forts

L'ensemble de ces rappels, mais également des documents d'archives créés depuis 20 ans sont accessibles en ligne au sein d'une mosaïque qui complète le premier acte d'une exposition évolutive proposée tout au long de l'année au sein de l'école.

Ce premier acte, centré autour des lieux et des missions, présente les principales activités de l'école en cinq panneaux d'exposition thématiques (formations, recherche, Presses, BBF, offre de ressources et de services). Il se voit complété par la projection d'un film de quelques minutes revenant sur l'histoire de l'école, l'évolution de l'institution. 

Il se verra complété par un second acte, autour des parcours et des hommes qui ont traversé, vécu et travaillé à l'enssib au cours de ces années, personnels, élèves, étudiants, stagiaires, et par un troisième en fin d'année qui exposera l'aboutissement de larésidence de création de la photographe Aurélie Pétrel, qui travaille, depuis septembre 2011 à l'élaboration d'un portrait contemporain de l'enssib. 

Plusieurs temps forts viendront également ponctuer l'année : 

  • Une Journée Portes ouvertes prévue le 12 mai
  • Les Estivales 2012 (25-26 juin) proposeront un temps d'analyse et de réflexion sous l'intitulé "la bibliothèque : faire société
  • Une Master Class est prévue en septembre
  • Les rencontres Henri-Jean Martin seront autour du thème "20 ans de Patrimoine" (9 octobre)
  • Cinq publications exceptionnelles (donc en sus du programme de publication de l'école) apporteront des éclairages autour des images de la bibliothèque (témoignage de Jacques Roubaud ; représentations des chercheurs Christian Jacob et Annette Wieworka ; rencontres d'écrivains avec des établissements (qui alimentent un blog en attendant) ; paroles d'élus, d'architectes et de conservateurs sur leurs bâtiments ; portraits de professionnels réalisés par les élèves conservateurs de l'école).

Enfin, une base de données des bibliothèques construites pendant la période 1992-2012 est ouverte pour l'occasion et accessible à partir du site web de l'école.

L'enssib a vingt ans

calendrier des manifestations enssib 2012
  • Sept. 2011 - oct. 2012
    • Résidence d'Aurélie Pétrel, photographe 
  • Octobre 2011
    • Lancement de la base de données sur les constructions de bibliothèques 1992-2012
    • Lancement des pages internet « enssib 2012 » sur le site de l'école 
  • Janvier 2012
    • 17 janvier : Lancement de la saison : vernissage de l'exposition évolutive, « Mémoire de l'enssib, acte 1er : des lieux et des missions »
    • 19 janvier : Journée d'étude « Les métiers de la documentation », organisée par l'ADBS et l'Association des anciens élèves de l'enssib
  • Mars 2012
    • 16 et 17 mars : Participation au Salon des masters de Lyon Salon professionnel
  • Avril 2012
    • Parution de Lire, écrire de Jacques Roubaud Publication
  • Mai 2012
    • Exposition évolutive « Mémoire de l'enssib, acte 2 : des parcours et des hommes »
    • 12 mai : Journée Portes ouvertes Portes ouvertes
    • Parution de La gueule de l'emploi ?, 20 portraits de professionnels des bibliothèques
    • Parution d'Imaginaire des bibliothèques 
  • Juin 2012
    • 25 et 26 juin Estivales spéciales enssib 2012 « La bibliothèque : faire société » ; remise des diplômes des DCB 20, fête de l'école et des partenaires le 25 juin en fin de journée
  • Septembre 2012
    • Master class
  • Octobre 2012
    • Parution de Tours et détours en bibliothèque. Carnet de voyage 1992-2012
    • 9 octobre : Rencontres Henri-Jean Martin spéciales enssib 2012 : « 20 ans de patrimoine »
  • Novembre 2012
    • Exposition évolutive « Mémoire de l'enssib, acte 3 : portrait de l'enssib par Aurélie Pétrel »
    • Parution d'Architecture des bibliothèques : 1992-2012 
    • 15 novembre : Journée d'étude organisée avec la Joie par les livres-BnF « Enfants et jeunes en bibliothèque : regards européens »

jeudi 12 janvier 2012

Mais que veulent les étudiants ?

