Vagabondages

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

mercredi 21 juillet 2010

Devenir bibliothécaire d'Etat.

Une semaine législation. C'est fou comme les textes paraissent à l'aune des vacances et moments -apparemment mais pas effectivement- de moindre activité.

En l'occurrence, deux textes ont été publiés ces dernières semaines dans le BOESR, le bulletin officiel du ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, concernant les bibliothécaires d'État. Le premier concerne le concours lui-même, tandis que le second évoque les modalités de la formation initiale.

I. Concours de recrutement de bibliothécaires 

Modalités d'organisation du concours externe et du concours interne
arrêté du 11-6-2010 (NOR > ESRH1000233A)

Un arrêté vient donc d'être publié dans le BOESR n°28 du 15 juillet 2010 modifiant le concours de recrutement des bibliothécaires d'État. Si l'on compare avec les modalités précédentes (arrêté du 30 avril 2004) les changement sont les suivants :

1. Pour le concours externe :

  1. admissibilité
  • la note de synthèse devient unique (disparition des thèmes Lettres, Sciences Humaines, Juridiques etc.) Elle passe à une durée de 4h au lieu de 3h.
  • L'épreuve de composition ne change pas sinon en durée qui se déroule également sur 4h au lieu de 3h.
  1. admission
  • Comme pour le concours de conservateur apparaît une nouvelle épreuve orale : l'entretien de motivation.

    a) Entretien avec le jury sur la motivation professionnelle, débutant par le commentaire d'un texte tiré au sort au début de l'épreuve et relatif à une situation professionnelle (préparation : trente minutes, durée de l'épreuve : trente minutes dont commentaire : dix minutes maximum, entretien : vingt minutes minimum ; coefficient 3)

    Auparavant, cet genre de questions se mêlait à l'épreuve de culture générale alors que dorénavant, il s'agit de deux épreuves distinctes censées permettre d'évaluer au mieux les motivations des candidats. Cette épreuve comme l'épreuve de culture générale est de coefficient 3.
  • L'épreuve orale de langue passe, elle, à un coefficient 2. Elle devient facultative et cette fois l'utilisation d'un dictionnaire unilingue est autorisée pour la préparation de la traduction.
2. Pour le concours interne :

  1. Admissibilité
  • Les épreuves écrites du concours interne changent complètement. En lieu d'une note de synthèse et d'une "Réponse à une question relative à la gestion des bibliothèques", les candidats devront travailler sur une étude de cas.
    Étude de cas dont le programme figure en annexe 1 du présent arrêté, portant sur les aspects de la gestion d'une bibliothèque ou d'un réseau documentaire, à partir d'un dossier de douze pages maximum présentant le cas à étudier (durée : quatre heures ; coefficient 4).
    Toute note inférieure à 5 à cette épreuve est éliminatoire.
    Ce genre d'épreuve n'ayant pas encore été proposé, il devrait poser quelques incertitudes pour la préparation, la première année. Le programme est large, tout en demeurant centré sur le monde des bibliothèques évidemment, et donc avec une finalité pratique.
    Programme de l'épreuve d'étude de cas du concours interne de recrutement de bibliothécaires
    - Les bibliothèques et leurs tutelles : organisation, mission et rôle
    - Les politiques documentaires locales et nationales, réseaux documentaires et collections
    - Rôle des bibliothèques dans la diffusion du livre et de l'information
    - Économie du livre et de l'information, notions sur le droit de l'information
    - Publics et services : accès des publics à l'information et aux documents, rôle des technologies de l'information et de la communication
    - Statuts et organisation des fonctions publiques, en particulier droits et obligations des fonctionnaires
  1. Admission
  • L'épreuve orale de culture générale demeure, mais se voit également doublée d'une épreuve de motivation professionnelle pour la préparation de laquelle il est demandé aux candidats de préparer un dossier de reconnaissance des acquis de son expérience professionnelle : 

    En vue de cette épreuve, le candidat établit un dossier de reconnaissance des acquis de son expérience professionnelle comportant les rubriques mentionnées en annexe 2 du présent arrêté qu'il remet au service organisateur à une date fixée dans l'arrêté d'ouverture du concours. Le dossier de reconnaissance des acquis de l'expérience professionnelle ainsi que le guide d'aide au remplissage sont disponibles sur le site internet du ministère. Le dossier est transmis au jury par le service gestionnaire du concours après l'établissement de la liste d'admissibilité.

