Vagabondages

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

Tag - Google

Fil des billets

samedi 10 septembre 2011

Google et les bibliothèques

Ce samedi, pas d'étagère design mais la seule photo d'un tapis. Posé à l'entrée de la bibliothèques Gungahlin Public Library de Canberra, en Australie, sa photo a fait le tour d'internet mais je ne peux m'empêcher de la proposer ici de nouveau :

vendredi 1 avril 2011

Mobile Google

Lu sur ServicesMobiles.fr la prégnance de l'internet mobile pour Google et notamment les services de géolocalisation.

Au cours d'une conférence donnée sur le sujet, Marissa Mayer, vice président consumer products pour Google, a en effet montré l'importance grandissante de ce genre de services pour les utilisateurs de mobile. Elle a notamment eut cette phrase, expliquant que "le téléphone mobile fonctionne véritablement comme un curseur qui relie les mondes physique et numérique".

Le constat de départ est sans appel en ce qui concerne Google Map :

  • 40% de l'utilisation de Google Maps est mobile
  • Il y a plus de 150 millions d'utilisateurs de Google Maps pour mobile
  • Plus de 35 millions de miles sont produit par jour en utilisant Google Maps Navigation, ce qui fait 12 billion de miles par an. (j'avoue que cette dernière donnée me laisse dubitatif)
Du coup, Google se dit qu'il y a là un filon à exploiter et propose deux autres services basés sur la géolocalisation :
  • Google Place lancé en novembre dernier et qui propose aux utilisateurs de déposer des recommendations sur les lieux qu'ils fréquentent (3 millions dévaluations à ce jour)
  • La "découverte contextuelle" proposera des réponses subjectives et localisées en fonctions de ces mêmes recommendations. ServicesMobiles.fr nous explique ainsi :

    "Par exemple, si votre téléphone sait que vous êtes dans un magasin de crème glacée, et Google Hotspot a beaucoup de commentaires sur cette boutique, vous pouvez rechercher un terme comme «quel type de crème glacée que je devrais acheter" et le système pourra vous dire "essayer de la vanille mexicaine avec des fraises."

Bref, ce qu'il convient de retenir est la place grandissante de l'internet mobile et notamment un recours aux informations pratiques, immédiatement utiles. Si vous êtes en train de réfléchir à un site pour mobile, gardez cela en tête : proposez de la géolocalisation pour permettre à vos étudiants de se repérer sur le campus (avec description et horaires, actualités des bâtiments par exemple) ou à vos usagers de retrouver la bibliothèque sur le campus toujours ou dans la ville. Et au-delà, proposez des itinéraires pour rejoindre tel lieu, tel partenaire culturel.

Faire en sorte que son site, son application soit essentielle.

mardi 8 septembre 2009

Google Holodeck

C'est sur ZeroSeconde, le blog de Martin Lessard, que je découvre cette mention à Google Holodeck, une sorte de simulateur de vol, basé sur Google Earth, offrant une vision panoramique de la Terre sur des écrans HD, installé sur le campus de Google (le Googleplex) à Mountain View.

Le rendu doit vraiment être impressionnant, déjà la vidéo offre certaines sensations mais entièrement entouré ainsi d'écrans, au coeur des images, il y a de quoi impressionner jusqu'au Futuroscope.

Je vous laisse découvrir...

lundi 7 septembre 2009

L"IABD et le règlement Google Book Search

L'IABD est une Interassociation Archives/Bibliothèques/Documentation. Il s'agit donc du regroupement de 17 associations d'archivistes, de bibliothécaires et de documentalistes (liste), qui a vocation à les représenter auprès des pouvoirs publics. L'IABD est notamment intervenue lors des débats DADVSI et Hadopi, avec un certain succès, puisqu'elle a réussi à obtenir le vote et l'élargissement des exceptions prévues au bénéfice des établissements culturels. Voir également la chronologie des actions menée par l'Interassociation au cours du premier semestre 2009.

Forte d'une telle représentation, l'IABD propose et publie une déclaration sur le Règlement Google Book Search intitulée : "Non au Règlement Google Livres en France Oui à une solution publique alternative grâce à l’emprunt national" . Ce règlement ne cesse de faire parler de lui ces dernières semaines comme le montre le filon S.I.Lex qui lui est dédié au point que la plupart des organismes représentant les bibliothèques au niveau européen et international (Eblida, Liber, IFLA) se sont déjà prononcés dessus.