D'après une étude mené par l'agence Educause, et cité dans l'article "What students want in a college, les étudiants américains veulent être connectés.

Pas de grande surprise avec ce résultat, sauf que, plus précisément, 60% des étudiants sont très attentifs à pouvoir disposer de connections wifi n'importe où sur le campus, et pas uniquement dans les résidences universitaires ou dans les salles informatiques (quand c'est le cas). Bon, certes, 78% des répondants ajoutent que ce wifi ne va pas les aider à se concentrer sur leurs études, mais plutôt à jouer, écouter de la musique, communiquer avec leurs amis...

L'étude précise d'ailleurs qu'un peu moins d'un tiers des répondants font plus confiance dans la technologie que dans leurs professeurs et que ces dernier d'ailleurs sont “incapable of getting technology working without student aid”, incapable d'utiliser la technologie sans l'aide d'un étudiant.

Les étudiants auraient donc besoin (ou croient avoir besoin) d'être constamment connectés, une autre étude précisant même que les étudiants font la part belle aux classes hybrides, des enseignements qui combinent pédagogie en présentiel et à distance (étude menée par Online Colleges, cf l'infographie ci-après).

L'auteure de l'article part ensuite dans des considérations autour de l'enseignement à distance, soulignant combien il est important et utile pour des étudiants qui, de plus en plus, ont un travail à côté ou des personnes à s'occuper, mais tout en précisant néanmoins également combien des sessions en présentiel demeurent incontournables, ne serait-ce que pour rencontrer, discuter, expliquer certains points plus difficilement assimilés. N'avez-vous jamais eu de problème de communication à cause d'un courriel malheureux ou mal écrit ? 

Dans cette optique, un cours "hybride" semble idéal qui reconnaît d'une part les nouvelles habitudes des étudiants et d'autre part conserve une nécessaire interaction physique avec les étudiants. 

Ci après, une infographie qui revient l'usage des TIC sur les campus américains (cliquer sur l'image pour la voir en grand et en entier)

lundi 12 septembre 2011

L'ESÉN et les bibliothèques

L'ESÉN change de nom. Vous me direz, le changement est transparent et anodin. Vous vous trompez.

1. L'ESÉN

L'ESÉN, c'est l'École supérieure de l'éducation nationale, un organisme en charge de la formation des personnels d'encadrement de l'éducation nationale, et qui concerne donc en premier lieu les lauréats des concours de recrutement d'inspecteurs, et de personnels de direction.

L'École propose également une offre de formation tout au long de la vie destinée aux personnels d'encadrements de l'enseignement scolaire d'une part et d'autre part, pour les personnels de l'enseignement supérieur. Enfin, quatre masters cohabilités en management public et des organisations scolaires visent à professionnaliser ces personnels.

L'établissement se situe à Poitiers, près du Futuroscope.

2. l'ESÉN (bis)

Le 24 août a paru un arrêté modifiant sensiblement le nom de l'ESÉN. L'Arrêté du 24 août 2011 portant création de l'Ecole supérieure de l'éducation nationale, de l'enseignement supérieur et de la recherche, un service à compétence nationale directement rattaché à la direction générale des ressources humaines (art.1).

L'article 2 précise les fonctions de ce nouveau service :

L'Ecole supérieure de l'éducation nationale, de l'enseignement supérieur et de la recherche est chargée de la conception, du pilotage et de la mise en œuvre de la formation des personnels d'encadrement pédagogiques et administratifs, des personnels ingénieurs, administratifs, techniques, sociaux et de santé et des personnels des bibliothèques du ministère chargé de l'éducation nationale et du ministère chargé de l'enseignement supérieur (...)

Cette précision paraît surprenante à l'heure où l'enssib vient de contractualiser son projet d'établissement 2011-2015 avec le ministère. Remarquez, l'ESEN s'adressait déjà aux BIATOSS en portant une action nationale de Brochure présentant les actions de formation continue retenues en réponse à l'appel d'offres "Actions nationales de formation" (pdf). Ces actions étaient organisées en 2010-2011 par les établissements d'enseignement supérieur sélectionnés et s'adressaient alors principalement aux personnels BIATOSS exerçant en leur sein (rappelons ici que les bibliothécaires d'état sont personnels BIATOSS mais que les conservateurs sont personnels scientifiques).

