Vagabondages

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jeudi 8 septembre 2011

IT professionals and librarians

Je cite là un article intéressant de Ann All, paru dans ITbusinessEdge, et intitulé : "What IT Professionals Can Learn from Librarians" (ce que les IT professionnals peuvent apprendre des bibliothécaires).Les IT professionals, ce sont les professionnels qui travaillent dans les "nouvelles" technologies, disons sur les technologies émergentes ou innovantes (cloud computing, SIG etc...).

Dans son article donc, Ann All, revient sur les pratiques de ces professionnels et soulignent tout ce qu'ils pourraient apprendre des bibliothécaires, et notamment en terme de service.

Zink said:

If you think about a library, librarians are very techie but also very service oriented. Our librarians are exposed very intentionally, and have been for 15 years, to this intermingling of cultures. I’ve often said our help desk at the university would never be able to work for an uncaring IT help desk in the private sector. ... Librarians listen very well and will do anything to get an answer. The last thing they would say is, “I’m sorry. I’m going to send you a manual.” In libraries, the reference desk is very high on the status. It’s just the opposite in IT organizations. We have movement out of both, both laterally and vertically. It was a grand experiment that’s worked out very well.

Une culture de l'accueil, une volonté d'écoute et de répondre au mieux et au plus près des besoins des usagers forment le socle des services proposés par les bibliothécaires, services que les IT professionals essaieront de porter au mieux. Cette façon dont les biblitohécaires cernent les besoins des usagers au travers de questions, d'intérêt, permet également de rapprocher professionnel et "client" justement et de rendre un service encore plus efficace. 

Voilà qui est rassurant de voir ces compétences reconnues. Mais il convient de souligner que les bibliothécaires aussi ont beaucoup à apprendre des services techniques et informatiques avec lesquels ils travaillent. Les fonctions doivent se comprendre en terme de complémentarité plus que d'opposition et nous ne pourrions pas travailler correctement sans eux. La médiation numérique documentaire que nous appelons et voyons émerger dans nos établissements ne pourrait être le produit des seuls efforts des bibliothécaires.

Ou presque.

voir aussi :

vendredi 29 avril 2011

Audioguide Toozla

J'aime cette nouvelle vidéo de réalité augmentée.

Cette proposition russe se fonde sur une application de géolocalisation sonore. Foin de visuels flottant à travers l'écran de votre téléphone pour vous informer sur les lieux environnants, l'audio-guide Toozla se propose de vous informer en laissant des messages audio dans votre téléphone à partir d'informations récupérées sur internet . Vous approchez d'un monument est vous êtes automatiquement renseignés sur ce dernier (informations pratiques, commentaire descriptif). Actuellement, les villes françaises Paris, Nice et Lyon sont compatibles avec Toozla.

Une application qui me paraît très utile aussi lors de visites guidées d'exposition par exemple.



Voir aussi sur un thème proche :
Quand les monuments innovent

mardi 1 février 2011

Quand les monuments innovent

1. Monument trackers

La ville de Tours propose aux touristes internautes et surtout mobinautes un service intéressant appelé Monument Tracker. A dire vrai, ce nom n'est pas tant celui du service que de l'entreprise qui se trouve derrière.

L'idée est simple : après avoir téléchargé une application spécifique -payante- sur son smartphone, on peut être automatiquement alerté sur son téléphone lorsqu'on s'approche d'un monument décrit dans la base. L'ensemble est possible grâce à la géolocalisation en continue.


BM de Tours

Pour chaque monument est ainsi présenté une image de ce dernier, un petit texte descriptif, et la proposition d'un itinéraire pour s'y rendre directement. Il est possible également de passer par un moteur de recherche pour trouver et se diriger directement vers un monument qui nous intéresserait a priori.

Tours propose ainsi de découvrir près de 120 monuments. Elle rejoint d'autres villes qui proposent déjà ce même service telles que Antibes, Cannes, Florence, Londres, Madrid, Monaco, Nice, Rome... Le service Monument Tracker est disponible en français, anglais et chinois.

2. Culture et innovation(s)

L'occasion de rappeler que se sont tenues récemment les deuxièmes rencontres nationales "Culture et innovation(s)" à la Cité de l’Architecture et du Patrimoine dont les compte-rendus seront progressivement mis en ligne sur la page du programme. Parmi les sujets abordés : réalité virtuelle / augmentée, réseaux sociaux et communautés, outils et usages mobiles, publics jeunes, accessibilité …

Bon, en fait de CR, il s'agit essentiellement des diaporamas, donc à mon sens d'un intérêt limité, mais en attendant, vous pouvez lire les 500 twitts de la journée dans ce document ainsi que le compte-rendu collaboratif en ligne rédigé par Yves-Armel Martin, Directeur du Museolab / Conseil général du Rhône. Et là, on trouve nombre de liens et d'expériences toutes plus intéressantes les unes que les autres. A découvrir d'urgence.


mardi 14 septembre 2010

Comment archives, musées et bibliothèques contribuent à la formation tout au long de la vie ?