Ces déclarations envisagent déjà l'hypothèse d'une transposition du Règlement Book Search à l'Europe, tout en soulignant les risques très graves de dérives monopolistiques et d'atteintes aux libertés que le projet Google Livres porte en lui. L'IABD, quant à elle, partage ce diagnostic et soutiendra Eblida, Liber et l'IFLA si des négociations s'engagent avec Google. Mais l'interassociation a choisi de se démarquer en proposant aux pouvoirs publics français une solution alternative, qui reste encore possible, ainsi que l'explique Lionel Maurel :

Vous n'êtes pas sans savoir qu'une partie de l'emprunt national pourrait être consacrée au numérique, voire même à la numérisation du patrimoine (voir ici). Un certain nombre d'informations semblent confirmer cette orientation.

Pour l'instant, il semblerait que l'on envisage de numériser seulement des oeuvres du domaine public, dans la lignée de ce qui se fait déjà en France.

Une telle relance de la numérisation patrimoniale serait louable, mais elle ne règlerait en rien le problème fondamental que pose le Règlement Google Book Search, celui des oeuvres épuisées et orphelines, à propos desquelles Google entend obtenir un droit exclusif (70 % environ du volume de Google Book Search).

L'IABD soutient qu'il est possible de dépasser l'optique patrimoniale et d'utiliser une part de l'emprunt pour régler les problèmes de droits sur l'ensemble des oeuvres orphelines et épuisées françaises.

Une juste compensations serait versée aux auteurs et éditeurs en échange de quoi les oeuvres deviendraient librement utilisables à toutes fins. Les sommes non réclamées serviraient à bâtir une infrastructure de gestion des droits qui empêcherait que le problème  des oeuvres orphelines ne se reconstitue à l'avenir.

Une autre part de l'emprunt serait consacrée à la numérisation et à la mise en ligne de ces ouvrages, notamment afin d'alimenter Europeana en oeuvres plus récentes, comme le souhaite la Commission européenne.

Une telle solution peut paraître de prime abord trop ambitieuse et irréaliste, mais elle n'est nullement impossible à atteindre eu égard aux montants très élevés des sommes qui vont être dégagées par l'emprunt. Cela ne représenterait même qu'une petite partie des crédits alloués au numérique (3 à 5 milliards annoncés).

Avec un tel système, on atteint un résultat plus puissant en terme de diffusion de la connaissance, puisque l'intégralité de la zone grise redevient utilisable, et on évite les dérives qui seront très difficiles à désamorcer dans le cadre de Google Book Search. Cette solution évite également que les règles du droit d'auteur soient durablement déstabilisées par la formule proposée par Google (opt out). Tous les acteurs de la chaîne du livre peuvent être associés à une telle entreprise dans le respect de leurs droits et intérêts.


La déclaration de l'IABD est accessible en ligne sur le site de l'Interassociation. Elle a été envoyée à tous les acteurs concernés, la presse et les députés.

jeudi 26 mars 2009

Google image filtre les couleurs

C'est Zorgloob qui nous l'a appris cette semaine : une nouvelle fonctionnalité dans le moteur de recherches d'images de Google (encore invisible dans l'interface du moteur) permettrait de filtrer les résultats de Google Images par couleur.

D'après le blog spécialisé sur Google, s'il était déjà possible de séparer les images en couleurs de celles en noir et blanc, désormais on peut également rechercher des images en limitant la gamme de couleurs. Pour cela, il vous suffit d'ajouter à l'URL de votre page de résultats le paramètre "&imgcolor=" suivi du nom anglais de la couleur de votre choix.

Sur son blog Google Operating System, le chercheur qui a découvert cette fonctionnalité a mis en place ce formulaire pour faciliter l'utilisation de ce fitre. Repris du site de Zorgloob, le voici en français :


La liste des couleurs proposées n'est peut-être pas exhaustive.

Cette nouvelle fonctionnalité, précise Zorgloob, rejoint la liste des nombreux filtres (plus ou moins officiels) proposés par Google Images : recherche de visages, choix de la taille des images, filtre des dessins, ...

mercredi 14 janvier 2009

Le musée du Prado dans Google Earth

(ou doit-on dire "sur" Google Earth ?)

Google permet la visualisation d'une quinzaine d'oeuvre du Prado (je mets le lien mais à l'heure où j'écris, il ne marche pas), le célèbre musée madrilène, via son outils Google Earth nous apprend le blog Zorgloob : page dédiée.