    Ce dossier identifie le candidat, précise sa situation actuelle et présente, outre la formation professionnelle de l'agent, dans un rapport d'activité les éléments qui constituent, selon [lui], les acquis de [son] expérience professionnelle et [ses] atouts au regard des connaissances, compétences et aptitudes recherchées (1 à 2 pages dactylographiées maximum). Un peu comme un rapport d'activité pour une demande de promotion en quelque sorte.

II. Modalité de la formation initiale des bibliothécaires d'État stagiaires

Contenu et modalités d'organisation de la formation
arrêté du 11-5-2010 (NOR > ESRH1000189A)

La formation initiale des bibliothécaires stagiaires évolue également. L'arrêté concernant le contenu et les modalités d'organisation de la formation  est paru au BOESR du 17 juin. Le statut particulier de ces personnels est décrit dans un décret de 1992 : le Décret n°92-29 du 9 janvier 1992 portant statut particulier du corps des bibliothécaires. Et ce nouvel arrêté abroge le précédent arrêté du 16 mars 1993 fixant le contenu et les modalités d'organisation de la formation des bibliothécaires stagiaires.

Le précédent arrêté était très détaillé. Il précisait le programme de formation, les volumes horaires et les modalités de contrôles de connaissances. La formation durait un an de cours, travaux dirigés et travaux pratiques en plus de stages dans l'établissement d'affectation et hors de l'établissement d'affectation. Pour rappel, en effet, les bibliothécaires stagiaires au contraire des conservateurs stagiaires sont préaffectés dans un établissement avant leur venue à l'école.

Le nouvel arrêté est beaucoup plus sobre qui précise en une seule ligne

Cette formation est dispensée durant les six premiers mois de l'année de stage pour tous les bibliothécaires recrutés par la voie des concours prévus à l'article 4 du décret n° 92-29 du 9 janvier 1992 susvisé.

Ceci dit, si la formation à l'école ne dure que six mois, les élèves stagiaires passent la fin de leur année de stage dans un établissement d'affectation au directeur duquel il aura été transmis une appréciation qualitative sur la façon dont le stagiaire a suivi la formation. C'est ce directeur alors qui devrait se prononcer sur la titularisation ou non de l'élève.

La formation ainsi réduite doit cependant satisfaire le programme suivant décrit en annexe :

Connaissance de l'environnement des bibliothèques
Modules
- Présentation des enjeux du secteur par des professionnels
- Présentation de bibliothèques représentatives
- Anglais professionnel
Bibliothéconomie
Modules
Services au public
- Typologie
- Publics
- Services traditionnels et innovants
- Évaluation des services au public
Collections
- Histoires et actualité de la production et des supports documentaires
- Constitution des collections et politique documentaire
Information
Modules
Informatique
- Environnements
- Réseaux et internet
- Bureautique
Traitement de l'information
- Traitement documentaire
- Gestion informatisée des bibliothèques
- Internet et traitement de l'information
- Les enjeux de la numérisation
Recherche d'information
- Méthodologie
- Sources spécialisées
- Diffusion, valorisation des résultats
Mise en situation professionnelle
Modules
Management
- Gestion d'un service
- Conduite et évaluation de projet
Dossier synthétique d'observation et d'analyse réalisé dans un établissement
Précisons que cet arrêté est applicable aux stagiaires recrutés par la voie des concours dont les épreuves se dérouleront à compter du 1er janvier 2011, soit à partir de la rentrée de l'automne 2011. A partir de cette date, il devrait y avoir un concours par an (et non plus un tous les deux ans, avec la stagiairisation des lauréats retenus sur liste complémentaires l'année suivant le concours).

mardi 2 février 2010

Le nouveau bureau de l'ABF

Ce week-end se réunissait le conseil national de l'Association des Bibliothécaires de France. Ce conseil, constitué des présidents des groupes régionaux, définit la politique de l’association, programme et contrôle les activités et la gestion de l’association.