Je ne pense pas l'enssib, chargée tout spécialement de la formation des personnels encadrants des bibliothèques, menacée d'une quelque façon. Néanmoins, je suis curieux de voir comment les deux écoles vont se rapprocher pour aborder cette évolution... Je suis incapable encore de considérer leur importance, même si je doute que cela change grand chose pour le moment.

mercredi 4 mai 2011

Guide pratique du travail collaboratif en communautés virtuelles d'apprentissage

Vu sur Thot :

Le Campus Virtuel TIC (CvTIC) de l'Université de Limoges délivre des formations à distance où les étudiants sont organisés en communautés virtuelles d'apprentissage qui pratiquent le travail collaboratif.

Le CvTIC qui revendique un savoir-faire en matière de travail collaboratif par les communautés virtuelles d'apprentissage indique que : "les communautés virtuelles forment au travail en équipe et permettent la co-formation : elles sont composées des étudiants, des assistants, des professeurs et selon les cas, d’experts et de professionnels". En soutien à cette modalité d'apprentissage, il met à la disposition de son public-cible un guide pratique du travail collaboratif en communautés virtuelles d'apprentissage élaborés par Isabelle Gonon, la responsable pédagogique d'alors.

Ce guide de huit pages (.pdf) se compose de trois parties :

  • La première traite de la notion de communauté virtuelle, définie comme étant un "groupe de personnes qui se rencontrent (discutent, échangent, travaillent) sur Internet au moyen des fonctionnalités offertes par le réseau (site web, mail, forum, groupware, blog, wiki...)".
  • La deuxième partie aborde la question de la situation d'apprentissage en communauté virtuelle, notamment la valeur ajoutée du groupe dans le processus d'acquisition de savoirs.
  • La dernière partie de ce guide traite du travail collaboratif dans les communautés virtuelles d'apprentissage et propose une démarche pratique pour constituer une communauté virtuelle abordant tour à tour la question de la composition, du nombre de membres et de la répartition des rôles.

Les méthodes de travail collaboratif ainsi que les outils à disposition des communautés virtuelles d'apprentissage sont décrites. Le guide insiste enfin sur l'établissement d'un cadre règlementaire, formalisé ou non, afin d'optimiser le fonctionnement de la communauté virtuelle d'apprentissage.

Ce guide est en téléchargement libre et gratuit à partir de la rubrique Documents utiles du site du CvTIC

vendredi 28 janvier 2011

Mobilité internationale des personnels

Si vous -professionnels des bibliothèques- souhaitez partir un temps à l'étranger, il existe nombre de possibilités. 

1. Faire des échanges professionnels

Plusieurs organismes proposent des échanges entre professionnels des bibliothèques. Ainsi, l'Association Internationale Francophone des Bibliothécaires et Documentalistes (AIFBD)propose-t-elle le Programme ViceVersa qui se veut un programme d'échange entre professionnels francophones des bibliothèques. Ceci étant, le rôle de l'association consiste juste à proposer une plateforme où les professionnels intéressés pourraient se rencontrer et organiser lesdits échanges. (cf. un précédent billet)

2. Travailler dans les réseaux de bibliothèques à l'étranger

Le service Questions?Réponses! de l'enssib a répondu à une question peu ou prou similaire.Il y est précisé :

le réseau des bibliothèques des écoles françaises à l'étranger qui dépendent du ministère de l'enseignement supérieur et de la Recherche et le réseau de médiathèques françaises à l'étranger dont les différents avatars (bibliothèque des Alliances Françaises, de centres culturels ou d'ambassades) dépendent du ministère des affaires étrangères. Dès lors, afin de travailler dans de telles structures, vous avez le choix entre un poste de fonctionnaire titulaire et un poste à durée limitée, comme un stage ou une vacation.

En tant que titulaire, la procédure passe par une demande de détachement afin de rejoindre le Ministère des Affaires Étrangères dont la liste des postes disponibles est proposée sur un portail en ligne : Emplois dans le réseau de coopération et d’action culturelle. Le portail indique également la procédure à suivre pour postuler éventuellement.