L'idée initiale est d'utiliser le même outil que pour visualiser sa maison depuis une image satellite pour zoomer en "ultra haute définition" dans un tableau permettant ainsi aux internautes de se plonger avec minutie dans le Jardin des délices, de Jérôme Bosch qui fourmille de personnages ou bien explorer les détails saisissants de réalisme de la Descente de croix de Roger van der Weyden. Chaque tableau aurait ainsi fait l'objet de milliers de photos, chacune se concentrant sur une partie infime de la toile.

Ce projet, né d'une collaboration inédite entre le géant de Mountain view et la direction du Musée, est encore une initiative isolée, aucun autre projet n'est encore prévu tant du côté de Google que du Prado.



Voici la liste complète des 14 chefs-d'oeuvres que vous pouvez visualiser :
- Artémise de Rembrandt
- Auto-portrait de Dürer
- Le 3 mai 1808 à Madrid: les fusillades sur la montagne du Principe Pio de Goya
- Le chevalier à la main sur la poitrine de El Greco
- Le Cardinal de Raphael
- La Descente de Croix de Weyden
- L'empereur Charles Quint, à cheval, à Mühlberg de Titian
- Le jardin des Délices ou la peinture de l'arbousier de Bosch
- Le songe de Jacob de Ribera
- Immaculée Conception de Tiepolo
- L'Annonciation de Angelico
- La Crucifixion de Flandes
- La famille de Philippe IV, ou Les Ménines de Velázquez
- Les trois Grâces de Rubens

lundi 1 décembre 2008

Google Scholar signale l'open access


Une nouvelle option de Google Scholar permet aux usagers de trouver des ressources gratuites pour les articles académiques.

Admettons que vous faites des recherches dans le moteur et qu'un article vous intéresse : malheureusement, le lien vous dirige vers une demande de souscription pour accéder au texte intégral. Et bien si vous revenez dans la liste de recherche et que vous cliquez sur "all x versions" (voir touets les versions de l'article), vous pourrez voir un petit triangle vert signalant les ressources en accès libre.

L'image vous renvoie vers l'article de Google System qui explique cette astuce.

Liberal education Today, d'où je tire cette information, cite un autre blog un peu plus mordant à l'égard des bibliothèques :

synthesize-specialize-mobilize observes:

This is a good example of Google Scholar leveraging the Google web index to provide something you can't get within the research systems that libraries have built and licensed. It's also yet another reminder that libraries and publishers have lost their role sole as provider and intermediary for academic content.

Je ne parlerai pas de perte de place mais plutôt de redéfinition. Il existe de nouveaux outils que l'institution doit savoir utiliser tout à son profit, sans tomber ni dans le rejet pur et simple, ce qui serait suicidaire, ni dans l'adoration béate, ce qui serait tout autant stérile.

mercredi 18 avril 2007

Qui a besoin des bibliothèques à l’heure de Google ?

Ce soir l’enssib recevait Alex Byrne, directeur de la Bibliothèque de l’université de technologie de Sydney, en Australie, et surtout président de l’IFLA, l’international federation of librarian associations and institutions, une fédération internationale fondée en 1927 –elle fête donc cette année ses 80 ans- dans le but de favoriser le développement des bibliothèques et plus largement de l’accès à l’information.

Mr Byrne était donc invité à ce titre et a proposé aux participants une intervention en quatre parties : Dans la première, il s’est d’abord présenté et a évoqué l’université et la bibliothèque dans laquelle il travaille. Ensuite est venue l’intervention à proprement parler où il a d’abord évoqué le développement des technologies de l’information et l’emballement lié au web 2.0, puis il a expliqué ce qu’était l’IFLA, ses missions, ses axes de travail, et son rôle notamment au sein du dernier sommet mondial sur la société de l’information. Enfin, il est revenu sur le rôle des bibliothèques à l’heure de Google.

Rapidement, la bibliothèque de l’université de technologie de Sydney est relativement récente. L’université elle-même date de 1988, même si elle est issue d’un Sydney Technical College remontant, lui, à 1893. C’est une université de 32.000 étudiants, dont 5.000 étudiants étrangers.