Une fois tous les trois ans, le conseil national élit parmi ses membres, au scrutin secret, le bureau national. Ce dernier est chargé, selon les statuts de l'association de coordonner les orientations politiques et la gestion de l’association. En outre, il prend les décisions nécessaires dans l’intervalle des réunions du conseil national auquel il rend compte.

Le conseil national, comme le bureau, sont présidés par le Président de l 'Association.

Ce week-end, donc, se réunissaient les présidents des groupes réunit en conclave à Amiens. En conclave, oui, puisqu'après un renouvellement des présidences des groupes de régions, le nouveau Conseil national devait élire un nouveau bureau national.   

La composition du nouveau bureau est dorénavant la suivante :

  • Président : Pascal Wagner (BM Saint-Jean-de-Vedas)
  • Vice-Présidents : Dominique Lahary (BDP du Val d'Oise) et Marie-Josée Rich (BDP de l'Aube)
  • Secrétaire générale : Maïté Vanmarque (Bibliothèque de la communauté d'agglomération d'Alençon)
  • Trésorière : Martine Itier-Coeur (BMVR de Toulouse)

M. Wagner, précédemment lui-même trésorier de l'association, remplace à ce poste Dominique Arot.

Bon courage à l'ensemble du bureau et très bonne continuation à l'ensemble de ces membres !

jeudi 8 octobre 2009

Le portail de la statistique publique française

Le Portail de la statistique publique vient d'ouvrir.

Il a été créé à la demande du Conseil national de l’Information statistique (Cnis) pour permettre au public d’accéder plus facilement à l’ensemble des informations statistiques produites par la statistique publique, dixit le site lui-même, qui rappelle :

La statistique publique est produite, en France, par de nombreux organismes. L’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) établit des statistiques générales sur la population et les entreprises  ; les services statistiques ministériels (SSM), ainsi que d’autres organismes publics, selon leur champ de compétence, produisent des statistiques sectorielles. Chacun de ces services publie et met en ligne les statistiques qu’il produit.

Le site dispose de près de 4 000 liens quotidiennement réactualisés et enrichis, offrant ainsi une seule entrée à plus de 30 sites producteurs de statistiques publiques. Il précise par ailleurs qu'il ne détient aucun droit de propriété intellectuelle sur les éléments accessibles à travers son site. Pour toute reproduction, totale ou partielle ou imitation, des écrans de navigation, logos, images et photos, il convient de se reporter au copyright du site d’origine de ces informations.

Le site propose également :

  • des dossier mensuel rassemblant l'information statistique sur un sujet d'actualité,
  • un agenda annonçant les diverses activités de la statistique publique vers les différents publics et acteurs de la vie économique.
  • Une lettre d'information
  • Un répertoire de liens vers des sites statistiques en France et à l'étranger.
Le site propose une recherche libre, une recherche par mots-clefs à choisir dans une liste préconstituée, ou une recherche par feuilletage au sein de dix-huit thèmes dont "Culture-Sport" et "Education-Formation-Recherche". Au sein de chaque domaine il est ensuite possible d'affiner sa recherche par "thème" (Comparaisons internationales - Culture, Sport ; Chiffres-clés, synthèses sur la Culture ; Archives, musée, patrimoine ; etc.)ou par "rubrique" (Indices et séries longues ; Études et analyses).

lundi 30 avril 2007

Le Bouclier bleu

Dans mon compte-rendu de l'intervention d'Alex Byrne, je disais que l'IFLA travaillait de concert avec le Bouclier bleu en promettant de revenir sur ce comité international.