La réponse du service vous donne également les démarches à suivre si vous souhaiter trouver un poste en tant que contractuel ou vacataire dans une alliance française. Il vous faut alors contacter directement les établissements (cf. un ancien billet sur ces Centres culturels et Alliances françaises). Il vous renvoie enfin vers une fiche pratique sur le sujet :

CHAIMBAULT, Thomas. Travailler à l'international en bibliothèque. enssib, 2009 [en ligne]. Disponible sur : http://www.enssib.fr/bibliotheque-numerique/notice-40776

Enfin, et pour rappel, il est également possible de passer les concours pour devenir un fonctionnaire européen même si le nombre de place offert est relativement réduit et difficile à obtenir.

3. Se former à l'étranger

L'Europe se veut attrayante et développe sa politique de formation à l'égard de l'ensemble de ses ressortissants. Plusieurs portails ainsi sont disponibles qui doivent vous aider à trouver une formation à commencer avec "Study in Europe", qui rassemble les informations générales pour qui souhaite se former en Europe et propose même un ToolKit [pdf], outil de communication pour " aider les universités européennes et les établissements d'enseignement supérieur européens à se faire connaître plus efficacement au niveau international".

Un autre outil est le portail PLOTEUS, Portal on Learning Opportunities throughout the European Space. Ce portail délivre des base de données sur les institutions d'enseignements supérieurs et leurs cursus, des informations sur le fonctionnement des systèmes éducatifs, des guides pour faciliter la mobilité en Europe des ressortissants notamment à travers les programmes

Voir la page des échanges et bourses d'études en français.

Il y a quelques années, j'avais fait des recherches sur les parcours de formation en SIB. Mais ce travail demanderait probablement d'être repris et réactualisé.

Et n'allez pas croire que le programme Erasmus ne concerne que les étudiants [info trouvée par KnitandB]:

Cette mobilité s'adresse à tout personnel d'un établissement d’enseignement supérieur (personnels enseignants, administratifs, techniques, etc.). Elle leur permet d’effectuer, sur une durée d’une à six semaines, une mobilité de formation dans un établissement, une entreprise ou un organisme de formation d’un autre pays d’Europe.

Le site d'ailleurs de l'Agence Europe Education Formation France est très riche justement sur le sujet pour trouver des possibilité de formations tout au long de la vie.

lundi 20 septembre 2010

iCentre et transliteracy

1. Le iCentre

Regardez cette présentation de Lyn Hay, Ecole des Sciences de l'Information à l'Université Charles Sturt (EUA). Elle revient sur le rôle du bibliothécaire aujourd'hui et y développe la notion de iCentre

  • inquiry learning, immersive learning
  • information fluency > transliteracy
  • explicit instruction
  • pedagogical fusion – integrating and aligning information, technology, people, instruction
  • customised ‘i’ support for students, teachers, school administrators and parents
  • learning innovation
  • information leadership
  • development of students as independent, informed digital citizens

On retrouve toujours les mêmes grandes lignes d'ouverture, d'innovation, d'intérêt et de curiosité numérique, de volonté pédagogique pour enseigner à nos étudiants, à nos publics à se débrouiller dans le monde et la société de l'information, parfois aussi pour se mettre à leur niveau, d'autres fois pour leur enseigner ce qui leur manque. 

2. Transliteracy ?

Dans le diaporama apparaît cette notion de transliteracy qui m'a interpellé. Un groupe de travail, apparemment créé en 2005 et regroupant des chercheurs en Sciences Humaines, sociales et de l'ingénieur de l'Université de Californie initialement, Transliteracy Research Group en propose la définition suivante :

Transliteracy is the ability to read, write and interact across a range of platforms, tools and media from signing and orality through handwriting, print, TV, radio and film, to digital social networks.

Soit la capacité de lire, écrire, agir et interagir sur divers plateformes, médias, outils qu'ils soient signés (langue des signes), oraux, écrits, qu'il s'agisse de l'écriture manuscrite, imprimée, de la télévision, de la radio, du ciné ou des réseaux sociaux.