La bibliothèque se veut « highly digital », résolument numérique. Dans cette optique, elle propose l’accès à 23.000 périodiques électroniques et pas moins de 80.000 livres électroniques ce qui me semble véritablement surprenant quand on sait combien ce genre de document a du mal à percer dans le paysage documentaire hexagonal. Elle propose également 560.000 ouvrages papiers. L’implémentation de la technologie RFID est prévue pour décembre 2007. Une recherche croisée entre toutes leurs ressources en ligne est possible via le service SFX de Metalib mais ils n’en sont pas satisfait, ne serait-ce parce qu’au final, l’usager se retrouve avec nombre d’interfaces différentes et qu’il se sent un peu perdu. A ce sujet, la maîtrise de l’information est un élément très important, « a major priority », à la bibliothèque qui aimerait qu’elle soit mieux intégrée dans les cursus. Enfin, son service de référence est un service en ligne, utilisant Reftrackers et propose un accès à sa base de connaissance.

Technologies de l'information et bibliothèques

Alex Byrne a ensuite évoqué le formidable développement des ressources sur internet, qu’il s’agisse des bases de données spécialisées (incontournable dans une activité de recherche), des revues en texte intégral, des agrégateurs ou des sites internets dont le récent dynamisme (par opposition aux pages statiques) posait des problèmes notamment en matière d’archivage et de préservation des données. Au-delà, il a abordé les technologies « émergentes » et liées au web 2.0, évoquant l’évolution dans les modes de publications, de recherche, d’accès à l’information grâce à l’utilisation d’outils tels que wiki, blogs, podcasts, grâce aux réseaux sociaux, aux mashups. Alors qu’il parlait des podcasts, il en a profité pour évoquer rapidement les problèmes d’évolution des supports d’information et de pérénisation des outils pour lire les données, de même le développement des moteurs de recherche apportant une information rapide et gratuite a été pour lui l’occasion de rappeler l’opposition de l’IFLA aux accords entre la Chine et Yahoo puis Google afin que ces firmes proposent une version édulcorée, id est censurée de leur moteur. Surtout, il a opposé le dynamisme de l’information sur internet aux catalogues statiques et peu attrayant des bibliothèques.

Avec le web 2.0, le public espère plus de dynamisme, d’interactivité, d’immédiateté dans son rapport à l’information. Il veut pouvoir prendre part à sa diffusion et les bibliothèques, qui sont elles-mêmes en pleine mutation, doivent s’approprier ces nouvelles technologies. Prenant pour exemple l’important travail de numérisation des onze volumes de la Description de l’Egypte proposée par la Bibliotheca Alexandrina, Mr Byrne nous a rappelé combien ces technologies pouvaient nous apporter en matière d’amélioration de la recherche, de travail sur un document (on peut l’annoter, le consulter autant de fois qu’on le souhaite sans toucher à l’intégrité du document), de travail collaboratif etc…

Le rôle de l'IFLA dans la société de l'information

En second lieu, Mr Byrne est revenu sur l’IFLA. Il a ainsi rappelé que l’association vieille de 80 ans regroupait 1700 membres issus de 150 pays différents, eux-mêmes adhérents à des associations nationales (ou internationales) de bibliothécaires, des bibliothèques, des services de bibliothèques des secteurs publics, privés et bénévoles, mais encore des membres individuels qui soutiennent ses objectifs et participent à son travail. Son action repose sur trois piliers :

  1. Le pilier des Membres reposant sur les services offerts, les congrès proposés y compris dans des zones peu accessibles (cette année le congrès de l’IFLA aura lieu en Afrique, à Durban, afin de permettre aux collègues africains qui ont plus de difficultés pour se déplacer de pouvoir participer). Pour information, le congrès annuel 2006 s’était tenu à Séoul, en Corée du Sud, et en 2008 se tiendra à Québec, au Canada. Ce pilier repose enfin également sur les publications de l’association.
  2. Le pilier Profession désigne le fonctionnement très hiérarchique de la fédération découpée en 48 sections réunies en 8 divisions. Il coordonne des programmes fondamentaux spécifiques autour du développement des bibliothèques dans le Tiers-monde (ALP), des normes bibliographiques, de la préservation et de la conservation des documents (PAC), de l’Unimarc.
  3. Le pilier Société souligne l’impact des bibliothèques et des services d’information sur la société. Il travaille dans ce cadre sur deux programmes fondamentaux, le premier autour du copyright (CLM) et le second sur le libre accès à l’information et la liberté d’expression (FAIFE). Ils travaillent également dans ce cadre avec d’autres partenaires tels que le bouclier bleu [sur lequel je reviendrais], l’Unesco, l’association internationale des éditeurs… et participent au sommet mondial sur la société de l‘information dont j’avais parlé à l’époque.