C’est le titre d’une étude produite par le National Institute of Adult Continuing Education dans le cadre d’une grande enquête sur le devenir de la formation tout au long de la vie (Inquiry into the Future for Lifelong Learning). L’enquête en elle-même étudie une dizaine de grands secteurs dans lesquels cette formation peut se développer, à l’instar de la petite enfance, de l’école, le milieu familial, l’enseignement supérieur, les institution privées, les organisations communautaires ou culturelles…

Le rapport en question, mené par le MLA (Museum, Libraries and Archives Council) se penche sur les archives, bibliothèques et musées, essayant de souligner comment ces institutions la médiation autour des collections, la mise en espace ou les programmes de formation, d’animation peuvent contribuer à la formation tout au long de la vie.

Le rapport reconnaît la place de plus en plus prégnante de la formation dans les institutions culturelles (cf. the learning revolution, mars 2009). Cette « révolution tranquille » transparaît avec la mise en place de la gratuité, le développement de programme d’apprentissage et de formation, celui des espaces multimédia ont largement contribué à l’accès à la formation pour tous.

L’idée est alors de reconnaître ces efforts et d’aller plus loin notamment en développant quatre axes de travail :

  1. ouvrir plus encore, et différemment, ressources et espaces pour multiplier les opportunités : par exemple en accueillant séminaires, conférences, expositions, groupes de lectures, mais aussi aides de recherches généalogiques ou encore des permanences d’autres institutions sociales, de recherche d’emploi ou de santé. Organiser des visites de collections non plus seulement par des experts mais aussi par des usagers passionnés pour apporter un regard différent.
  2. Agir comme la colonne du secteur de la formation tout au long de la vie : notamment en travaillant avec les institutions scolaires pour proposer des initiatives communes, apporter notre savoir en terme de médiation culturelle, apprendre ce qu’elles peuvent proposer en terme de médiation pédagogiques et d’interfaces, bref, travailler de concert.
  3. Renforcer le côté « universel » des institutions en s’assurant que les offres s’adressent à toutes les catégories de populations, identifier les faiblesses et les combler au possible. Adopter une approche segmentaire des publics permet de les mieux identifier pour adapter les offres de formations. Il convient aussi de prévoir le vieillissement de la population et de développer services et campagnes à destination de ce public
  4. Développer le rôle central des bibliothèques comme centres d’information local dans les communautés qu’elles desservent. Avoir accès à la meilleure information permet d’améliorer sa vie personnelle, sociale, économique, et ce sont les bibliothèques qui sont au cœur de la circulation de l’information dans la cité.

L’ensemble de ces axes ne pourra réussir que si les institutions ont la volonté de s’ouvrir et de prendre part à la vie de leurs communautés, de les accueillir et de les former. Si, également, les autorités comprennent les enjeux et le rôle clef que peuvent jouer les institutions culturelles dans la formation tout au long de la vie des citoyens et développent, organisent des programmes clairement coordonnés, transversaux entre les institutions, entre les projets locaux et nationaux.

How museums, libraries and archives contribute to lifelong learning (IFLL) http://ff.im/-qADTb

jeudi 4 mars 2010

La médiation numérique

Un billet rapide pour rassembler deux interventions par des experts du domaine. Cette semaine Silvère Mercier a publié un billet sur ce qu'est selon lui -et avec le concours d'autres collègues- la médiation numérique. Il propose la définition suivante :

Tout dispositif technique, éditorial ou interactif mis en œuvre par des professionnels de l’information-documentation favorisant l’appropriation, la dissémination et l’accès organisé ou fortuit à tout contenu proposé par une bibliothèque à des fins de formation, d’information et de diffusion des savoirs.

Il précise :

Pour moi la médiation numérique n’est donc ni de la communication ni du marketing public au sens strict, mais se situe au cœur des métiers de l’information-documentation, quelque part entre l’accompagnement à la recherche documentaire, la gestion/diffusion de contenus et l’animation de communautés.

Pour compléter cette définition, Lionel Dujol vient de mettre en ligne, sur SlideShare, un diaporama très fourni sur cette même notion de Médiation numérique que je vous engage à consulter et soigneusement archiver. Le diaporama est disponible sous licence By-nd-sa (Paternité-Pas d'Utilisation Commerciale-Partage des Conditions Initiales à l'Identique).