/

Le Bouclier Bleu est un symbole choisi par la Convention de l'UNESCO pour la protection des biens culturels en cas de conflit armé ("Convention de La Haye" - 1954) . Cette Convention adoptée à la suite des destructions massives infligées au patrimoine culturel au cours de la Seconde Guerre Mondiale, est le premier instrument international à vocation universelle qui soit exclusivement axé sur la protection du patrimoine culturel. Elle s'applique aux biens meubles ou immeubles, y compris les monuments d'architecture, d'art ou d'histoire, les sites archéologiques, les oeuvres d'art, les manuscrits, les livres et autres objets d'intérêt artistique, historique ou archéologique, ainsi que les collections scientifiques de toute nature, sans égard à leur origine ou propriétaire. Au départ simple emblème marquant les sites culturels à protéger, il est devenu également le nom d’un comité international créé en 1996 pour protéger le patrimoine culturel mondial en cas de guerre ou de catastrophe naturelle.

Le comité international du bouclier bleu réunit cinq organisations non-gouvernementales qui sont :

Le Centre international d'études pour la conservation et la restauration des biens culturels y possède un statut d’observateur et la Division du patrimoine culturel de l’UNESCO ont des représentants présents aux réunions du Comité. Depuis peu, un représentant de la Croix-Rouge est également appelé à assister aux réunions. Selon son président, le Bouclier bleu se veut l’équivalent de la Croix-Rouge pour les biens culturels à ceci près, ajouterais-je, que le Bouclier bleu coordonne plutôt des actions préventives que supplétives. La Convention de la Hague stipule en effet :

Les États parties à la Convention bénéficient de la mise en place d'un réseau composé de plus de cent États qui se sont engagés à adopter des mesures préventives pour assurer cette protection non seulement en période d'hostilités (à ce stade, il est en général trop tard), mais également en temps de paix, par des mesures variées :
• sauvegarder et respecter les biens culturels en cas de conflit armé (cette obligation s'applique également aux conflits de caractère non international) ;
• envisager la possibilité d'octroyer une protection spéciale pour un nombre restreint de refuges destinés à abriter des biens culturels meubles en cas de conflit armé, de centres monumentaux et d'autres biens culturels immeubles de très haute importance en les inscrivant dans le "Registre international des biens culturels sous protection spéciale" ;
• envisager la possibilité d'employer le signe distinctif de la Convention pour certains bâtiments et monuments importants, et ;
• créer des unités spéciales, au sein des forces armées, qui soient chargées de la protection du patrimoine culturel ;
• pénaliser les violations de la Convention et promouvoir largement la Convention auprès du grand public, et des groupes-cibles comme des professionnels du patrimoine culturel, des militaires ou des services chargés de faire respecter la loi.

En 1999, une Second Protocole à la convention de la Haye est adopté afin de pallier au flou et au manque de moyens définis par la Convention de La Haye. Il introduit en effet de nouvelles mesures, avec la création d'une nouvelle catégorie de protection renforcée pour les biens culturels particulièrement importants pour l'humanité induisant des « mesures de protections exceptionnelles » ; il crée aussi un Comité intergouvernemental chargé de veiller à la mise en œuvre de la Convention et du deuxième Protocole, et un Fonds pour la protection des biens culturels en cas de conflit armé. Le comité international du Boucler bleu se voit alors investi d’un rôle de conseil privilégié auprès de ce Comité intergouvernemental pour la Protection du Patrimoine.