Au Sommet Mondial sur la Société de l’Information qui s’est tenu à Genève en 2003 puis à Tunis en 2005, l’IFLA a publié un manifeste d’Alexandrie (parce qu’adopté à Alexandrie, Egypte, à la Bibliotheca Alexandrina, le 11 Novembre 2005 lors du pré-sommet de Tunis) revenant sur le rôle des bibliothèques dans la société de l'information et insistant, à l'endroit des gouvernements, sur l'importance et les enjeux d'une véritable politique publique et une proclamation d'Alexandrie sur la maîtrise de l'information et l'apprentissage tout au long de la vie qui rappelle entre autre que :

La maîtrise de l'information est au coeur de la formation tout au long de la vie. Elle permet aux gens, dans tous les chemins de la vie, de chercher, d'évaluer, d'utiliser et de créer l'information pour des objectifs personnels, sociaux, professionnels et éducationnels. C'est un droit humain de base dans un monde numérique qui apporte l'intégration de tous les peuples.

Les bibliothèques à l'heure de Google

L’accès à l’information est un droit. Il ne saurait être réservé à une partie de la population et les bibliothèques voient là leur rôle se conforter et devenir d’autant plus prégnant, en tant qu’espace neutre, sans parti pris d’aucune sorte, d’accès à l’information et à une information pertinente, en tant qu’espace, et en tant que lieu d’apprentissage, notamment de maîtrise d’information. L’information est fondamentale pour le développement économique et culturel. Contre Google, enfin, les bibliothèques peuvent se poser à plusieurs niveaux :
  • fiabilité des sources
  • service d’information non commercial
  • conseils pour une information de qualité
  • découverte et usages d’information
  • apprentissage à la maîtrise de l’information
  • encouragement à la création de contenu par les usagers
  • préservation de l’information et du savoir pour le futur

Lutter contre Google, c’est donc avant tout aider les gens à maîtriser l’information, identifier la provenance et la validité des informations que le moteur leur présente.

Les questions ensuite portèrent sur les résultats du Sommet de Tunis, ce qui fut l’occasion d’évoquer les enjeux de la gouvernance de l’internet. Une seconde aborda le libre-accès et là Mr Byrne a souligné que les bibliothèques avaient un rôle à jouer en rendant accessibles les périodiques en accès-libre, travaillant avec les facultés pour soutenir le mouvement voire le soutenir de façon active en proposant elles-mêmes la publication de périodiques en accès libre.

Une troisième enfin s’interrogeait sur la pérennité à terme des bibliothèques dans un monde où l’information devenait de plus en plus numérique. A cela Mr Byrne répondit qu’il était vrai que les supports de l’information changeaient : les annuaires par exemple semblaient avoir complètement disparus sous forme papier au profit du numérique et certaines disciplines scientifiques comme la médecine avaient besoin d’une information sans cesse à jour pour continuer leurs recherches mais en ce qui concernait la littérature, il allait être difficile de dépasser la forme du codex. Dans les années ’50-’60, les gens pensaient que les microformes étaient les formats ultimes de préservation et de diffusion des documents. Aujourd’hui, ils sont clairement dépassés mêmes s’ils sont encore parfois utilisés. Les supports varient, mais ils ne s’opposent pas. Ils se placent en compléments les uns des autres, en complément du livre. Enfin, même sans livres, les bibliothèques existeraient toujours que ce soit en tant qu’espace physique pour les usagers ou que ce soit en tant que lieu virtuel, de bibliothèque numérique riche de services à proposer.

En soi, la conférence était intéressante même si Mr Byrne n’a rien dit de vraiment révolutionnaire et puis, honnêtement, je m’attendais à autre chose sans vraiment savoir quoi. Il est amusant également de remarquer cette mode toute américaine, disons anglo-saxonne, de proposer des diapos emplies de seules photos, car Mr Byrne en a largement profité pour nous montrer, outre les environs de Sydney, des photographies de bibliothèques issues des quatre coins du monde : Chili, Suède, Chine, Egypte…

Pour conclure, si cela vous intéresse, le diaporama de l’intervention devrait être rapidement disponible sur le site internet de l’enssib, ainsi que l’ensemble de la conférence : cette dernière à cet effet était filmée et je pense qu'elle devrait être également mise en ligne.

Mise à jour du lien La vidéo de l'intervention est disponible sur le site de l'enssib.