J'aime cette approche globale sur les différents types de médias sachant, au final, que ce degré d'instruction, cette littéracie en français, peut être inégale en fonction des outils (on peut mieux se débrouiller avec un média qu'un autre), tout en étant complémentaire (une personne illettrée éprouvera des difficultés avec l'écrit quel qu'en soit le support) même si je suppose que c'est la compréhension des nouveaux supports d'information qui font l'objet de plus de recherches. Cette litéracie inclue des notions autour de la compréhension des médias ou des seuls outils numériques dans une approche plus générale et transversale. Elle évoque une approche technologique, économique, sociale, culturelle, et pas uniquement tournée autour des interfaces, de la machine, mais bien plus largement des modes de communication.

3. Et les bibliothèques ?


Un blog professionnel existe qui étudie comment les bibliothèques peuvent lutter contre cette translittéracie : http://librariesandtransliteracy.wordpress.com/

This blog is a group effort to share information about the all literacies (digital literacy, media literacy, information literacy, visual literacy, 21st century literacies, transliteracies and more) with special focus on all libraries.

This topic is important to all types of libraries so we have authors from public, university, college and school libraries for a broad perspective.

Le groupe propose une vidéo pour expliquer en quoi les biblitohèques sont concernées par ce concept.

mercredi 15 septembre 2010

Première Virtual world conference

Aujourd'hui, ce 15 septembre 2010, se tient la première Virtual World Conference. Une conférence d'une durée exceptionnelle de 24h entièrement proposée et organisée sur l'univers virtuel Second Life. L'objectif en sera de déterminer et explorer les possibilités des mondes virtuels dans les domaines économiques, collaboratifs ou éducationnels.

Pas moins de 21 intervenants sont attendus, venus du monde entier (d'où la durée de 24h probablement) afin d'évoquer et de montrer des innovations et leurs applications dans les mondes virtuels :

The Virtual World Conference 2010 will host trainers, experts, teachers, policy-makers, managers, consultants, tutors and researchers from industry, academia, schools and policy development, with representation from a wide range of different sectors including:

  • Education: schools, colleges and universities
  • Research: universities, institutes, industrial labs
  • Training: training organizations, private foundations
  •  Industry: international companies, SMEs
  •  Health: hospitals and training institutions, care trusts
  •  Environment: planning agencies, environmental agencies, emergency response organisations
  •  Government: central government departments, agencies and local government authorities

Le programme, en ligne, présente les interventions et leurs horaires aux trois fuseaux de Londres, Hong Kong et San Francisco. Quelques interventions :

  • Supporting Education in Virtual Worlds with Virtual Learning Environments / Daniel Livingstone (Ecosse)
  • Intercultural Student Collaboration in Virtual Worlds / Beatrice Hasler (Suisse)
  • University of Western Australia : Teaching, Research, Art & Architecture - Journey into the Virtual World / JayJay Jegathesan (Australie)
  • Development of Serious Games for the Elderly People / Kane Kim (Corée du sud)
  • INCREASE TEAM INNOVATION: Virtual team building, idea generation, and collaboration / Barbara Westmoreland (CEO of nTeams, EUA)
  • Exploring Artistry and Mastery in Virtual Worlds for Learning / Claudia L’Amoreaux (Linden Lab)

La conférence devrait être suivie sur Twitter avec le hashtag #tvwconf et sur Facebook.

mardi 14 septembre 2010

Comment archives, musées et bibliothèques contribuent à la formation tout au long de la vie ?

C’est le titre d’une étude produite par le National Institute of Adult Continuing Education dans le cadre d’une grande enquête sur le devenir de la formation tout au long de la vie (Inquiry into the Future for Lifelong Learning). L’enquête en elle-même étudie une dizaine de grands secteurs dans lesquels cette formation peut se développer, à l’instar de la petite enfance, de l’école, le milieu familial, l’enseignement supérieur, les institution privées, les organisations communautaires ou culturelles…

Le rapport en question, mené par le MLA (Museum, Libraries and Archives Council) se penche sur les archives, bibliothèques et musées, essayant de souligner comment ces institutions la médiation autour des collections, la mise en espace ou les programmes de formation, d’animation peuvent contribuer à la formation tout au long de la vie.

Le rapport reconnaît la place de plus en plus prégnante de la formation dans les institutions culturelles (cf. the learning revolution, mars 2009). Cette « révolution tranquille » transparaît avec la mise en place de la gratuité, le développement de programme d’apprentissage et de formation, celui des espaces multimédia ont largement contribué à l’accès à la formation pour tous.

L’idée est alors de reconnaître ces efforts et d’aller plus loin notamment en développant quatre axes de travail :

  1. ouvrir plus encore, et différemment, ressources et espaces pour multiplier les opportunités : par exemple en accueillant séminaires, conférences, expositions, groupes de lectures, mais aussi aides de recherches généalogiques ou encore des permanences d’autres institutions sociales, de recherche d’emploi ou de santé. Organiser des visites de collections non plus seulement par des experts mais aussi par des usagers passionnés pour apporter un regard différent.
  2. Agir comme la colonne du secteur de la formation tout au long de la vie : notamment en travaillant avec les institutions scolaires pour proposer des initiatives communes, apporter notre savoir en terme de médiation culturelle, apprendre ce qu’elles peuvent proposer en terme de médiation pédagogiques et d’interfaces, bref, travailler de concert.
  3. Renforcer le côté « universel » des institutions en s’assurant que les offres s’adressent à toutes les catégories de populations, identifier les faiblesses et les combler au possible. Adopter une approche segmentaire des publics permet de les mieux identifier pour adapter les offres de formations. Il convient aussi de prévoir le vieillissement de la population et de développer services et campagnes à destination de ce public
  4. Développer le rôle central des bibliothèques comme centres d’information local dans les communautés qu’elles desservent. Avoir accès à la meilleure information permet d’améliorer sa vie personnelle, sociale, économique, et ce sont les bibliothèques qui sont au cœur de la circulation de l’information dans la cité.

L’ensemble de ces axes ne pourra réussir que si les institutions ont la volonté de s’ouvrir et de prendre part à la vie de leurs communautés, de les accueillir et de les former. Si, également, les autorités comprennent les enjeux et le rôle clef que peuvent jouer les institutions culturelles dans la formation tout au long de la vie des citoyens et développent, organisent des programmes clairement coordonnés, transversaux entre les institutions, entre les projets locaux et nationaux.

How museums, libraries and archives contribute to lifelong learning (IFLL) http://ff.im/-qADTb

jeudi 22 juillet 2010

Compétences pour les professeurs (documentalistes)

Le JORF n°0164 du 18 juillet 2010 publie un Arrêté du 12 mai 2010 portant définition des compétences à acquérir par les professeurs, documentalistes et conseillers principaux d'éducation pour l'exercice de leur métier (NOR: MENH1012598A). Ce texte précise dans son annexe, dix compétences professionnelles jugées indispensables à acquérir au cours de la formation :

  1. Agir en fonctionnaire de l'État et de façon éthique et responsable
  2. Maîtriser la langue française pour enseigner et communiquer
  3. Maîtriser les disciplines et avoir une bonne culture générale
  4. Concevoir et mettre en œuvre son enseignement
  5. Organiser le travail de la classe
  6. Prendre en compte la diversité des élèves
  7. Évaluer les élèves
  8. Maîtriser les technologies de l'information et de la communication
  9. Travailler en équipe et coopérer avec les parents et les partenaires de l'école
  10. Se former et innover

Comme le titre de l'arrêté l'indique, ces compétences sont aussi destinées aux professeurs documentalistes . Ces compétences quant à elles, fournissent également une feuille de route pour la formation des personnels puisqu'elles seront évaluées au plus tard au moment de la titularisation. Pour chacune, de fait, sont précisées après un bref développement, les "Connaissances" (Le professeur connaît), "Capacités" (le professeur est capable de) et "Attitudes" (la compétence conduit le professeur à) que la compétence implique pour le futur personnel de l'État.

Je suppose que cette liste cherche à redonner une certaine unité et harmonie aux différents cursus de formation des enseignants depuis la masterisation voulue par le gouvernement. Ainsi évalués selon une échelle commune, la République pourra toujours viser un niveau commun et égal entre ses personnels enseignants.


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