D’une manière générale, le Bouclier Bleu est l'une des composantes du Programme de Préparation aux Situations d'urgence, plan cohérent d'action pour l'action concertée de diverses agences et organisations régionales et internationales, qui comprend donc cinq éléments :
  1. Un Fonds indépendant
  2. Le Bouclier Bleu
  3. Documentation et Information
  4. Formation et Manuels
  5. Campagnes de sensibilisation

Les objectifs du Bouclier bleu sont de :
  • faciliter l’intervention de la communauté internationale lorsque le patrimoine culturel est menacé ou lors de situations d’urgence ;
  • encourager la sauvegarde et le respect du patrimoine culturel et plus particulièrement la prévention des risques ;
  • former des experts au niveau national et interrégional capables de prévenir et maîtriser une catastrophe puis d’assurer un retour à la normale ;
  • intervenir en tant que consultant pour protéger le patrimoine culturel en danger ;
  • travailler en liaison avec d’autres organisations notamment l’UNESCO, l’ICCROM et le Comité international de la Croix-Rouge (CICR).

Pour l’instant les actions du Bouclier bleu ont été surtout centrées sur les grands conflits internationaux tels que la guerre en Irak, le conflit israélo-palestinien, les inondations en Europe de l’Est ou en Asie, l’absence d’institutions culturelles en Afghanistan… Pour y arriver, le Comité du Bouclier bleu exhorte les gouvernements, attire l’attention de l’opinion publique et des médias sur les problèmes, essaie de développer la conscience publique sur les formidables dommages qui pourraient être causés notre héritage culturel et parfois, il envoie des experts et de l’équipement de « premier secours » en cas d’urgence. En certaines occasions, il peut être amené à collecter des fonds pour aider les équipes locales. Les actions du Comité sont donc :

  • collecter et partager les informations sur les risques menaçant le patrimoine culturel à travers le monde ;
  • sensibiliser le grand public aux dommages causés au patrimoine culturel ;
  • communiquer les règles de bonne gestion des risques aux différents responsables du patrimoine culturel (institution, gouvernement...) ;
  • inviter les décideurs et les professionnels à prendre les mesures nécessaires pour la prévention et l’établissement d’un plan d’urgence, ainsi que l’intervention en cas de sinistre et la remise en état ;
  • offrir l’expertise de professionnels en cas d’urgence ;
  • identifier les ressources nécessaires à la prévention des catastrophes et à une intervention rapide en cas d’urgence ;
  • encourager la formation de comités nationaux du Bouclier bleu.

Ces initiatives internationales sont relayées et encouragées par des initiatives locales. Des comités du Bouclier bleu ont donc été créés ou sont en cours de constitution dans plusieurs pays qui rassemblent des professionnels d’horizons variés, des instances gouvernementales locales et nationales, des services d’urgence et l’armée. Ils forment les polices à reconnaîtres les objets volés, encourages les institutions à préparer des plans de secours en cas de désastre, entrainent les services d’urgence à protéger les biens culturels. Pour l’instant des comités nationaux ont été créés : en Australie, en Belgique, au Bénin, en République Tchèque, en France, En Italie, en Ireland, en Macédoine, en Norvège, aux Pays-bas, en Pologne et au Royaume-Uni. D’autres comités nationaux sont en cours de constitution au Canada et au Pérou.


Lire aussi:
Avec le bouclier bleu, protégeons notre patrimoine culturel en danger (pdf) actes de la session co-organisee par le programme fondamental PAC et la section des bibliothèques nationales de l’IFLA lors de son 68e congrès annuel à Glasgow en 2002.

lundi 5 mars 2007

Centres culturels et Alliances françaises

Le Ministère des Affaires étrangères nous propose quelques liens en rapport avec le monde des bibliothèques et plus largement celui de la Culture. Il est d'ailleurs dans ses missions que de "conduire et coordonner les relations internationales de la France" et de "promouvoir la culture française à l’étranger".


Pour ce faire, il s'appuie sur le réseau des centres culturels et d’alliances françaises, un réseau d’établissements culturels composé de 146 centres et instituts français et de 280 alliances françaises subventionnées qui représente "un ensemble, irremplaçable et sans équivalent, de lieux ouverts au dialogue culturel, à l’incessant questionnement du monde, à l’invention de l’avenir. Chacun de ces lieux, parfaitement intégré dans le paysage local comme un acteur culturel de premier plan, permet d’organiser des événements culturels majeurs, très au-delà de ses murs" dont plus de 10.000 manifestations culturelles dans les domaines artistiques, du débat d'idées, du livre et de l'écrit.

Chaque centre propose également une médiathèque gérée par un personnel qualifié et d'autres agents locaux que le ministère forme, en collaboration avec divers étalissements dont la BnF ou l'enssib. Vous pouvez voir sur le site du ministère des photos de ces médiathèques et consulter les catalogues. En 2005, les médiathèques françaises à l’étranger comptaient plus de 400 000 inscrits, soit 4 fois plus qu’au démarrage du programme de modernisation des bibliothèques françaises à l’étranger lancé par le ministère des Affaires étrangères et initié après les premières « journées du réseau » des bibliothèques françaises à l’étranger organisées en mars 1993. Le site précise d'ailleurs au sujet de ces établissements que : "Les bibliothèques des établissements qui ne sont pas l’élément le plus spectaculaire de nos opérations sont bien le seul élément inscrit véritablement dans la durée, celui auquel les autres activités culturelles, scientifiques, artistiques et pédagogiques doivent s’adosser pour que leur impact se prolonge et se fortifie." Inscrites dans des contextes culturels différents, des situations contrastées au regard de la francophonie, connaissant une grande diversité des attentes des publics, ces médiathèques et centres d’information sur la France contemporaine ont en commun des missions spécifiques :

  • Mettre à disposition des publics locaux des collections - tous supports - spécialisées sur la France, rendant compte de la diversité de la culture française et du foisonnement de la création contemporaine dans notre pays.
  • Promouvoir une image attractive de la France actuelle en répondant de manière efficace et professionnelle, en français et au besoin en langue locale, aux recherches d’informations les plus variées concernant notre pays : vie sociale, économique, culturelle, tourisme, études en France, expertise en développement et information scientifique et technique.
  • Relayer activement la politique d’échanges culturels et de débats d’idées menée par les établissements culturels, valoriser la production éditoriale française sur la France et sur le pays d’accueil.
CulturesFrance, agence née de la fusion entre l'Association pour la Diffusion de la Pensée Française et l'Association Française d'Action Artistique, assure, elle, un rôle d’animateur en lien étroit avec les différentes directions du ministère des Affaires étrangères et du ministère de la Culture et de la Communication d'une part et les organismes professionnels français du livre d'autre part. L’agence transmet au réseau culturel français à l’étranger des ouvrages et expositions conçus comme des outils de référence permettant d’alimenter le débat d’idées et la diffusion des savoirs. Elle s'appuie pour cela sur l'édition de différentes collections :
  • "Auteurs", pour valoriser écrivains et philosophes contemporains,
  • "Panoramas" qui propose des guides références sur les grandes thématiques et disciplines culturelles
  • "Profils", séries d’affiches destinées au réseau culturel français à l’étranger portant sur l’image culturelle et artistique de la France contemporaine
  • "Penser l’Europe" qui contribue au débat d’idées européen pour la construction politique et culturelle de l’Europe
L'agence publie également des revues :
  • Cultures Sud/Notre Librairie (4 numéros par an) est tournée exclusivement vers l’actualité des littératures du Sud (Afrique, Caraïbe, Océan Indien)
  • Vient de paraître (4 numéros par an) propose une sélection trimestrielle de livres, cd et dvd, pour couvrir le champ de la production éditoriale en France – dans les domaines aussi divers que l’architecture, la bande dessinée, la littérature, le sport, le cinéma ou la musique…
  • La revue des revues regroupe tous les deux mois des articles issus des grandes revues françaises, traduits en cinq langues (anglais, arabe, chinois, espagnol, russe), dans les champs des sciences humaines, sociales et exactes, de la philosophie, de la géopolitique.
  • French Fiction (2 numéros par an), propose une sélection d’extraits traduits en anglais de jeunes romanciers français.
Voir aussi :

Quelques médiathèques: